USA : un ancien président de la Chambre des représentants accusé de pédophiles, il encourt 6 mois ferme
Un ancien président de la Chambre des représentants était samedi sous le coup d’accusations de la justice américaine pour des abus sexuels commis sur des adolescents pendant des années, un récit détaillé qui précipite le républicain Dennis Hastert dans la tourmente.

Avant de gravir l’échelle du pouvoir à Washington jusqu’à devenir « Speaker » à la Chambre, un poste qui l’a placé entre 1999 et 2007 au deuxième rang dans l’ordre de succession à la présidence des États-Unis, Dennis Hastert, 74 ans, avait été professeur de sport dans un lycée de l’Illinois.
Pendant plus de quinze ans passés à enseigner notamment la lutte à Yorkville, entre les années 1960 et 1980, il est accusé par les procureurs de cet État du nord des États-Unis d’avoir abusé d’au moins cinq mineurs.
Selon les « faits connus », Dennis Hastert aurait « touché intentionnellement l’aine et les parties génitales des mineurs, et aurait eu une relation sexuelles orale avec un mineur », écrivent les procureurs dans un document daté de vendredi et consulté par l’AFP.
Le républicain avait plaidé coupable en octobre 2015 d’avoir retiré 1,7 million de dollars en liquide entre 2010 et 2014 et d’avoir dissimulé à la police la destination de cet argent. Des sommes qui auraient en fait servi, selon les procureurs, à acheter le silence d’une victime.
Compte tenu de l’état de santé de Dennis Hastert, qui a eu une crise cardiaque peu après avoir plaidé coupable, les procureurs demandent une peine ne dépassant pas six mois d’emprisonnement ferme.
L’enseignant aurait forcé une victime à dormir dans sa chambre et lui aurait « touché les parties génitales » avant de se déshabiller et de « demander à l’enfant qu’il lui masse le dos ».
Dennis Hastert aurait d’autre part infligé à deux reprises à deux garçons des séances de massage dans les vestiaires du lycée, allant jusqu’à se livrer à un acte sexuel dont la nature exacte n’a pas été précisée.
L’une de ses victimes présumées, Stephen Reinboldt, décédé en 1995, aurait subi des abus pendant toute sa scolarité à Yorkville, de 1967 à 1971, selon sa soeur.