Articles par FDEBRANCHE

Anthony Condamné à 12 ans de réclusion pour les viols de deux ex-concubines

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L’homme de 28 ans jugé depuis ce jeudi par la cour d’assises du Morbihan, à Vannes, pour les viols de deux ex-concubines, a été condamné à 12 ans de réclusion criminelle. « Sans période de sûreté », se satisfait l’avocat de l’accusé, Me Gilles Reignier, qui indique que son client ne devrait pas faire appel du jugement.

Les faits se sont déroulés à partir de 2014, à Lorient et Inzinzac-Lochrist. L’homme, issu de la communauté des gens du voyage et déjà condamné à une vingtaine de reprises, était poursuivi pour avoir violé et frappé celle qui était alors sa concubine, aujourd’hui âgé de 25 ans, et qui n’est autre que la fille du nouveau compagnon de sa mère.

Sa précédente concubine, avec qui il a eu deux enfants, se portait aussi partie civile pour les mêmes faits. Anthony Guénaff a obligation de se soigner et interdiction de paraître dans le Morbihan et de contacter les victimes à l’issue de son incarcération.

 

Telegramme

Robert à son épouse : «Je vais te décapiter, et t’enterrer vivante», il écope d’un sursis

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« Ce n’était que des mots. Évidemment, je ne les pensais pas. » Robert* regrette ce qu’il a dit à son épouse, le 2 mai 2016 à Étain, chez lui, devant témoins : « Je vais la tuer, la décapiter et l’enterrer vivante. » De simples mots qui lui valent une comparution pour menaces de mort devant le tribunal correctionnel de Verdun. Mais aussi pour harcèlement.

Pour menaces de mort et harcèlement, Robert écope de six mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve. Il devra soigner son alcoolisme sous peine de passer quelques mois derrière les barreaux.

Est Republicain

Echirolles : Bavure ou légitime défense ? enquête sur la mort de Jean Pierre abattu par la police car armé

 

Bavure ou légitime défense ? La justice s’est donné du temps pour trancher, en poursuivant l’enquête ouverte en flagrance pour « homicide volontaire » après la mort, vendredi soir à Echirolles, d’un forcené de 51 ans, tué de plusieurs balles par la police.

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Placés en garde à vue après les faits, les cinq policiers présents sur les lieux du drame ont été relâchés samedi en début d’après-midi. Un drame qui intervient en pleine crise sur les moyens accordés à la police, où certains fonctionnaires demandent une redéfinition de la légitime défense.

Vendredi, vers 20 heures, ces policiers de la BAC (brigade anticriminalité) et de la section d’intervention sont appelés pour un problème de voisinage qui dégénère dans un quartier pavillonnaire d’Echirolles, une commune proche de Grenoble.

Lorsqu’ils arrivent au 27 de la rue Baudelaire, ils se retrouvent face à un homme visiblement éméché et très excité, qui brandit une machette dans le jardin de sa maison. Après l’avoir convaincu de lâcher sa machette, l’individu aurait, selon les policiers, « sorti une arme de derrière son dos ». C’est alors que les fonctionnaires de police, positionnés en colonne derrière deux boucliers balistiques, ont tiré au fusil d’assaut HK G36 et au pistolet automatique. Le quinquagénaire, touché par plusieurs projectiles au thorax et à la tête, décède sur le coup.

La victime aurait brandi un pistolet d’alarme

Le procureur de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, décide alors de placer en garde à vue les cinq policiers « afin de déterminer avec précision les circonstances du drame et mener une enquête objective ». L’IGPN, l’Inspection générale de la police nationale, est saisie.

Jean-Pierre Ferrara, la victime, père de quatre enfants, était carrossier à la Sémitag, le réseau de transport en commun grenoblois. Il n’était pas connu des services de police.

Son épouse, Coralie, qui n’était pas présente au moment du drame, dénonce une bavure policière : « Pour moi, c’est une grosse bavure. Vous vous rendez compte, il a été touché par au moins cinq balles ! Alors qu’ils auraient pu seulement le blesser. Ce n’était pas un homme méchant. Je n’ai jamais vu d’arme à la maison. Je vais porter plainte pour que justice soit faite. Mon mari allait être grand-père. Il laisse quatre enfants. Je suis en colère. Je leur en veux. J’ai toujours été pour la police. Mais là, ça a été trop fort. »

L’avocat des policiers, MArnaud Lévy-Soussan, estime en revanche que « la légitime défense ne fait aucun doute ». L’arme brandie par le forcené est un pistolet d’alarme. « Si plusieurs policiers ont tiré en même temps, c’est qu’ils ont tous estimé que la menace était réelle. Dans ce genre de situation, il faut réagir très vite. Sinon, on se retrouve avec la mort d’un policier », explique Yannick Biancheri, secrétaire départemental du syndicat Unité SGP-Police-FO. Des expertises balistiques vont être effectuées. « Les résultats de l’enquête seront connus d’ici quelques semaines », a précisé le procureur.

Le Parisien

 

Racisme d’Etat : «la vie d’un noir américain vaut-elle celle d’un blanc ?»

De la Guerre de Sécession aux protestations actuelles contre les violences policières, en passant par Rosa Parks, Martin Luther King et Barack Obama, le sort des des esclaves venus d’Afrique et de leurs descendants est au cœur de l’élection présidentielle du 8 novembre.

cause d’une simple histoire de couleur de peau, l’arrivée à la Maison-Blanche d’Obama, en 2008, a été un symbole d’une force extraordinaire. Les cas innombrables de violences policières touchant toujours des Afro-Américains prouvent que les symboles ne suffisent pas toujours à changer la réalité des choses. « Black lives matter », dit le slogan forgé en 2013, après l’une de ces affaires. Trois ans plus tard, après d’autres morts, des manifestants continuent de défiler pour rappeler que « les vies noires comptent » à un pays qui semble avoir du mal à l’admettre. L’obsédante « question noire » est une vieille affaire aux Etats-Unis. La plupart des Européens ignorent à quel point son histoire a été brutale.

Elle prend racine dans ce que, par euphémisme, Jefferson, un des pères de l’indépendance, appelait « l’institution particulière ». L’esclavage est pratiqué massivement par les Etats du Sud et, pour ne pas se les aliéner, la Constitution adoptée en 1787, qui prétend célébrer la liberté et l’égalité, n’ose pas le supprimer. Durant tout le XIXe siècle, le fossé se creuse entre une Amérique du Nord-Est qui s’industrialise et les régions dont l’économie de plantation – tabac, et surtout coton – repose sur la main-d’œuvre servile.

La rupture a lieu en 1860 quand Lincoln, un républicain qui a fait campagne sur le thème de l’abolition, se fait élire à la Maison-Blanche. Sept puis onze Etats du Sud se retirent de la fédération pour former les « Etats confédérés d’Amérique », un nouveau pays qui entre en guerre avec celui qu’il vient de quitter. C’est la guerre de Sécession (1860-1865), sanglante, meurtrière, qui se termine par la victoire écrasante du Nord et la réalisation d’une promesse : en 1865 le 13e amendement abolit l’esclavage. Sortis des chaînes, 4 millions d’êtres humains pensent qu’ils vont enfin devenir des citoyens à part entière d’un pays où on les a installés de force.

Racisme d’Etat

Pendant une petite décennie, la période dite de « la Reconstruction », ils ont pu y croire. Les premières élections auxquelles les Noirs participent, massivement, portent au pouvoir des élus de couleur. L’idée est insupportable aux anciens maîtres. Dès que l’occupation par les armées du Nord cesse, en 1877, le vieux Sud met en place un effrayant racisme d’Etat qui vise à rappeler à chacun quelle est sa place dans la société. C’est le temps de la ségrégation. Elle a une face institutionnalisée, avec ses lois qui tracent partout, dans les bus, les écoles, les toilettes et même les cimetières une ligne de séparation entre « white » et « colored ».

Elle a aussi une face retorse. Le 15e amendement interdit spécifiquement que quiconque soit exclu du vote en fonction « de sa race ». Les Etats du Sud le bafouent par tous les moyens. Soit ils utilisent la ruse, en imposant par exemple aux électeurs noirs des tests d’alphabétisation, délibérément infaisables, dont les Blancs sont dispensés. Soit ils utilisent l’intimidation physique.

Dans ce monde, la violence est l’arme constante des dominants. Quand elle n’est pas le fait du Klu Klux Klan – il disparaît dans les années 1870 mais ressuscite dans les années 1920 –, elle est pratiquée par des foules entières, qui estiment de leur droit de se faire justice soi-même. Des années 1880 aux années 1950, environ 4.000 Noirs, hommes, adolescents, sont victimes de lynchages, c’est-à-dire qu’ils sont brûlés, torturés à mort ou encore pendus lors de cérémonies publiques auxquelles les foules blanches se pressent, le plus souvent en famille. Un quart de ces exécutions sont motivées par des accusations, fondées ou infondées, d’agressions sexuelles envers des femmes blanches.

La loi et les faits

Dès la fin du XIXe siècle, par centaines de milliers, les Noirs quittent ces terres de malheur pour tenter leur chance dans les grandes villes industrielles du Nord comme Chicago ou Detroit. Ils y découvrent les emplois sous-payés et les ghettos d’un monde où l’exclusion ne passe pas par la loi, mais par l’économie. Le racisme ne s’arrête pas, en effet, aux frontières du Sud. Comment oublier que la Cour suprême fédérale elle-même a pu, dans un arrêt de 1896, approuver la ségrégation ? Comment oublier que l’armée américaine, qui est entrée dans deux guerres mondiales au nom de la justice et du droit, était une armée dans laquelle les soldats noirs n’étaient armés que par exception, parce qu’on avait peur de ce qu’ils pouvaient faire avec un fusil ?

Depuis toujours, des militants courageux ont lutté pour abattre ces murs d’injustice. Il faut attendre les combats éclatants des années 1950-1960 – Rosa Parks, qui refuse de se lever devant un Blanc dans un bus de l’Alabama ou l’immense « marche pour les droits civiques », conduite par Martin Luther King, qui aboutit à Washington en 1963 – pour que les pouvoirs publics se décident à agir. En 1964, le Civil Rights Act, signé par le président Johnson, déclare illégale toute discrimination. Plus d’un demi-siècle plus tard, l’actualité prouve que les faits ont du mal à suivre la loi.

L’Obs

La chef de la politique étrangère de l’UE : «Les appels au boycott d’Israël font partie de la liberté d’expression»

Le Haut Représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, a affirmé que les appels au boycott d’Israël relèvent de la liberté d’expression.

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« L’UE défend la liberté d’expression et d’association, conformément à la Charte des Droits Fondamentaux de l’Union Européenne, qui s’applique aux Etats membres de l’UE, y compris en ce qui concerne les actions BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) menées sur ce territoire », a déclaré la diplomate en réponse à une question écrite d’eurodéputés.

« L’UE rejette les tentatives de la campagne BDS pour isoler Israël et est opposée à tout boycott d’Israël », a-t-elle toutefois cru bon de nuancer.

Une lettre signée par plus de 30 eurodéputés avait appelé Fédérica Mogherini à prendre des dispositions pour assurer la liberté d’expression du mouvement antisémite BDS.

Le Monde Juif

La baronne Jenny Tonge suspendue pour avoir attribué la responsabilité de la Shoah aux Juifs

Jenny Tonge a été suspendue par les Libéraux Démocrates. Les Tories et l’ambassade israélienne protestent contre une réunion de la Chambre des Lords où un membre de l’audience a comparé Israël à l’EI.

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Le parti Libéral-Démocrate a suspendu jeudi un de ses membres, anti-israélien, de la Chambre des Lords, la baronne Jenny Tonge, quarante-huit heures après qu’elle ait tenu une séance au Parlement durant laquelle un membre du public a été applaudi pour avoir clamé que les Juifs portent la responsabilité de l’Holocauste et pour avoir comparé Israël à l’Etat islamique.

Tonge, qui siège en tant qu’indépendante à la Chambre des Lords après avoir démissionné du groupe parlementaire du parti en raison de propos anti-israéliens en 2012, présidait cette réunion organisée par le Centre pour le Retour des Palestiniens.

Cette rencontre marquait le point de départ d’une campagne appelant le gouvernement britannique à présenter des excuses pour la Déclaration Balfour de 1917 affirmant le droit du peuple juif à retrouver un foyer dans la Palestine d’alors.

La Fédération sioniste de Grande-Bretagne a salué cette suspension, affirmant dans un communiqué transmis aux medias jeudi dans la soirée que la mesure contre Tonge « souligne la pure laideur de la réunion de défense des droits de l’Homme » à laquelle elle s’est rendue.

« Depuis des années, ces événements ont eu lieu en servant de caisse de résonnance à des interlocuteurs qui concourent les uns les autres à celui qui fera les déclarations les plus ignorantes, les plus grotesques et les plus offensantes concernant Israël », lit-on dans le communiqué.

L’ambassade israélienne à Londres s’est simplement contentée pour sa part d’expliquer en réponse au communiqué annonçant la suspension que « l’antisémitisme ne pourra jamais être toléré ».

La teneur des paroles prononcées lors de cette réunion, qui a été diffusée en direct sur Facebook par le Centre pour le Retour des Palestiniens, a été évoquée jeudi à la Chambre des Communes.

TTOI


Le « dégoût » d’Israël entraîne la hausse de l’antisémitisme britannique, selon une baronne

L’ancien parti des Libéraux démocrates de Jenny Tonge se distancie de ses remarques

La hausse de l’antisémitisme en Europe reflète le « dégoût » de la population générale devant le traitement des Palestiniens par le gouvernement israélien, a déclaré lundi une membre controversée de la Chambre des Lords de Grande-Bretagne.

TTOI

Attentat terroriste : Damon Smith arrêté pour avoir posé une bombe dans le métro Londonien

Un jeune étudiant de 19 ans prénommé Damon Smith a été arrêté vendredi après la découverte d’une bombe à une station de métro de Londres. Il est soupçonné de préparer des attentats terroristes.

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Les services anti-terroristes ont bouclé tout le quartier pour procéder a son interpellation, et ils ont trouvé une bombe improvisée derrière un garage.

Les voisins ont révélé que Damon Smith, qui avait autrefois voulu être un policier, vivait avec sa mère jusqu’à ce qu’il déménage à Londres pour poursuivre ses études universitaires.

The Guardian

Dylan Alexin, en possession de stupéfiants, fonce sur les policiers de la BAC

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«Malheur à celui qui le croise sur la route». Le procureur Jean-Michel Peltier est intransigeant avec Dylan Alexin, tout juste 18 ans, perclus dans le box du tribunal correctionnel de Toulouse. Dans la nuit de mercredi à jeudi, vers 3 h 50, il s’est lancé dans une véritable épopée routière avec les policiers de la BAC Mirail aux trousse. Ayant franchi un feu rouge sous l’œil des fonctionnaires, le jeune conducteur a décidé de s’enfuir.

«J’avais un peu d’herbe dans ma voiture, je ne voulais pas être contrôlé». Pourtant, au feu suivant, il ralentit permettant aux policiers de mettre pied à terre. C’était sans compter sur la marche arrière enclenchée par le chauffard qui est reparti à contresens sur la route de Saint Simon puis sur l’avenue Gerbault. Au niveau de l’avenue Lamartine, les policiers aperçoivent la voiture arrêtée avec le pneu avant gauche crevé.

Une fois de plus, ils mettent pied à terre. Rebelote. Le chauffard accélère. Dans sa course, il percute à plusieurs reprises le véhicule de police et manque de renverser une patrouille venue en renfort obligeant les fonctionnaires à utiliser leur flashball à deux reprises. Refusant de sortir de son véhicule, il est interpellé de force par des policiers remontés. À l’audience, ces derniers sont présents avec les stigmates de cette intervention. Le chef de bord porte une minerve. «Vous auriez pu tuer quelqu’un !» interpelle Marie-Josée Courreau-Vergnolles, présidente du tribunal.

Le tribunal a finalement condamné Dylan Alexin à 3 ans de prison dont 1 année assortie d’un sursis avec mise à l’épreuve avec maintien en détention.

La Depeche

Un Front National du Québec qui veut interdire l’Islam et démolir les mosquées, voit le jour

Le Front national du Québec, un groupe politique inspiré du parti du même nom dirigé par Marine Le Pen en France, devrait s’ajouter sur les bulletins de vote des 125 circonscriptions de la province en 2018, espère son fondateur.

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En entrevue à l’émission «Le Québec Matin», Daniel Boucher a tracé les grandes lignes de son parti politique. Outre la déclaration de l’indépendance du Québec dès son élection, le Front national souhaite interdire l’Islam et détruire les mosquées du Québec.

«Croire que l’Islam est compatible avec notre culture est comme croire que si vous nourrissez un alligator avec de la salade, qu’il finira par devenir végétarien», a écrit le parti sur son site internet.

M. Boucher a précisé ne pas souhaiter expulser tous les musulmans du Québec. Il affirme de plus que ce ne sont pas tous les musulmans qui sont «radicaux», ajoutant que ces derniers sont toutefois facilement identifiables puisque «c’est quand même assez visible».

«Tranquillement on noie les francophones dans la masse avec le multiculturalisme», a-t-il expliqué.

Fort d’une cinquantaine de membres, le parti cherche présentement à recruter davantage d’adhérents pour présenter 125 candidats aux prochaines élections.

Le Front national français s’en dissocie

Le parti du Front national de Marine Le Pen, mis au courant du projet de Daniel Boucher de créer un «Front national québécois», nie tout lien avec l’individu de Québec.

Daniel Boucher qui dit avoir fondé son parti à la suite d’une rencontre avec Marine Le Pen ment, selon le Front national français. «M. Boucher cherche manifestement à faire croire à une proximité entre lui et Marine Le Pen, et à une filiation politique entre le Front national et son mouvement», a indiqué par courriel Alain Vizier, le directeur du service de presse du Front national.

Celui-ci ajoute également que la photo de Marine Le Pen avec Daniel Boucher a été prise tout à fait par hasard lors de la visite de Mme Le Pen à Québec.

«Il n’existe aucun lien entre M. Boucher et Mme Le Pen», précisent les instances du parti, et ce «contrairement à ce que cet individu semble prétendre».

Tva Nouvelle

Des Rohingyas disent avoir été violées par des soldats birmans

Des membres de la minorité musulmane Rohingya accusent des soldats birmans d’avoir violé des dizaines de femmes dans un village reculé du nord-ouest du pays, en proie à des troubles depuis le 9 octobre.

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Les Nations unies ont sonné l’alarme sur la situation dans l’Etat birman à majorité musulmane de Rakhine, où l’armée est à la recherche de quelque 400 combattants qui appartiendraient, selon les autorités, à la minorité Rohingya et soutiendraient des activistes islamistes à l’étranger.

Huit femmes Rohingya du village d’U Shey Kya ont décrit en détail à Reuters l’irruption de militaires dans leurs maisons la semaine dernière, suivie de pillages. Elles affirment avoir été violées sous la menace d’une arme à feu.

Selon des résidents, qui sont plusieurs à confirmer ces accusations, 150 soldats sont arrivés près d’U Shey Kya le 19 octobre.

Interrogé sur le témoignage d’une habitante du village âgée de 40 ans, qui dit avoir été violée par quatre soldats, Zaw Htay, porte-parole du président birman Htin Kyaw, a démenti les exactions.

« Il n’y pas de moyen logique de commettre un viol au milieu d’un grand village de 800 maisons, où sont cachés des rebelles », a-t-il déclaré.

Lors d’une interview à Reuters cette semaine, le porte-parole du président birman a téléphoné à un commandant militaire. Ce dernier a confirmé que des troupes birmanes avait mené une opération à U Shey Kya le 19 octobre mais a réfuté tout abus.

Le chef de la police de Rakhine, le Colonel Sein Lwin, a qualifié les accusations de « propagande pour les groupes musulmans ».

L’Obs

Quand Alain Soral se tape des barres avec un intime de Marine Le Pen

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En début de semaine, le hacker Ulcan a piraté la base de données d’Egalité et Réconciliation, le site d’Alain Soral. Quelques jours avant, c’était le parquet de Paris qui avait requis six mois de prison ferme contre l’essayiste pour avoir harcelé une jeune femme. Ce mercredi, j’envoie un mail à Soral pour voir comment il encaisse tout ça. Il répond : croisons-nous.

« Si vous n’avez pas peur de côtoyer des arabes et des noirs, je vous donne rendez-vous près de nos locaux, à St Denis. Café : Le Trio du Théâtre, 2 rue Paul Eluard à 21h. »

Je lui réponds juste « ok ».

J’arrive à l’heure. Le Trio est un bar PMU classique, rempli d’hommes qui jouent aux courses. La plupart d’entre eux se demandent ce que je fais là. Quelques-uns, très baraqués genre service d’ordre, ont l’air de savoir. Ils me regardent du coin de l’oeil – mais c’est peut-être de la parano.

Un type fait apporter un coca à ma table, dit « c’est pour moi » et devient super lourd. A un moment, il est sifflé par quelqu’un. Quand il revient, il me dit :

« Je sais qui tu attends, c’est un traître. »

Un autre mange un sandwich et des frites à côté de moi. Quand je lui dis que j’attends Alain Soral, il trouve ça classe : « Je regarde toutes ses vidéos ! »

Soral ne vient pas. Au bout d’une heure, je renonce. C’était pénible sans plus.

Le lendemain, j’écris à Soral :

« J’ai attendu 1h hier… C’était long mais sympa. C’était une blague ? Vous avez eu un empêchement ? On peut se parler par téléphone du coup ? »

Il me répond :

« Ouille ! On s’est mal compris. Je voulais dire demain, ce soir, pas hier. Désolé… Moi je peux y être ce soir à 21h, plus tard dans la semaine, ça va être compliqué. »

Soral veut visiblement prolonger sa blague. Mais j’ai du mal à comprendre ce qu’il y a de drôle à me faire venir à Saint-Denis à 21h. Où se loge son fantasme ? Croit-il, en me convoquant au Trio, envoyer Marie-Chantal dans la cage aux fauves ?

Je suis curieuse de voir. Je propose à Soral d’aller plutôt dans le bar d’en face, Le Terminus. Soral me répond :

« Ok pour le Terminus… Vous n’aimez pas les PMU ? Trop populaires ? »

C’est ça. Il doit penser que j’ai peur de me salir.

Finalement à 20h40, vingt minutes avant notre rendez-vous, je décide d’annuler par mail. Il est évident qu’il ne va pas venir et j’ai la flemme d’aller constater une blague.

Ce vendredi midi, c’est la bonne surprise. Je reçois sur ma boite mail un message d’Axel Loustau, ami intime de Marine Le pen, conseiller régional FN d’Ile de France, et patron d’une grosse société de sécurité. C’est à Soral qu’il parle :

« Alors ? Tu as réussi le doublé ? »

Erreur de manip. Soral a dû lui forwarder nos échanges et Loustau m’a mise en copie par erreur quand il lui a répondu.

Pour dresser un rapide portrait de Loustau :

Dans sa jeunesse, comme le rappelle Le Monde, il s’est offert une visite à Madrid auprès du nazi belge Léon Degrelle. A son anniversaire, il y a deux ans, il semble qu’il ait fait un salut nazi devant ses amis. Il est aussi trésorier du micro-parti de Marine Le Pen (« Jeanne ») et mis en examen à ce titre pour escroquerie.

Malgré tout ça, il reste, avec Frédéric Châtillon, dans le premier cercle de Marine Le Pen qui a récemment annoncé qu’il ferait partie de son équipe de campagne.

La proximité de Axel Loustau et Alain Soral date – ils se rejoignent sur l’antisémitisme et soutiennent le régime syrien. Au moins, cette histoire aura permis de vérifier que ces deux là sont toujours amis.

Je leur ai répondu :

« Non, il n’a pas réussi. »

Silence de leur côté. Deux caïds se tapent des barres. Je le raconte. Et vous lisez en plus. C’est le grand désoeuvrement, pardon.

Rue 89

L’animateur radio Alex Jones, admiré par Trump, qualifie les États-Unis de «mafia juive»

L’animateur radio Alex Jones, qui aurait une « super réputation » selon le candidat républicain, s’élève contre la « combine corporatiste internationale »

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Alex Jones, animateur radio et théoricien du complot, sympathisant de Donald Trump s’est emporté au sujet de la « mafia juive » qui contrôle les États-Unis, et a accusé l’éminente famille Emanuel d’en être les protagonistes.

Jones, qui a interviewé Trump pour son émission, a prononcé un long sermon lors du son émission mardi, dans lequel il a démenti être antisémite, mais semblait accuser les juifs pour tous les problèmes inhérents à la société américaine.

« Laissez-moi vous dire, les Emanuel sont une mafia », a déclaré Jones au sujet du maire de Chicago Rahm Emanuel, ancien chef d’État-major pour le président Obama et de ses frères Ari et Ezekiel.

« Et vous, savez, je me disais, ils disent toujours que si je parle du gouvernement mondial et de la corruption, alors je suis antisémite, il y a des mafias de tous bords, mais si vous voulez qu’on en parle, la famille Emanuel est la mafia juive ».

« Mais je ne veux pas dire que les juifs sont mauvais, c’est juste qu’ils sont à la tête de la mafia juive dans le pays. Ils contrôlent Uber, ils contrôlent le système de santé, ils vont vous arnaquer, ils vont vous faire du mal », dit-il.

Il a décrit Rahm Emanuel comme « un homme à la bouche écumante, qui se présente aux réunions avec des couteaux, qui menace le président, complètement fou. Il a une main sur tout, il nous arnaque. »

Jones a accusé la famille Emanuel d’avoir « collaboré » avec George Soros (un magnat des affaires hongro-américain et philanthrope), un « collaborateur des nazis » ainsi qu’avec Madeleine Albright, la secrétaire d’État de Bill Clinton, née de parents juifs, élevée catholique. Jones a accusé le père d’Albright d’avoir collaboré avec les Nazis pour « rassembler des juifs ».

En décembre, Trump a fait une apparition dans l’émission « The Alex Jones Show ». Il était alors candidat à l’investiture du parti républicain. Il a dit à l’animateur « vous avez une super réputation », et lui a promis : « je ne vous laisserai pas tomber ».

TTOI

Selon un député israélien, les séismes en Italie sont… une «punition divine» suite au vote de l’Unesco

Un député israélien voit dans les tremblements de terre qui ont touché l’Italie le 26 octobre dernier une «punition» suite au vote, le même jour, par l’Unesco, d’une résolution critiquant la gestion des sites sacrés de Jérusalem par l’Etat israélien.

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Le député israélien Ayoob Kara a livré à la presse une étrange analyse politique mêlant géologie et géopolitique. Selon lui, les deux tremblements de terre qui ont touché l’Italie le mercredi 26 octobre n’étaient rien de moins qu’une «punition» divine suite au vote par l’Unesco d’une résolution critiquant la gestion par israel des sites sacrés de Jérusalem, que se disputent Israéliens et Palestiniens.

Le vote de l’Unesco a eu lieu le jour même des secousses qui ont fait de graves dégâts. Le député israélien était d’ailleurs en visite officielle au Vatican au moment du tremblement de terre, où il s’est entretenu avec le Pape à propos de la résolution en question.

«Vivre le tremblement de terre n’a pas été un moment agréable», a-t-il déclaré, «mais nous savions que le Saint-Siège serait un lieu de protection».

La résolution de l’Unesco, portée par l’Algérie, l’Egypte, le Liban, le Maroc, Oman, le Qatar et le Soudan, a provoqué l’indignation d’Israël, qui a tenté jusqu’au dernier moment d’empêcher son vote. Ces autres pays n’ont qu’à bien se tenir…

Finalement adoptée le 26 octobre, le gouvernement israélien a immédiatement annoncé qu’ils suspendait sa coopération avec l’Unesco en guise de protestation.

RT

Pays-Bas: Le député d’extrême droite Geert Wilders en croisade contre les musulmans

Le député néerlandais d’extrême droite Geert Wilders, dont le procès pour discrimination et incitation à la haine doit s’ouvrir lundi après qu’il a promis « moins de Marocains » aux Pays-Bas, affirme être en croisade contre ce qu’il nomme « l’islamisation » de son pays.

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Adepte d’une rhétorique lapidaire, le politicien de 53 ans qui vit sous protection policière permanente divise un pays qui se targue pourtant de sa tolérance multiculturelle.

« Nous ne sommes pas xénophobes », a-t-il assuré récemment lors d’un entretien avec l’AFP : « nous sommes contre l’afflux d’une culture qui est contre toutes nos valeurs ».

Surfant sur la vague de la crise migratoire, la pire en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, son Parti pour la liberté (PVV) est passé en tête des sondages pendant la deuxième moitié de 2015 mais a récemment cédé sa place alors que les prochaines élections sont prévues en mars.

Parfois surnommé « Capitaine peroxyde », le député aux cheveux blonds décolorés ramenés vers l’arrière compare le Coran, qu’il qualifie de « fasciste », à « Mein Kampf », le manifeste politique d’Adolf Hitler.

Geert Wilders est l’héritier politique direct du populiste néerlandais Pim Fortuyn, assassiné en 2002, et dit défendre la liberté, « qui disparaîtra au moment où l’idéologie islamiste aura une présence plus forte dans ce pays ».

Il est également l’auteur du film anti-islam de 17 minutes « Fitna » (« discorde » en arabe), qui montre notamment des images des attentats du 11 septembre 2001 à New York.

Sa diffusion en mars 2008, malgré l’opposition du gouvernement néerlandais, avait provoqué de vives réactions dans le monde musulman.

Incitation à la haine

Geert Wilders, qui rejette l’étiquette d’extrême droite, veut faire interdire le Coran et mettre un terme à l’immigration en provenance des pays musulmans.

Après avoir été acquitté en 2011, il est à nouveau poursuivi pour « incitation à la haine » : lors d’un meeting électoral en mars 2014, il avait promis à ses partisans « moins de Marocains » aux Pays-Bas.

Ces déclarations avaient provoqué un exode au sein de son parti et une vague de protestation sans précédent, tout comme, plus récemment, son programme électoral, où il assure vouloir « fermer toutes les mosquées et écoles musulmanes ». 

 

 

Marié à une Hongroise, M. Wilders soigne son image à l’étranger, notamment aux Etats-Unis, où il prononce souvent des discours.

 

Il parle rarement de sa vie privée et n’a jamais réagi aux spéculations selon lesquelles il teint ses cheveux pour cacher de lointaines origines indonésiennes.

Le Point

Conférence Islamophobe de Zemmour à Bergerac : le public était essentiellement d’extrême droite

Eric Zemmour a donné une conférence ce jeudi 27 octobre à Bergerac à l’occasion de la sortie de son livre « Un quinquennat pour rien ». Plus de 300 personnes l’ont écouté exposer sa vision de la France.

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L’essentiel de cette conférence portait avant tout sur ce qu’Eric Zemmour appelle « le grand défi lancé par l’Islam à notre civilisation« « Nous sommes un pays envahi et colonisé » a dit le journaliste. « Nous vivons le retour des guerres de religions, des affrontements entre grandes civilisations. » Eric Zemmour n’a pas épargné les politiques et leur « passivité » en reconnaissant toutefois qu’il n’avait pas la solution pour résoudre tous les problèmes qu’il soulève.

Eric Zemmour était invité par Daniel Gery, ancien candidat aux municipales à Périgueux en 2001 pour le Mouvement national républicain, le parti de Bruno Mégret. La conférence était encadrée par l’association « Médias, Culture et Patrimoine » présidée par Léon-Pierre Durin ancien du Front National et du MNR lui aussi. Dans le public, composé essentiellement de têtes blanches, se mélangeaient curieux, convaincus, catholiques traditionalistes, jeunes de l’Action française et de nombreux membres du Front national périgourdin.

Le conseiller régional FN Robert Dubois était présent« Il y a un grand rassemblement qui se fait autour der personnages comme Eric Zemmour ou Robert Ménard. Tout cette droite nationale égarée est en train de se rassembler. C’est un patriote et il rassemble tous les patriotes quels qu’ils soient.«  Un patriote pessimiste « nous sommes dans une impasse politique gravissime et nos élites ne veulent pas l’avouer » a déclaré Eric Zemmour avant d’aller dédicacer ses ouvrages et de reprendre la route.

France Bleu