Articles par FDEBRANCHE

Alain tire et blesse les gendarmes venus l’expulser, 2 voisins également touchés

Une expulsion judiciaire a mal tourné, ce mercredi matin, au village de Langledure, sur la commune de Bussière-Dunoise. Un homme âgé de 59 ans a tiré sur deux des gendarmes, qui accompagnaient les huissiers chargés d’appliquer la procédure. Deux voisins ont aussi été touchés. L’état des quatre victimes n’inspire cependant pas d’inquiétude.
Capture d’écran 2016-11-06 à 02.34.42.png

Il est 8h30 ce mercredi matin quand deux huissiers de justice, accompagnés de huit gendarmes, se sont présentés au domicile d’Alain Volatron afin de procéder à son expulsion judiciaire forcée.

En 2010, l’homme avait été condamné pour violences volontaires à verser des dommages et intérêts à deux voisins. « Il n’avait jamais coopéré, et de procédure judiciaire en procédure judiciaire, on est arrivé au plus grave : l’expulsion, pour dédommager légitimement les victimes », explique le procureur de la République Sébastien Farges.
Prévenu depuis des mois, Alain Volatron, vivant seul dans sa maison, attendait de pied ferme les huissiers et les forces publiques. Et les gendarmes s’attendaient à une expulsion pouvant dégénérer. Cinq d’entre eux venaient du PSIG (pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) pour épauler trois de leurs collègues de la brigade de Sainte-Feyre. Équipés de casques et de gilets par balles, ils ont toqué à la porte d’Alain Volatron. L’homme a ouvert la porte et leur a tiré dessus avec son fusil.

« Les gendarmes n’ont dû leur salut qu’à leurs réflexes. Il a tiré une huitaine de coups de feu contre les militaires, sans qu’à aucun moment, ils ne répliquent. Et c’est tout à leur honneur », ajoute Sébastien Farges.

Deux gendarmes gradés ont été blessés : l’un légèrement à l’épaule, l’autre assez sérieusement à une jambe. Deux voisins, qui n’étaient, a priori, pas visés, ont aussi été touchés, à l’épaule et au flanc, et l’autre dans l’aine. Hospitalisés hier à Guéret, ils ont été transférés plus tard au CHU de Limoges.

La Montagne

Italie. Un prêtre qualifie les séismes de «punition divine» en raison des unions homosexuelles

La terre tremble en Italie et c’est, pour un prêtre italien, les conséquences d’une « punition divine » après la création d’un statut d’union civile pour les couples de même sexe. Des déclarations réfutées par le Vatican.

p-giovanni-cavalcoli-c2a9-arpatotyn-youtube.jpg

Le prêtre italien avait qualifié les récents tremblements de terre survenus en Italie de «punition divine» liée aux unions homosexuelles : il s’est attiré les foudres du Vatican jugeant ses déclarations offensantes pour croyants et athées.

Les médias italiens ont précisé samedi que le père Giovanni Cavalcoli, vieux théologien d’une faculté, connu pour ses positions extrêmes, s’était exprimé dimanche 30 octobre, jour du puissant séisme de 6,5 qui a frappé la région centrale de l’Ombrie.

Une « vision païenne » 

Les secousses sismiques constituent une « punition divine » pour « l’offense à la famille et à la dignité du mariage, en particulier à travers les unions civiles », a-t-il déclaré sur « Radio Maria », qui a dû quelques jours plus tard prendre ses distances avec le prêtre.

Le Vatican a réagi vendredi soir de manière particulièrement cinglante, en jugeant que la notion d’un Dieu vengeur était « une vision païenne » remontant « à l’ère pré-chrétienne ».

Les propos du prêtre sont « offensants pour les croyants et scandaleux pour les non-croyants », a fustigé l’archevêque italien Angelo Becciu, numéro deux de la Secrétarie d’État du Vatican (plus important « ministère » assistant le pape), selon des propos rapportés dans les médias.

« Qu’ils révisent leur catéchisme »

Demandant « pardon » aux victimes des tremblements de terre, il a rappelé qu’ils avaient « la solidarité et le soutien » du pape François.

Pas de quoi ébranler le père dans ses convictions : il a répété dans la foulée au micro d’une autre radio que les tremblements de terre était bien provoqués par « les pêchés de l’Homme ». « Le Vatican ? Qu’ils révisent leur catéchisme ! ». 

L’Italie, dernier grand pays d’Europe occidentale qui n’accordait aucun statut aux couples de même sexe – avec une forte opposition de l’Église catholique – a opté fin juillet pour l’union civile, distincte du mariage.

Ouest France

Première mondiale : le Canada vote à l’unanimité une motion condamnant l’Islamophobie

Les gestes islamophobes sont en croissance partout au pays, mais le Forum musulman canadien refuse de baisser les bras et se réjouit de la motion adoptée pour contrer l’islamophobie.

c2609752-3a8d-4600-9979-e0a4e30ca68a_ORIGINAL.jpg

Vendredi soir, plus de 400 personnes étaient présentes au 9e Banquet de l’organisme du Forum musulman canadien. Parmi les invités on comptait des députés, maires, policiers, le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard et plusieurs activistes. «Il y a tellement de politiciens dans la salle, qu’on pourrait régler plusieurs dossiers», a dit à la blague le chef Picard.

Soutenir la communauté musulmane et prouver leur sincérité de leur démarche pour freiner les crimes à caractère haineux étaient les principales raisons de leur présence.

Première mondiale

Le 26 octobre dernier, une motion pour contrer l’islamophobie a été adoptée à l’unanimité. Selon la porte-parole du Forum musulman canadien, Samah Jebbari, l’adoption par des leaders parlementaires d’une motion pour contrer l’islamophobie serait une première mondiale.

Cette motion tarde depuis 2010, alors que le député bloquiste Réal Nadeau l’avait proposée. Refusée à l’époque, elle a été soumise à nouveau au début du mois d’octobre dernier par le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair. Premièrement refusée par les Conservateurs, puis adoptée à l’unanimité le 26 octobre, après les saccages commis à la mosquée de Sept-Îles.

Pour Mulcair, toute forme de racisme ou de discrimination n’a pas sa place dans un pays comme le Canada. Né dans une famille catholique pratiquante, le respect de toutes les religions était de mise. «J’ai été moi-même élevé avec ces propres valeurs et nous avons élevé nos enfants avec ces mêmes valeurs» a dit le chef du NPD.

Éducation

Pour Samah Jebbari, la haine véhiculée par les islamophobes est alimentée par le manque d’éducation et l’ignorance.

Elle raconte que lors des attentats qui sont survenus à Paris, une enseignante avait discuté avec ses élèves. Pendant cette discussion un garçon s’était retourné et avait dit à une petite fille musulmane: «Hey toi, retourne chez toi !» Pour la jeune fille, retourner chez elle signifiait retourner dans sa maison au Québec et non dans le pays d’origine de ses parents, car elle est née ici. «C’est un exemple d’intolérance dont la victime est un enfant qui ne connaît rien de rien», a souligné madame Jebbari.

Derrière l’écran
Les médias sociaux faciliteraient également à propager la haine. «Avant l’arrivée des médias sociaux, vous n’auriez jamais vu une quinzaine de personnes sur un coin de rue parler contre un groupe ethnique, maintenant on peut facilement retrouver ce même groupe sur les réseaux sociaux», a conclu le chef du NPD, Thomas Mulcair.

Journal De Montreal

La manifestation du mouvement islamophobe PEGIDA annoncée ce samedi interdite

Les militants de PEGIDA France ne pourront pas manifester dans les rues de Calais ce samedi. La préfecture du Pas-de-Calais a pris un arrêté interdisant tout rassemblement de ce vendredi soir minuit jusqu’à samedi minuit à Calais.

B9710147123Z.1_20161104171546_000+GB37U7RNC.2-0.jpg

La préfecture s’est basée sur des messages postés sur les comptes Facebook de PEGIDA France et de son président Loïc Perdriel, appelant à un rassemblement à 14 h devant la gare, puis à manifester dans les rues calaisiennes, pour justifier son arrêté. «  La manifestation n’a fait l’objet d’aucune demande officielle  », précise-t-elle.

Cet arrêté concerne également le Groupe antifasciste calaisien qui avait appelé, également sur Facebook, à un rassemblement devant le parc Richelieu à 14 h.

D’importantes forces de police sont prévues pour faire respecter cet arrêté et éviter d’éventuels affrontements. Le 6 février dernier, le mouvement PEGIDA avait déjà manifesté devant la gare de Calais, pour s’opposer à la présence de migrants à Calais. Déjà interdite, la manifestation avait débouché sur une vingtaine d’interpellations, dont celle du général Piquemal.

La Voix Du Nord

Centre d’accueil pour SDF : quand des militants FN veulent « vérifier » la nationalité des résidents

L’inauguration du centre d’accueil pour SDF dans le 16eme arrondissement de Paris s’est terminée par l’intervention d’une petite quarantaine de militants du Front national, venus « vérifier » la nationalité des personnes hébergées.
On savait l’ouverture de ce centre d’accueil pour SDF classée parmi les sujets sensibles. Cible d’une vive protestation de la part de quelques habitants du 16e arrondissement, puis d’une tentative d’incendie à la mi-octobre, le bâtiment était placé, pour son inauguration ce samedi 5 novembre, sous surveillance policière.

Mais ce n’est qu’après le départ de Anne Hidalgo, maire de Paris, et d’Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et de l’Habitat durable, venues rendre visite aux cinquante nouveaux arrivants du centre d’hébergement, que des militants du Front national ont débarqué sur les lieux. Sous surveillance policière, une quarantaine d’entre eux ont d’abord entrepris de marcher tout autour  du long bâtiment de bois, en tentant de regarder par les fenêtres.

« Si ce sont des migrants, on est contre »

Le but ? Ils l’expliquent aussitôt aux journalistes – dont LCI – sur place. « On est là pour vérifier si ce sont des SDF ou des migrants. SI ce sont des migrants, on est contre ». Devant quelques caméras, le groupe de militants finit par déployer une banderole siglée « Français d’abord, clandestins dehors ». Le temps de quelques images et le happening est déjà terminé. Dans les étages, plusieurs personnes récemment hébergées passent une tête par la fenêtre, spectatrices de cette scène surréaliste.

Pourtant, l’association Aurore, dont plusieurs bénévoles gèrent le projet, précise à LCI que « ce centre n’est pas destiné à accueillir spécifiquement des demandeurs d’asile ». Quelques instants plus tard, à l’issue de sa visite des locaux, Emmanuelle Cosse a quant à elle détaillé : « Il y aura ici des personnes dont la situation administrative ne sera pas réglée, et d’autres qui n’auront pas ce problème. L’hébergement d’urgence est inconditionnel. »

LCI

Rassemblement sauvage d’extrême droite à Saxon

La police a mis en place un dispositif afin d’empêcher la tenue d’une manifestation nationaliste. Il pourrait s’agir des militants exclus du canton de Vaud.

8093919-image

Un rassemblement suspect a été repéré samedi après-midi en Valais, dans la commune de Saxon. Selon la police cantonale, il pourrait s’agir des militants qui avaient prévus précédemment de se réunir à Lausanne, avant d’en être empêchés par le Conseil d’Etat.

«Les polices romandes se sont coordonnées afin de repérer tout déplacement suspect, car nous savions qu’il y avait un risque de report de cette manifestation sur un canton voisin, indique Jean-Marie Bornet, porte-parole de la police valaisanne. Depuis environ 16h samedi, un dispositif est en place dans le but d’empêcher ce rassemblement qui n’a pas été autorisé. L’autorité judiciaire décidera de son côté de ce qu’il adviendra des individus identifiés.»

Selon nos informations, les personnes présentes ont tenté de faire une diversion à Riddes, avant de converger vers un établissement public de Saxon. Le propriétaire avait été induit en erreur par les organisateurs sur la nature exacte de l’événement.

Pour rappel, une conférence animée par des personnalités connues pour leurs positions identitaires devait se tenir ce jour à Lausanne. Elle avait été interdite par le Conseil d’Etat vaudois.

20 Minutes

Macron s’en prend au FN, «un parti qui salit la République»

Emmanuel Macron, qui rencontrait ce samedi les animateurs de son mouvement En Marche!, s’en est pris au Front national, dont il dit ne pas pouvoir accepter la présence au second tour de la présidentielle. 

emmanuel-macron-4_5054824

Egalité H/F : les femmes moins payées que les hommes en Occitanie

76 % du revenu de leurs homologues masculins. Les femmes en Occitanie ne sont pas épargnées par les inégalités salariales.

76-du-revenu-de-leurs-homologues-masculins-les-femmes-en_2158997_667x333

1180 € en moyenne pour une femme contre 2 260 € pour un homme. Les chiffres sont têtus. La dernière enquête de l’Insee, menée à l’échelle de la région Occitanie, confirme que les femmes sont moins payées que les hommes : chez les chefs d’entreprise, auto-entrepreneurs, gérants de société, professions libérales… elles gagnent 76 % du revenu de leur homologue masculin. L’étude consacrée aux actifs non salariés vient conforter l’état des lieux de l’Insee établi au printemps dernier chez les salariés, où il apparaissait que les femmes touchaient 81 % du salaire des hommes.

Midi Libre

 

Quand l’ancien patron de la DGSI demandait à NKM: «Tu me tues Rachida et Fillon»

« Le Monde » a eu accès aux écoutes judiciaires réalisées au printemps 2013 sur le portable l’ex-numéro 1 des renseignements…

Capture d’écran 2016-11-05 à 13.54.03.png

Des methodes peu orthodoxes mises à jour. Aujourd’hui dans le privé, l’ancien numéro du renseignement intérieur sous Sarkozy, Bernard Squarcini, aurait continué pendant longtemps à s’agiter pour aider ses proches, après son départ forcé en 2012. Le 28 septembre dernier, l’ancien patron de la Direction Centrale du renseignement intérieur (DCRI) a ainsi été mis en examen par les juges du pôle financier, pour, notamment, « trafic d’influence » et « détournement de fonds publics ». Le Monde révèle aujourd’hui avoir eu accès à l’enquête des juges et aux écoutes judiciaires pratiquées en mars et avril 2013 sur le téléphone portable du « Squale ».

Et cette enquête met au jour un « système de renseignement parallèle, délictueux, au croisement des mondes économiques, politiques et policiers ».

L’affaire Cahuzac

Quand éclate l’affaire Cahuzac, en avril 2013, des doutes naissent quant à la connaissance des comptes du ministre par François Hollande. Michel Gaudin, ancien directeur général de la police devenu directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, demande alors au Squale : « On ne peut pas récupérer une note là » ? Bernard Squarcini répond qu’il va « essayer » et estime que « bien sûr », « ils étaient au courant ».

Au printemps 2016, lors d’une perquisition, la dite note est retrouvée dans un coffre loué par le « Squale » à la banque. Sans aucune preuve, elle affirme que l’argent placé en Suisse, qui « n’appartiendrait pas qu’à Monsieur Cahuzac » aurait servi à un financement illicite du PS et de DSK. « Il est question que Monsieur Hollande aurait été mis au courant des problèmes de Monsieur Cahuzac et qu’il aurait refusé sa démission avant les aveux officiels », poursuit cette note aux accusations lourdes que « rien ne vient étayer », rappelle le quotidien.

« Tu me tues Rachida et Fillon »

Plus loin, les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme reviennent sur un autre échange daté de mars 2013 entre Bernard Squarcini, aujourd’hui au service de Bernard Arnault, LVMH et Nathalie Kosciusko-Morizet. Celle qui est aujourd’hui candidate à la primaire de la droite et du centre devait constituer les listes municipales avant la bataille pour la mairie de Paris. Lors de ces élections, le « Squale » tente de ménager les intérêts du couple Tibéri aux dépens de deux de ses ennemis, Rachida Dati et François Fillon.

« Bon, allez, tu me tues Rachida et Fillon », lance-t-il à NKM. Et cette dernière de lui répondre : « Je vais te dire, le meilleur moyen de la tuer, c’est d’éteindre (…) Et Fillon, c’est pareil, faut pas le tuer publiquement, faut l’éteindre. » S’en suit alors un échange moqueur sur l’identité du père de l’enfant de Rachida Dati, sur lequel la DCRI version Squarcini avait enquêté. « C’est vraiment une… », balance NKM, sans terminer sa phrase.

Une fiche S effacée

Mais les relations de l’ex-chef du renseignement lui auraient également permis d’aider des proches moins connus. En octobre 2015, souligne de son côté L’Obs, Bernard Squarcini apprend que le milliardaire russe Andreï Skoch est fiché S. Ce dernier, proche de la mafia et des trafiquants d’armes selon la presse russe, souhaite voir son nom effacé du fichier S. Une demande légale mais rarement accordée.

Pourtant, en décembre 2015, la 18e fortune de Russie n’est plus considérée comme une menace à la sûreté de l’Etat. Selon L’Obs, une enquête est toujours en cours, alors que Bernard Squarcini affirme ne pas être impliqué.

Toujours le « chef » du renseignement

Bernard Squarcini semble avoir gardé de nombreux amis au siège de la DGSI (direction générale de la Sécurité intérieure, ex-DCRI). Ainsi, un major qui l’appelle toujours « chef » a scruté les environs de la station de ski de Courchevel, en Savoie, où séjournait la famille Arnault pendant les vacances. « Ce n’est pas un voyou, ma hiérarchie était au courant », tente de défendre le major.

Au vu de l’enquête du Monde, comme il l’a dit lui-même en garde à vue, Bernard Squarcini a bien « gardé un esprit identique que celui qui [l]’accompagnait en [s] a qualité de haut fonctionnaire ».

20 Minutes

Benjamin Lemaire, agent de youtubeurs en détention pour «atteinte sexuelle sur mineurs»

Un imprésario de youtubeurs est actuellement placé en détention, soupçonné d’avoir fait des propositions sexuelles à certains de ses jeunes clients. Il aurait, selon Buzzfeed, profité de sa situation professionnelle.

un-conflit-entre-youtube-et-la-gema-l-equivalent-de-la-sacem-francaise-sur-la-remuneration-des-videos-visionnees-avait-demarre-en-2009_5735481

Le nom de Benjamin Lemaire n’évoque peut-être rien. Mais ceux pour qui il travaille, si. Cet homme de 31 ans est employé par une société qui gère les comptes Joey Starr, Emmanuelle Béart ou encore Sophie Marceau sur les réseaux sociaux. Il est aussi l’agent de jeunes youtubeurs. Une source proche du dossier a confirmé ce vendredi à L’Express que Benjamin Lemaire a été mis en examen et placé en détention pour « corruption de mineur aggravée » et « atteinte sexuelle sur mineur aggravée ». Le plaignant serait âgé de 14 ans.

Dans une longue enquête, le site BuzzFeed révèle que le trentenaire a, depuis de nombreuses années, fait des propositions équivoques à de très jeunes internautes -souvent à la tête de chaînes sur Youtube-, en allant jusqu’à leur envoyer des photos de son sexe. Après la divulgation de plusieurs captures d’écran d’échanges entre Benjamin Lemaire et des mineurs, le parquet a reçu une lettre de « dénonciation de faits » datant de 2010, signée par huit personnes, dont des youtubeurs. Elle ne serait pas liée à la détention en cours.

Une précédente incarcération

Selon BuzzFeed, l’homme a déjà été incarcéré pendant quatre mois en 2015, avant d’être placé sous contrôle judiciaire. Il était déjà soupçonné d’avoir porté atteinte à des mineurs, entre 2011 et 2014. Le parquet de Paris affirme qu’en 2007, un juge de Nanterre avait également été saisi pour d’autres faits similaires qu’aurait commis Benjamin Lemaire.

L’homme est un « influenceur »: il gère la présence de stars sur les réseaux sociaux et propose à de jeunes youtubeurs de les prendre sous son aile, tel un imprésario, pour les aider à gagner des revenus grâce à leur chaîne vidéo. Une fois qu’il a repéré ses cibles -toujours de jeunes garçons-, Benjamin Lemaire se lance dans une offensive de drague numérique, ponctuée de petits conseils professionnels.

« Tu veux un bisou un câlin et une histoire? »

Les conversations publiées par BuzzFeed, captures d’écran à l’appui, sont édifiantes. Alors âgé de 30 ans, l’homme contacte un adolescent. Il ne peut ignorer son âge, puisqu’il le lui demande immédiatement. « T’as quel âge au fait? », « 15 ans à la fin du mois », répond son interlocuteur. Après s’être fait mousser en vantant la popularité des personnes qui le suivent sur Twitter, le trentenaire lui parle de contrats.

Puis, il dit qu’il va se coucher: « Moi je suis bien au chaud. Tout nu au fond de mon lit (…) Tu veux un bisou un câlin et une histoire? ». Son interlocuteur est gêné, lui signale qu’il a « une copine » et met rapidement fin à la conversation.

L’Express

 

Violences urbaines à Pau : croix gammées et poubelles brûlées rue Jean-Jaurès

Le restaurant Chez Giovanni a particulièrement souffert de ces dégradations commise dans la nuit

feux-de-poubelles-et-croix-gammees-rue-jean-jaures_4201581_1000x500.jpg

Les habitants de la rue Jean-Jaurès se sont réveillés médusés ce samedi matin, à Pau. Les façades et les voitures de cette artère parallèle à l’avenue du Loup ont été recouvertes de croix gammées et d’inscriptions nazies.

« J’étais aux halles et mon cuisinier qui habite à côté m’a appelé pour me dire que le restaurant brûlait », raconte le patron de Chez Giovanni, le restaurant italien qui fait l’angle avec la rue Aristide-Briand. Il était alors 6 heures du matin.

Le restaurant n’a pas brûlé mais des poubelles rassemblées sur le trottoir ont toutes cramées. Plus bas dans la rue en direction d’Alsace-Lorraine, une voiture avait récemment  brûlée dans une petite cour intérieure. Sa carcasse est encore à l’endroit du sinistre.

« Cela fait deux mois environ que ça dure, se désole le chef cuisinier. ça a commencé avec des poubelles, place Peyroulet. Puis rue Emile Zola. Puis il y a eu la voiture brûlée et de nouveaux des poubelles devant chez moi. C’est incroyable, on n’a jamais vu ça à Pau. »

Les habitants devraient tous déposer plainte dans la journée au commissariat. Les policiers se sont déplacés sur les lieux vers 6 heures. Une enquête est en cours.

Sud Ouest

Manche : Morgan braque un fusil de chasse sur un gendarme

Un jeune homme de 27 ans originaire de Valognes (Manche) a écopé de 8 mois de prison ferme ce jeudi 27 octobre 2016 devant le tribunal de Cherbourg (Manche). Il avait braqué un fusil de chasse sur un gendarme.

705772_chasseur_460x306

 

Un habitant de Valognes (Manche), âgé de 27 ans, comparaissait ce jeudi 27 octobre 2016 devant le tribunal de Cherbourg (Manche). Le 24 octobre dernier, il s’était présenté à la gendarmerie de Valognes pour rendre son permis de conduire. Après une première discussion avec un jeune gendarme, il s’est rendu à son véhicule, d’où il a sorti un fusil de chasse.

Il met en joue le gendarme

L’arme chargée, il a mis en joue le gendarme à hauteur de la hanche sur le parking. Au moment où le militaire parvenait à prendre la fuite, un véhicule de patrouille est arrivé sur les lieux avec trois gendarmes à son bord.
Dialoguant avec le jeune homme, ils sont parvenus à la raisonner et celui-ci s’est rendu sans résistance. Il a ensuite été entendu dans les locaux de la brigade.

« Je ne suis pas un tueur »

Devant le tribunal, le jeune homme a expliqué qu’il traversait une « passe difficile ». « Je ne suis pas un tueur« , a-t-il justifié, avant de s’excuser auprès du gendarme qu’il avait visé, présent dans la salle d’audience. Son avocat a demandé au tribunal « de ne pas faire de ce procès un règlement politique« , en faisant référence au mouvement de protestation des forces de l’ordre.

La procureur de la République avait requis une peine de trois ans de prison dont dix-huit mois avec sursis, ainsi qu’une mise à l’épreuve de 3 ans.

Huit mois de prison ferme

Le tribunal a finalement condamné Morgan Monmelien à 18 mois de prison dont 10 mois avec sursis, avec une mise à l’épreuve de deux ans. Il lui a été signifié une interdiction de port d’arme pendant cinq ans et il devra s’acquitter de 3 200 euros d’amende pour préjudice et frais de justice. Il a été placé sous mandat de dépôt à l’issue de l’audience.

La Manche Libre

Israël oblige une palestinienne à divorcer pour pouvoir se soigner contre son cancer à Jérusalem

Samira Nattat, Palestinienne d’Hébron, qui se bat depuis 3 ans contre un cancer des intestins et qui a subi les longs contrôles aux checkpoints, voire les refus, pour aller se faire soigner à Jérusalem, a été contrainte, pour bénéficier d’un traitement, de changer de nom, car les Israéliens n’aiment pas celui de son mari.

dome_du_rocher

Ahmad Nattat a été emprisonné pendant 2 ans en 2011 (après un interrogatoire de 60 jours) par Israel pour avoir hébergé des résistants au début des années 2000.
Samira n’a été autorisée à lui rendre visite que 3 fois au cours de ces deux ans. Ensuite Ahmad a été envoyé à Gaza et n’a pas le droit de rejoindre sa femme en Cisjordanie, alors qu’elle a d’autant plus besoin de sa présence pendant qu’elle est malade et qu’elle souffre.

C’est un crève coeur pour les deux époux, qui sont mariés depuis 15 ans et passent leur temps au téléphone.

« C’est la décision la plus dure que j’aie eu à prendre dans ma vie », dit Samira, 37 ans, à laquelle Israel n’a pas laissé d’autre solution qu’un divorce, vu la détérioration de son état de santé.

Oumma

Calais : Un gendarme en repos frappe et pointe son arme sur le nez d’un passant

Dans la nuit du 10 au 11 septembre, devant l’hôtel Ibis du boulevard Daunou, un homme de 24 ans, gendarme mobile, a pointé un revolver sur un passant. Il a été jugé jeudi au tribunal correctionnel de Boulogne.

FRANCE-POLICE-GENDARMERIE-ILLUSTRATION

Le militaire séjournait à l’hôtel avec son groupement dans le cadre d’une surveillance de la « jungle » de Calais. Alors qu’il avait une soirée de repos, il est allé dans un bar avec quatre collègues. Au niveau de la place Dalton, ils ont assisté à un différend entre un couple au cours duquel l’homme a giflé la femme. Ils allaient intervenir mais le calme semblant revenir ils ont continué leur soirée.

Une dizaine d’individus ont toutefois remarqué que les cinq personnes qui étaient prêtes à intervenir étaient des gendarmes. Une bagarre a éclaté, un gendarme a été blessé à l’arcade. Le groupe a pris la fuite à l’arrivée des policiers. Le blessé a été conduit à l’hôpital par les pompiers. Aucune interpellation n’a eu lieu, les gendarmes n’ont pas porté plainte.

Tandis que le blessé était à l’hôpital avec un collègue, les trois autres gendarmes sont rentrés à l’hôtel et ont raconté leur mésaventure au chef d’escadron. L’homme de 24 ans était énervé par la tournure de la bagarre. Ses collègues l’ont ramené à la raison et ont été jusqu’à retirer les chargeurs de son arme de service.

Puis il s’est retrouvé devant l’hôtel. Là, il a interpellé un passant, bien qu’il ne soit reconnu par aucun gendarme, pour lui demander des renseignements sur les auteurs de l’agression.

Un gendarme bien noté par ses supérieurs

Ses collègues ont essayé de le calmer, mais il a entraîné le passant dans un coin sombre, lui a mis quelques claques derrière la tête et lui a pointé son arme sur le nez. Une ultime intervention d’un collègue a libéré la victime, qui a fait un malaise. L’homme a été transporté à l’hôpital et a fait l’objet d’une interruption de travail de trois jours.

Pendant l’enquête, qu’un magistrat a confiée aux services de recherches de la gendarmerie, il a déclaré avoir eu très peur : «  Le coup aurait pu partir tout seul ou il aurait pu tirer. J’ai ressenti comme un état de stress important.  » L’arme n’était toutefois pas chargée.

Le gendarme incriminé a toujours été bien noté par ses supérieurs et avait une carrière toute tracée. Pendant l’audience du tribunal, le substitut du procureur a requis dix mois de prison avec sursis, une interdiction de détenir une arme pendant cinq ans et d’exercer pendant la même durée une activité professionnelle en rapport avec la gendarmerie.

La défense a protesté : «  L’arme n’était pas chargée, il n’avait pas l’intention de persécuter la victime. C’est sûr qu’il s’y est mal pris, mais vous ne pouvez pas détruire la vie professionnelle et familiale de cet homme qui est par ailleurs bien noté par ses supérieurs.  »

« J’ai pété les plombs »

Au cours de l’enquête, après quelques divergences, le gendarme incriminé a reconnu les faits. Il a, dans un premier temps, abordé le comportement des fonctionnaires du commissariat de Boulogne lorsqu’ils sont arrivés place Dalton après la bagarre : «  Ils nous ont demandé des explications et si nous voulions déposer plainte. Ne voulant pas avoir d’obligation de rendre compte à nos supérieurs, nous avons refusé et dès cet instant le comportement des policiers a changé. Ils ont quitté les lieux sans interpeller personne alors que plusieurs de nos agresseurs étaient encore sur place. Je m’attendais à un autre comportement de personnes qui font le même métier que nous. J’ai ressenti comme un sentiment d’injustice et je n’ai pas réussi à faire descendre la pression.  »

Puis il a reconnu avoir eu un comportement déplacé envers sa victime devant l’hôtel Ibis ce soir-là : «  J’ai perdu les pédales, j’ai pété les plombs, je n’arrive pas à expliquer comment j’ai pu en arriver à de telles extrémités. Je présente mes excuses à la victime qui, je le comprends, a pu ressentir un sentiment de peur.  »

Le jugement

Le gendarme a été condamné à huit mois de prison avec sursis , l’interdiction de détenir des armes pendant deux ans et la privation pendant deux ans des droits civils, civiques et familiaux, entraînant la radiation des services de l’état. Il devra également verser 1 500 euros à la victime.

Reste au prévenu à attendre la sanction disciplinaire qui sera rendue par sa hiérarchie dans un avenir proche.

La Voix Du Nord

Etats-Unis: 2 policiers assassinés dans des «embuscades», un suspect arrêté

Deux policiers américains auraient-ils été victimes d’« embuscades » ? Les deux agents, qui se trouvaient chacun dans leur voiture de patrouille, ont été tués dans la nuit de mardi à mercredi dans l’Etat de l’Iowa (centre), selon les autorités américaines.Des images vidéo montraient des impacts de balles dans la porte passager d’une des voitures.

greene_scott.jpg

Quelques heures après les faits, un suspect a été arrêté, a annoncé la police de Des Moines. Scott Michael Greene, 46 ans, a été appréhendé dans la banlieue de Des Moines, la capitale de l’Etat, et était en route vers les locaux de la police. Les autorités avaient prévenu qu’il était vraisemblablement armé et dangereux.  «Nous pensons qu’il détient des informations cruciales pour nous permettre de résoudre cette affaire», avait déclaré auparavant le sergent Paul Parizek, de la police de Des Moines, lors d’une conférence de presse.

Le premier policier a été retrouvé mort vers 1h du matin (6h GMT) à Urbandale, dans la banlieue de Des Moines, la capitale de l’Etat. Celle-ci compte un peu plus de 3 millions d’habitants.

Le second agent, qui répondait à un appel pour des coups de feu, a été découvert 20 à 30 minutes plus tard à Des Moines. Il est mort après avoir été transporté à l’hôpital, selon les médias américains.

20 Minutes