Jean-Claude faisait subir « les pires misères » depuis plusieurs années au couple qu’il a assassiné

« Des saletés dans la piscine », « du cambouis jeté sur l’appentis », « des menaces » : Eric Simon, tué mercredi avec sa compagne devant leur domicile à Foulayronnes près d’Agen, subissait depuis « au moins trois ans » les agissements de son ex-ouvrier, témoigne son père Gérard Simon, maire de Saint-Léon-d’Issigeac, en Sud-Dordogne, où la victime a grandi. « Il leur a fait les pires misères », réagit-il, sous le choc de la nouvelle.
Couple abattu : Jean-Claude, le tireur présumé arrêté sur un parking d’un supermarché
L‘homme recherché depuis mercredi matin, dans le cadre du double homicide survenu à Foulayronnes, a été interpellé ce jeudi, un peu avant 9 heures, par les policiers en civil,
Jean-Claude Petitfaux est soupçonné d’avoir tué Stéphanie Marcassa – qui travaillait dans un cabinet d’architectes à Agen – et son compagnon, Eric Simon, alors qu’ils s’apprêtaient à conduire leurs enfants à l’école. Eric Simon était directeur de l’agence Seg-Fayat à Agen, une entreprise spécialisée dans le bâtiment. Le couple a été abattu devant leur domicile.
« De toute façon, toi, je vais te fumer » aurait déclaré le tireur présumé
Dès mercredi, les enquêteurs se sont rapidement intéressés à cet individu – ex-salarié de l’entreprise Seg-Fayat – qui aurait plusieurs fois menacé de mort Eric Simon. Le chef d’entreprise aurait même déposé plainte dernièrement. Selon une source proche de l’enquête, le tireur présumé lui aurait dit: « De toute façon, toi, je vais te fumer « .
Jean-Claude Petitfaux est né le 19 juillet 1955, à Charleville-Mézières, dans les Ardennes. Il a obtenu son CAP de maçon en 1972. Après plusieurs emplois chez divers patrons, il a intégré la Seg-Fayat en 2000. Puis, il a été licencié de cette entreprise pour « inaptitude » en 2011 après un arrêt pour longue maladie. Il touchait depuis une pension d’invalidité. Parmi ses collègues, le meurtrier présumé est loin d’avoir laissé une bonne impression. Décrit comme un « fouteur de merde », Jean-Claude Petitfaux avait, suite à ses problèmes de santé, refusé différents postes de reclassement. Il souhaitait passer à mi-temps. Ce que l’entreprise ne lui a pas accordé, choisissant plutôt de le licencier.
Il vit maritalement à Sauvagnas, dans une maison éloignée du bourg, depuis de nombreuses années. Il n’a pas d’enfant et sa compagne serait plus âgée que lui. La longévité de cette présence dans ce bourg de l’Agenais ne rimait pas avec une participation active dans la vie locale.
Il se promenait souvent en tenue paramilitaire et treillis
L’homme est plutôt décrit comme quelqu’un de solitaire qui aimait la chasse et la cueillette des champignons. Dans le village, il se promenait souvent en tenue paramilitaire et treillis.