Loic avec ses vêtements de tous les jours, serrant la main du rabbin de la synagogue se situant à quelques mètres de la mosquée Tawhid
Suite à la parution, dans Le Figaro Magazine du samedi 21 mai 2016, d’une « enquête » consacrée à « l’islamisme » dans la ville de Saint-Denis, et sobrement titrée « Molenbeek-sur-Seine », Sihame Assbague (journaliste par obligation) et Widad Ketfi (journaliste indépendante) ont entrepris de mener une « contre-enquête ».
Samedi 21 mai 2016, Le Figaro Magazine publiait l’enquête de Nadjet Cherigui sur la ville de Saint-Denis renommée pour l’occasion « Molenbeek-sur-Seine ».
À la demande de plusieurs dionysiens et internautes effarés par l’angle choisi et les « insinuations abjectes », nous avons donc remis nos trenchs d’enquêtrices pour aller démêler le vrai du faux.
Après deux semaines de rencontres, de présence sur place et d’entretiens, notamment avec les personnes citées, nos doutes quant à l’utilisation de procédés journalistiques équivoques et de simplifications outrancières ont été confirmés.
Manipulation, déformation, falsification de plusieurs citations, informations non vérifiées devenues assertions, occultation délibérée de propos pouvant nuancer l’enquête : le résultat est pour le moins accablant. Ce que Le Figaro a présenté comme une enquête de trois mois, puis d’un mois et demi, n’est en fait qu’une succession de biais réducteurs et de témoignages peu fiables. Décryptage, point par point, ligne par ligne, d’un dossier désormais emblématique de la désinformation-sur-Seine.
Le sixième individu suspecté d’avoir agressé l’adjoint de sécurité Kevin Philippy à coups de bâton a été déféré et va être présenté à un juge d’instruction en vue de sa mise en examen. Pendant ses 48 heures de garde à vue, le suspect a invoqué son droit au silence.
Cet homme, un informaticien prénommé Nicolas, avait été arrêté dans le métro mercredi 8 juin par les policiers. Ces derniers le suspectent d’être l’individu auteur des coups sur l’adjoint de sécurité Kevin Philippy.
Les images de l’agression et de l’incendie de la voiture de police avaient tourné en boucle, suscitant une vague d’indignation. La scène s’était produite le 18 mai dernier à deux pas de la place de la République, où se tenait un rassemblement de policiers venus dénoncer la « haine antiflics ».
La députée EELV raconte qu’un texto venu de l’Elysée lui intimait de rentrer dans le rang sinon il y aurait des conséquences. C’était il y a un an et demi. Aujourd’hui Europe Ecologie-Les Verts est en état de mort cérébrale.
Pour Cécile Duflot, ça ne fait pas l’ombre d’un doute, c’est François Hollande qui est responsable de l’implosion du parti vert. La preuve ? Ce SMS qu’elle a reçu le 21 janvier 2015. Un proche conseiller du président lui écrit : « Il faut qu’on te voit d’urgence« , puis, en substance, tu rentres dans le rang ou on te tue. Pourquoi ces menaces ? Parce qu’on est alors à la veille des élections départementales et que la ministre démissionnaire a choisi de faire alliance avec le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon et du communiste Pierre Laurent contre le PS.
La garde rapprochée de François Hollande et de Manuel Valls lui envoient alors des messages sans ambiguïté. Jean-Marie Le Guen dénonce « la radicalisation de Duflot« . Un ami du Premier ministre accuse carrément la députée verte de « mettre en danger le pays« . Rien n’y fait, pas même ce texto menaçant venu de l’Elysée.
« Les gens n’ont pas compris que j’avais des convictions« , explique un peu bravache Cécile Duflot. Depuis, François Hollande a débauché son amie Emmanuelle Cosse, mais aussi Jean-Vincent Placé. Son groupe à l’Assemblée nationale a implosé et Cécile Duflot sait qu’elle va encore payer son franc-parler. Elle ne se fait aucune illusion, les socialistes ne lui laisseront pas sa circonscription dans le 11e arrondissement de Paris. « Dans 13 mois je serai au chômage« , annonce la députée verte sans sourciller.
Samedi dernier, un membre du Front national, Florian Philippot en l’occurrence, était invité d’«On n’est pas couché». Un petit événement, puisque le FN n’avait pas mis les pieds sur le plateau de Laurent Ruquier depuis la venue de Marine Le Pen il y a quatre ans, lors de la dernière campagne présidentielle.
Laurent Ruquier a affirmé avoir dû se plier aux consignes du Conseil supérieur de l’audiovisuel : «Quand le CSA nous impose et nous demande de recevoir quelqu’un… moi on me dit de recevoir, je reçois». «Ça y est, le Front national sera venu au moins cette année et avant la fin de la saison, comme le CSA nous l’a demandé», a-t-il encore ajouté sur le plateau.
Le CSA «s’est gardé de toute ingérence»
Sauf qu’il n’y a rien de plus faux selon le CSA, qui a vivement démenti les propos de Laurent Ruquier et protesté auprès de France Télévisions. Ces déclarations sont «une contre-vérité», s’insurge le CSA dans une lettre à Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, datée de jeudi. Il explique que le contrôle des principes du pluralisme, c’est-à-dire l’exposition équitable sur chaque antenne des différents courants politiques, s’exerce «dans le strict respect de la liberté éditoriale».
Que s’est-il passé mi-avril derrière les grandes grilles en fer du collège et lycée Saint-Martin de France à Pontoise ? L’établissement privé catholique, qui accueille des élèves de la 6e à la Terminale en pension et demi-pension, est visé par une enquête judiciaire pour des faits présumés d’agression sexuelle.
En effet, dans la semaine du 14 au 18 mars, un jeune homme de 19 ans se serait introduit à deux reprises la nuit dans une des douze maisons de l’établissement. Il aurait alors invité deux enfants de 6e et 5e à passer une partie de la nuit dans une salle de l’internat.L’agresseur présumé serait le fils d’un couple de salariés ayant leur logement dans l’enceinte de l’école.
Un scénario confirmé par François Colin, le directeur de Saint-Martin de France. « Suite à la prise de connaissance de ces faits très graves, qui sont tout à fait inacceptables, nous avons déposé une plainte pour intrusion nocturne dans un internat de mineur et effectué un signalement auprès du procureur », précise-t-il.
Les familles des deux enfants auraient également porté plainte. Interrogé sur d’éventuels précédents concernant ce jeune homme, François Colin, en poste depuis septembre dernier seulement, assure qu’« à sa connaissance, il n’a pas jusqu’ici posé de problème particulier ».
Les médias russes en France raffolent de l’extrême-droite. Entre les chroniqueurs de RT France, qui donnent une coloration politique à la droite de la droite, et Sputnik qui considère Marine Le Pen virtuellement présidente de la France, ces sites ne font pas que soutenir la Russie. Troisième et dernier volet de notre enquête sur les réseaux médiatiques russes en France (le premier est ici, le deuxième là.)
Si la loi Travail et l’immigration sont des sujets qui font le beurre de RT France et de Sputnik, comme nous le racontions dans le premier volet de notre enquête, ces deux médias sollicitent régulièrement des figures de la frange dure de l’extrême-droite française, comme Yvan Blot (qui orthographie son prénom « Ivan » sur les sites russes), Jacques Bompard ou Jean-Yves Le Gallou, tous trois anciens du FN tendance Jean-Marie Le Pen.
Les deux sites semblent surtout particulièrement intéressés par le Front national, décrit comme « le parti de France numéro 1« . Sa présidente, Marine Le Pen y est présentée comme une « grande dame de la politique française« , « virtuellement présidente » du pays. Résultat : chacun de ses déplacements ou prises de parole est prétexte à un article.
Interview de Marine Le Pen pour RT France, 20 mai 2016 : « Si je suis élue, la France pourrait reconnaître la Crimée comme russe »
Par ailleurs, les chroniqueurs réguliers de RT France donnent une coloration politique très marquée… à la droite de la droite. On y trouve par exemple l’historien proche de l’Action française Bernard Lugan, le conservateur britannique John Laughland, qui a publié sur RT un texte pour défendre le Serbe Radovan Karadzic, condamné en mars pour génocide, le physicien belge Jean Bricmont (bien connu ici)ou encore le patron de l’hebdo d’extrême-droite Valeurs actuelles, Yves de Kerdrel. « Ils ont dû voir dans mes papiers que j’étais plutôt prorusse, supposait ce dernierà Libé.
Lorsque les fans de l’équipe de France, d’Angleterre ou d’Italie endosseront leurs maillots flambant neufs pour suivre les exploits de leur équipe fétiche pendant l’euro de foot qui s’ouvre ce vendredi 10 juin, ils n’y penseront sans doute pas.
Pourtant, ils devraient garder ce chiffre en tête : le maillot qu’ils ont généralement acheté autour de 85 euros n’a coûté que 5,85 euros à produire. Et les ouvriers qui l’ont fabriqué n’ont été payé en moyenne que 65 centimes d’euros pour le faire.
Quant aux Air Jordan qu’ils auront peut-être aux pieds, Nike n’aura alloué que 2,4 euros en moyenne aux petites mains qui les ont cousues, alors que ces baskets de luxe sont commercialisées autour de 140 euros.
Au cas où le message n’aurait été pas totalement perçu avec le recrutement de plusieurs figures du Bloc Identitaire, Marion Maréchal-Le Pen a décidé d’appeler désormais un chat un chat. La députée FN du Vaucluse se décrit ainsi aujourd’hui elle-même comme une « identitaire » alors qu’il fut un temps où les identitaires étaient chassés du parti. Aujourd’hui, les choses sont différentes.
Marion Le Pen à l’Université des catholiques de la Sainte Baume
Si l’élue frontiste assume aujourd’hui ce côté « identitaire », c’est parce qu’elle pense que cela correspond aux attentes des Français. Ces dernières sont d’ailleurs très claires : la France a peur d’être grand remplacée, du moins selon les dires d’une certaine frange de l’extrême droite, étiquette que la députée FN, en revanche, refuse.
Citée par Le Monde ce vendredi 10 juin, l’élue frontiste estime :
Le chômage arrive en troisième position des préoccupations des Français, derrière la sécurité et l’identité, estime-t-elle. Le père de famille a peur que sa fille porte une burqa, il ne se pose pas la question de savoir si elle l’achètera en francs ou en euros.
Au-delà de la provocation, cette déclaration a deux objectifs : porter un discours extrêmement identitaire tout en se démarquant de manière flagrante de la ligne Florian Philippot. Le numéro 2 du FN a fait de la sortie de l’euro l’Alpha et l’Omega du programme du Front national.
Cette déclaration illustre donc une nouvelle fois comment s’opère l’opposition entre Marion Maréchal-Le Pen et Florian Philippot.
La poste du Canada affirme qu’elle ne livrera plus un journal régional de Toronto décrit comme ouvertement antisémite.
Judy Foote, la ministre fédéral responsable de Canada Post, a rendu une ordonnance le 6 juin contre la livraison de Your Ward News, un journal gratuit à petit budget envoyé aux foyers dans l’est de Toronto.
La publication fait l’objet de plaintes depuis années, a rapporté le Canadian Jewish News.
Le journal régional a fulminé contre le « marxisme culturel » et fustigé les sionistes, les dirigeants communautaires juifs, les bénéficiaires du féminisme et de protection sociale, et a raillé l’Holocauste. Le journal s’est lui-même défendu invoquant son statut de satire protégé par la liberté d’expression.
B’nai Brith Canada a dit qu’il a reçu « des centaines d’appels téléphoniques et de mails de gens qui se sont sentis victimes du contenu de cette publication ».
Des extrémistes juifs ont mis le feu à deux voitures à Yaffat Al-Nasra, et ont écrit des phrases racistes anti-arabes sur les biens des palestiniens, « faut que les Arabes payent» en référence aux morts de Tel-Aviv.
Jeudi à la gare Saint-Sauveur, a été dévoilée une plaque commémorative à la mémoire de 73 enfants, raflés à Lille le 11 septembre 1942. Les plus grands avaient 17 ans, le plus jeune, trois mois. Morts parce que nés juifs.
La communauté juive de Lille, par la voix de son président Guy Bensoussan, s’est dite « profondément touchée ». Profondément touchée de voir enfin gravé, en plein cœur de la ville, sur l’un des murs de la gare Saint-Sauveur, le souvenir de ces 73 enfants, raflés le 11 septembre 1942. « Une des pages les plus douloureuses de notre ville », a souligné hier Pierre de Saintignon, premier adjoint de Martine Aubry. Un drame épouvantable qui s’inscrit dans les grandes rafles de juillet à novembre 1942.
Cet obscur jour de septembre, des enfants ont été envoyés à la gare (aujourd’hui disparue) de Fives Saint-Sauveur. Puis envoyés vers Malines, « le Drancy belge », avant de rejoindre les camps de la mort, à Auschwitz, comme l’a rappelé Serge Klarsfeld. Aucun n’est revenu. Tous exterminés parce que nés juifs. Les plus grands avaient 17ans, le plus jeune, trois mois.
Plusieurs inscriptions et dessins racistes ont été découverts à différents endroits à Walcourt, en province de Namur. Les faits auraient été commis dans la nuit de mardi à mercredi.
Une grande croix gammée a notamment été dessinée à la craie sur le sol et sur les murs du hall sportif de Walcourt. Des messages tels que « Arabe profiteur » ou « nazi » et une étoile de David entourée et barrée ont également été écrits et dessinés au nom de « Trix ».
D’autres croix gammées ont par ailleurs été découvertes notamment sur un banc du parc communal ou sur les murs d’une propriété de la ruelle Frère Hugo dont la commune ignore si elle est publique ou privée.
« A ma connaissance, il n’y a jamais eu de faits de ce genre dans la commune. Je ne pense pas qu’ils soient liés avec les centres pour réfugiés de la région car si cette personne avait voulu les viser, elle aurait choisi des endroits plus symboliques. Un ouvrir communal est chargé de nettoyer les inscriptions qui se trouvent sur le domaine public », a commenté l’échevin Marc Préyat, qui remplace la bourgmestre Christine Poulin pour quelques jours.
La commune de Walcourt a porté plainte contre x. L’enquête est en cours.
Six parenthèses (ou parfois des crochets) qui encerclent un nom à consonance juive, voilà la «trouvaille» des réseaux d’extrême-droite pour désigner en ligne les personnes de confession juive ou supposées comme telles.
Un « symbole de haine »
Appelé « écho », ce code est apparu en 2014 mais vient de subir une offensive de la part de Google et de la Ligue anti-diffamation, une ONG américaine qui l’a placé lundi sur sa liste des « symboles de haine ».
Avant cela, une extension du navigateur Chrome a été supprimée le 2 juin : nommée « Coincidence Detector » (détecteur de coïncidence), elle avait été lancée par un groupe d’extrême-droite, Alt Right, dont la photo de profil Twitter représente Marion Maréchal-Le Pe: il utilisait cette application pour mener des cyber-attaques sur des personnalités juives, des journalistes principalement, en les « marquant » du symbole écho, car « tous les noms juifs ont un écho à travers l’Histoire », selon le lexique du site ouvertement fasciste The Right Stuff.
Le symbole a été repris par des soutiens de Donald Trump qui ont apostrophé plusieurs journalistes américains par ce code, comme Jonathan Wiesman du New York Times et Julia Ioffe, auteure d’un portrait de l’épouse Trump dans GQ. Melania Trump a déclaré que la journaliste avait « provoqué » ces attaques antisémites.
«Faire preuve de solidarité avec les Juifs harcelés»
En réponse à cette pratique de l’extrême-droite, le journaliste Yair Rosenberg a demandé de retourner l’utilisation du code : « Vous voulez attirer l’attention sur l’antisémitisme, faire preuve de solidarité avec les Juifs harcelés et bousiller le Twitter des nazis ? Mettez ( ( ( ) ) ) autour de votre nom », a-t-il lancé.
En Floride, Craig Bonelli, un trentenaire américain a tenté d’enlever une fille de 13 ans dans un supermarché. La mère de l’adolescente, saluée pour son héroïsme, a réussi à la rattraper.
La scène est filmée le 7 juin, par des caméras de surveillance du supermarché d’Hernando, en Floride. Un homme d’une trentaine d’années pousse son chariot en scrutant autour de lui, puis entre dans un rayon hors du champ de vision de la caméra.
Quelques secondes plus tard, l’homme réapparaît, en traînant une adolescente à terre. Il n’hésite pas à la pousser contre un chariot de courses. Derrière elle, sa mère débarque en furie pour essayer de la rattraper. Une autre caméra filme la suite de la scène, devant la caisse. L’homme n’a toujours pas lâché l’adolescente, qui essaye de se débattre. Derrière eux, la mère tente de la retenir en se jetant à terre, le tout devant des clients et un caissier de l’établissement.
N’arrivant finalement pas à kidnapper la jeune fille, le trentenaire tente de prendre la fuite en voiture. Il est très vite interpellé par un policier qui se trouvait devant le supermarché et que le gérant a pu prévenir.
L’homme a été entendu le lendemain par la police. D’après son avocat, cité par la chaîne américaine NBC News, il s’agirait d’un vétéran de guerre qui souffre de problèmes mentaux. Il a déjà été arrêté à plusieurs reprises depuis 2009, pour des délits mineurs, précise NBC, et devrait être jugé pour maltraitance et enlèvement.
Les affrontements a Nice provoqués par des ultras niçois chantant la marseillaise
Quatre supporters niçois, soupçonnés d’avoir pris part à des heurts avec des supporters nord-irlandais samedi soir à Nice, ont été placés mercredi en garde à vue, a annoncé le parquet de la ville.
Les personnes interpellées sont considérées comme proches du milieu identitaire et des « ultras de la Populaire Sud », le principal groupe de supporteurs niçois, a précisé à l’AFP le procureur de Nice, Jean-Michel Prêtre, confirmant une information de France 3 Côte d’Azur.
« Les quatre Niçois sont déjà connus de la justice pour des faits de violence », a-t-il ajouté. Ils ont été placés en garde à vue notamment pour « violences volontaires commises en réunion ».
Après les violences qui ont émaillé ce samedi après-midi Marseille, des heurts ont eu lieu ce samedi soir dans le Vieux-Nice, à l’issue de la rencontre Angleterre-Russie.
La fête était pourtant pacifique. Imbibée certes, mais conviviale. Vers 23 heures, fans irlandais et polonais célébraient à grand renfort de bières leur rencontre à venir (ce dimanche à 18 heures à l’Allianz Riviera).
Quand une bande d’une vingtaine de Niçois, selon plusieurs observateurs qui ont assisté à la scène, sont intervenus dans une rue Saint-François-de-Paule transformée en pub à ciel ouvert.
Ces pseudo supporters nissart ont alors entonné la Marseillaise, puis Nissa la Bella, dans le but de « provoquer » les étrangers. L’étincelle qui a fini par mettre le feu au poudre est venue d’une bouteille lancée sur un fan de l’Ulster.
Des Ultras Niçois ont provoqué des supporters nord-irlandais dans le Vieux-Nice. Sept personnes ont été blessées.
Une bagarre a éclaté samedi soir à Nice, peu après la fin du match de l’Euro 2016 entre l’Angleterre et la Russie, impliquant des Ultras Niçois et des supporters nord-irlandais. Les violences ont fait sept blessés, dont un souffrant d’un traumatisme crânien, selon la préfecture. L’Irlande du Nord affronte la Pologne, dimanche à 18h à Nice.
La provocation de jeunes Niçois. Vers 23H, des Ultras Niçois ont provoqué des supporters nord-irlandais Cours Saleya, une voie piétonne du Vieux-Nice, et une bagarre a éclaté, avec des échanges de coups et de jets de bouteilles, selon la préfecture. Selon un policier nord-irlandais, « environ 20 à 30 jeunes Niçois ont commencé à jeter des bouteilles en direction des Nord-Irlandais qui ont répliqué en faisant de même, avant que la police intervienne et les sépare ».
Des supporters anglais provoquent les policiers et les marseillais
Plus de 200 supporters britanniques se sont affrontés avec des Marseillais jeudi soir sur le Vieux-Port à Marseille. La police a fait usage de gaz lacrymogène. Deux personnes ont été interpellées. Quatre policiers ont été légèrement blessés.
Des incidents ont éclaté sur le Vieux-Port de Marseille jeudi soir entre des supporters anglais et des Marseillais. Plus de 200 supporters britanniques se sont affrontés avec les forces de l’ordre et avec un groupe de jeunes Marseillais, a confirmé la préfecture de police des Bouches-du-Rhône.
Des incidents en deux temps sur le Vieux-Port
Ces incidents se sont déroulés en deux temps. Les supporters anglais, arrivés à Marseille depuis mercredi, ont une première fois envahi la voie publique, mais ont été contenus par des policiers présents dans le centre-ville.
Un peu plus tard, ils ont vouluen découdre. Visiblement éméchés et agités, ils ont ont lancé des projectiles, dont des canettes, sur les forces de l’ordre aux abords d’un pub du Vieux-Port.
Deux interpellations
Pour contenir ces supporters, il a été nécessaire d’utiliser des grenades lacrymogènes. Le retour au calme est intervenu dans la nuit de jeudi à vendredi vers 2h30.
Un Français âgé de 30 ans et un Anglais de 24 ans ont été interpellés. Le premier pour « violence avec arme par destination », le second pour « violence volontaire en réunion ».
Aucun dégât matériel n’a été relevé, mais deux policiers ont été légèrement blessés, ainsi que deux policiers municipaux. Côté supporters, un Anglais a aussi été légèrement touché, sans gravité.