Samedi dernier, un membre du Front national, Florian Philippot en l’occurrence, était invité d’«On n’est pas couché». Un petit événement, puisque le FN n’avait pas mis les pieds sur le plateau de Laurent Ruquier depuis la venue de Marine Le Pen il y a quatre ans, lors de la dernière campagne présidentielle.

Laurent Ruquier a affirmé avoir dû se plier aux consignes du Conseil supérieur de l’audiovisuel : «Quand le CSA nous impose et nous demande de recevoir quelqu’un… moi on me dit de recevoir, je reçois». «Ça y est, le Front national sera venu au moins cette année et avant la fin de la saison, comme le CSA nous l’a demandé», a-t-il encore ajouté sur le plateau.
Le CSA «s’est gardé de toute ingérence»
Sauf qu’il n’y a rien de plus faux selon le CSA, qui a vivement démenti les propos de Laurent Ruquier et protesté auprès de France Télévisions. Ces déclarations sont «une contre-vérité», s’insurge le CSA dans une lettre à Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, datée de jeudi. Il explique que le contrôle des principes du pluralisme, c’est-à-dire l’exposition équitable sur chaque antenne des différents courants politiques, s’exerce «dans le strict respect de la liberté éditoriale».