Articles par FDEBRANCHE

Atlantico publie un article raciste de Benoît Rayski en toute tranquillité

L’écrivain Benoît Rayski, collaborateur du site Atlantico et plusieurs fois épinglé pour des propos discriminatoires vient de publier un article d’un racisme époustouflant, où il attaque la militante anti-racisme Sihame Assbague suite à l’ouverture du “camp d’été décolonial” à Reims.

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« Moi parler petit nègre. Pour expier d’avoir stigmatisé les Noirs avec « Y a bon banania ». Voici comment Benoît Rayski, collaborateur du pureplayer Atlantico, introduit « glorieusement » un non moins glorieux article publié jeudi 25 août: « Moi, méchant Blanc, demander pardon à pauvre Noir souffrant ». 

Suite au débat sur l’ouverture d’un « camp d’été décolonial » à Reims (un camp d’été de réflexion sur le racisme d’Etat) et non-mixte (l’entrée est refusée aux personnes non-victimes de ce racisme, « c’est à dire les blancs »). Benoît Rayski, présenté par le site comme « historien, écrivain et journaliste », a cru bon d’éclairer les lecteurs d’Atlantico de sa réflexion sur le sujet.

S’en suivent une quarantaine de lignes où il réhabilite en toute décontraction le style Tintin au CongoUn style qui vient fleurir une opinion non moins rétrograde où racisme et colonialisme sont librement assumés. À tel point qu’on pourrait croire à du second degré. Mais non.

Benoît Rayski attaque personnellement Sihame Assbague, la co-organisatrice de l’événement et militante anti-raciste:

Sihame Assbague vouloir développement séparé des races : en Afrique du Sud on appelait ça apartheid… Moi être pour. Moi aimer. Sihame Assbague pas vouloir de moi ? Mais moi pas vouloir, mais pas du tout, d’elle. (…) Car moi pas vouloir être mélangé à des milliers de Sihame Assbague qui crachent sur moi. Moi être heureux dans mon jardin. À me prélasser dans mon hamac. Moi fumer cigare. Moi lire Tintin au Congo. Moi rêver d’être dans un palanquin porté par des Noirs. Moi peut-être avoir eu un ancêtre négrier. Mais moi pas vouloir le renier ou demander pardon. Moi être fautif quand même d’avoir colonisé l’Afrique. Mais moi y’en avoir marre de baisser la tête pour ça. Moi avoir quitté l’Afrique. Et Sihame Assbague être venue chez moi. Moi vouloir être libre. Libre de Sihame Assbague. Libre de Christiane Taubira. Libre du CRAN.”

Après être restés bouche bée vingt bonnes minutes devant la décomplexions de Benoît Rayski  (lui-même se revendique « islamophobe décomplexé »), on a quand même voulu en savoir plus.

Benoît Rayski n’en est pas à son coup d’essai

Si aucune information ne vient corroborer la qualité d’ »historien » mise en avant par Atlantico, Benoît Rayski est en tous cas écrivain. Auteur de nombreux livres comme Le gauchisme, maladie sénile du communisme, ou L’Enfant juif et l’enfant ukrainien, critique de l’amalgame entre nazisme et stalinismeIl collabore également au site, classé à l’extrême-droite, créé par Robert Ménard Boulevard Voltaire et au magazine Causeur.

Déjà épinglé à de nombreuses reprises pour ses propos racistes, il avait notamment utilisé en octobre 2015 la réédition de Mein Kampf pour publier un article, toujours sur Atlantico, arguant que le pamphlet d’Adolf Hitler était “depuis des années un best-seller dans le monde arabe-musulman”.

Pourquoi Atlantico et Causeur laissent-ils passer ça ?

Une tendance destiné à attirer un lectorat de plus en plus à droite mais qui donne lieu à de nombreux dérapages, dont on ne sait plus s’ils en sont vraiment.

À tel point que leurs collaborateurs commencent à faire défection. L’historien Nicolas Lebourg refuse désormais d’accorder des interviews à Atlantico depuis la publication d’une tribune signée par Benoît Rayski himself, qu’il qualifie « d’effroyablement raciste »

Les Inrocks

Nice: malgré la décision du Conseil d’Etat, une femme voilée virée de la plage par la police

Il était 18h30 ce samedi à Nice, quand une vedette de la police municipale est venue enjoindre une femme voilée de quitter la plage de Carras, créant un débat animé parmi les touristes.


Comment la police a-t-elle été prévenue? Personne ne le saura. Une femme musulmane, voilée et habillée des pieds à la tête, a dû quitter la plage après qu’une vedette de la police municipale s’est dirigée vers elle.

« Vous ne pouvez pas rester sur la plage habillée madame, il y a un arrêté municipal«  lance la policière. La femme explique ne pas s’être baignée. Puis elle ramasse ses affaires, son mari sort leur fille de l’eau, et la famille quitte rapidement les lieux.

Après le départ de la police municipale, un débat animé a eu lieu entre les touristes présents sur la plage.

Nice Matin

Dordogne : Nadia refoulée d’un parc aquatique à cause de son voile

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C’était il y a deux semaines, à l’entrée de l’Aqua Park de Saint-Laurent-des-Vignes, près de Bergerac. Nadia Amouri, 38 ans, se voyait refuser l’accès du centre aquatique privé parce qu’elle portait le voile islamique.

Que s’est-t-il passé au comptoir de l’Aqua Park ? En vacances chez ses parents à Gardonne, Nadia Amouri, contractuelle dans l’administration et domiciliée à Nantes, s’y présente en début d’après-midi avec ses enfants de 4 et 9 ans, son frère Abderrazak et sa fiancée Khadija. À peine a-t-elle le temps de demander un billet tarif non-baigneur… « Le monsieur ne m’a même pas regardée. Il a dit “soit elle enlève le voile, soit elle ne rentre pas. Ça me dérange personnellement et ça va déranger ma clientèle.” » Les mots claquent, Nadia Amouri le vit « comme une humiliation, un coup porté à ma fierté ». « Mon frère bouillait de l’intérieur. » La petite famille tourne les talons.

« Contexte actuel »

Si l’interdiction de porter le notoire burkini figure expressément au règlement de l’Aqua Park depuis un précédent « dans une piscine lyonnaise », bien antérieur à la polémique de l’été, pas un mot sur le port du voile.

Pas simple, a priori, d’interdire les couvre-chefs en plein air, contrairement à une piscine publique. « En premier lieu, je le fais pour moi. Et en second lieu, pour ma clientèle. Et vous pouvez l’écrire », n’en martèle pas moins Jean-Marie Dumas, le propriétaire du centre aquatique, confirmant avoir refoulé la jeune femme.

Sud Ouest

Burkini : une femme virée de la piscine à cause de son… paréo

La mère de famille avait décidé de se baigner avec son maillot de bain deux pièces et son paréo en lycra pour, assure-t-elle, cacher ses complexes.

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Alors que le Conseil d’État vient de suspendre l’arrêté anti-burkini pris par la commune de Villeneuve-Loubet, dans les Alpes-Maritimes, une histoire, relatée par Nice-Matin, risque de mettre de l’huile sur le feu. Selon le quotidien régional, une mère de famille a été exclue de la piscine municipale à cause de… son paréo !

La scène s’est déroulée en début de semaine. La jeune femme de 36 ans, qui portait un maillot de bain deux pièces, avait décidé de couvrir son ventre d’un paréo en lycra pour, semble-t-il, cacher des complexes survenus après trois grossesses. Une tenue qui n’était visiblement pas du goût des employés de la piscine, qui lui ont demandé de quitter le bassin. Comme le raconte le quotidien, le ton est rapidement monté et la police a dû intervenir.

La tenue doit être « être adéquate et décente »

Interrogé par Nice-Matin, le maire de Vence, Loïc Dombreval, a pris la défense de ses employés communaux. Il estime que la tenue de bain doit « être adéquate et décente » et que le paréo, même en lycra, « n’est pas un vêtement de bain traditionnel », comme l’exige le règlement intérieur de l’établissement.

Pourtant, a contrario du short ou du bermuda, le paréo ne figure pas dans la liste de vêtements proscrits au sein de la piscine de Vence, signale le quotidien. « Si le règlement en question présente des failles, nous y répondrons », se défend alors l’édile, avant d’évoquer le « contexte difficile que nous connaissons ».

Depuis quelques semaines, l’interdiction du burkini monopolise le débat public. Face à la polémique grandissante, le Conseil d’État, saisi par la Ligue des droits de l’homme et le Comité contre l’islamophobie en France (CCIF), a tranché et a suspendu l’arrêté « anti-burkini » de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes). Mais le député-maire de la ville entend bien faire de la résistance. Il l’assure, il ne retirera pas son arrêté anti-burkini malgré la demande de la plus haute juridiction administrative française.

Le Point

A Marseille pas d’arrêté anti-burkini mais des femmes voilées Sorties de l’eau par la police

L’histoire se déroule dans un contexte sensible, en plein cœur d’une polémique sur le burkini qui n’en finit plus d’enfler. Sur la plage du prophète à Marseille, jeudi 25 août, deux femmes qui se baignaient voilées et habillées ont été sommées de sortir de l’eau par les forces de l’ordre.

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Une scène – repérée par le site d’informations locales Mars Actu – qui en rappelle d’autres, à Nice ou encore à Cannes. Sauf que contrairement à ces municipalités, qui s’appuient sur ce tout récent arrêté « anti-burkini » pour verbaliser des femmes vêtues d’un simple voile, la ville de Marseille n’est pas concernée par de telles dispositions.

Alors que s’est-il passé ce jeudi, aux alentours de 14 heures, sur l’une des plages les plus fréquentées de la cité phocéenne ? Une témoin, qui préfère garder l’anonymat, raconte à metronews : « Il y avait beaucoup de monde. Une femme a alerté la police. Au début, quatre policiers sont arrivés sur la plage. Ils ont demandé à deux dames voilées de sortir de l’eau. La première portait une tunique noire et sa tête était recouverte par un tissu noir, la seconde avait une robe en forme de voile intégral. »

Selon les dires de notre témoin, les femmes, d’abord, refusent de sortir de l’eau. « L’une criait ‘pourquoi ? Je n’ai rien fait de mal !’ et l’autre disait ‘je ne suis pas une terroriste !’. Les policiers leur ont expliqué que c’était pour des raisons d’hygiène. Alors la première dame a affirmé que sa tenue était conforme, et qu’elle n’était pas du tout sale. Ensuite, ils ont littéralement sortie de l’eau au moins l’une d’elles.

On a vu arriver une quinzaine de policiers. Ils étaient 21, au total. La situation a créé un attroupement devant le poste de surveillance, mais les femmes ont demandé aux jeunes présents de se calmer. Elles ont fini par surveiller leurs enfants en se tenant près du poste, face à la plage. »

« Mouvement d’hostilité de la part d’une partie des baigneurs »

Du côté de la préfecture de police, contactée par metronews ce vendredi, on confirme l’intervention des effectifs de la police nationale chargés de la surveillance des baignades et de la sécurité des plages, tout en réfutant le terme « d’incident ». « Plusieurs femmes se baignaient en tenue couverte. Cette situation a suscité un mouvement d’hostilité de la part d’une partie des baigneurs », explique-t-on.

Mais sur quelle base légale s’appuyer en l’absence d’un arrêté « anti-burkini » à Marseille ? Réponse de la préfecture : « Un arrêté du 30 mai 2016, pris chaque année en amont de la saison estivale, prévoit que le port d’une tenue de bain est obligatoire pour tous les baigneurs et que cette tenue ne devra pas entraver l’aisance dans l’eau et constituer un frein au sauvetage.

 » Quant au geste des policiers qui auraient sorti manu militari les femmes de l’eau ? Sur ce point, notre interlocuteur précise qu’elles ont davantage « été invitées à sortir », ajoutant qu’une autre scène similaire s’est déroulée une heure plus tard, sur la même plage. Les deux interventions, précise-t-on encore, se sont terminées « dans le calme » et n’ont donné lieu à aucune verbalisation.

Metro

Agression raciste à Marseille : une femme voilée forcée de sortir de l’eau par des baigneurs

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Alors qu’elle passait l’après-midi sur une plage marseillaise avec sa famille, une femme a été contrainte de sortir de l’eau car elle se baignait voilée. D’autres baigneurs, opposés à sa tenue vestimentaire, s’en sont pris à elle avec des propos racistes, obligeant la police nationale à intervenir.

“Ils ont voulu qu’elle quitte la plage, puis il y a eu un attroupement. Tout le monde a parlé, s’est exprimé et en finalité elle est restée sur la plage avec l’appui d’un peu tout le monde”, a raconté une témoin de la scène à BFMTV.

Selon Marsactu, des altercations de ce genre se sont produits tout au long de l’après-midi, certaines personnes défendant les femmes voilées, d’autres les forces de l’ordre.

Pas d’arrêté anti-burkini à Marseille

La décision de faire sortir cette femme de l’eau n’est en aucun cas lié aux arrêtés contre le port du burkini, puisque la ville de Marseille n’en a jamais appliqué, assure la préfecture de police des Bouches-du-Rhône.

“Il n’y a pas de mesures particulières qui sont prises, les policiers ont pour instruction d’éviter qu’il y ait des troubles à l’ordre public. C’est ce qui fonde nos interventions sur les plages de Marseille”, a déclaré le préfet de police Laurent Nunez.

Dans la cité phocéenne, un autre arrêté municipal, pris chaque année, interdit cependant aux personnes habillées de se baigner. “Ce n’est qu’un arrêté de sécurité qui prévoit la tenue obligatoire de baignade, et d’avoir des vêtements qui permettent une certaine aisance dans l’eau et de pouvoir garantir le sauvetage”, a affirmé Laurent Nunez.

BFM

Nice, Fréjus, Sisco.. les maires continueront à verbaliser les femmes voilées et en burkini

Plusieurs maires, dont ceux de Nice (Alpes-Maritimes), Fréjus (Var) et Sisco (Haute Corse), ont annoncé, vendredi 26 août au soir, maintenir leurs arrêtés « anti-burkini », malgré la décision du Conseil d’Etat de suspendre l’arrêté similaire de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes).

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Lionnel Luca, le député et maire Les Républicains de cette commune, a pour sa part prévenu qu’il se plierait à la décision mais qu’il se battrait dès la rentrée parlementaire en faveur d’une loi pour interdire le burkini. « Je ne conteste pas la décision du Conseil d’Etat qui a dit le droit sur la base du droit actuel, a-t-il expliqué, mais donc, cela revient à dire qu’il nous faut maintenant légiférer. »

A Nice, la mairie a déclaré qu’elle allait « continuer à verbaliser » les femmes portant un burkini, tant que son arrêté n’est pas invalidé. De même, le maire FN de Fréjus (Var), David Rachline, a estimé que « l’arrêté de Fréjus est toujours valable », dans une interview à l’AFP.

Le maire de Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes), première commune à avoir adopté un tel arrêté en 2013, maintiendra lui aussi l’application de la mesure. « Cela me rappelle l’affaire du voile à l’école, a considéré l’édile de Leucate (Aude), Michel Py, qui a pris un arrêté similaire. Il a fallu attendre quinze ans pour avoir une loi. J’espère qu’on n’aura pas à attendre quinze ans pour interdire le burkini. »

« Je ne me sens pas concerné »

Le maire socialiste de Sisco (Haute-Corse), Ange-Pierre Vivoni, avait lui aussi annoncé quelques heures plus tôt vouloir maintenir son arrêté, pris au lendemain d’une violente rixe attribuée, à tort comme l’a montré l’enquête, à une dispute sur le port d’un burkini sur une plage de sa commune mi-août. « Je ne me sens pas concerné par la décision du Conseil d’Etat », a déclaré le maire à l’AFP. « Mon arrêté n’était pas de la prévention, je l’ai pris pour la sécurité des biens et personnes de ma commune, je risquais d’avoir des morts ! », a-t-il expliqué.

Arrêtés anti-burkini et procès verbaux

Cette carte représente les 31 villes qui ont pris un arrêté « anti-burkini » et celles dont la police municipale a établi des procès verbaux.

En vert foncé, les villes dans lesquelles la police municipale a établi des procès verbaux ; en vert clair, celles où un arrêté a été pris mais où il n’a donné lieu à aucun procès verbal.

Le Monde

Manuel Valls se dit inquiet par Nicolas Sarkozy qui « suit l’extrême droite »

Le Premier ministre Manuel Valls a dénoncé, ce jeudi matin au micro de BFMTV et RMC, la dérive populiste de Nicolas Sarkozy et la « brutalité des propositions » de l’ancien chef de l’Etat, qui vient d’annoncer sa candidature à la primaire de la droite et du centre. 

Pays-Bas : le parti d’extrême droite veut fermer toutes les mosquées et interdire le Coran

Le parti néerlandais d’extrême droite PVV, en tête des sondages pour les législatives de mars 2017, veut « fermer toutes les mosquées » et « interdire le Coran », selon son programme électoral publié jeudi par son président, le député Geert Wilders.

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« Toutes les mosquées et écoles musulmanes fermées, interdiction du Coran« , indique, sans plus de détails, le document d’une page intitulé ‘Projet – Programme électoral PVV 2017-2021’ publié sur le compte Twitter du député qui écrit: « les Pays-Bas à nouveau à nous ».

Le parti pour la liberté (PVV) souhaite « désislamiser » le pays, annonce-t-il, notamment en fermant les frontières et centres de demandeurs d’asile ainsi qu’en interdisant l’arrivée de migrants originaires de pays musulmans, le port du foulard dans la fonction publique et le retour aux Pays-Bas de personnes parties en Syrie.

Surfant sur la pire crise migratoire en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, dans un pays qui se targue pourtant de tolérance multiculturelle, le PVV est en tête des sondages ces derniers mois, en avance sur les partis de la coalition gouvernementale, les travaillistes du PvdA et les libéraux du VVD, menés par le Premier ministre Mark Rutte.

Les sondages prédisaient l’année dernière au PVV jusqu’à 38 sièges sur les 150 que compte la chambre basse du Parlement, mais la tendance s’est ralentie. Début août, un sondage Ipsos lui allouait 27 sièges, quinze de plus que ses douze sièges actuels.

Le député d’extrême droite, dont le procès pour incitation à la haine et à la discrimination doit s’ouvrir en octobre, rappelle également sa promesse de tout faire pour que soit tenu aux Pays-Bas un référendum sur une sortie de l’Union européenne et ce, malgré une première tentative ratée fin juin avec une motion au parlement rejetée par une écrasante majorité.

BFM

Cisjordanie occupée : un palestinien a été abattu par Tsahal

Un Palestinien a été abattu vendredi par des « soldats » israéliens alors qu’il se « précipitait » dans leur direction, a annoncé une porte-parole de Tsahal.

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Selon un responsable palestinien, l’homme âgé de 38 ans souffrait de troubles mentaux et plusieurs sites internet d’information israéliens rapportent qu’aucune arme n’a été retrouvée sur son corps.

« Les forces (israéliennes) ont repéré un suspect qui se précipitait en direction d’un poste (des forces armées israéliennes) à Silouad », a déclaré la porte-parole. « Les forces ont ouvert le feu sur le suspect, provoquant sa mort. Une enquête est en cours », a-t-elle ajouté.

Depuis octobre, 209 Palestiniens ont été tué par Tsahal. 

L’Obs

Des supporters stéphanois ont brandi des drapeaux Palestiniens contre une équipe israélienne « raciste »

Israel : aucun joueur arabe, musulman ou chrétien, ne peut jouer dans l’équipe du Beitar

L’affaire a fait du bruit au Royaume-Uni, mais au même moment, il est passé inaperçu que l’AS Saint-Étienne jouait en Coupe d’Europe contre le Beitar Jérusalem. Le Beitar Jérusalem: voilà un autre club où les tribunes sont violemment politiques.

En Israël, le Beitar, qui tire son nom du mouvement sioniste, représente le public de supporters les plus à droite de l’échiquier politique. Dans les tribunes, et même en dehors, le slogan « Mort aux Arabes » y est régulièrement chanté et aucun joueur arabe (y compris arabe israélien, qu’il soit musulman ou chrétien) ne peut jouer dans l’équipe.

Le principal groupe ultra, La Familia, est violent: de nombreux membres ont été condamnés en Europe et en Israël pour violences et le drapeau du Kach, le parti d’extrême droite israélien interdit, flotte régulièrement dans les tribunes.

Le Kach est considéré en Israël et par l’Union Européenne comme une organisation terroriste.


Des supporteurs de Saint-Etienne ont brandi des drapeaux palestiniens lors de match de Ligue europa face au Beitar Jérusalem. L’UEFA pourrait sévir.

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«Nous ne tolérerons aucun drapeau palestinien ou israélien dans le kop nord.» Si l’appel au calme lancé par les responsables d’une partie des supporteurs de l’ASSE a été respecté pour la venue du Beitar Jérusalem en Ligue Europa jeudi, une frange des fans stéphanois dans la tribune opposée a mis le feu aux poudres.

Après un quart d’heure de jeu, plusieurs dizaines de supporteurs appartenant au groupe des Greens ¬Angels 92, ont brandi des drapeaux palestiniens en direction de la vingtaine de fans israéliens ayant fait le voyage jusque dans le Forez. «La stupidité, c’est le Beitar. La tolérance, c’est mieux», pouvait-on lire (en anglais) ensuite sur une banderole qui, retournée, affichait ensuite le message, «tous les racistes sont des bâtards».

Les ambiances surchauffées, le Beitar Jérusalem y est rodé. À domicile dans son bouillant Teddy Stadium surnommé «l’enfer», mais aussi et surtout hors de ses bases. Lorsqu’il se déplace, le club fondé en 1936 par David Horn, ancien chef du Betar, un mouvement sioniste et nationaliste, soulève très régulièrement la colère des fans adverses. La faute à une réputation sulfureuse entretenue par le club depuis plusieurs dizaines d’années. Jamais un joueur d’origine arabe n’a pu se faire une place dans l’effectif jaune et noir. En 2013, un joueur tchétchène de confession musulmane est arrivé en prêt. L’expérience a tourné court. Les supporteurs ont quitté le stade en hurlant des chants racistes. Zaur Sadayev a fait sept apparitions avant de faire ses valises.

L’équipe «la plus raciste» et fière de l’être

La partie la plus virulente mais aussi la plus influente de ces supporteurs se regroupe sous la bannière de la Familia, qui affiche ouvertement sa haine des musulmans en entonnant à domicile des chants extrêmement violentss’autoproclamant équipe «la plus raciste dans le football». Sur l’échiquier politique local, ce groupe d’un gros millier d’individus se positionne à l’extrême droite en sortant régulièrement dans les tribunes des drapeaux à l’effigie du Kach, un parti nationaliste religieux pourtant interdit en 1994 par le gouvernement israélien.

Les incidents avec ces hooligans sont récurrents. Le dernier en date est survenu début août lorsque la police a inculpé 19 supporteurs pour violence, tentative de meurtre et délits racistes. Cette haine, la Familia l’exporte lorsqu’elle voyage en Europe.

Cet été, des centaines de drapeaux palestiniens avaient été brandis dans le stade du Celtic Glasgow lors du barrage de Ligue des champions contre les Israéliens d’Hapoël Beer-Sheva.

Une enquête de l’UEFA à venir?

Au milieu de ces polémiques, l’UEFA se retrouve très embarrassée. Alors que le drapeau palestinien, qui flotte devant le siège des Nations unis, est reconnu par l’ensemble de la communauté ¬internationale, l’instance associe sa présence dans les stades à un acte «illicite» et à un «un message de nature politique, idéologique, religieuse, injurieuse ou provocante» qui enfreint les règles. Une problématique qui n’est pas sans rappeler celle du burkini en France. En attendant, une enquête visant le Celtic Glasgow a été ouverte le 22 août. L’AS Saint-Étienne peut s’attendre à un traitement identique.

Le Figaro

Agressé car il portait une croix chrétienne : l’homme avoue avoir menti

Un jeune homme qui disait avoir été agressé jeudi 25 août au soir à Vitrolles parce qu’il portait une croix chrétienne, a finalement avoué avoir inventé cette histoire pour cacher « une rixe de droit commun », a-t-on appris vendredi de source policière.

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Lors de son interrogatoire devant la police, « le jeune homme a très clairement reconnu qu’il avait fait une fausse déclaration », a ajouté cette source. L’homme qui a bien été impliqué et blessé dans une bagarre, avait porté plainte,racontant avoir été apostrophé parce qu’il portait une croix par quatre hommes, qui l’auraient frappé avant de la lui arracher.

« Aucune croix dérobée »

« L’agression est réelle mais il s’agirait simplement d’une rixe de droit commun, sans aucun caractère religieux, sans aucune croix dérobée », a relaté dans l’après-midi la source policière. La victime a en réalité été agressée par une personne qu’il connaissait et avec laquelle elle avait « un différend ancien ». L’enquête va se poursuivre, sous l’autorité du parquet d’Aix-en-Provence.

Midi Libre

 


Un jeune homme attaqué à cause de sa croix chrétienne à Vitrolles

Un jeune homme a été agressé dans la soirée de jeudi 25 août, dans les Bouches-du-Rhône. Ses agresseurs lui ont reproché de porter une croix chrétienne avant de s’en prendre physiquement à lui. 

BFM

Alerte Info : Le Conseil d’Etat annule les arrêtés anti Burkini

Arrêtés anti Burkini annulés par le Conseil d’Etat : Robert Ménard dénonce l’État de droit


Arrêtés anti Burkini annulés par le Conseil d’Etat : le maire FN de Fréjus refuse de se plier à la loi



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Le Conseil d’Etat s’est prononcé, vendredi 26 août, contre l’arrêté « anti-burkini » de Villeneuve-Loubet. Un collège de trois juges examinait les requêtes déposées par la Ligue des droits de l’homme (LDH) et le Comité contre l’islamophobie en France (CCIF) contre une ordonnance en référé rendue le 22 août par des juges du tribunal administratif de Nice. Elle validait l’arrêté de la municipalité, donnant tort aux deux associations qui réclamaient son annulation en urgence.

Selon l’ordonnance du Conseil d’Etat du 26 août 2016, l’ordonnance du tribunal administratif de Nice est annulée et l’exécution de l’arrêté de Villeneuve-Loubet est suspendueDans cette commune, porter des vêtements religieux à la plage est de nouveau autorisé. Dans les 30 autres communes ayant pris des arrêtés similaires, les arrêtés municipaux sont toujours en vigueur jusqu’à ce qu’ils soient contestés en justice.

La décision du Conseil d’Etat concernant l’arrêté de Villeneuve-Loubet se veut un arrêt de principe. Il permet d’affirmer que, en cas de recours, les autres arrêtés seront eux aussi cassés par la plus haute juridiction administrative française.

L’ordonnance du Conseil d’Etat précise que « l’arrêté litigieux a ainsi porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d’aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle. »

Le Monde

Nice: des mamans voilées obligées de surveiller leurs enfants de loin pour ne pas se faire verbaliser sur la plage

Assise à quelques mètres de la plage Saint-Hélène, Henda surveille de loin ses enfants qui profitent d’une Méditerranée couleur azur. À 44 ans, cette Grassoise a, comme souvent quand le ciel est clément, pris le bus jusqu’à Nice pour profiter de la mer. 

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Son petit garçon revient de la plage en courant, les cheveux et le corps entièrement trempés, elle sort immédiatement une serviette mauve de son sac et enroule Marwane dedans. Il est 15h ce jeudi, il fait un soleil de plomb, le thermomètre indique 29 degrés. Mais Henda ne ressent pas la chaleur sous son voile gris, vert et rose. «Oh j’ai l’habitude, vous savez», sourit celle qui porte le voile depuis plus de 10 ans.

La veille, Henda n’était pas sur un banc mais sur la plage, assise à quelques mètres de l’eau. Mais elle sait que si elle remet les pieds sur les galets, elle risque d’être verbalisée par les policiers municipaux qui appliquent l’arrêté municipal interdisant «sur la commune de Nice l’accès aux plages publiques, aux sites de mise à l’eau ainsi qu’à la baignade à toute personne n’ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonne mœurs et de la laïcité».

«Ça me dérange et ça me rend folle de ne pas pouvoir surveiller mes enfants de plus près ou de mettre mes pieds dans l’eau, mais qu’est-ce qu’on peut faire?»

«Le regard des gens a changé depuis quelque temps, il y a de la peur»

Si elle ne comprend toujours pas pourquoi elle est vue comme une «menace» aux yeux de certains politiques, ne pas correctement veiller sur ses enfants la rend furieuse. «Ça me dérange et ça me rend folle de ne pas pouvoir surveiller mes enfants de plus près ou de mettre mes pieds dans l’eau, mais qu’est-ce qu’on peut faire?» Et elle n’a pas beaucoup plus confiance en l’avenir. «Le regard des gens a changé depuis quelque temps, il y a de la peur chez eux. Je le sens bien et je l’entends dans certains de leurs commentaires. J’en suis à me dire que si la prochaine décision c’est d’interdir le voile partout, alors je déménagerai.»

«On nous interdit la plage, et après? Les jardins publics et les cinémas?»

Pour Cheyma également, terminées les baignades à Nice. Cette maman de 25 ans d’un petit garçon en bas âge vit ici depuis ses 9 ans, et porte le voile depuis ses 18 ans. Elle s’est toujours baignée habillée à Nice ou sur la plage de Villeneuve-Loubet sans que cela ne gêne personne. «Aujourd’hui, on fait du burkini toute une affaire d’État comme si la vie des gens en dépendaitOn cherche des problèmes où il n’y en a pas, dit elle. On critique les femmes voilées en disant qu’elles sont soumises et oppressées mais ce sont ces lois ridicules qui nous oppressent en nous interdisant de nous vêtir comme on le souhaite, où on le souhaite.»

Depuis quelques jours, elle préfère se rendre près d’un lac où elle peut se reposer avec son fils et son mari. L’avenir s’écrit pour le moment en pointillés et pas forcément à Nice, même si imaginer une vie ailleurs est difficile. «On discute beaucoup avec mon époux de l’idée de partir, raconte la jeune maman. On nous interdit la plage, et après? On va nous interdire les jardins publics et les cinémas? J’ai peur pour l’avenir de mon enfant. Mais fuir, ça changera quoi? Toute ma famille est ici, je ne vais abandonner mes proches, dit-elle. Tout ce qu’il faut c’est garder espoir… mais jusqu’à quel prochain arrêté?»

Buzzfeed

Florian Philippot veut interdire le voile, la croix, et la kippa… dans la rue

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Sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin, le vice-président du Front national Florian Philippot a développé les positions du parti d’extrême-droite sur la question de la laïcité. Selon le député européen, le FN prévoit, en cas d’accession au pouvoir, d‘interdire tous les signes religieux ostentatoires dans l’espace public, rue comprise. 

« Nous allons étendre la loi de 2004. On s‘est rendu compte qu’elle était excellente. Nous allons la faire appliquer dans la rue. Le voile, la grande croix, la kippa. Pour que ce soit constitutionnel, il faut que ça concerne les signes religieux ostensibles » selon Florian Philippot.

Pour autant, pas question pour le proche de Marine Le Pen d’interdire les processions religieuses ou le port par le personnel religieux de tels signes.

BFM