Articles par FDEBRANCHE

Drogues importées en France : nouvelles révélations sur un véritable trafic d’Etat

Après nos révélations sur les méthodes de l’ex-patron de la lutte antidrogue, la hiérarchie policière a tenté de minimiser. Les nouveaux éléments que nous dévoilons attestent pourtant de l’existence d’un trafic contrôlé en haut lieu.

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Trois semaines après les premières révélations de Libération sur les méthodes de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis), de nouveaux éléments viennent accréditer l’existence d’un véritable trafic d’Etat. Pendant plusieurs années, des dizaines de tonnes de cannabis auraient bien été importées en France avec la complicité des Stups et de leur ancien patron, François Thierry, muté en mars à la Sous-Direction antiterroriste (Sdat). Plusieurs rapports d’enquête et des notes de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) semblent démontrer l’ampleur de ce trafic contrôlé.

Ce dispositif a volé en éclats le 17 octobre, lors de la saisie par les douanes de 7,1 tonnes de résine de cannabis dans quatre camionnettes garées boulevard Exelmans, dans le XVIe arrondissement de Paris. La plus grosse prise jamais réalisée dans la capitale.

«Libre passage»

Interpellé depuis en Belgique, puis rapatrié par le GIGN, Sofiane H. a commencé à parler : «Je n’ai pas commis d’infraction, a-t-il expliqué le 9 mai aux deux juges d’instruction parisiens. J’ai fait ce qu’on m’a demandé de faire, j’ai agi sur instruction de l’Ocrtis, je n’ai pris aucune initiative, j’ai tout le temps rendu compte de ce que je faisaisInterrogé sur le cadre juridique de ces procédures, le trafiquant s’est défaussé sur son agent traitant : «François Thierry me disait que la Jirs [juridiction interrégionale spécialisée, ndlr] de Paris était parfaitement au courant de mes interventions Selon nos informations, pourtant, il n’y a aucune trace de cette procédure à la Jirs de Paris.

François Thierry n’a pas été autorisé à s’exprimer publiquement, mais la haute hiérarchie policière explique à qui veut l’entendre que la procédure était parfaitement régulière. Il s’agirait d’une banale «livraison surveillée», bordée par l’article 706-80 du code pénal. En clair, les policiers de l’Ocrtis auraient volontairement laissé passer des tonnes de drogue afin de mieux démanteler des réseaux à l’arrivée. Un grand classique. Sauf que cette thèse apparaît aujourd’hui fragilisée par plusieurs pièces versées à la procédure judiciaire.

Un de ces documents en particulier soulève de nombreuses questions. Daté du 7 octobre, quelques jours avant la saisie du boulevard Exelmans, il a pour objet la «mise en place d’une opération de livraison surveillée entre Barcelone et la France» et porte la signature de François Thierry lui-même.

Le patron de l’Ocrtis y explique avoir été destinataire d’une information sur une opération imminente. Ce 7 octobre, écrit-il, une équipe de trafiquants français pourrait tenter d’importer en France depuis le Maroc, via le port de Barcelone (ligne de ferry Tanger-Barcelone) «une quantité indéterminée de stupéfiants dissimulés dans un camion transportant du fret légal». La note, adressée à la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN), à la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) et à la Direction centrale de la police aux frontières (DCPAF), sollicite l’ouverture des frontières pour faire passer la marchandise.

La livraison doit être effectuée sur un «camion tracteur de marque Renault immatriculé 2500 GBZ», conduit par un certain José R.«Nous sollicitons donc vos services afin de permettre le LIBRE PASSAGE sans contrôle du véhicule précité et de son chauffeur, mesure qui devrait permettre d’identifier le ou les complices et commanditaires, les destinataires de cette importation de produits stupéfiants et in fine de procéder à leur interpellation et à des saisies de stupéfiants»,stipule le document, qui précise les «points de contacts et responsables du dispositif» : le commissaire divisionnaire Stéphane L., le capitaine de police Christophe R. et le brigadier-chef Olivier G.

Toujours selon ce document, la procédure aurait reçu l’accord d’Eric Bret, procureur de la République du tribunal de grande instance (TGI) de Perpignan.

Contrairement aux informations parcellaires transmises par l’Office des stups, le trafic de Sofiane H. semblait bien rodé. Il est l’un des trois plus gros importateurs de cannabis en Europe, et non un simple «logisticien», comme tente de le faire croire la PJ. Selon les vérifications des enquêteurs, tous les véhicules utilisés par Sofiane H. et ses complices ont été loués dans la même société, installée dans le Val-d’Oise, au nom de SMG Production. Ces derniers mois, l’équipe aurait loué une trentaine de voitures par ce biais.

Et avant ? Pour la BSP, l’envergure de l’équipe de Sofiane H. ne fait aucun doute. «Composée de délinquants chevronnés, cette organisation s’appuyant sur une flotte de véhicules ne semble pas avoir été à son coup d’essai», notent les enquêteurs dans leur rapport de synthèse.

Interpellé depuis, Sofiane H. a expliqué qu’il devait servir de pivot à une opération d’infiltration menée par des juges lyonnais, que les douanes auraient dangereusement fait capoter. Une version qui souffre de nombreuses contradictions.

Et contrairement aux affirmations de certains médias, plusieurs faits précis ont déjà été vérifiés par les «bœufs-carottes». Ainsi, au moins un policier, un certain Laurent, a été identifié dans la procédure grâce à l’exploitation de la téléphonie. Un autre homme décrit comme son chef de groupe, dénommé Christophe, est également dans le viseur de l’IGPN. Etrangement, son numéro de téléphone, communiqué par Stéphane V. à la police des polices, correspond à celui de Christophe R., le policier de l’Ocrtis cité comme référent dans la procédure de livraison surveillée d’Exelmans. S’agit-il du même homme ? Des vérifications sont actuellement en cours, notamment en Espagne.

Libe

Le maire de Tel Aviv : « l’occupation israélienne est responsable de l’attaque »

Ron Huldai appelle Israël à montrer aux Palestiniens qu’ils veulent un accord de paix juste après que quatre personnes ont été tuées lorsque des Palestiniens armés ont ouvert le feu. 

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Le maire travailliste Ron Huldai (71 ans) a déclaré à la radio de l’armée israélienne que l’occupation était responsable de l’attaque de mercredi soir, au cours de laquelle deux Palestiniens armés, originaires des alentours de Hébron dans le sud de la Cisjordanie, sont entrés dans un café populaire et ont ouvert le feu sur des personnes faisant la fête.

« Nous sommes sans doute le seul pays au monde, où une autre nation est sous occupation sans aucun droit civique », a-t-il déclaré. « Vous ne pouvez pas maintenir les gens dans une situation d’occupation et espérer qu’ils vont conclure que tout va bien. »

Ron Huldai a ajouté que « personne n’a le courage » de faire la paix avec les Palestiniens et il a demandé de tenter de conclure un accord lorsque les attaques se seront calmées.

« Il y a eu une occupation qui dure depuis 49 ans, dont j’ai fait partie, et dont je connais la réalité, et je sais que les dirigeants ont besoin de courage pour ne pas se contenter de parler.

« Nous devons montrer à nos voisins que nous avons véritablement l’intention de revenir à une réalité avec un État juif plus petit, avec une nette majorité juive. »

Middle Est

France : entre 200 et 300 écoles catholiques sont hors contrat avec l’État

Entre 200 et 300 établissements primaires et secondaires se disant catholiques fonctionnent hors contrat d’association avec l’État. Rares sont ceux qui demandent la reconnaissance canonique à l’évêque.

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Revendiquant une totale liberté dans leurs méthodes pédagogiques, leurs programmes comme le choix de leurs équipes éducatives, les établissements hors contrat se déclarant catholiques foisonnent, rendant difficile un panorama général.

L’expansion est, en revanche, indéniable. « Alors qu’on partait de presque rien il y a vingt ans, une première vague est intervenue en 2004-2005, et une deuxième plus marquée encore autour de 2013 et des manifestations contre le mariage pour tous », analyse la jeune chercheuse, qui relie ce succès à « un contexte plus global de défiance à l’égard de l’éducation nationale, ou en tout cas de recherches d’alternatives ». Les plus anciens de ces établissements appartiennent à la mouvance traditionaliste : une bonne soixantaine, souvent dotés d’un internat, liés à la Fraternité Saint-Pie-X.

La recherche d’une transmission de la foi

À côté, deux autres profils se développent avec plus de vigueur encore : les écoles « traditionnelles, dont les familles sont attirées par les célébrations selon l’ancien rite mais qui recherchent un lien avec l’Église locale » et à la recherche d’« une solide transmission de la foi mais parfois aussi d’une prise en charge adaptée aux besoins de leur enfant ».

Du côté des établissements hors contrat, la crainte d’un « alignement sur l’enseignement catholique sous contrat » en cas de reconnaissance par l’évêque reste forte. « Nos spécificités doivent être reconnues, de même que notre liberté dans le choix du directeur ou des professeurs par exemple. Or, si les relations se sont beaucoup décrispées, surtout avec la jeune génération d’évêques, certains directeurs diocésains de l’enseignement catholique se montrent encore maximalistes dans leurs exigences », affirme ainsi Anne Coffinier.

Après avoir demandé une étude sur le sujet l’an dernier, ils ont adopté en Assemblée plénière « une sorte de protocole souple et adaptable », à suivre en cas de demande de reconnaissance.

La Croix

Nicolas Sarkozy : « Je suis Français, je suis chrétien »

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« Je suis chrétien », lance l’ancien président, avant de poursuivre sur la France, « un pays chrétien dans sa culture et dans ses mœurs, un pays ouvert, accueillant, tolérant ; et c’est ce pays que doivent respecter ceux qui veulent y vivre« . Sarkozy a aussi un mot pour « nos compatriotes de confession juive, présents sur notre sol depuis 2.000 ans », « pleinement Français ». Sur l’islam, le discours diffère : certes, il rend hommage au « sang versé des musulmans français lors des deux guerres mondiales ». Mais il prévient :

« Chacun a le droit de vivre sa religion, les musulmans comme les autres, mais dans la conformité stricte aux principes de laïcité et dans l’harmonie avec le mode de vie français ».

« Fixer les règles d’un islam de France »

Comment entend-il procéder pour faire renaître cette France qui serait menacée ? Nicolas Sarkozy, qui entendait donner une vision mais pas des propositions, reste dans le flou.

L’Obs

CFCM : Sarkozy «attise le feu» contre les musulmans

Le secrétaire général du Conseil français du culte musulman (CFCM), Abdallah Zekri, a vivement critiqué ce jeudi les propos du président du parti Les Républicains Nicolas Sarkozy sur « l’identité » française, qui selon lui « attisent le feu » contre les musulmans. 

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Mercredi soir lors d’un meeting à Saint-André-lez-Lille (Nord), l’ancien chef de l’Etat s’en est pris à un « islam militant qui se présente à nous comme un bloc et qui impose à ses fidèles des règles de vie contraignantes« .

Jeudi matin sur Europe 1, Nicolas Sarkozy a aussi estimé qu' »il y a un risque d’affrontement si la République ne reprend pas les choses en mains et ne fait pas respecter les règles communes à tout le monde ».

« M. Sarkozy va plus loin que le Front national au prétexte de le combattre, il semble là pour attiser le feu », a réagi auprès de l’AFP Abdallah Zekri, président de l’Observatoire national contre l’islamophobie au CFCM. « Parce qu’il y aurait 1% de gens qui ne respecteraient pas les lois de la République sur 5 millions de musulmans, il y aurait un risque d’affrontement ? C’est lui qui, manifestement, cherche l’affrontement« , a déploré le n°2 du CFCM.

Réagissant à la volonté de Nicolas Sarkozy de fixer « urgemment les règles d’un nouvel islam de France », Abdallah Zekri a ironisé: « Les règles de l’islam en France – il n’y a pas d’islam de France – sont déjà fixées, il oublie que c’est même lui qui les a fixées » en favorisant la création du CFCM en 2003, alors qu’il était ministre de l’Intérieur.

« Nous savons que la France est un pays chrétien et nous le respectons, mais il y a aussi dans ce pays des Français qui prient dans des mosquées et qui en ont le droit« , a encore fait valoir le dirigeant musulman, en priant le probable candidat à la primaire à droite de « calmer ses nerfs plutôt que d’exciter les uns et les autres ».

Le Figaro

Insolite: il veut changer sa photo de passeport parce qu’il ressemble à Hitler!

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Stuart Boyd est un britannique de 50 ans qui a décidé de changer son passeport qui est pourtant tout neuf. La raison est que sur sa photo, il ressemble étrangement à Adolf Hitler.

On n’imagine même pas quelle a été la réaction de cet habitant de Salford, en Grande-Bretagne. L’homme a vraiment eu une mauvaise surprise en recevant son nouveau passeport.

Ce n’est que lorsqu’il s’apprêtait à partir en vacances sur l’Île de Rhodes, en Grèce, qu’il découvre que la photo de son passeport ressemble à celle d’Hitler. A cause du traitement informatique, il y a une ombre qui apparaît sous son nez. Cela donne l’impression qu’il a une moustache semblable à celle du führer.

Le bureau des passeports va examiner son dossier

« J’étais très en colère, je n’étais pas sûr de la procédure pour en changer, alors j’ai posté la photo sur Facebook », explique Stuart Boyd au site anglais Manchester Evening News.

Le Bureau des passeports britanniques va donc réexaminer son cas et remplacera le passeport gratuitement.

Mce TV

Pour Léa Salamé, le Front national est «à 100 % dans le système»

Léa Salamé fait la couverture des Inrocks de cette semaine. La journaliste de France Inter, qui quittera en fin de saison l’émission de Laurent Ruquier (On n’est pas couché), couvrira à la rentrée l’élection présidentielle avec David Pujadas tout en animant un magazine culturel, le tout sur France 2. 

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Interrogée sur la couverture médiatique du Front national, elle déclare ainsi : «Pour moi, recevoir le FN est devenu banal, ils font partie du jeu politique et médiatique. Je pense qu’il faut les interroger de manière banale, sans les rendre plus sulfureux qu’ils ne le sont. Il n’y a plus rien d’événementiel à inviter le FN et c’est tant mieux. Ne leur en déplaise, ils sont à 100 % dans le système. Ce n’est pas ma faute si le FN était en tête des élections européennes et si 7 millions de Français votent pour eux. Vous voulez combattre les idées du FN ? Traiter les de manière impartiale, parlez leur du fond. C’est moins sensationnaliste que de chercher à les piéger en mode « le FN c’est des fachos », mais c’est comme ça que j’aborde mon questionnement».

Libe

Un député allemand porte un maillot de Boateng contre l’extrême-droite

Sven Petke, député du Länder de Brandenburg, a répondu à l’extrême-droite allemande, qui s’est attaquée verbalement à Jérôme Boateng.

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Les déclarations d’Alexander Gauland, dirigeant de l’AfD (Alternative pour l’Allemagne), parti anti-immigration, ont choqué en Allemagne. L’homme politique avait déclaré que les Allemands « ne veulent pas avoir Boateng comme voisin », en raison de ses origines ghanéennes. Ces déclarations avaient fait suite à une campagne de pub initiée par la marque de chocolat Kinder, qui avait mis les photos des joueurs allemands, de toutes origines, étant jeunes sur ses paquets.

Ce mercredi, Sven Petke, député chrétien-démocrate (CDU) s’est présenté au Parlement allemand en arborant un maillot de l’équipe d’Allemagne floqué au nom du défenseur de 27 ans. Il l’a ensuite présenté ostensiblement à son collègue de l’Alternative pour l’Allemagne au cours de la session.

Ouest France

Propos d’extrême droite: 94% des Allemands aimeraient avoir Boateng pour voisin

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Décidément, la polémique déclenchée fin mai 2016 par la sortie raciste d’Alexander Gauland, vice-président du parti Alternative pour l’Allemagne (AfD), n’en finit pas de faire des remous. Pour rappel, le leader d’extrême droite s’en était pris au footballeur Jérôme Boateng en raison de ses origines ghanéennes dans un entretien accordé à l’édition dominicale du quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung, arguant que «les gens l’apprécient en tant que footballeur. Mais ils ne veulent pas avoir Boateng comme voisin».

L’institut de sondage allemand Forsa en remet une couche à la veille de l’Euro 2016 en publiant une étude d’opinion portant sur le défenseur central du Bayern Munich, qui disputera la compétition au sein de l’équipe allemande, rapporte le quotidien Die Welt. Selon ce sondage, les propos d’Alexander Gauland étaient bel et bien complètement à côté de la réalité: 94% des Allemands aimeraient avoir Boateng pour voisin.

Et les habitants des Länder de l’est, connus en Allemagne pour être le terreau de l’extrême droite, sont même plus nombreux qu’à l’ouest à apporter leur soutien au footballeur: 97% d’entre eux aimeraient vivre dans la même rue que le défenseur central. Autre enseignement livré par ce sondage: le footballeur est également apprécié par les électeurs de l’AfD, qui sont 88% à déclarer qu’ils n’auraient rien contre être voisin avec Jérôme Boateng.

Euro 2016: l’Italie placée sous protection suite aux menaces de mort sur ses footballeurs musulmans

La délégation d’Italie de l’Euro de football 2016 sera discrètement placée sous protection renforcée ce mercredi après des menaces de mort visant des joueurs de l’équipe. C’est l’UEFA, informée de cette situation qui a demandé aux autorités françaises, notamment au ministère de l’Intérieur de prendre des mesures d’urgence.

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Le staff italien séjournera à l’hôtel Courtyard-Marriott, sur le parvis de l’hôtel de ville Georges Frêche, à Montpellier. L’établissement de luxe sera entièrement occupé par les Italiens. Suite à ces menaces de mort ciblant des footballeurs musulmans évoluant dans l’équipe italienne et qui pratiqueraient le ramadan, l’hôtel a non seulement été doublement sécurisé, mais un hôtel de repli a été réservé à Nîmes, en cas de problème sérieux.

Les démineurs de la Sécurité civile avec des chiens spécialisés en détection d’explosifs et d’armes ont passé l’hôtel au peigne fin.

Les déplacements des joueurs et leur entraînement sur un stade situé à la périphérie de la ville seront également fortement surveillés. Ce sont les policiers d’élite du RAID qui assurent la protection renforcée des Italiens.

La délégation des Suisses installée à Juvignac bénéficie de la surveillance permanente des gendarmes d’élite du GIGN.

Info H24

Lieberman : « Je ne conseille à personne de nous tester »

« Notre frontière nord est entre de bonnes mains » a assuré le ministre israélien de la Défense.
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Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman a entamé mardi sa première visite à la frontière nord et a averti les pays voisins « de ne pas nous tester » a rapporté le site Ynet.

« Nous avons pas d’autres plans au-delà du maintien de la paix », a déclaré le ministre de la Défense. « J’espère que chacun a bien compris, y compris nos voisins, et en tout cas, je conseille à personne de nous tester. »

I24

Affaire des passeports français: la mention «Israël / territoires palestiniens» abandonnée par l’Elysée

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La découverte avait révolté de nombreux Français vivant en Israël, ainsi que Meyer Habib et Roger Cukiermann : selon le Crif, le nouveau logiciel du ministère des Affaires étrangères français apposerait la mention « Israël / Territoires palestiniens » comme lieu de résidence sur les nouveaux passeports et autres documents officiels, au lieu de « Israël » actuellement.

Mais ce système a été abandonné, assure-t-il sur Twitter le 6 juin : « J’ai eu l’assurance par l’Elysée que le nouveau système informatique du ministère des Affaires étrangères était abandonné », ajoutant : « Les français d’Israël seront bien identifiés comme résidents d’Israël, pas d’Israël / Territoires palestiniens ».

Meyer Habib, député juif français des Français à l’étranger (UDI), s’en était également ému sur Facebook, et avait promis d’écrire une lettre au ministre des Affaires étrangères français, un geste désormais inutile.

Ce n’est pas la première fois que le statut d’Israël pose problème aux citoyens étrangers vivant dans le pays : aux Etats-Unis, un jeune Américain né à Jérusalem avait dû batailler en justice pour pouvoir définir son pays de naissance comme Israël.

The Time Of Israel

Israël, refuge pour les escrocs français

Réticent à extrader vers la France, l’Etat hébreu permet à de nombreux suspects d’arnaques financières d’échapper aux poursuites de la justice hexagonale.

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Arnaud Mimran n’était pas jugé seul à Paris pour l’«escroquerie au carbone». Mais six des douze co-inculpés de cette affaire hors du commun étaient absents du tribunal : ils étaient en Israël. C’est le cas entre autres d’Eddie Abittan, de Michaël Haïk, de Gabriel Cohen, de Jérémy Grinholz et de Frédéric Sebag (1).

Avant eux, d’autres personnes impliquées dans l’«escroquerie du siècle» s’étaient également réfugiées dans l’Etat hébreu, mais elles avaient fini par rentrer en France pour y rendre des comptes. C’est notamment le cas de Cyril Astruc, alias Alex Khan, un flamboyant Franco-Israélien longtemps à l’abri en Israël et arrêté en janvier 2014 alors qu’il débarquait à Paris en provenance de Tel-Aviv.

Si la très grande majorité des juifs français effectuant leur «alyah» («montée» vers Israël) sont parfaitement honnêtes, quelques centaines d’autres ont choisi de s’installer dans l’Etat hébreu pour échapper à des poursuites judiciaires. Ou alors, ils utilisent Israël comme base de départ pour leurs arnaques commises à l’étranger.

Considéré comme le père fondateur de cette combine, Gilbert Chikli, le plus connu de ces escrocs, coule en tout cas des jours tranquilles dans sa villa d’Ashdod avec piscine, jacuzzi et gardes armés, malgré sa récente condamnation en France à sept ans de prison et à un million d’euros d’amende.

 

Libe