Selon la police allemande, une femme âgée de 46 ans et sa fille de 17 ans, ont été la cible d’une attaque physique et verbale dans le métro dans la ville de Munich en Allemagne.
Affirmant avoir la haine des musulmans et qu’il fallait que les deux femmes voilées retournent dans leur pays, l’assaillant a mis une claque a la jeune femme et voulu frapper la maman mais n’a pas réussi.
Une personne qui est intervenue a empêché l’assaillant de s’attaquer davantage aux femmes voilées.
L’assaillant qui a insulté les agents de sécurité qui l’ont maintenu jusqu’à l’arrivée des policiers, a continué ses insultes au commissariat où il a été transporté.
La police a lancé une enquête contre l’assaillant.
La région de Valence a obligé mardi 20 septembre un institut de formation à réadmettre une Espagnole musulmane portant le hijab, qui s’en voyait refuser l’accès à cause du voile couvrant sa chevelure, d’après l’agence AFP, qui rappelle que l’ONG SOS Racisme avait récemment rendu public le cas de cette étudiante.
L’association dénonçait le fait que le centre de formation ait refusé à Takwa Rejeb, 23 ans, née de parents tunisiens à Valence (côte est de l’Espagne) l’accès aux cours depuis la rentrée du 8 septembre, parce qu’elle avait « la tête couverte ». Une affaire qui a été largement médiatisée.
Selon un communiqué de la région de Valence, repris par l’agence française, « la délégation régionale à l’éducation a garanti le droit à l’éducation de l’élève et elle pourra assister, avec le hijab, à tous les cours ». Jointe par l’APF, Takwa Rajeb affirme être «très heureuse». « La seule chose que je demandais, c’était d’exercer mon droit à me former », a réagi la jeune élève peu avant son retour en classe mardi. Et d’ajouter qu’elle n’est pas « une bête de foire mais une personne comme une autre, une élève ».
La direction de l’institut public de formation professionnelle Benlliure s’est refusée à tout commentaire, poursuit l’AFP, en rappelant que l’Espagne compte 46,5 millions d’habitants dont 4 % de musulmans. « C’est une victoire pour la reconnaissance des libertés constitutionnelles et des droits fondamentaux : liberté d’expression, liberté religieuse dans la mesure où l’ordre public est respecté, droit à l’éducation, droit à l’égalité », s’est réjoui l’avocat Francisco Solans, président régional de SOS Racisme.
Quels que soient le pays et le réseau social, les comptes réactionnaires, nationalistes ou xénophobes sont parmi les plus prompts à relater des intox, et notamment à faire dire n’importe quoi à des images. Nouvel exemple le 10 septembre dernier avec un twittos américain qui a posté une vidéo montrant des trains bondés jusque sur les toits, et affirmé que la vidéo montrait l’échec à prévenir « l’avancée de l’armée musulmane » en Europe.
Les images sont assez impressionnantes : on voit pendant trente-huit secondes, avec plusieurs plans, des trains circuler, ou se trouver à l’arrêt dans une gare, remplis à craquer de passagers, à l’intérieur mais aussi sur les toits. Les voies ferrées grouillent également de monde.
Bruce Porter, le twittos qui a posté la vidéo, explique dans sa légende, littéralement : « Regardez, Obama et Merkel disent qu’ils ont ralenti l’avancée de l’armée musulmane, mais ils mentent #enfermezla #arretezObama « . Il faut sans doute comprendre par l’expression « armée musulmane » les réfugiés musulmans, notamment de Syrie et d’Irak, qui cherchent l’asile en Europe.
Sur son profil Twitter, Porter se présente comme « entrepreneur, athlète et globe trotter « . Un rapide coup d’œil sur ses tweets permet de voir qu’il déteste Hillary Clinton, adore Donald Trump, et qu’il est convaincu que les musulmans sont en train d’envahir l’Europe et menacent à terme les États-Unis. Ses positions extrémistes lui valent d’avoir plus de 59 900 followers, un chiffre conséquent. À l’instar d’autres tweets, celui du 10 septembre a été retweeté plus de mille fois.
Pourtant, la réalité n’est pas du tout celle décrite par Porter, puisque ces images ont été prises… au Bangladesh. C’est ce que mentionne une twitto, qui poste en réponse à Bruce Porter une vidéo dans laquelle figurent ces images.
Des panneaux sans caractères latins ou cyrilliques
Selon l’introduction de cette vidéo, ces images ont été prises dans une gare de Dacca, la capitale bangladaise, au moment des fêtes de l’Aïd, durant lesquelles beaucoup d’habitants cherchaient à quitter la mégalopole pour rejoindre leur famille. La vidéo a été postée sur YouTube en septembre 2015, au moment de l’Aïd, ce qui n’assure pas néanmoins que ces images datent de cette époque.
Mais en observant avec un peu d’attention la vidéo, il est très simple de repérer qu’elles n’ont pas été prises en Europe, et qu’il s’agit donc bien d’une intox. On voit que l’écriture sur les panneaux publicitaires n’est pas en caractères latins ou même cyrilliques, comme ceux utilisés en Europe. On remarque par ailleurs que le teint des personnes sur ces affiches est typique de ceux du sous-continent indien. Par ailleurs, aucune image des arrivées des réfugiés en Europe ne ressemble à celle-ci, avec autant de personnes montées sur le toit d’un train.
Le défenseur des Droits Jacques Toubon tire la sonnette d’alarme. Pour lui, il est urgent de trouver des solutions aux « discriminations à répétition ». Nasser, 37 ans, né en France et d’origine algérienne, bac +5, a raconté son parcours professionnel à RMC.fr.
A 37 ans, Nasser, bac +5, a monté une start-up. Et ce Français est de plus en plus tenté par un départ à l’étranger. La faute aux discriminations à l’embauche qui ont eu raison de son optimisme dans sa vie professionnelle.
« Oui, il y a de la discrimination à l’embauche quand vous portez un nom à consonance maghrébine, avec le rapprochement qui est fait entre Maghrébins, Islam et extrémisme. C’est d’autant plus compliqué par les temps qui courent.
Au bout de 8 ans dans le secteur de la finance bancaire, j’ai voulu changer. On m’a chassé pour un poste de secrétaire général dans un fonds de capital et d’investissement. Le premier entretien s’est très bien passé. Au deuxième entretien, le responsable me dit qu’il est très emballé par mon profil.
Puis il me demande si je suis musulman tout en précisant qu’il sait que c’est interdit de me poser ces questions. Comme c’est une équipe très restreinte je comprends l’intérêt qu’il a à me poser cette question, donc je décide de répondre. Il me demande aussi si je suis pratiquant, je réponds que oui. Et puis il me demande si ma femme est voilée. Là sur le ton de la plaisanterie je lui dis qu’il faut demander à Madame. Ce monsieur avait des préjugés sur ma personne et je me suis dit qu’il fallait les lever.
J’ai fait des kilomètres pour me rendre à cet entretien, donc je n’avais pas envie de plier bagage et d’arrêter l’entretien. Et puis 48 heures après, c’était en février 2012, l’identité du tueur à scooter, Mohamed Merah, a été dévoilée. Je me suis dit que c’était mort.
J’ai finalement rencontré le numéro 2 de la boite mais elle a émis des doutes sur ma capacité à m’adapter à la vie alsacienne. J’ai appris ensuite qu’elle avait fait un casting 100% alsacien.
« Il y a une préférence nationale évidente »
Pour moi, les liens de cause à effet étaient évidents. Je voulais porter plainte mais finalement j’ai laissé tomber. J’ai eu d’autres entretiens. Ils n’ont pas abouti mais je ne peux pas affirmer que c’était à cause de mes origines étrangères. Mais il y a une préférence nationale qui est évidente. J’ai passé une dizaine d’entretiens en 6-8 mois et je n’ai pas eu de suite. Vous ne pouvez pas passer autant d’entretiens avec un taux de réussite nul.
Je me suis finalement mis à mon compte, et ça va déjà beaucoup mieux. Quand j’étais en poste, je disais qu’il n’y avait pas de discrimination, mais quand je me suis retrouvé en recherche d’emploi, je me suis rendu compte que ce n’était pas la même chose. C’est plus difficile pour nous que pour les autres. On doit travailler deux fois plus. Il y a le fameux plafond de verre: pour accéder à certaines responsabilités, il vaut mieux ne pas s’appeler Malik.
« En France, on met les gens dans des cases et ils n’en bougent plus »
C’est clairement un problème français. Aux Etats-Unis ou au Canada où j’ai des amis, vous pouvez avoir plusieurs vies professionnelles. A 35 ans, si vous voulez faire autre chose, il n’y a aucun problème. En France, on met les gens dans des cases et ils n’en bougent plus. On ne veut tellement pas se tromper qu’on est frileux.
Le racisme est tellement enraciné. Quand des gamins qui ont fait de grandes écoles et ont deux fois plus de difficultés que leurs camarades de promos à trouver un travailc’est que le mal est profond.
L’affaire remonte le jour de la rentrée scolaire. N.B emmène ses enfants à l’école Carnot située au centre d’Annecy. Elle est musulmane et porte un simple foulard autour de la tête. Ce 1er septembre, les parents peuvent conduire leurs enfants auprès de leur enseignante et donc traverser la cour. C’est à ce moment-là qu’elle est interpellée par un autre parent d’élève qui lui demande de quitter l’établissement sous le prétexte que le port du voile est un signe ostentatoire religieux et que la loi française interdit de le porter à l’école.
L’homme se présente alors comme « un citoyen français ».C’est aussi la nationalité de N.B. Rappelons que la loi n’interdit pas le voile traditionnel (le cas est différent avec un niqab ou une burqa) dans les lieux publics mais que son port n’est pas autorisé pour les agents des services publics en application du principe de laïcité. Enfin, règle de base, il faut être officiellement détenteur d’une autorité pour faire appliquer la loi. C’est ce qu’ont rappelé la police, appelée sur les lieux, et le maire d’Annecy qui effectuait ce jour-là la tournée des écoles.
Une atteinte à la considération et à l’honneur
Si N.B a reçu le soutien du maire, des enseignants et d’autres parents, elle n’a néanmoins pas voulu en rester là et a porté plainte, la semaine dernière, après mûre réflexion. « J’ai été blessée et choquée par cette intervention qui s’est faite devant mes enfants […]. Et j’ai eu peur que quelqu’un de plus violent m’agresse.
Ceux qui me connaissent le savent : je suis une personne ouverte. Je respecte toutes les communautés et toutes les croyances. J’ai déjà été quelquefois victime de réflexions racistes. Je les ai gérées seule et je ne suis pas dans la victimisation. Mais là je me suis vraiment sentie humiliée en public et devant des enfants.
Je ne veux pas laisser passer ça, j’en fais une question de principe. » MeLyonnaz, avocat à Annecy et ancien bâtonnier, a accepté de prendre le dossier en main. « S’il n’y a pas d’injures racistes au départ, je considère que cet homme a porté atteinte à la considération et à l’honneur de cette femme. » Et c’est sous cette qualification que la plainte a été déposée au pénal. N.B a aussi écrit à l’Éducation nationale et au ministère de l’Intérieur.
Diffusé sur une chaîne australienne, un reportage montrant les réactions « des locaux » face au port du burkini par des australiennes sur une plage de Villeneuve-Loubet entend dénoncer le « racisme français » et « l’interdiction du burkini ».
Si la polémique autour du burkini a particulièrement agité la France cet été, elle est aussi partiellement retombée, notamment depuis la décision du Conseil d’État de suspendre son interdiction. Mais elle n’a pas fini d’alimenter les réactions à l’étranger. Ni les critiques. Ni les leçons de morales. En témoigne le reportage, diffusé par chaîne australienne Channel 7, dressant le portrait caricatural d’une France raciste tout en mettant en scène le voyage de Zeynab Alshelh, une jeune australienne musulmane, sous fond de musique dramatique.
Déterminée à « montrer sa solidarité avec les musulmanes françaises » et à défendre « la façon de vivre australienne », cette étudiante en médecine et judokate de 23 ans a décidé de porter son burkini -ce maillot de bain inventé par une couturière australienne- sur une plage de Villeneuve-Loubet. Cette ville du sud de la France, dirigée par Lionnel Luca (Les Républicains), avait été l’une des premières à interdire le port du burkini.
« Forcés de faire demi-tour »
« Juste après avoir posé les pieds sur cette plage française [avec des membres de sa famille, NDLR], ils ont reçu une leçon montrant jusqu’à quel point les locaux peuvent être hostiles envers les musulmans », lance la journaliste qui accompagne la famille, tout en filmant un homme leur demandant de « faire demi-tour » et de « partir » et une femme brandissant son pouce orienté vers le bas.
« On a été forcé de partir, on a été menacé par les locaux qui nous ont dit que si on ne quittait pas la plage ils appelleraient la police« , témoigne ensuite Zeynab Alshelh face caméra, visiblement émue.
Dans un article publié en même temps que la diffusion du reportage, Channel 7 n’hésite pas à déclarer que « le sentiment antimusulman (…) est plus fort en France que dans n’importe quel autre pays ».Une affirmation illustrée par l’interview de Lionel Tivoli, président du groupe FN au Conseil municipal d’Antibes et seul politique français interrogé dans le reportage, qui affirme notamment que « l’islamisme est responsable des attaques terroristes ».
Certains s’indignent que l’on ose comparer les attaques dont les musulmans sont aujourd’hui l’objet à l’antisémitisme d’autrefois. Il ne s’agit bien évidemment pas de la Shoah, auquel cas le parallèle serait effectivement scandaleux.
Mais le discours islamophobe qui gagne chaque jour un plus de terrain ressemble en tous points aux théories antisémites qui fleurissaient en France dans les années 30 : il repose sur une base largement fantasmatique à laquelle une construction savante donne les apparences de la vérité et de l’évidence. Il essentialise et stigmatise une population prise dans son ensemble. Enfin, il est soutenu et développé par des figures majeures du paysage intellectuel et politique.
Au final, l’opinion finit par être persuadée de l’existence d’un « problème musulman » comme on avait réussi naguère à la convaincre de l’existence d’une « question juive ».
GUILLAUME WEILL-RAYNAL : Ancien avocat, essayiste. Il est l’auteur d’Une haine imaginaire (2005) et des Nouveaux Désinformateurs (2007), parus aux éditions Armand Colin.
Une Australienne musulmane portant un burkini a affirmé avoir été forcée de quitter une plage à Villeneuve-Loubet dans le sud-est de la France, mais la mairie s’est défendue en jugeant son attitude provocatrice. Zeynab Alshelh, étudiante en médecine de 23 ans, a affirmé à la chaîne de télévision australienne Channel 7 que son voyage récent en Europe visait à montrer sa solidarité avec les musulmanes françaises en portant à la plage ce maillot de bain intégral avec voile, inventé par une couturière australienne.
Une vidéo diffusée par la télévision a montré d’autres baigneurs faisant des gestes inappropriés envers cette femme, assise sur la plage avec sa mère. « Nous avons été menacées par des gens qui nous ont dit que si on ne quittait pas la plage ils appelleraient la police », a-t-elle déclaré.
« Je suis sincèrement désolé pour cette jeune Australienne », a réagi le maire de la ville, Lionnel Luca, membre du parti de droite Les Républicains. Mais « elle aurait quand même pu peut-être se demander si les gens du coin n’étaient pas encore sous le coup de l’émotion de l’attentat qui a fait 86 victimes » en juillet à Nice, a-t-il ajouté. « Elle ne peut pas venir en toute innocence sur nos plages comme ça avec un habit religieux qui est le signe de l’intégrisme qui nous a meurtri« . « En rajouter, en pointant du doigt telle commune une fois rentrée au pays, je trouve ça aussi assez indécent », a-t-il précisé.
Le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative française, a suspendu en août un arrêté municipal prohibant le port du burkini sur les plages de Villeneuve-Loubet, y voyant « une violation illégale des libertés fondamentales ». Plusieurs villes, dont Nice, avaient pris cet été des arrêtés similaires, arguant de la nécessité de protéger l’ordre public.
Une croix gammée a été retrouvée taguée mercredi 7 septembre sur la pote de l’appartement d’une famille catholique d’origine polonaise à Abbeville.
Une famille d’Abbeville a porté plainte après avoir découvert mercredi 7 septembre une croix gammée taguée sur la porte de son appartement. Selon Le Courrier Picard, Mateusz Andrzej Klimek et son père Ryszard Retlewski ont été réveillés mercredi matin par des bruits dans le couloir de leur immeuble HLM d’Abbeville. Le jeune homme raconte au quotidien:
« Quand je suis sorti pour voir ce qui se passait, il n’y avait plus personne, mais une grande croix gammée était fraîchement peinte sur notre porte ».
Des agressions à répétition
Pour les deux hommes d’origine polonaise qui se décrivent comme de « fervents catholiques », il ne s’agit pas de la première attaque. En 2014 déjà,
« nous avions eu des croix gravées à la clef sur notre porte, inscrites au feutre aussi et des excréments retrouvés sur le pas de la porte. J’ai déjà été attaqué au couteau et je me suis retrouvé à l’hôpital, précise encore Mateusz Andrezej. Aujourd’hui, j’ai peur de sortir de chez moi.«
Le journal décrit un jeune homme dépressif et vivant mal les attaques à répétition. Son père, lui, est en arrêt de travail, ne supportant plus d’être pris pour cible.
Un autostoppeur français accusé d’avoir perdu ses nerfs après avoir vainement tenté pendant quatre jours de quitter une petite localité néo-zélandaise a plaidé coupable mardi de dégradation devant la justice locale.
Cédric Rault-Verpre
D’après des témoins cités par la presse néo-zélandaise, le prévenu de 27 ans s’est mis en colère après avoir tenté en vain de sortir de Punakaiki, localité touristique de moins de 100 habitants dans l’Île du Sud, et s’en est pris à des panneaux de signalisation.
Dommages et intérêts Il a plaidé coupable de dégradation de biens d’autrui, un chef passible de trois mois de prison mais le parquet a demandé 3.000 dollars néo-zélandais (1.960 euros) de dommages et intérêts.
Insultes et vandalisme
Des témoins cités par Fairfax New Zealand ont raconté qu’il avait insulté des passants et arraché un panneau avant de le jeter dans un cours d’eau.
Les groupes d’extrême droite Atalante Québec et La Bannière noire comptent parmi leurs militants des individus qui ont été impliqués dans de sanglantes attaques racistes à coups de couteau dans le passé.
Avec leurs défilés sous les étendards et leurs marches aux flambeaux, les organisations présentent un visage purement politique sur l’internet.
Mais certains de leurs membres s’en sont déjà pris violemment à des Québécois issus de minorités visibles, les blessant grièvement, révèlent des documents judiciaires.
Vendredi dernier, Atalante Québec a reconnu accueillir en son sein des individus qui «ont commis des actes criminelsde voies de fait graves avec lésions à l’endroit d’activistes d’extrême gauche, de voies de fait simples et de trafic de stupéfiants» dans un communiqué mis en ligne après une demande d’entrevue de La Presse.
Dans les documents de cour consultés par La Presse, rien ne permet de déterminer les opinions politiques de leurs victimes.
Des «Heil Hitler!» destinés à la victime
Rémi Chabot a été condamné par la justice en 2002 pour avoir participé à l’agression d’Evens Marseille, un Québécois d’origine haïtienne qui sortait d’un bar de l’est de Montréal.
Arrêté le lendemain, l’homme a reconnu avoir asséné un coup de poing à la victime, alors qu’un coaccusé lui donnait «un coup de couteau à l’abdomen», a résumé à l’époque la procureure de la Couronne Isabelle Briand. Elle a précisé qu’une partie des intestins de la victime était sortie à l’extérieur de son corps. Chabot et son coaccusé ont quitté la scène « en lui souriant puis en lui faisant des signes « Heil Hitler!« », a ajouté Me Briand.
Sur sa photo de profil Facebook actuelle, Rémi Chabot porte un t-shirt du groupe La Bannière noire. Le site du groupe montre aussi une photo de cartes postales signées de sa main et manifestement destinées à des prisonniers italiens. Il y indique avoir lui-même « connu les délires de la prison» et y a dessiné une croix celtique.
Cet agresseur portait un tatouage de croix gammée.
«Il s’agit en l’occurrence d’un crime grave d’autant plus qu’il est commis dans un contexte raciste; le geste est gratuit, la réaction est démesurée», a écrit la juge Louise Bourdeau en envoyant cet individu derrière les barreaux.
Appuyé par la Commission des droits de la personne, Evens Marseille a fait condamner l’accusé au couteau à lui verser 45 000 $ en dommages, en 2008. Rémi Chabot s’est entendu à l’amiable.
Atalante Québec compte aussi dans ses rangs Raphaël Lévesque, chanteur du groupe skinhead Légitime violence, condamné l’an dernier pour trafic de stupéfiants.
Sylvain H., 26 ans, jugé ce lundi soir en comparution immédiate à Nice, a été condamné à deux ans de prison ferme à effectuer immédiatement.
Déjà condamné à neuf reprises par le passé, le prévenu a été interpellé vendredi après-midi dans une chambre de la clinique Saint George à Nice. Sa compagne venait d’y être admise.
Un différend entre une aide-soignante et la jeune femme aurait dégénéré. Du coup, Sylvain H., appelé à la rescousse, a rejoint sa compagne, vociférant, menaçant de mort un chirurgien, une infirmière et une aide-soignante, leur promettant en substance de revenir avec un camion pour un 14-Juillet bis.
Le parquet a immédiatement demandé à la police de l’interpeller et de la placer en garde à vue pour apologie publique du terrorisme et menaces de mort. La sanction judiciaire a été tout aussi rapide.
8 personnes ont dû quitter leur appartement suite à la décision de la Cour suprême favorable au « propriétaire » juif du bâtiment.
Les autorités israéliennes ont expulsé une famille arabe de sa maison située dans le quartier musulman de la Vieille Ville de Jérusalem jeudi, suite à une récente décision de la Cour suprême qui a jugé que les locataires, qui habitaient dans l’appartement depuis plusieurs dizaines d’années, devaient faire place aux propriétaires juifs du bâtiment.
La famille palestinienne, forcée de quitter leur maison, comprenait deux ménages avec un total de huit personnes, dont deux enfants, a signalé un porte-parole de la branche palestinienne du Bureau de l’ONU pour la coordination des affaires humanitaires jeudi.
Après des années de bataille juridique, en mai, la Cour suprême a rejeté l’appel interjeté par la famille Kirresh pour empêcher leur expulsion. La famille palestinienne, qui louait la propriété depuis les années 1930, continue de revendiquer le droit de rester en tant que locataire protégé, a précisé le bureau de l’ONU.
Le complexe a été acheté par une « famille juive privée » il y a 23 ans, selon Daniel Luria du groupe Ateret Cohanim, qui a contribué à « faciliter » le transfert de propriété.
Ateret Kohanim a expliqué que son but était d’aider les Juifs à acquérir des terres des propriétaires arabes dans ce qu’on appelle la région du bassin Saint de Jérusalem-Est – qui comprend principalement les quartiers musulmans et chrétiens de la Vieille Ville, Silwan, Sheikh Jarrah, et A-Tur (le mont des Oliviers).
Les critiques voient les activités du groupe comme une tentative de « judaïser » Jérusalem-Est en expulsant les familles arabes et en logeant des familles juives à leur place.
Luria a indiqué que le patriarche de la famille, Mazen, avait reçu une importante somme d’argent pour ses ennuis proposée par l’avocat du propriétaire de l’immeuble. La famille palestinienne expulsée, a affirmé Luria, n’a pas accepté la somme parce qu’elle avait peur d’éventuelles représailles de la part de l’Autorité palestinienne.
Le département des négociations de l’OLP a publié un court clip sur Twitter dans lequel Mazen Kirresh affirme que « ma maison est mon âme ».
Selon la loi palestinienne, la punition pour la vente de terres aux Israéliens peut aller de la peine de mort à l’emprisonnement à vie et au travail forcé. Cependant, même si les tribunaux palestiniens ont rendu des décisions condamnant à mort pour la vente de terres à des Israéliens, celles-ci n’ont jamais été exécutées.
Luria a précisé que l’appartement de la famille Kirresh serait rénové et qu’à un moment donné une famille juive y emménagerait.
La montée de l’islamophobie en Europe préoccupe les ONG. Après la récente charge du haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Zeid Ra’ad Al Hussein, contre les discours de haine des leaders populistes à l’encontre des musulmans et des réfugiés, le débat sur la place de l’islam dans les démocraties européennes prend de l’ampleur dans les enceintes onusiennes.
Idriss Jazairy, ex-ambassadeur d’Algérie auprès de l’ONU
A l’initiative du Geneva Centre for Human Rights Advancement and Global Dialogue, dirigé par Idriss Jazairy, ex-ambassadeur d’Algérie auprès de l’ONU, plusieurs personnalités issues du monde musulman ont tenté de mener, en marge de la session du Conseil des droits de l’homme, une réflexion de fond sur la question.
Les attentats commis au nom de l’islam ont causé de terribles dégâts dans les opinions publiques. «Pour les musulmans, c’est la double peine», déplore Idriss Jazairy. «Ils sont à la fois victimes du terrorisme dans le monde arabe et aussi, avec d’autres innocents, en Europe, où ils sont confrontés en outre à la montée d’un populisme qui suscite la peur de l’autre.»
«Il faut que les médias arrêtent d’employer le terme de combattants musulmans à propos des terroristes», exhorte Hanif Hassan Ali Al Qassim, qui préside le conseil d’administration de l’ONG. «Nous devons privilégier le dialogue entre les cultures et les religions. Nous voyons bien que cette peur de l’autre conduit à des décisions absurdes sur le voile et le burkini», explique-t-il.
Pour Zidane Meriboute, auteur de l’étude Les musulmans en Europe. La voie vers l’harmonie sociale, les discriminations dont les musulmans ont été et sont la cible aujourd’hui sont anciennes. Pire, explique-t-il, le moteur de la doctrine des mouvements populistes européens serait l’humiliation des communautés musulmanes fondée sur le racialisme. Tous les intervenants sont d’accord pour dire qu’il faut déconstruire le discours de haine et de peur pour trouver le chemin du vivre-ensemble. Mais pour cela, disent-ils, les pays européens doivent accepter qu’une partie de leur population puisse pratiquer la religion musulmane en toute sérénité.
Idriss Jazairy préconise pour l’Europe «une laïcité inclusive soucieuse des droits de l’homme et non un laïcisme marginalisateur». Malheureusement, si elle s’est fait l’écho de la préoccupation des musulmans, cette conférence n’a pas donné lieu à un vrai débat avec des représentants de pays européens.
Les salariés dont l’apparence signale une origine étrangère ont davantage d’obstacles à surmonter au cours de leur vie professionnelle que les autres. Comme le souligne une étude du Défenseur des droits publiée lundi, ceux qui sont perçus comme « arabes » doivent plus fréquemment se justifier de leur religion réelle ou supposée, tandis que les personnes identifiées comme « noires » sont, elles, plus souvent réduites à la couleur de leur peau.
Après le sondage « sur les musulmans » du JDD qui a fait grand bruit tout au long du week-end, le Défenseur des droits Jacques Toubon publie, lundi 19 septembre, une étude sur les discriminations liées à l’origine dans l’accès à l’emploi (la lire ici) « Accès à l’emploi et discriminations liées aux origines ». Il est possible qu’elle attire moins l’attention, alors qu’elle est des plus intéressantes.
Une série de frappes aériennes américaines ont tué huit policiers afghans dans la province d’Oruzgan, dans le centre de l’Afghanistan, a-t-on appris lundi auprès des autorités afghanes.
L’incident s’est produit alors que les forces de sécurité gouvernementales soutenues par l’armée américaine combattaient des insurgés talibans.
Une première frappe aérienne a tué un policier dimanche soir. Au moins sept autres ont péri lors d’un deuxième passage, a dit Rahimullah Khan, commandant d’une unité de policiers de réserve de la province d’Oruzgan.
Un autre responsable a dressé un bilan de six morts, tout en confirmant qu’ils avaient été tués par une frappe aérienne étrangère.