Georges essaie d’échapper à un contrôle et blesse sérieusement une gendarme

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Deux équipes se déploient sur le terrain. Le sous-officier féminin est en train de procéder à un contrôle d’alcoolémie lorsqu’elle remarque deux motos qui roulent dans sa direction. Elle se positionne et fait les gestes leur intimant l’ordre de s’arrêter.

Le premier motard accélère soudain, refuse de s’arrêter et effectue une manœuvre afin d’éviter la militaire. L’autre motard, qui le suit à quelques mètres, suit le mouvement. Le pilote hésite, tourne le guidon à droite, à gauche et tente de passer. La gendarme est percutée au niveau du bras. Elle est projetée au sol. Sa tête heurte violemment l’asphalte. La jeune maman est sérieusement blessée : entorse cervicale, diverses contusions, et choc psychologique. Dans leur box, les deux prévenus de 19 et 36 ans, sont à peine audibles lorsqu’ils répondent aux questions de la présidente Chantal Jacquot-Perrin. D’une petite voix, tous deux reconnaissent les faits et s’excusent.

« Ils étaient décidés à ne pas se laisser contrôler »

L’avocat de la gendarme victime de l’accident, Christophe Mourier, doute de la volonté d’éviter la militaire. « Vous aviez le choix, vous arrêter ou blesser quelqu’un. » Dans ses réquisitions le procureur de la République, Nicolas Hennebelle appuie : « Ils étaient décidés à ne pas se laisser contrôler. Les motos ont été retrouvées lors des perquisitions. Celle impliquée dans le choc était démontée. Le compte facebook du prévenu a été effacé : c’est sur ce compte que circulaient les informations pour les courses sauvages. Et après on vient nous dire qu’on avait l’intention de se rendre à la gendarmerie ? Et que dire de ce SMS expédié par la compagne du prévenu “Elle avait pas à se mettre au milieu ” ? »

Le magistrat du parquet réclame à l’encontre de Georges, l’auteur du choc, un an de prison dont six mois avec sursis et mise à l’épreuve pendant un an, avec mandat de dépôt ainsi que 500 € d’amende. Pour Julien, le motard qui a esquivé la militaire, six mois ferme et 300 € d’amende.

 

Julien écope de six mois de prison ferme dont deux avec sursis et 300 € d’amende. Pour Georges, c’est un an de prison ferme dont huit mois avec sursis et 500 € d’amende.

Midi Libre