Articles par FDEBRANCHE

L’ONU épingle les arrêtés anti Burkini qui favorisent la stigmatisation des musulmanes

Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme a salué mardi la décision prise par la justice française de mettre un coup d’arrêt à l’interdiction du burkini, estimant que les arrêtés pris contre cette tenue vestimentaire alimentaient la « stigmatisation » des musulmans.

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« Ces décrets n’améliorent pas la situation sécuritaire ; ils tendent au contraire à alimenter l’intolérance religieuse et la stigmatisation des personnes de confession musulmane en France, en particulier les femmes », a indiqué le bureau de Haut-Commissaire dans un communiqué.

« Les codes vestimentaires, tels que les décrets anti-burkini, affectent de manière disproportionnée les femmes et les filles et sapent leur autonomie en niant leur aptitude à prendre des décisions indépendantes sur leur manière de se vêtir », a-t-il encore jugé.

D’après l’agence onusienne, selon les standards internationaux des droits de l’Homme, les limites à la liberté de toute personne de manifester sa religion ou ses convictions, y compris par le choix de tenues vestimentaires, « ne sont autorisées que dans des circonstances très limitées, y compris pour la protection de la sécurité publique, l’ordre public, la santé publique ou la morale ».

De plus, en vertu du droit international des droits de l’Homme, les mesures adoptées au nom de l’ordre public doivent être appropriées, nécessaires et proportionnées, rappelle le communiqué.

Suspension du Conseil d’État

Une trentaine de villes du littoral, notamment sur la Côte d’Azur, mais aussi certaines villes du Pas-de-Calais, ont tenté d’interdire cet été le maillot de bain intégral musulman ou « burkini », certains y voyant une provocation après l’attentat islamiste qui a fait 86 morts le 14 juillet à Nice.

Vendredi dernier, la plus haute juridiction administrative française, le Conseil d’État, a toutefois suspendu l’un de ces arrêtés municipaux et a averti les maires que toute interdiction du burkini devait s’appuyer sur des « risques avérés » pour l’ordre public.

La Voix Du Nord

Brussels Airlines cède aux pressions d’israël, et redistribue des produits issus de ses colonies

Comme nous vous l’annoncions la semaine dernière, Brussels Arlines fait face à une virulente campagne de boycott en Israël. Pour le ministre israélien du Tourisme, Yariv Levin, membre du Likoud, la compagnie belge n’a ainsi “pas sa place dans le ciel de l’Etat d’Israël” et “ son nom doit être effacé du tableau des vols de l’aéroport Ben Gourions (NdlR : de Tel-Aviv)”.

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Sur les réseaux sociaux, le transporteur belge est notamment accusé “d’antisémitisme”. Tout est parti d’une pâtisserie, du nom de Vanilla Halva, un temps distribuée dans les avions du transporteur belge, avant d’être retirée le mois dernier. Selon l’ASBL Palestina Solidariteit, ce dessert, à base de crème de sésame, était fabriqué dans une entreprise israélienne opérant “depuis la Cisjordanie occupée”. 

Or, sans parler de boycott, la législation européenne impose de différencier l’étiquetage des produits venant d’Israël de ceux issus des territoires occupés par Israël depuis 1967. A noter que c’est un passager qui a prévenu le transporteur de l’origine du produit. “Il s’agissait d’une faute du fournisseur. Nous l’avons depuis rectifiée”, a déclaré, dans un premier temps, une porte-parole de Brussels Airlines. Le produit a donc été retiré, ce qui a enclenché une polémique de taille en Israël. 

Une lettre a même été envoyée, ce vendredi, par l’ambassadeur israélien à Bruxelles à la compagnie belge, demandant des explications par rapport à ce retrait. Le groupe Lufthansa, qui détient 45 % de la compagnie belge, a également reçu une missive similaire provenant de l’ambassade de Berlin.

Cette pression a payé puisque, ce soir, Brussels Airlines est revenu sur sa décision. « En concertation avec le gouvernement israélien, nous avons décidé de rectifier notre faute« , explique une porte-parole de la compagnie.

La décision de retirer ce produit, qui était correctement étiqueté, n’était pas la bonne car elle n’était pas politiquement neutre. Or c’est ce que nous désirons être. A l’avenir, nous réintégrerons donc, si notre fournisseur les propose, des produits provenant de ce producteur et issus de cette région « .

La Libre

En Israël, les femmes juives ont aussi leur burkini

La mode dite «pudique» a fait un bond, ces dernières années, dans le pays. A la plage, cela se traduit par des vêtements proches de ceux portés par les musulmanes très pratiquantes. Mais on ne les voit pas puisque les juifs religieux se baignent dans des espaces séparés, préservés des regards extérieurs.

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Sur des plages en israël, hommes et femmes se baignent séparément

Trentre-quatre degrés à l’ombre ce dimanche sur les plages de Tel-Aviv. Avec un taux d’humidité tournant autour des 70%, on se croirait presqu’à l’orée d’une forêt tropicale. A côté de la «hof hametsitsim» (la « plage des voyeurs») où les ados venaient, dans le courant des années 1960-70, observer les premières Israéliennes à oser se baigner topless, une sorte d’enclos protégé par de hautes murailles s’enfonçant dans l’eau. C’est la plage séparée, celle où les juifs religieux viennent se baigner à l’abri des regards extérieurs. Le dimanche, le mardi et le jeudi sont réservés aux hommes, le reste du temps aux femmes et aux enfants en bas âge. Et pas question de se tromper, l’entrée est filtrée.

Ces juifs pratiquants respectent les règles de la «tsniout» (la «pudeur» ou «modestie») qui est censée guider la conduite de chacun d’entre eux et qui interdit à des personnes de sexes différents de frayer ensemble en position allanguie s’ils ne sont pas mariés.

Appliquée aux femmes, la «tenue modeste» se concrétise par le port d’un «kissouï roch» (couvre-chef) masquant la chevelure.

L’important étant qu’il masque bien cette toison capillaire symbole de volupté. Quant aux vêtements, ils cachent bien ce qu’il faut cacher. Les robes, les jupes et les chasubles plus ou moins longues mais toujours au-dessous du genou. Les jeunes filles célibataires portent cependant des vêtements qui ne couvrent pas la tête, puisqu’il faut bien trouver un futur mari…

«Nous, c’est nous, eux, c’est eux»

Des burkinis portés par des musulmanes, on en voit beaucoup sur les plages israéliennes et personne n’y trouve à redire. En revanche, les juives portant des vêtements de bain «pudiques» sont invisibles, puisqu’elles restent confinées entre elles. «Ne confondez surtout pas la « tsniout » avec le burkini des musulmans. Nous, c’est nous, eux, c’est eux», lâche un rabbin francophone de Netanya désireux de rester anonyme «pour ne pas ajouter à la polémique en cours» «Les juifs, ne sont pas prosélytes. Ils ne cherchent pas à convertir à tout prix et par la force comme l’islam. Chez nous, les comportements et l’habillement « modestes » expriment le respect de Dieu. Ceux qui les adoptent démontrent qu’ils veulent se consacrer à l’essentiel.»

La « mode pudique » à la plage

Ces dernières années, la mode dite «pudique» s’est en tout cas développée de manière exponentielle en Israël. De Bnei Brak, la grande ville ultra-orthodoxe située au nord-est de Tel-Aviv, en passant par les quartiers religieux de Jérusalem et le centre de Netanya, la station balnéaire la plus francophone d’Israël, on trouve des dizaines de magasins consacrés à la «tsniout». Pour tous les goûts et tous les styles. Au sein de la diaspora, quelques créatrices telles Mimi Hecht et Mushky Notik sont d’ailleurs devenues des stars de la mode «pudique». Elles sont aussi incontournables qu’Alber Elbaz ou Jean-Paul Gaultier pour la haute couture française.

Basés à Jérusalem, à New-York, à Montréal ou à Paris, des sites internet proposent désormais de la mode «pudique» à tous les prix et pour tous les usages. Y compris différents modèles de tenues de plage : l’ «intégral» est l’exacte copie du burkini tant décrié des musulmanes, d’autres gardent le cou dégagé. Interviewée la semaine dernière par l’Agence télégraphique juive (ATJ), la fondatrice de l’une de ces entreprises (une ultra-orthodoxe mère de neuf enfants) a d’ailleurs estimé que la polémique française sur le burkini «est la meilleure des publicités pour les maillots de bain pudiques». Et que son business, qui se porte déjà très bien comme cela, va en bénéficier.

Chanteuse en short éjectée

Jusqu’à ces derniers jours, ceux qui respectent la «tsniout» et les laïcs ont toujours bien cohabité en Israël. Mais les temps changent. Le 26 août sur la plage d’Ashdod, des partisans de la «modestie» ont obligé les organisateurs d’un festival local à éjecter de la scène la chanteuse Hanna Goor qui se produisait vêtue d’un short ultracourt et d’un soutien-gorge cachant péniblement son opulente poitrine.

Il n’en a pas fallu davantage pour qu’un nouveau point de friction se développe entre laïcs et religieux. Et que des politiciens tentent, comme en France, de surfer sur la vague en prenant des positions clivantes. Figure de l’aile droite du Likoud, la ministre de la Culture et des Sports, Miri Regev, a en effet promis d’édicter des «règles de modestie» obligatoires pour les artistes dont les spectacles bénéficient de subventions de l’Etat

Libe

L’ONU dénonce une « poussée » de la colonisation israélienne en Cisjordanie occupée

L’ONU a dénoncé aujourd’hui une « poussée » de la colonisation israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem-Est depuis la publication fin juin du rapport du Quartette sur le Proche-Orient qui condamnait cette politique.

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« Les recommandations continuent d’être bafouées, y compris par une poussée des annonces par Israël liées à la colonisation et la poursuite des démolitions » d’habitations palestiniennes, a déclaré devant le Conseil de sécurité l’envoyé spécial de l’ONU au Proche-Orient, Nickolay Mladenov. M. Mladenov a ainsi recensé des projets de construction de plus de 1.700 logements annoncés par le gouvernement israélien depuis le 1er juillet, dont plus de 1.000 à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville occupée par Israël.

« Comment la construction de 1.700 logements pourrait-elle rapprocher les deux parties d’une paix négociée, préserver une solution à deux Etats, donner de l’espoir à la population palestinienne et améliorer la sécurité d’Israël », s’est-il interrogé.

Israël prépare aussi une possible saisie de terres en Cisjordanie, pour relocaliser les habitants de la colonie sauvage d’Amona et la rendre légale aux yeux de la législation israélienne, une initiative qui « établirait un précédent » selon M. Mladenov. « Tous ces projets créeraient essentiellement de nouvelles colonies illégales et je demande à Israël de les stopper et de revenir sur ces décisions« , a-t-il déclaré. « Soyons clairs », a-t-il ajouté: « aucune acrobatie juridique ne peut changer le fait que ces postes avancés — qu’ils soient « légalisés » selon la loi israélienne ou non (…) — demeurent illégaux au regard des lois internationales ».

M. Mladenov a dénoncé aussi des destructions de logements habités par des Bédouins dans le sud de la Cisjordanie (« Zone C »), notamment à Susiya, qui « incitent de plus en plus ces communautés à partir ».

Le Figaro

Strasbourg : un polonais tente d’arracher le Famas d’un militaire en patrouille

18h30, vendredi 26 août dans le hall de la gare de Strasbourg. Une patrouille de militaire déambule sur les lieux, dans le cadre de l’opération Sentinelle. Un homme les approche, et tente de voler l’arme de service d’un des militaires, un fusil Famas, rapporte le journal Les Dernières nouvelles d’Alsace

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Le militaire a repoussé l’individu, et l’a fait tomber au sol. Ce dernier s’est en allé.Les hommes en patrouille ont immédiatement réagi en appelant la police, qui est intervenue et qui a rapidement retrouvé l’agresseur, qui se trouvait toujours dans l’enceinte de la gare au moment de son interpellation.

Placé en garde à vue, l’homme, un Polonais âgé de 36 ans inconnu des services de police, a confié qu’il était en recherche d’une arme pour mettre un terme à ses jours. Il a été déféré lundi 29 août au parquet de Strasbourg, et devait être jugé en comparution immédiate pour tentative de vol aggravé dans l’après-midi de ce même jour.

RTL

Burkini : 4 villes dont Nice et Fréjus assignées en justice par le CCIF

Quatre villes de la Côte d’Azur sont assignées en justice par le comité contre l’islamophobie (CCIF) pour obtenir la suspension de leur arrêté anti-burkini.

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Nouvel épisode judiciaire pour le burkini. Ce lundi, quatre villes ont été assignées en justice par le comité contre l’islamophobie (CCIF) qui demande la suspension de leur arrêté anti-burkini.

« J’ai déposé un référé liberté pour la commune de Nice, Roquebrune-Cap-Martin, Menton et pour Fréjus », a ainsi indiqué l’avocat du CCIF Sefen Guez Guez. L’audience aura lieu devant le tribunal administratif de Toulon mardi à 14h30 dans le cas de Fréjus et mercredi à 10 heures devant le tribunal administratif de Nice pour Menton, Roquebrune et Nice, a-t-il précisé.

L’Express

Autoritarisme, népotisme de Stephane Ravier, des élus FN désertent son cabinet

Autoritarisme, népotisme… les élus FN des quartiers nord de Marseille désertent. En cause, les mauvaises manières du maire lepéniste Stéphane Ravier.

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C’est au cœur même du cabinet du maire que la série de démissions a débuté. Adrien Mexis, le premier, a claqué la porte. C’était en novembre 2015, et ce jeune homme de 32 ans symbolisait ces nouvelles recrues d’un FN «moderne» sur lesquelles mise Marine Le Pen. Surdiplômé, Adrien Mexis est d’abord passé par le cabinet de Xavier Bertrand, alors ministre du gouvernement de Villepin, avant de devenir élu de la commune d’Istres (Bouches-du-Rhône) et, enfin, chef de cabinet de Stéphane Ravier, sénateur-maire FN des 13e et 14e arrondissements de Marseille.

A l’automne dernier, donc, il démissionne. Quatre mois plus tard, en février, la directrice générale des services, Marie-Dominique Desportes, 42 ans, lui emboîte le pas. Membre du cabinet de Daniel Simonpieri, maire FN de Marignane à la fin des années 90, sectaire mais expérimentée, elle incarnait plutôt la «vieille garde» du FN.

« Il est ingérable, colérique, il casse des portes »

Tous deux laissent filtrer dans la presse locale la cause de leur départ : l’attitude du maire, Stéphane Ravier, un homme autoritaire et méfiant, restreignant sa confiance à une équipe de quelques fidèles. Goguenard, l’intéressé se félicite alors du départ de ses deux collaborateurs. Mais l’hémorragie reprend de plus belle. Deux élus prennent la fuite à leur tour : Karine Harouche et Karim Herzallah. La première rejoint le banc des non-inscrits, quand le second, transfuge fêté de l’UMP en février 2015, plaque tout. A l’un comme à l’autre, le maire avait promis une délégation qui n’est jamais venue. «En deux ans, j’ai présenté des tas de projets, se plaint Karim Herzallah. Je n’ai eu aucune réponse. Ces gens-là ne foutent rien. On dirait qu’ils ne sont là que pour toucher leurs indemnités.» L’ex-conseiller municipal n’est pas tendre avec son maire, Stéphane Ravier : «Il est ingérable, colérique, il casse des portes, jette par terre sa tablette numérique en plein conseil municipal.» Il glisse même que ses origines maghrébines ne seraient pas pour rien dans sa disgrâce…

« Tous ceux qui partent sont des aigris ! »

Au début de l’été, Paul Rabia, ancien légionnaire, chauffeur routier, recruté au FN en 2011 par Louis Aliot, vice-président du FN, a déserté à son tour. A la mairie, il était chargé des anciens combattants et met en cause, lui aussi, les mauvaises manières du maire. «On ouvre mon courrier, comme celui des autres adjoints d’ailleurs, proteste-t-il. Quand j’envoie une lettre à une association, je dois la faire valider par le maire.» Mais ce qui l’a le plus choqué, ce sont les appels au «sang neuf» répétés par Marine Le Pen. «J’ai 59 ans. Alors que je me lève à 3 heures du matin pour travailler, je n’ai manqué aucune distribution de tracts, j’ai collé des affiches, j’ai milité, et on me dit qu’il faut laisser la place aux jeunes pour les élections !» Sa rancœur a été alimentée par la carrière foudroyante de Sandrine d’Angio, 34 ans, conseillère municipale, communautaire et régionale, présentée par son parti aux départementales… et nièce de Stéphane Ravier.

Dernier départ en date, celui de René Annibaldi, adjoint chargé des sports, débarqué par le maire début juillet. Figure du sport marseillais, âgé de 73 ans, il a été écarté des manifestations officielles ainsi que de la célébration des mariages.

Marianne

« Je vais te tuer, Je vais te creuver »: Laurent menace de mort des agents de la SNCF

Lundi, lorsqu’un père de quatre enfants, qui réside à Béziers (Hérault), se rend à la gare de Toulon, il trouve anormal qu’un agent SNCF demande le titre de transport de son épouse qui en est d’ailleurs démunie.

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Plutôt que de s’acquitter de la somme due, il accumule les infractions: outrages, menaces de mort et prise du nom d’un tiers.

Présenté mercredi en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Toulon, Laurent H., 29 ans, n’affiche pas un casier judiciaire vierge.Entre 2003 et 2010, il a enchaîné les condamnations: huit au total.

Et puis, plus rien depuis qu’il s’est marié… Jusqu’à ce fameux lundi où il a haussé le ton face au contrôleur avec un vocabulaire des plus fleuris («Con de tes morts… Je vais te faire manger tes morts… Je vais te tuer… Je vais te creuve).

Des paroles en l’air, a commenté le mis en cause. Aux policiers, il ira jusqu’à donner l’identité de son frère. «Comme j’étais un peu connu, j’ai eu peur.»

Le président lui rappelle que cette infraction d’usurpation d’identité est passible de cinq ans d’emprisonnement.

Le tribunal a prononcé quatre mois (outrages, menaces) et deux mois de prison (prise du nom d’un tiers) sans mandat de dépôt.

Laurent H. sera convoqué par le juge d’application des peines.

Il doit indemniser les victimes à hauteur de l’euro symbolique (SNCF) et 150 euros (agent).

Var Matin

Corse : Remy Massei jugé pour avoir allumé 12 incendies qui ont ravagé la région de Corte

Un jeune homme de 20 ans en comparution immédiate pour les feux de Corte

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Remy Massei, artisan boucher à Corte est accusé d’être à l’origine de 12 feux dans la région de Corte après avoir été interpellé en flagrant délit.

Des incendies qui ont ravagé de 1000 m² à 20 hectares (Poggio-di-Venaco) entre le 23 et le 25 août. Il en a reconnu cinq.

Il a été placé en détention provisoire avant de passer en comparution immédiate devant le TGI de Bastia à 15h, lundi.

Il a reconnu « avoir été pris dans une spirale, prendre du plaisir à voir les flammes partir et voir les forces de secours s’agiter, » a déclaré le procureur de la République de Bastia.

Corse Matin

Patrick agresse et menace les passants avec un couteau devant la gare de Toulon

Un homme de 49 ans a été condamné à trois ans de prison ferme après une agression devant la cathédrale et un maniement d’arme blanche, cette semaine, sur le parvis de la gare de Toulon.

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Lundi, un individu situé sur le parvis de la gare de Toulon faisait des moulinets avec un couteau de boucher non loin d’une famille avec des enfants.

Alertés par le comportement dangereux et curieux de cet homme, plusieurs policiers vont alors intervenir pour interpeller l’homme aux couteaux, non sans mal.

Sur lui, ce n’est pas seulement une lame effilée d’environ 27 centimètres qui est saisie mais aussi un couteau à lame pliable dissimulé dans une de ses poches.

COUTEAU SUISSE DE LA DÉLINQUANCE 

Patrick F., 49 ans, déjà défavorablement connu des services de police a été renvoyé cette semaine devant le tribunal correctionnel de Toulon où il a été jugé pour port illégal d’arme blanche et rébellion pour les faits constatés le 22 août mais également pour des violences avec arme commises le 24 septembre 2014.

Couteau suisse de la délinquance, le quadragénaire cumule déjà treize mentions sur son casier judiciaire, dont une prononcée en 2008 par la cour d’assises à 11 ans d’emprisonnement pour violences sans intention de donner la mort (infraction remontant à 2001).

 

Le tribunal a intégralement suivi les réquisitions en prononçant trois ans de prison ferme avec maintien en détention.

Var Matin

Damien menace de commettre des attentats aux Festivals d’Argelès, 7 mois avec sursis

L’ex-employé d’un organisateur de spectacles a été condamné jeudi pour avoir adressé des courriers anonymes inquiétants. Par «vengeance».

PALAIS JUSTICE ILLUSTRATION

C’est Monsieur-tout-le-monde qui s’est avancé jeudi après-midi à la barre du tribunal correctionnel de Perpignan. Calme et posé, Damien N., 34 ans, ne renvoie pas une once de la violence contenue dans les lettres anonymes explicites qu’il a envoyées cet été.

À son ancien employeur, le directeur de la Frontera production, organisatrice des festivals Déferlantes d’Argelès et Platja Electronic de Canet, contre qui il nourrit une forte rancœur depuis 2014, lorsque son contrat de travail signé en 2012 n’est pas renouvelé.

Un ex-employeur à qui il promet de «réduire (la) vie au néant», d’«envoyer des terroristes» aux événements qu’il organise s’il les maintient et de l’«envoyer en prison ou entre quatre planches» s’il n’obtempère pas. «Je vous suivrai 24h/24 jusqu’à arriver à mes fins, je connais votre femme, vos enfants et vos employés».

Reconnu «coupable des faits», l’homme a été condamné à 7 mois de prison avec sursis assortis de deux ans de mise à l’épreuve avec obligation de soins.

L’indépendant

Manche : sa voisine l’aide, Damien l’agresse sexuellement

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Le 24 mars 2016, Damien Cutullic, 28 ans, vide son appartement de Coutances (Manche) qu’il doit rendre le lendemain. Dans la soirée, il se rend chez sa voisine qui habite un étage plus bas. La soirée se passe entre amis, des bières et quelques joints de cannabis circulent, Damien Cutullic discute avec sa voisine, ils se découvrent des affinités communes. En fin de soirée, Damien demande à sa voisine de lui prêter une couverture afin de dormir dans son appartement vide. La voisine lui propose un canapé.

Elle hurle et frappe l’intrus

Au milieu de la nuit, à moitié endormie et encore embrumée des libations de la veille, elle perçoit une main qui fouille son intimité. Se réveillant totalement, elle voit Damien Cutullic, assis sur le bord de son lit, elle hurle et frappe l’intrus. Celui ci tente de la calmer et affirme qu’il est là à la recherche de son paquet de tabac. Les choses se calment et chacun retourne se coucher de son coté. Plus tard dans la nuit, l’homme veut rejoindre son appartement, il dit s’approcher de la victime pour la réveiller afin qu’elle referme la porte derrière lui. Celle-ci se réveille en sursaut, aperçoit son voisin en caleçon et T-shirt assis sur le rebord de son lit. Elle le met à la porte.

Un prévenu aux multiples versions

Lors de l’audience du 24 août, le ministère public affirme ne pas croire les multiples versions de Damien Cutullic et note que la victime, en dépit d’une fragilité psychologique, livre une version constante et cohérente des faits. Le tribunal donne raison à la victime et condamne le prévenu à huit mois de prison ferme.

La Manche

Fréjus : le maire FN invite un chanteur nostalgique de l’ « Algérie française »

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Les barricades, Le loup de guerre, Diên Biên PhuNi rouge ni mort… Samedi 27 août, le théâtre romain de Fréjus (Var) devait résonner de chansons aux titres évocateurs, en tout cas parmi les rapatriés d’Algérie et leurs descendants, ou au sein de la « droite nationale ». Jean-Pax Méfret, 71 ans, surnommé « le chanteur de l’Occident », est invité à se produire dans la ville dirigée par le maire Front national David Rachline.

Un événement pour cet ancien journaliste, archétype du chanteur politique – comme il en existe à droite et à gauche. Ces dernières années, il est rarement monté sur de grandes scènes pour faire entendre sa nostalgie de l’Algérie française, son respect des parachutistes ou encore son dégoût face à « toutes ces insultes crachées sur la France que l’on traite de pute ».
Le Monde

Royaume-Uni : Maryam, Sakina et Ali Dharas éjectés d’un avion car musulmans

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Comme le relate le Guardian, le 18 août, Maryam, Sakina et Ali Dharas ces deux sœurs et leur frère originaires du nord-ouest de la capitale britannique ont été «absolument abasourdis» de devoir descendre de leur vol EasyJet avant son décollage de l’aéroport de Londres-Stansted pour répondre aux questions d’hommes armés et dépositaires de l’autorité publique. Ces derniers avaient été alertés par d’autres passagers suspectant la fratrie de vouloir faire sauter l’avion avant qu’il ne rejoigne Naples, sa destination programmée.

En l’espèce, un couple «bien intentionné» selon la police du comté d’Essex, qui avait lorgné à l’insu de son plein gré sur d’inquiétants textes et textos, possiblement en arabe, s’affichant sur les téléphones des suspects. Les zélés citoyens, aussi anonymes que manifestement islamologues à leurs heures, auraient pu mettre leurs mains à couper: dans le lot, ils avaient vu un «Gloire à Allah», autrement dit une funeste allégeance à l’organisation État islamique. Sans oublier les deux voiles recouvrant la tête des deux sœurs et la barbichette trop bien taillée pour être honnête du frère. There is no smoke without fire, comme on dit chez Catherine Middleton.

«J’étais très choquée, ma sœur avait les larmes aux yeux», explique Maryam, 19 ans, qui dénonce un profilage racial et exige aujourd’hui a minima des excuses. «La première question que nous a posée le policier, c’était si nous parlions anglais, ce que je trouve personnellement assez méprisant. […] Je ne parle pas d’autre langue que l’anglais.»

«On nous a demandé « Y-a-t-il des textes en arabe sur votre téléphone? Est-ce que vous étiez en train de lire le Coran? »», poursuit la jeune femme. «On ne parle même pas arabe, on ne connaît pas cette langue, nous ne sommes même pas arabes.»

De fait, la fratrie, d’ascendance indienne, avec un père né en Ouganda et une mère en Angleterre, ne fomentait aucun attentat, mais avait choisi de passer des vacances à Pompéi et dans la région de Naples par «intérêt pour les civilisations classiques».

Si les policiers allaient loucher sur le passeport de Sakina, porteur d’un tampon irakien, c’était parce qu’elle s’y était rendue, en compagnie de sa sœur, pour une opération caritative en faveur des victimes de l’État islamique.

Et en réalité, les textos écrits en bon rosbeef de souche n’avaient pas le début du moindre commencement d’un contenu djihadiste –il s’agissait d’une conversation Whatsapp avec leur père au sujet de Jeremy Corbyn, le leader travailliste anglais à qui les transports (dans son cas ferroviaires) ne font pas non plus de cadeaux (assurément un complot).

Pour le moment, ni EasyJet ni la police n’ont présenté leurs excuses aux Dharas pour «la gêne occasionnée» d’avoir été pris pour des terroristes, sur la base d’un mensonge aux vilains relents racistes. Mais laissons tout de même le bénéfice du doute aux délateurs: il se pourrait bien qu’ils soient Français, et là tout rentrerait dans l’ordre.

Slate