Refoulé de boîte de nuit, Stéphane tire sur le videur

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La victime est handicapée depuis cette fin août 2012.

C’est vrai, j’aurais dû tirer en l’air », lance Stéphane Contrera devant la cour d’assises. « Non ! Vous n’auriez pas dû tirer du tout », le reprend aussitôt le président Cayrol. Cette soirée du 31 août 2012 avait pourtant bien commencé pour le Mézois, jugé depuis vendredi pour une tentative de meurtre sur un videur de discothèque, miraculé, mais qui se déplace aujourd’hui en fauteuil roulant.

 Le maçon, 30 ans, avait rejoint sa sœur et son beau-frère, Julien, à Sète, pour « fêter les bons résultats » de leur entreprise. Une bouteille de champagne au resto, puis une seconde, suivie de mojitos et après le digestif, ils ont voulu terminer la nuit au Loft. Las : trop ivres, ils sont refoulés par les portiers de la boîte de nuit.

La suite est confuse. « Mon beau-frère a donné un coup de pied au chien des videurs. Ça ne leur a pas plu, c’est normal, ils l’ont gazé. De là, pourquoi les choses se sont envenimées ? Je ne peux pas vous dire », lance l’accusé. Il aurait alors reçu deux coups de poing et s’est énervé sur un bac à fleur.

Avant de partir, de rouler jusqu’à Mèze, où ce passionné de tir – il faisait partie du club olympique sétois – a pris l’une de ses trois armes, un fusil avec lunette de visée, avant de revenir au Loft. Depuis sa voiture, il tire deux fois : la première balle touche la porte d’entrée, la seconde la fesse de la partie civile, le projectile ressortant par l’abdomen.

Midi Libre

 

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