Privée de fonds par les banques françaises, la présidente du Front National a été contrainte de faire appel à des établissements étrangers.

Les banques françaises ont-elles décidé de blacklister le Front National ? Selon Europe 1, ce mardi matin, Marine Le Pen serait contrainte de faire des demandes de fonds à l’étranger pour financer sa campagne pour la présidentielle de 2017.
Persona non grata
La candidature de Marine Le Pen va-t-elle être remise en cause pour une histoire de gros sous. Ce n’est pas la première fois que le parti se heurte aux réticences des banques hexagonales. En 2014, critiquée pour avoir fait un emprun auprès d’un établissment russe, la présidente du FN avait dévoilé les lettres de refus adressées par quatre grandes banques.
Marine Le Pen souhaite demander des comptes directement au président de la Fédération bancaire française, Frédéric Oudéa, également PDG de la Société générale, banque historique du Front national, précise Europe 1.
45 banques démarchées dans le monde
Sans attendre un étranglement financier, Marine Le Pen a sollicité par courrier, 45 banques à travers le monde notamment vers la Chine ou l’Inde.
Toujours selon Europe 1, le parti aurait besoin de 20 millions d’euros pour financer ses ambitions présidentielles et législatives. Restera ensuite à ajuster les calculs.
Lors des dernières élections départementales de 2015, les comptes de campagne du Front national ont été corrigés pour un montant de plus de un million d’euros.
D’autre part, le parti, a été mis en examen le 9 septembre dernier pour « recel d’abus de biens sociaux » et « complicité d’escroquerie » dans une enquête sur le financement de plusieurs de ses campagnes.