Quand Marine Le Pen defendait les clandestins menacés d’expulsions
Titulaire d’une maîtrise et d’un DEA de droit pénal de la faculté de Paris-Assas, Marine Le Pen a commencé sa carrière comme avocate. Au barreau de Paris, elle aura à défendre des membres du FN poursuivis pour violences physiques ou verbales. Le procès de son beau-frère, Samuel Maréchal, pour « coups et blessures volontaires » sur des lycéens en 1995 est d’ailleurs resté dans les annales.
La même année, Maître Le Pen sauve aussi un client algérien, Nourredine Hamidi, d’une expulsion qui lui était promise depuis… 24 ans ! Un combat qu’elle ne considère pas, à l’époque, « en contradiction » avec ses idées. Elle reconnaissait encore récemment qu’il lui est arrivé, « de plaider gratuitement en faveur » des immigrés quand ils étaient « injustement traités ».
Son nom de famille aurait cependant bloqué sa carrière d’avocate. En 1998, Marine Le Pen devient donc permanente du Front national « pour l’alimentaire ». Elle sera employée par le service juridique avant de faire la carrière que l’on sait.