Articles par FDEBRANCHE

Reconnaissance de l’Etat Palestinien: Hamon reproche à Valls d’avoir «cédé» à Israël

Le premier ministre refuse d’évoquer par avance une reconnaissance de l’Etat palestinien malgré un vote en ce sens de l’Assemblée nationale.

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Malgré le vote du Parlement, le gouvernement refuse toujours d’envisager une reconnaissance prochaine de l’Etat palestinien. Une position rappelée dimanche par Manuel Valls qui est en déplacement dans l’Etat hébreu.

«Dire aujourd’hui quand nous reconnaîtrons l’Etat palestinien, c’est acter par avance l’échec de notre initiative», a déclaré Manuel Valls à Tel Aviv, en référence à la démarche pour la paix entreprise par la France, qui organisera une conférence le 3 juin à Paris.

Un refus de faire pression sur Israël qui agace Benoît Hamon, député socialiste et artisan de longue date d’une reconnaissance de l’Etat palestinien. Dans un communiqué publié lundi, l’ancien ministre juge «douloureux de constater aujourd’hui que (Manuel Valls) batte si facilement en retraite».

Lorsque Laurent Fabius était ministre des Affaires étrangères, il «affirmait fin janvier 2016 qu’en cas d’échec de l’initiative française, “nous devrons prendre nos responsabilités en reconnaissant l’État palestinien”», rappelle le député des Yvelines. «Le gouvernement avait répondu à la résolution de l’Assemblée nationale puis celle du Sénat avec sérieux et ambition», se remémore le parlementaire.

Pour Benoît Hamon, le «principe d’une reconnaissance automatique en cas d’échec de la conférence (du 3 juin), garantissait le sérieux et la fermeté des intentions de la France». En y renonçant, Manuel Valls «cède ainsi à la demande du gouvernement conservateur israélien et condamne par avance l’initiative française à n’être qu’un nouveau théâtre d’ombres pour constater l’impasse du processus de paix».

Le Figaro

Il viole une fillette et accuse «2 noirs» qui seraient allés dans un «magasin musulman»

Le Montréalais accusé d’avoir agressé sexuellement une fillette de 11 ans avant de la laisser pour morte dans une ruelle s’est défendu en mettant la faute sur «deux Noirs» que lui seul a vus.

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«Ils avaient 14 ou 15 ans, mais pouvaient paraître plus vieux… L’un n’est pas très grand, un était habillé foncé, l’autre en jaune», a témoigné vendredi l’accusé de 44 ans. L’homme, qui ne peut être identifié afin de protéger l’anonymat de la victime qui le considérait comme son oncle, a ainsi juré qu’il n’avait rien à voir dans cette affaire de tentative de meurtre et d’agression sexuelle, survenue en mai 2013 dans l’arrondissement Saint-Laurent.

Et ce, même si la victime avait dès le début identifié l’accusé comme étant l’agresseur.

«Il a pris une corde [à danser], il l’a mise autour de mon cou et il a serré très fort, on le connaît», avait expliqué la petite, tout en ajoutant que cet événement s’était déroulé chez elle, où l’accusé habitait aussi.

 

Lors de son témoignage, l’accusé s’est pour sa part décrit comme une personne attentionnée, qui avait même participé à l’organisation d’une fête pour célébrer la puberté de la victime. «Je la considère comme ma fille», a-t-il dit.

Mais dès qu’il a été question des crimes allégués, l’accusé a assuré que la petite s’était trompée.

«Je suis sûr qu’il y a quelqu’un derrière ça», a-t-il lancé pour défendre sa version contre celle de la victime. Selon l’accusé, le jour du drame, l’enfant était allée jouer dehors et il l’avait même aidée à trouver sa corde à danser.

 

En amenant la fille à l’extérieur, il aurait alors aperçu «deux garçons noirs» marchant dans la même direction que la victime. Et plus tard, voyant que la victime n’était pas de retour chez eux, il serait parti à sa recherche pour recroiser ces deux garçons qu’aucun témoin n’a vus à part lui.«Ils ont sauté sur moi agressivement, ils m’ont griffé sur la poitrine, le visage, les bras», a-t-il dit.

Et l’accusé est formel, l’un d’eux tenait dans ses mains la corde à danser de la victime.

L’accusé aurait ensuite revu ces deux personnes peu après, non loin d’un «magasin musulman», a-t-il dit à la cour en sanglotant. Mais, déplore-t-il, c’est lui qui a été arrêté.

Son témoignage, devant la juge Silvie Kovacevich, reprendra ce mercredi, au palais de justice de Montréal.

Journal De Quebec

 

Les crimes violents commis par l’extrême droite explosent de 40 % en Allemagne

Confronté à un afflux de migrants sans précédent, l’Allemagne a vu le nombre des crimes violents commis par des radicaux d’extrême droite augmenter de 40% en 2015.

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L’Allemagne a ainsi enregistré 1.485 de ces crimes l’an dernier contre 1.029 l’année précédente. Plus largement, le ministère de l’Intérieur note une explosion (+77%) des «crimes de haine», des infractions à caractère raciste ou antisémite et des infractions ciblées par la religion des victimes.

Les foyers de demandeurs d’asile ciblés

Dans le même temps, les actes de violences ciblant les foyers de demandeurs d’asile ont quadruplé avec 923 crimes et délits recensés, d’après les chiffres cités par ABC News.

Les autorités allemandes s’étaient déjà émues en février dernier d’une dérive xénophobe, amplifiée avec l’arrivée des migrants et aiguillonnée par des mouvements islamophobe et d’extrême droite comme Pegida.

Direct Matin

USA : la Cour suprême casse un verdict raciste sur un Noir condamné par 12 Blancs

Washington – La Cour suprême des Etats-Unis a annulé lundi la condamnation à mort en 1987 d’un Noir jugé coupable du meurtre d’une femme blanche, ses avocats ayant apporté les preuves d’une sélection raciste du jury de l’époque, composé de 12 Blancs.

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Cette décision, à la majorité de sept juges sur huit, est de grande portée car l’Amérique reste, trente ans plus tard, toujours confrontée au problème du racisme dans la sélection des jurés de ses procès.

Toujours détenu dans le couloir de la mort et toujours menacé d’être exécuté, Timothy Foster avait été jugé dans l’Etat de Géorgie et été reconnu coupable à l’unanimité d’un jury de 12 Blancs.

Des documents apparemment accablants, obtenus tardivement par la défense du prisonnier, avaient été présentés début novembre 2015 lors de l’audience à la Cour suprême: on y voyait, sur la liste des appelés tirés au sort, parmi lesquels furent choisis les jurés, un « B » écrit à la main devant le nom des personnes noires (« Black«  en anglais).

Ces citoyens estampillés « B » ont été écartés du jury lors du processus contradictoire qui permet au procureur et aux avocats de récuser un certain nombre de jurés.

Pire, avait dénoncé le premier défenseur de Timothy Foster, le procureur avait rédigé une liste de six personnes à récuser à tout prix.

Sur cette liste de « non absolus« , les cinq premières personnes étaient des Noirs, la sixième ayant clairement fait savoir son opposition à la peine capitale, avait exposé l’avocat.

L’Express

Yvan Attal : «Oui, je pense que la France garde un fond d’antisémitisme»

Dans son nouveau film « Ils sont partout », Yvan Attal a choisi de s’attaquer avec humour aux clichés véhiculés sur les juifs.

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« Les juifs ont de l’argent », « les juifs complotent », les juifs ont tué Jésus »… Dans son nouveau film Ils sont partout, dont Europe 1 est partenaire, le réalisateur et comédien Yvan Attal tente de démonter un à un les nombreux clichés qui persistent sur cette communauté en France.

L’antisémitisme français. Si le sujet est traité avec humour, Yvan Attal n’en est pas moins inquiet. « Oui, je pense que la France garde un fond d’antisémitisme« , a-t-il affirmé sur Europe 1 vendredi matin. « Mon but n’est pas de culpabiliser les gens. Mon but c’est de demander ‘où est cette France qui se mobilisait quand un cimetière était profané‘ ».

Après les attentats de janvier et ceux perpétrés par Mohamed Merah à Toulouse et Montauban, le réalisateur aurait souhaité voir un soutien plus massif à la communauté juive. Quant au rassemblement du 11 janvier, il s’interroge : « S’il n’y avait pas eu Charlie Hebdo, je me demande ce qu’on aurait fait de l’Hypercasher ».

La déception cannoise. Le film Ils sont partout a été particulièrement difficile à financer pour Yvan Attal. Dernier coup dur : le film ne sera pas présenté au festival de Cannes. « Je ne peux pas dire que je ne suis pas à Cannes parce que c’est un film sur les juifs », souligne-t-il. « Mais quand on fait un film engagé, on espère avoir le soutien de gens qui prônent l’engagement« . Un choix, une tendance, qui agacent le réalisateur. « On dit que les films présentés au festival de Cannes sont le miroir du monde. Mais cette année, ce n’est même pas le miroir de la France », a-t-il pesté.

Europe 1

Départs en série à l’Elysée: la bourgeoisie d’état refuse de couler avec Hollande

10 cadres de l’Elysée et plusieurs cadres ministériels ont ou vont quitter leurs fonctions. Au-delà du phénomène d’usure, comment expliquer ces vagues de départ ? Est-il possible d’y voir une forme de peur face à une défaite inéluctable de François Hollande en 2017 ?

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Il est logique et habituel qu’il y ait un roulement dans les effectifs du cabinet du président de la République. La plupart des conseillers ne sont pas des personnalités politiques, visant une carrière électorale. Le passage dans l’équipe rapprochée du président est une étape pour eux.

Dans notre système français, elle constitue même un tremplin destiné à obtenir une promotion. Les mouvements interviennent tout au long du quinquennat mais ils s’accélèrent à la fin. Ils signifient que les conseillers veulent capitaliser sur leur passage à l’Elysée pour en tirer un profit maximum.

D’autant plus que la concurrence pour les postes sera vive : les membres de cabinets de Matignon vont eux aussi chercher des postes et de même ceux des ministères… Pour se recaser, le moment est idéal. Après, il sera trop tard…  La peur d’une défaite inéluctable transparaît cependant dans certains départs. Celui du directeur de cabinet le préfet Lataste est étonnant. Le directeur de cabinet est un poste clé à la présidence de la République, chargé de diriger le Palais. Il est habituellement un fidèle du chef de l’Etat et le suit jusqu’au bout.  Il assure la continuité au Palais pendant que le président et le secrétaire général sont à fond dans la politique. Ce départ du second plus haut fonctionnaire de la présidence, qui veut retrouver un poste de préfet, ne donne pas l’impression d’une grande confiance dans les chances de réélection de François Hollande.

Les techniciens disparaissent du paysage et le temps est désormais aux politiques. Voir dans ces mouvements un signe de défiance envers le chef de l’Etat me semble difficilement généralisable.

Atlantico

Booba : « Moi j’aime la France, c’est la France qui ne m’aime pas »

Dans le magazine de TF1 « 7 à 8 », Booba a fendu l’arme pour se confier comme jamais. Racisme, misogynie, annulation du concert de Black M à Verdun, le rappeur n’a éludé aucune question.

Le Duc de Boulogne s’est aussi confié sur la polémique concernant le concert de Black M qui aurait dû avoir lieu à Verdun dans le cadre des commémorations des batailles de la Première Guerre mondiale. « Aucun noir célèbre, ni Omar Sy ni Yannick Noah, personne n’a réagi. Ce que je trouve affligeant et incroyable c’est qu’une personne de couleur qui chante pour la commémoration de Verdun, on trouve ça insultant (…) alors qu’on se souvient des tirailleurs sénégalais qui se sont battus pour la France » a indiqué le rappeur.

L’interprète de « Walabok » a également donné son ressenti sur le racisme qui l’a touché depuis son enfance : « Moi j’aime la France, c’est la France qui ne m’aime pas. Je suis né en France, comme tout enfant j’étais innocent. Le racisme, les portes fermées, ça m’est tombé dessus en grandissant. Ce n’est pas moi qui l’ai cherché« .

 

 

BDS : Manuel Valls condamne à nouveau le boycott d’Israël depuis Tel Aviv

Le Premier ministre Manuel Valls s’est attaqué dimanche 22 mai à la tâche ardue de convaincre, « en ami », les Israéliens qu’une initiative de Paris pour la paix avec les Palestiniens était dans leur intérêt, tout en répétant que « la colonisation doit cesser ».

Valls delivers a speech during the inauguration of the Zmorot solar plant built and operated by France's EDF Energies Nouvelles near Ashkelon

Le Premier ministre français a par ailleurs de nouveau condamné la campagne de boycott anti-israélien, qui selon lui masque une « détestation » antisémite.

Le chef du gouvernement recevait dimanche après-midi la plus haute distinction de l’université de Tel-Aviv, où il a lancé un appel aux étudiants israéliens à venir étudier en France.

« Cette invitation que je lance n’est pas une invitation en l’air (…) c’est la plus sincère des réponses à ceux qui ne parlent que de boycott », a-t-il affirmé, devant un auditoire largement composé de Français habitant en Israël.

« Comment ne pas condamner ceux qui se livrent à cette entreprise de destruction des liens qui nous unissent? Comment peut-on se dire éclairé, démocrate, et vouloir boycotter le savoir, la recherche, la culture, la création, la créativité? », a dit Manuel Valls citant un appel au boycott d’un spectacle d’un ballet israélien à l’Opéra Garnier à Paris.

Huff Post

Nantes: Une vidéo du lynchage d’un policier scandalise le web

 

Le CRS de la vidéo pourrait être le commandant de police agressé et hospitalisé le 3 mai dernier à Nantes, selon France 3 Pays de Loire. Devançant son escadron, il s’était retrouvé isolé face à des manifestants. Le fonctionnaire avait reçu un premier coup porté par derrière, ce qui l’avait fait chuter. Une fois au sol, un groupe de cinq à six jeunes s’était jeté sur la victime, lui arrachant son casque de protection, avant de le frapper à la tête à coups de pieds et de barre de fer. Conduit à l’hôpital, le commandant de police en était ressorti avec une quinzaine de points de suture à la tête et au visage.

Paris Match

 

Palme d’Or : le Festival de Cannes récompense « l’anti-israélien » Ken Loach

La Palme d’or du Festival de Cannes a été attribuée dimanche au cinéaste britannique Ken Loach pour « Moi, Daniel Blake ».

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Six fois primé à Cannes, où il avait reçu la Palme d’or en 2006 pour « Le Vent se lève », Ken Loach, 79 ans, a reçu la Palme des mains de l’acteur Mel Gibson.

En 2009, Ken Loach, « anti-israélien notoirement connu », avait annulé sa venue au Festival du Film International de Melbourne après avoir appris que le gouvernement israélien avait financé le voyage de l’artiste d’animation Tatia Rosenthal.

Le cinéaste britannique est un fervent défenseur du boycott total de l’État juif. « Le boycott c’est la seule chose que nous pouvons faire pour accomplir ce que ni l’ONU ni Obama n’ont réussi à faire, d’amener Israël à rendre les territoires occupés », avait-il déclaré en 2014 dans un entretien accordé au quotidien berlinois Tagesspiegel.

« Israël se présente comme une démocratie occidentale… et en même temps enfreint des accords internationaux et ne respecte pas la Convention de Genève, vole des terres auxquelles il n’a pas droit, emprisonne des enfants et ment à la terre entière par rapport à ses armes nucléaires », avait-il ajouté.

Le Monde Juif

Tonnes de drogues importées en France : révélations sur un trafic d’Etat

 

Un témoignage publié par Libération met en cause l’ex-patron de la lutte anti drogue, accusé d’avoir facilité l’importation en France de plusieurs dizaines de tonnes de cannabis. Stéphane V. se présente comme un « infiltré » ayant effectué « plusieurs missions pour l’Etat », avec pour agent traitant François Thierry, ex-patron de l’Ocrtis.


«Libération» révèle le rôle central de François Thierry, ancien numéro 1 de la lutte antidrogue, dans l’importation en France de plusieurs dizaines de tonnes de cannabis en lien avec un des plus gros trafiquants européens. Un système d’une ampleur inédite qui s’apparente à un trafic d’Etat.

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C’est un scandale qui risque de provoquer une déflagration au sommet de la police judiciaire. L’ancien patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis), François Thierry, est soupçonné d’avoir laissé entrer en France plusieurs dizaines de tonnes de cannabis au cours des dernières années, avec la complicité d’un des plus gros trafiquants européens, recruté par ses soins.

Visage de la lutte antidrogue française depuis 2010, le commissaire avait pris l’habitude de poser devant ses plus belles saisies, aux côtés des ministres de l’Intérieur successifs, Claude Guéant, puis Manuel Valls et Bernard Cazeneuve. Que savaient ces derniers des méthodes de François Thierry ? Ont-ils cautionné ce trafic d’Etat ? De nouveaux éléments et un témoignage accablant recueilli par Libération dévoilent l’ampleur de ce système, dont l’existence pourrait mettre en péril des dizaines de procédures judiciaires. Contacté dimanche matin, le ministère de l’Intérieur n’a pas souhaité réagir avant la publication de notre enquête.

Le déclic

Le système a déraillé brutalement le 17 octobre à Paris. Ce soir-là, la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) met la main sur 7,1 tonnes de cannabis entreposées dans trois camionnettes garées boulevard Exelmans, dans le XVIe arrondissement.

Une saisie record pour la capitale. Le lendemain, François Hollande se déplace en personne au siège des douanes pour saluer ce «coup fatal» porté aux trafiquants. Mais l’enquête ouverte le jour-même par le parquet de Paris, confiée à la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs), va réserver quelques surprises.

Une facture retrouvée dans une des camionnettes et des traces ADN permettent rapidement de remonter jusqu’à un certain Sofiane H., bien connu des services de police. L’homme habite justement boulevard Exelmans, dans un penthouse de 300 m2 avec piscine intérieure, dont le loyer de 9 000 euros est réglé chaque mois en cash.

Mais il a surtout la particularité d’être un indic de l’Ocrtis, dûment immatriculé au Bureau central des sources. Un informateur au pouvoir exorbitant, directement traité par le patron de l’Office, et capable d’importer chaque mois plusieurs tonnes de shit en «livraison surveillée». Cette technique d’enquête, très prisée des services de stups, permet de laisser passer de la drogue sous le contrôle d’un magistrat, afin de démanteler des réseaux de revendeurs à l’arrivée. Une technique légale. Sauf qu’en l’espèce, Sofiane H. semblait bénéficier d’une protection en haut lieu, ce qui lui permettait de poursuivre ses activités sans jamais être inquiété.

L’affaire d’Exelmans est jugée d’autant plus sérieuse par le parquet que la drogue saisie à Paris fait partie d’un lot beaucoup plus important. Trois jours plus tôt, les douanes avaient déjà intercepté 1,9 tonne de cannabis sur l’autoroute A11, en direction de Nantes. Puis quelques jours plus tard, 6,2 tonnes sont saisies dans une fourgonnette en Belgique. A chaque fois, la marchandise a la même origine.

Pour le seul mois d’octobre, plus de 15 tonnes sont donc passées par le même canal sans aucun encombre. Avant que les douanes, avisées par un mystérieux informateur, ne fassent capoter l’opération. Quel rôle a joué Sofiane H. dans ce trafic ? Et surtout, quelle était la nature de sa relation avec François Thierry pour bénéficier d’une telle impunité ? Après quatre mois de cavale, le trafiquant est finalement interpellé le 22 février en Belgique. Un témoin tellement exposé que le parquet a jugé bon d’envoyer les gendarmes d’élite du GIGN pour aller le chercher en hélicoptère lors de son extradition.

Le recrutement

Le parcours de Sofiane H. est à la mesure du scandale qui couve depuis la saisie record du boulevard Exelmans. L’homme peut en effet se targuer d’être le plus gros importateur de cannabis en France, ni plus ni moins.

Dès la fin des années 90, à seulement 20 ans, il est déjà considéré comme un des barons du trafic international entre le Maroc, l’Espagne et la France. Recherché pour l’importation de plusieurs tonnes de shit, il est condamné en 2002 à cinq ans de prison, puis à dix-huit ans pour avoir continué à trafiquer depuis sa cellule. Sur une écoute téléphonique, on l’entend menacer un de ses acolytes de «lui trouer les genoux avec une perceuse» après le vol présumé d’une tonne et demie de marchandise. Quelques mois plus tard, il parvient à s’évader de la prison de Metz lors d’un transfert et s’installe dans le sud de l’Espagne. Une période faste au cours de laquelle Sofiane H. se refait rapidement un nom dans l’élite du trafic international.

Mais après avoir échappé à plusieurs coups de filet, le Français est finalement arrêté en mars 2009 à côté de Marbella, en Andalousie, dans le cadre de l’opération «Baleine blanche», la plus grosse enquête jamais menée en Espagne sur le blanchiment lié au trafic de drogue. L’opération, qui porte sur un montant de 250 millions d’euros, permet d’interpeller une cinquantaine de personnes et de saisir plus de 200 propriétés et véhicules de luxe. En garde à vue, Sofiane H. essaiera d’effacer ses empreintes digitales en se frottant les doigts aux barreaux de sa cellule. Selon plusieurs sources, c’est lors de sa détention en Espagne qu’il aurait été recruté par François Thierry. «Tamponné», comme on dit dans le milieu.

Extradé en France, Sofiane H. est condamné en avril 2011 à treize ans de prison. Mais il a désormais une bonne avocate. Anne Claire V. n’est autre que la compagne de François Thierry. A l’énoncé du verdict, elle dénonce une «peine sévère». Mais à peine trois ans plus tard, l’avocate spécialisée en droit immobilier dans un grand cabinet d’affaires parvient à faire libérer le trafiquant.

Contre toute attente, Sofiane H. bénéficie d’une remise de peine exceptionnelle suivie d’une libération conditionnelle, accordée par un juge d’application des peines de Nancy. Une mesure rarissime, réservée à certains repentis.

Selon nos informations, Sofiane H. a dû s’acquitter au passage d’une amende douanière de 2 millions d’euros. Qui a réglé cette somme ? Avec quel argent ? Et comment a été payée l’avocate ? Contactée par Libération, Anne Claire V. n’a pas souhaité s’exprimer. Seule certitude : Sofiane H. va désormais s’imposer comme le plus gros trafiquant de l’Hexagone grâce à la protection de François Thierry«Un homme à la tête du troisième réseau d’Europe en termes de volume de trafic», selon un enquêteur spécialisé.

Le trafic

Jusqu’où l’Office central des stups était-il impliqué dans ce gigantesque scandale ? Et dans quelle mesure les magistrats ont-ils validé certaines procédures ? Un témoignage édifiant permet d’éclairer ce système de l’intérieur.

Ancien indic de François Thierry, bien connu des autorités françaises, Stéphane V. a livré de nombreux éléments à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), chargée de l’enquête sur les méthodes des Stups. Il affirme notamment avoir été mandaté par François Thierry pour garder une villa à Estepona, dans le sud de l’Espagne, entre mars et avril 2012. Pendant près de trois semaines, a-t-il expliqué aux «bœufs-carottes», cinq hommes présentés comme des policiers français se relayaient pour charger et décharger sur la plage des dizaines de paquets remplis de drogue, récupérées sur des Zodiac venus du Maroc.

Au total, 19 tonnes auraient transité par la villa au cours de ce seul séjour. Une mission payée à Stéphane V. en cash par François Thierry. Il sera à nouveau sollicité plusieurs fois par le grand patron des Stups pour des opérations identiques, jusqu’en décembre 2014.

Libe

Pour Nadine Morano la gare du Nord à Paris « c’est plus la France» « c’est l’Afrique »

Invité de l’émission Le Supplément sur Canal+, l’eurodéputée a regretté ce dimanche l’évolution du quartier de la gare du Nord, à Paris. « On n’a plus l’impression d’être en France », a lancé la candidate à la primaire à droite.

 

Lors d’un reportage diffusé lors de l’émission, la candidate à la primaire à droite fustige l’évolution démographique du quartier de la gare de Nord, dans le 10e arrondissement de Paris. « Dans le quartier où j’ai grandi, il y avait quatre familles africaines, quatre. Dont une est restée ma meilleure amie. Quand vous retournez dans ce quartier, regardez la Gare du Nord, on n’a plus l’impression d’être en France, on a l’impression d’être en Afrique », s’agace l’eurodéputée.

L’Express

Israel : « Manuel Valls est l’un des seuls Premiers ministres qui soit sioniste »

« Heil Hitler » « Marine Le Pen au pouvoir en 2017 » des tags antisémites sur les murs de la fédération du PS

Dans la nuit du vendredi 20 au samedi 21 mai, les locaux de la Fédération du Parti socialiste de l’Eure, rue Joséphine à Évreux, ont été couverts de tags ouvertement racistes et antisémites. Sur le mur, outre des étoiles de David et une croix gammée, on pouvait y lire des inscriptions « Vive le IIIe Reich », « Jude Sarko » ou encore « Marine Le Pen au pouvoir en 2017 ».

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Les tags ont été nettoyés dans la matinée par les services de la ville. Une autre inscription a été effacée dans la même rue, quelques mètres plus loin (un « Heil Hitler » mal orthographié), sous un porche. La police d’Évreux a ouvert une enquête pour tenter d’identifier le ou les auteurs des tags racistes.

Marc Antoine-Jamet, le secrétaire départemental du PS se dit « attristé devant cet acte de vandalisme » mais indique qu’il ne souhaite pas porter plainte. « Je plains ceux qui ont fait ça. » Il dénonce la responsabilité de l’extrême-droite et notamment de Nicolas Bay, secrétaire général du Front national et conseiller régional de Normandie. « La parole se libère, les gens croient que tout est permis. Il y a à la fois un climat antirépublicain et antidémocratique qui fait vivre ce leader tendance Mégret » assène-t-il.

 

Paris Normandie

George Zimmerman a vendu 250.000 $ le pistolet qu’il avait utilisé pour tuer Trayvon Martin

L’ancien vigile George Zimmerman a vendu 250.000 dollars le pistolet qu’il avait utilisé pour tuer Trayvon Martin, un adolescent noir qui n’était pas armé, en 2012 en Floride, selon plusieurs sources concordantes.

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Le site United Gun Group, qui a accueilli la vente aux enchères de ce pistolet Kel-Tec PF-9, a posté samedi un message sur son compte Twitter indiquant que l’arme avait été vendue un quart de million de dollars. Vendredi, la station de télévision locale de Las Vegas (sud-ouest) KTNV avait assuré, sans produire le témoignage, avoir appris de George Zimmerman directement qu’il avait cédé son arme pour 250.000 dollars.

La vente met fin à dix jours d’un long processus, qui a vu George Zimmerman mettre une première fois l’arme aux enchères sur un site, GunBroker, avant d’en être exclu puis de se reporter sur United Gun Group, un site communautaire. Plusieurs internautes outrés par cette vente ont ensuite réussi à y faire échec, en soumettant des enchères farfelues, jusqu’à 65 millions de dollars.

RTBF