Articles par FDEBRANCHE

Manuel Valls prend ses distances avec une reconnaissance automatique de la Palestine

Ce dimanche 22 mai, le Premier ministre français a pris ses distances avec la menace faite en janvier par Paris de reconnaître l’État palestinien en cas d’échec de l’initiative française pour relancer l’effort de paix avec les Palestiniens.

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Manuel Valls entame un voyage particulièrement sensible en Israël et dans les territoires palestiniens. Paris qui a affiché sa volonté de relancer le processus de paix au Proche-Orient mène à présent un périlleux exercice d’équilibriste afin de ne pas s’attirer les foudres des autorités israéliennes encore courroucées par les dernières résolutions françaises en faveur d’une reconnaissance de l’Etat palestinien.

La reconnaissance de l’Etat palestinien écartée (définitivement ?)  

Fin janvier, Laurent Fabius, depuis remplacé au Quai d’Orsay par Jean-Marc Ayrault, avait affirmé qu’en cas d’échec de l’initiative française, «nous devrons prendre nos responsabilités en reconnaissant l’État palestinien». Israël avait fait de ces propos l’un de ses arguments primordiaux contre l’initiative française en faisant valoir que celle-ci était inutile puisque le résultat en était connu d’avance. Jean-Marc Ayrault, qui a repris la conduite de l’initiative, a considérablement atténué le propos depuis en déclarant qu’une reconnaissance n’était pas «automatique» en cas d’échec.

Le chef du gouvernement a abondé dimanche : «L’objectif, c’est d’aboutir à la création d’un État  palestinien. C’est de permettre que votre aspiration nationale puisse enfin se concrétiser. Dire aujourd’hui quand nous reconnaîtrons l’État palestinien, c’est acter par avance l’échec de notre initiative», a-t-il dit.

«Nous ne nous situons évidemment pas dans cette perspective. Au contraire, nous allons mobiliser toute notre énergie pour tenter de faire progresser votre projet national, aux côtés d’Israël dont nous devons par ailleurs garantir la sécurité», a affirmé le Premier ministre. Manuel Valls a exposé à nouveau le constat français selon lequel «plus le temps passe, plus la viabilité d’un Etat palestinien s’estompe sous l’effet d’une colonisation qui se développe».

«L’arrêt de la colonisation est un impératif. Car on ne peut pas vouloir à la fois discuter de la paix, être sincère dans la négociation et continuer dans le même temps à pratiquer le fait accompli sur le terrain», a-t-il insisté.

RT

Israël est «infecté par les graines du fascisme» selon l’ancien Premier ministre Ehud Barak

Alors que l’actuel Premier ministre de l’Etat hébreu, Benjamin Netanyahou, remanie son gouvernement de manière controversée, Ehud Barak l’a accusé de «fascisme», ajoutant que le «gouvernement doit être renversé».

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Barak, qui a dirigé le pays pendant plus de dix ans dans les années 1990, avant de devenir ministre de la Défense sous Ehud Olmert puis sous Benjamin Netanyahou, a commenté le dernier remaniement gouvernemental effectué cette semaine par son ancien supérieur.

En effet, Netanyahou a décidé de remplacer le ministre de la Défense Moshe Ya’alon par Avigdor Lieberman, président controversé du parti d’extrême-droite Israel Beytenou («Israël Notre Maison»), plutôt que de former une coalition avec l’Union sioniste, de centre-gauche.

Ya’alon a démissionné vendredi, à la fois du gouvernement et du parlement, assurant manquer «de foi» en Netanyahou, qui avait pourtant tenté de le contenter en lui offrant le poste de ministre des Affaires étrangères.

Dans une interview avec la chaîne de télévision israélienne Channel 10 vendredi, Ehud Barak a décrit ce départ de Ya’alon comme une «purge», assurant que cela «devrait être un feu rouge pour tous ceux d’entre nous observant ce qui se passe dans le gouvernement».

Il a ensuite déclaré qu’Israël avait récemment connu une série d’événements indiquant que ses gouvernement successifs sont «infectés par les graines du fascisme». Cela a commencé avec l’assassinat controversé par un soldat israélien d’un assaillant palestinien blessé, qui était au sol, a affirmé Ehud Barak, rappelant que Netanyahou avait alors soutenu le militaire.

L’ex-ministre a ensuite cité d’autres exemples, comme la proposition de retirer leur immunité aux députés accusés de soutenir le terrorisme.

«Ce gouvernement doit être renversé avant qu’il ne nous renverse nous tous [ses opposants]» a mis en garde l’ancien Premier ministre ajoutant qu’«il ne reste plus aucun leader sérieux dans le monde qui croit le gouvernement israélien».

RT

Le travail des enfants en Europe : « On sait que ça existe mais on ne veut pas le voir »

C’est au détour d’un café dans les rues de Naples, que Cécile Allegra est confrontée au travail des enfants. Un jeune adolescent, les bras chargé d’un plateau aussi lourd que lui, sillonne entre les tables pour distribuer des boissons. Pour cette grande reporter qui sort d’une longue immersion dans la police napolitaine, c’est la fin d’une enquête et le début d’une autre. Entretien. 

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Palerme

Son travail l’a menée en Bulgarie, en Italie, en Angleterre, et même plus près, en France. Elle a rapporté des témoignages et en a fait un documentaire pour Arte. Dans son livre, Le salaire des enfants, elle relate le parcours de Giovanni, de Giultena ou de la Française Léna, qui travaillent trop tôtUn scandale ignoré.

 

Estelle Bertrand : Comment avez-vous fait témoigner ces enfants et leurs familles ? Vous dites dans votre livre que parler c’est risquer de perdre son emploi voire plus.

Cécile Allegra : Il faut souvent un médiateur et surtout une technique d’approche assez douce. A Naples, avec le petit Giovanni, les parents, ce qui était compliqué c’était de circuler dans le quartier de manière discrète. J’ai commencé par aller le voir de temps en temps un peu comme une marraine. Au fil des jours ma présence passait inaperçue. Pour les autres mineurs italiens dont je parle, ils étaient sous la tutelle de Giovanni, un éducateur. C’est donc grâce à lui et à son travail dans le quartier, que nous avons pu entrer dans ce périmètre.

En ce qui concerne la France j’ai tout simplement demandé si ces jeunes avaient envie d’en parler. Il me fallait évidemment l’autorisation des parents. Étant très engagés aux côtés de leurs enfants, et très remontés par rapport à ce qu’ils ont vécu, il a été facile de les convaincre. Quant à la Grande Bretagne c’est grâce à une assistante sociale que j’ai pu approcher cette réalité.

Selon vous en France, l’apprentissage serait devenu une sorte de « permis d’exploitation » ? 

Je ne veux pas dire que tous les commerçants et artisans exploitent les apprentis, mais on ne peut pas demander à un adolescent de faire le travail d’un adulte. L’Europe a été pionnière dans la lutte contre le travail des enfants et là on assiste à véritable marche arrière.

Marie Claire

Un patron dénonce les salaires indécents, puis s’augmente de 18% ( 4,8 millions d’€ )

Le salaire de Paul Hermelin, patron du géant de l’informatique, Capgemini, s’est envolé en 2015. +18% soit un total de 4,8 millions d’euros. L’enveloppe consacrée aux hausses des rémunérations des salariés français du groupe s’est de son côté considérablement amincie. En 2013, Paul Hermelin, grand patron de gauche, aurait pourtant trouvé l’opération « indécente »… C’est en tout cas ce qu’il expliquait dans un livre.

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Paul Hermelin, le patron du géant de l’informatique, Capgemini, est un patron heureux. En 2015, son salaire annuel a augmenté de 18% pour atteindre 4,8 millions d’euros grâce, entre autres, à la distribution d’un paquet d’actions gratuites dites de « performance » (40 000 en tout) valorisées à 2,3 millions d’euros. Si les actionnaires ont validé l’opération, les syndicats, eux, sont loin de partager leur avis. « Il faut mettre cette augmentation en parallèle avec l’enveloppe consacrée aux hausses de salaires pour les 22 000 salariés français. Elle est passée de 900 000 euros en 2014 à 806 000 euros en 2015« , s’indigne en effet Thierry Achaintre, secrétaire de la CGT Capgemini.

Et de poursuivre :

« Lors des négociations annuelles, la direction de Capgemini nous a expliqué qu’elle prônait la modération salariale parce que les perspectives économiques ne sont pas sûres et la concurrence est rude. Mais, apparemment, cette modération ne vaut pas pour tout le monde ».

Pis, cette modération, Paul Hermelin la prônait il n’y a pas si longtemps dans un livre, paru en 2013, Ceux d’en haut, une plongée dans le monde des « décideurs ». Déjà PDG à l’époque de Capgemini, l’intéressé n’hésitait pas à affirmer sa ligne de (bonne) conduite.

M-o-d-é-r-a-t-i-o-n

Ecoutons-le : « Quand j’ai fait des licenciements en 2002-2004, confie-t-il à l’auteur, j’ai diminué toutes les rémunérations à commencer par la mienne. Et quand a éclaté la crise des subprimes, j’ai coupé 30% des bonus parce qu’il fallait montrer que nous étions solidaires. En trois ans j’ai pris trois fois des stock-options – j’ai vu des mes yeux, un patron rafler 90% des stock-options de sa boîtec’est totalement indécent ; moi quand j’en prends c’est 1,1%. (…) Je n’ai pas de goût pour l’argent. Ma passion c’est la musique… » L’opéra autant que le rap.

Marianne

Au nom de la religion, un Etat américain emprisonnera les médecins pratiquant l’avortement

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Aux Etats-Unis, comme en France, l’adoption du droit à avortement a fait l’objet d’un formidable débat dans les années 70. Mais alors que le dossier est clos en France depuis la loi Veil (1975), il n’a cessé d’être une plaie brûlante outre-Atlantique : une partie de la droite, imprégnée de religion, n’a toujours pas accepté l’arrêt de la Cour suprême « Roe vs Wade » (1973) qui reconnaît ce droit. La campagne actuelle fait resurgir la polémique.

Quasiment tous les candidats à la primaire républicaine se sont prononcés contre l’avortement. Et jeudi, le Sénat d’Oklahoma, par 33 voix contre 12, a voté un texte rendant l’avortement illégal et punissant de prison (1 à 3 ans) les médecins qui pratiqueraient un avortement sur le territoire de l’Etat. Il s’agit d’une provocation, car un tel texte entre directement en contradiction avec l’arrêt « Roe vs Wade ».

Le projet de loi avait été voté en première lecture par la chambre des représentants de l’Oklahoma, et il doit encore être signé par la gouverneure pour entrer en vigueur. Celle-ci, Mary Fallin, n’a pas encore annoncé si elle allait signer la loi.

L’Obs

Un député LR compare les casseurs à des  « Daech de l’intérieur »

Interrogé ce matin par la radio « France Bleu Provence », le maire de Hyères et député du Var Les Républicains, Jean-Pierre Giran, a réagi aux images de voiture de police brûlée mardi dernier par des casseurs. Des casseurs qu’il compare tranquillement… aux terroristes de Daech.

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« Ce n’est plus une manifestation, ce ne sont même plus des casseurs, ce sont des tentatives de meurtres« , martèle Jean-Pierre Giran, député du Var Les Républicains (LR). Les images de la voiture brûlée et des policiers aggressés à coup de barres de fer et de coktail molotov de mardi dernier, en marge de la manifestation des policiers contre la « haine anti-flic », ont marqué les esprits.

« De mon point de vue, ce qu’il se passe là c’est du terrorisme, ce sont des Daech de l’intérieur. Cette guerre qui est déclarée, il faut que la République la mène »  

Précision utile : Jean-Pierre Giran assure qu’il « ne remet pas en cause Nuit debout » et ne fait « aucun amalgame« . Pour lui, « il n’y a pas de rapport », « ce ne sont même pas des casseurs associés« . Il s’agirait plutôt « de bandes militarisées qui veulent prendre la République« .

La référence au terrorisme pour évoquer les casseurs commence à se répandre chez LR. Au micro d’Europe 1, ce jeudi, c’est l’ancien directeur de la police nationale, Frédéric Péchenard, désormais vice-président LR du conseil régional d’Ile-de-France, qui a affirmé : « Quand on a des casseurs politiques qui mettent des rasoirs dans des boules de pétanque ou qui attaquent des policiers, on est dans du pré-terrorisme« .

Marianne

Deux fois arrêté, deux fois évadé : un meurtrier italien retrouvé au Portugal

Filippo Antonio De Cristofaro avait tué en juin 1988 la skipper italienne Annarita Curina pour lui voler son catamaran.

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Sa cavale est le moins que l’on puisse dire rocambolesque. Un Italien, condamné pour un meurtre commis en 1988 a été arrêté au Portugal, a annoncé vendredi la police d’Ancône, sur la côte adriatique italienne. Filippo Antonio De Cristofaro avait tué en juin 1988 la skipper italienne Annarita Curina pour lui voler son catamaran, avec l’aide de son amante, une jeune Néerlandaise de 17 ans. Il avait d’abord endormi sa victime avec du valium avant de la tuer à coups de couteau et de machette puis de jeter son corps à la mer, non loin d’Ancone.

Retrouvé… Parti à bord du catamaran vers les côtes nord-africaines, le couple avait été retrouvé et arrêté quelques semaines plus tard dans un petit port tunisien. La jeune Néerlandaise a été condamnée à six ans et demi de prison tandis que De Cristofaro s’est vu infliger la réclusion à perpétuité.

…avant de s’évader en 2007 et en 2014. En juillet 2007, il avait profité d’une permission spéciale de sortie de prison pour s’évader. Retrouvé aux Pays-Bas, il a été extradé vers l’Italie et incarcéré sur l’île d’Elbe.

Mais en avril 2014, il a une nouvelle fois profité d’une permission spéciale de trois jours octroyée pour les fêtes de Pâques pour s’enfuir du pays.

Arrêté près de Lisbonne. Recherché un temps en Ukraine, en Albanie, en France ou encore aux Pays-Bas, il a été retrouvé à Sintra, un petit village portugais situé à une trentaine de kilomètres de Lisbonne. Lors de son arrestation dans un train local en direction de Lisbonne, De Cristofaro avait sur lui de faux documents d’identité italiens et 5.900 euros en espèces, a précisé la police.

Europe 1

Eagles of Death Metal : 2 concerts annulés après ses propos complotistes et racistes

En désaccord avec des propos tenus par le leader des Eagles of Death Metal, les festivals Rock en Seine et Cabaret Vert ont décidé d’annuler les concerts du groupe prévus cet été.

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Les festivals Rock en Seine et du Cabaret Vert ont annulé vendredi les concerts prévus cet été des Eagles of Death Metal, le groupe qui jouait au Bataclan le soir des attentats du 13 novembre, après des propos polémiques de son leader sur cette attaque.

« Désaccord total ». « En désaccord total avec les récents propos tenus par Jesse Hugues, chanteur de Eagles of Death Metal, à un media américain, les festivals Cabaret Vert et Rock en Seine ont décidé ce jour d’annuler les concerts du groupe » prévus les 25 et 26 août, respectivement à Charleville-Mézières (Ardennes) et à Paris, ont annoncé les organisateurs dans un communiqué.

Des propos polémiques. Début mars, le chanteur, connu pour ses positions pro-armes à feu, avait suscité une première polémique en déclarant que l’attaque du 13 novembre avait été préparée de l’intérieur de la salle de concert et en exprimant des soupçons à l’encontre des vigiles.

Dans une nouvelle interview, accordée récemment à Taki’s Magazine, Jesse Hughes se dit toutefois à nouveau « certain qu’ils (les assaillants, ndlr) étaient là tôt ». « Je me souviens d’eux en train de fixer mon pote. J’ai juste mis ça sur le compte de la jalousie des arabes » à l’égard des Américains, ajoute le chanteur.

Il assure également avoir vu au Bataclan Salah Abdeslam, seul membre encore en vie du commando djihadiste des attentats de Paris. L’enquête n’a toutefois jamais fait état de sa présence sur les lieux.

Jesse Hughes assure dans la même interview avoir « vu des musulmans faire la fête dans la rue pendant l’attaque, en temps réel« . « Comment pouvaient-ils savoir ce qui était en train de se passer ? Il y a sûrement eu une coordination« , déclare le chanteur à cette publication, souvent critiquée pour ses prises de position extrémistes.

Europe 1

États-Unis: Violés au sein de l’armée, puis virés et sanctionnés pour en avoir parlé

Des milliers de personnes, femmes et hommes, ont été licenciées par l’armée américaine après avoir dénoncé le viol ou l’agression sexuelle qu’elles ont subi. Beaucoup ont en plus été privées d’aides sociales à cause de la qualification de ce renvoi.

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«Je porte mon renvoi comme un symbole officiel et permanent de honte, en plus du traumatisme de l’agression physique, des représailles et des séquelles», raconte Brian Lewis. Comme des milliers d’autres membres de l’Armée des États-Unis, il s’est vu signifier la fin de sa carrière militaire après avoir dénoncé le viol qu’il a subi au sein de cette armée.

C’est ce que démontre avec force un rapport de l’organisation Human Rights Watch, dévoilé ce 19 mai, après vingt-huit mois d’enquête sur les victimes de viol ou d’agression sexuelle renvoyées de l’armée aux États-Unis.

Slate

L’escroc franco-israélien Arnaud Mimran dit avoir versé un million d’€ à Netanyahu

L’homme d’affaire franco-israélien, Arnaud Mimran, a affirmé avoir versé un million d’euros au Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Il comparaissait devant le tribunal correctionnel de Paris pour une escroquerie au marché du carbone. 

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La phrase bredouillée par Arnaud Mimran devant le tribunal correctionnel de Paris, jeudi 19 mai, a de quoi donner des sueurs froides au Premier ministre de l’État hébreu. Alors que l’homme d’affaires franco-israélien comparaissait dans une affaire d’escroquerie sur le marché des quotas à la taxe carbone, le prévenu a déclaré qu’il avait versé un million d’euros à Benjamin Netanyahou, ont rapporté des journalistes de Mediapart et Haaretz, présents durant le procès.

Tout est parti d’une remarque du président du tribunal correctionnel, prononcée dans le flot des audiences de ce procès fleuve – Mimran comparait aux côtés de 11 autres personnes et deux sociétés pour une arnaque à la taxe carbone d’un montant de plus d’un milliard d’euros entre 2008 et 2009.

« Je lui [Netanyahou] ai versé un million », a fini par lâcher l’homme d’affaire en hésitant sur les syllabes, raconte Michel Deléan de Mediapart. Auparavant, le magistrat avait dû insister, rappelant au prévenu que cet élément figurait dans son dossier et qu’il ne s’agissait donc pas seulement d’une rumeur dans la presse, comme l’avait suggéré l’avocat de Mimran.

 

Vacances en famille à Monaco

Le riche homme d’affaire et l’actuel Premier ministre israélien se fréquentent de longue date. Le site d’investigation avait obtenu, en mars, des photographies montrant Arnaud Mimran, attablé aux côtés de Benjamin Netanyahou, lors de vacances familiales à Monaco en 2003.

« D’après plusieurs témoignages concordants, la famille [Mimran] a aidé le parti Likoud et prêté au début des années 2000 son appartement de l’avenue Victor-Hugo [à Paris, dans le très chic 16e arrondissement] à Netanyahou », avait alors révélé le média français.

Mimran et la mafia « franco-israélienne »

Prévenu de premier plan dans l’affaire de l’escroquerie sur le marché des quotas à la taxe carbone, le financier n’intéresse pas seulement les juges du pôle national financier. Son nom revient dans plusieurs dossiers d’assassinats.

Soupçonné d’être proche de la mafia franco-israélienne que la police nomme le « milieu affairiste franco-israélien », son nom est cité, sans mise en cause par la justice, dans plusieurs affaires de meurtre dont celui de son ex-associé, Samy Souied, qui n’était alors pas en mesure de rembourser la somme estimée entre 20 et 50 millions d’euros qu’il lui devait, et du milliardaire Claude Dray, son ex-beau-père. Enfin, il pourrait avoir un lien avec le meurtre, en avril 2014, du garde du corps de Cyril Mouly, un grand joueur de poker avec qui Mimran connaît quelques démêlés.

Le procès de l’arnaque à la taxe carbone, qui s’achève le 30 mai, doit reprendre mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris.

France 24

Des parents musulmans et leurs enfants convoqués en sous-préfecture contrairement au règlement

Après les dénonciations calomnieuses, les assignations à domicile non justifiées, les retraits du permis de travailler pour les personnels aéroportuaires, une nouvelle mesure d’exception a fait son apparition : la convocation des enfants musulmans scolarisés dans le cadre de « l’Instruction En Famille » en sous-préfecture !

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En France, l’instruction est obligatoire pour tous les enfants entre l’âge de 6 et 16 ans, comme le veut L131-1 du Code de l’Éducation, et ce sont les représentants légaux de l’enfant qui font le choix de sa scolarité. Si l’immense partie des parents choisit de scolariser leur enfant dans une école publique, d’autres les scolarisent dans une école privée, sous ou hors contrat, et certains font le choix de les instruire à domicile, comme cela est prévu par L131-5 du Code de l’Education. Tous ces choix de scolarité  sont possibles, légaux, et aucune pression ne serait être exercée sur les parents pour leur choix.

Pour les enfants scolarisés dans le cadre de « l’Instruction En Famille » (IEF), une vérification de l’obligation de scolarité est effectuée annuellement sous forme de contrôle, principalement au domicile des parents, mais pas exclusivement. Aussi, il arrive que les enfants soient convoqués dans des écoles élémentaires.

A Mulhouse, des parents musulmans ayant fait le choix de « l’Instruction En Famille » se sont fait convoqués dans un lieu non prévu par la loi et la jurisprudence : la sous-préfecture. Un lieu loin d’être anodin puisque s’y déroulent des interrogatoires de polices, entre autres.

Journal Du Musulman

Une maman a été attaquée avec un verre de vin par une femme ivre

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Gemma Hilton ( la victime ) à gauche, et Kelly Patterson ( la coupable ) à droite

GRANDE-BRETAGNE – Gemma Hilton, une mère de trois enfants âgée de 34 ans, avait subi en février dernier une violente agression dans un bar de Liverpool, lorsqu’une femme en état d’ébriété l’avait frappée au visage avec un verre. Cette dernière vient d’être condamnée à 6 ans de prison.

Metro

« Élire une femme n’est pas conforme à la loi juive », une candidate au Consistoire central juif subit des pressions

Le Consistoire central juif se divise après la candidature d’une femme. Cette candidature ne fait pas l’unanimité en interne. Évelyne Gougenheim veut prendre la place de Joël Mergui, qui se représente à sa propre succession.

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Quel que soit le résultat, l’élection du 19 juin pour la présidence du Consistoire central aura quelque chose d’inédit. Pour la première fois en plus de 200 ans d’existence, une femme se présente pour prendre la tête de l’instance de représentation religieuse du judaïsme français. Évelyne Gougenheim, 60 ans, administratrice du Consistoire de Paris, sera opposée au président sortant Joël Mergui, 58 ans, candidat à un troisième mandat de quatre ans.

Fondé en 1808, le Consistoire central est soumis à une double autorité gère quelque 400 synagogues et les affaires religieuses (cacherout, conversions, mariages…) de la première minorité juive d’Europe, même si toutes les communautés ne sont pas sous sa tutelle.

Une candidature qui divise

Selon une source proche du dossier, Evelyne Gougenheim a fait l’objet de « beaucoup de pressions » pour ne pas se présenter, certains orthodoxes estimant que l’élection d’une femme à la tête de l’institution religieuse n’était pas conforme à la halakha, la loi juive.

Sa candidature, pourtant validée par la commission électorale, a été contestée lors d’une réunion du conseil du Consistoire le 10 mai, a indiqué cette même source. « Un administrateur a argumenté en disant que quatre dayanim (juges rabbiniques) avaient donné un avis négatif en disant qu’il était impossible qu’une femme soit présidente du Consistoire, mais on ne sait pas sur quel fondement. Tout cela est un peu honteux », a estimé Évelyne Gougenheim. « Tout d’un coup, on s’est retrouvé devant un Consistoire qui ne se réfère plus à la loi française, mais qui voudrait se référer à la halakha », a déploré la candidate.

« J’ai des soutiens en interne, mais j’avoue que la plupart des personnes à qui je parle me disent s’il vous plaît, ne me citez pas, j’ai peur des représailles », confie-t-elle. Joël Mergui n’a pu être joint ce mercredi 18 mai.

Le point

Voiture folle à Vitry-sur-Seine : un chauffeur polonais mis en examen

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Accusé d’avoir blessé cinq personnes après une sortie de route dans le centre-ville de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) dimanche soir, l’homme qui était au volant de la voiture a été mis en examen pour blessures involontaires aggravées, ce mercredi 18 mai. Cette information a été confirmée par des sources judiciaires.

L’homme, un Polonais de 25 ans résidant dans le Val-de-Marne, a également été placé sous contrôle judiciaire avec l’interdiction de conduire tout type de véhicule, la remise du permis de conduire et l’obligation de rester sur le territoire français.

La berline a alors dévié de sa trajectoire et heurté au passage une femme de 40 ans, sa fille de 7 ans, gravement touchée à une jambe, et son fils de 4 ans. Deux soeurs de 18 et 22 ans, très grièvement blessées, se sont également retrouvées coincées sous le véhicule, qui a terminé sa course contre l’entrée d’une sandwicherie.

Le Point