Un club exclusivement masculin de l’université de Harvard, aux Etats-Unis, a justifié sa politique de non-mixité de manière surprenante. L’affaire a suscité un tollé et le président du groupe des anciens a dû démissionner.

Pas de femmes… pour leur éviter qu’elles soient violées. C’est, en substance, l’argumentation donnée par un club très sélect de l’université de Harvard, aux Etats-Unis, pour justifier l’interdiction faite aux jeunes filles d’en devenir membres.
Le Porcellian est l’un des plus anciens clubs de ce célèbre établissement d’enseignement supérieur de Cambridge, dans le Massachusetts. Il n’intègre depuis sa création en 1791 que l’élite, de jeunes hommes issus de familles riches et influentes. L’ancien président Theodore Roosevelt en fut un. Mais jamais aucune femme.
« Augmenter le risque d’inconduite sexuelle »
Le club avait jusqu’à vendredi dernier pour se mettre en conformité avec le règlement. Deux jours avant la date limite, un de ses représentants a expliqué, dans le même journal étudiant, qu’il ne plierait pas. Et a justifié cette non-mixité: si les femmes sont interdites d’entrée, c’est tout simplement pour ne pas qu’elles soient agressées sexuellement.
« Forcer les organisations du même sexe à accepter des membres du sexe opposé pourrait potentiellement augmenter, et non diminuer, le risque d’inconduite sexuelle », a estimé Charles Storey, président du groupe des anciens du Porcellian Club.