Articles par FDEBRANCHE

Brexit : le Ukip aurait financé sa campagne avec des fonds européens

Le parti nationaliste britannique avait fait campagne pour la sortie de l’UE.

nigel-farage-ne-representera-pas-la-grande-bretagne-aux-etats-unis.png

Le Ukip se retrouve de nouveau dans la tourmente. Après la démission précipitée de Nigel Farage peu après la victoire du « Leave » lors du référendum du 23 juin, puis celle de la nouvelle présidente Diane James après seulement 18 jours, le parti europhobe est soupçonné par la commission électorale britannique d’avoir utilisé des fonds européens pour financer sa campagne pro-Brexit.

L’organisme, qui a lancé une enquête, s’appuie sur un audit réalisé par les institutions européennes montrant que le parti européen ADDE (Alliance pour la Démocratie directe, comptant principalement des députés issus de Ukip) aurait « utilisé les subventions versées par l’UE au bénéfice de Ukip, en violation des règles« .

Sondages sur le Brexit

Ces règles empêchent notamment « le financement direct ou indirect de partis politiques nationaux » explique la commission électorale. Le Bureau du Parlement européen a déjà indiqué lundi que l’ADDE devra renoncer à 421.000 euros de fonds européens.

Ces dépenses de l’ADDE concernent notamment neuf sondages réalisés dans le cadre des élections générales britanniques de mai 2015 et en amont du référendum britannique sur l’UE. « La plupart des questions des sondages étaient liées à la campagne du ‘Leave’ menée par l’Ukip« , est-il notamment relevé dans le rapport à propos de certains sondages financés par l’ADDE.

La commission électorale britannique n’indique pas combien de temps va durer son enquête. Si les violations étaient avérées, Ukip risque jusqu’à 23.000 euros d’amende par infraction constatée ainsi que la confiscation des sommes indûment perçues.

La Tribune

Infractions racistes : hausse de 34% en 3 ans. Classement sans suite pour un auteur sur deux

Pour un auteur sur deux, l’affaire se termine par un classement sans suite. 

Infractions-racistes-hausse-de-34-d-affaires-en-trois-ans.jpg

Les parquets français ont traité l’an dernier 7.251 affaires comportant une ou plusieurs infractions à caractère raciste, soit une augmentation de 34% en trois ans. Le ministère de la Justice a précisé que cette augmentation ne « souligne pas nécessairement » une hausse des infractions commises en raison de la religion ou de l’origine de la victime, réelle ou supposée, mais peut aussi s’expliquer par une augmentation du nombre de plaintes.

Classement sans suite pour un auteur sur deux

Le ministère informe par ailleurs que pour un auteur sur deux, l’affaire se termine par un classement sans suite, parce que l’infraction est « insuffisamment caractérisée » (75%), parce que les faits enregistrés ne sont pas une infraction (9%), parce que les auteurs ont été mis hors de cause (4%) ou parce que les faits étaient prescrits (10%).

La Chancellerie, qui s’est engagée à mettre régulièrement à jour les chiffres en matière d’infractions à caractère raciste, a précisé que 10% des auteurs étaient mineurs au moment des faits. Lorsque l’auteur est susceptible d’être poursuivi, il y a dans 83% des cas une « réponse pénale », majoritairement sous forme d’alternative aux poursuites.

Europe 1

L’ex-FN Chauprade soutient Fillon pour barrer la route à Marine Le Pen

Ancien conseiller de Marine Le Pen sur les affaires internationales, Aymeric Chauprade offre ses services à l’équipe de François Fillon pour démonter l’argumentaire du Front national.

XVM7d578020-b0c4-11e6-9eff-125cc857c806.jpg

Ancien cadre du FN qui fut l’un des proches conseillers de Marine Le Pen avant de se voir écarté, l’eurodéputé Aymeric Chauprade connaît bien Marine Le Pen qu’il soutenait jusqu’à l’année dernière. Fâché d’avoir été mis au ban pour ses propos sur l’islam et déçu par la ligne qu’il juge trop «socialiste-nationaliste», ce spécialiste des questions internationales se fait désormais le pourfendeur du programme de Marine Le Pen. Début novembre, dans un entretien accordé à Valeurs Actuelles, Aymeric Chauprade envisageait de rejoindre le Parti populaire européen (PPE) avec en tête l’idée de se rapprocher de Nicolas Sarkozy dans le contexte de la primaire LR.

Interrogé par L’Express ce mardi, il annonce désormais son soutien à François Fillon. «Je suis allé voter au premier tour pour Nicolas Sarkozy parce que je pensais qu’il avait de meilleures chances pour l’emporter. Je me suis trompé sur ce point, mais je ne renie pas du tout mon vote», confie Aymeric Chauprade, qui fait donc partie des 20% de sarkozystes déçus dimanche soir. «Je salue aussi l’incroyable campagne qu’a faite François Fillon, partant d’assez bas et en s’accrochant jusqu’au bout», explique ce géopoliticien favorable, comme François Fillon, à l’axe Paris-Moscou. «Il y a une convergence totale entre mes analyses et ce que dit François Fillon sur la nécessité de travailler avec la Russie et de remettre sur la table nos relations avec les monarchies sunnites du Golfe à cause de leurs ambiguïtés vis-à-vis du totalitarisme islamique», tient-il d’ailleurs à faire valoir.

Le Figaro

Palestine occupée: la 3e ville la plus importante de Norvège vote pour le boycott d’israël

La troisième plus grande ville de Norvège, Trondheim, s’est prononcée pour le boycott de tous les biens et services produits dans les colonies israéliennes situées en Cisjordanie occupée.

NORVEGE-ISRAEL.jpg

« Les colonies illégales se développent, la construction du mur continue, les Palestiniens sont soumis à un harcèlement quotidien et font face à d’importants obstacles dans leur vie quotidienne », explique en préambule la motion adoptée par le Conseil municipal de Trondheim.

« Ceci est une politique que la Municipalité de Trondheim ne peut pas appuyer. Pour cette raison la municipalité s’interdira d’acheter des biens ou des services produits dans les territoires occupés », poursuit la motion.

 

LMJ

La conférence Philippot à Sciences Po annulée à cause d’une manifestation d’étudiants

En avril dernier, le mouvement Nuit Debout avait fait annuler une conférence que Florian Philippot devait donner à l’École supérieure de commerce de Paris (ESCP).

La-conference-de-Florian-Philippot-a-Sciences-Po-annulee-a-cause-d-une-manifestation-d-etudiants.jpg

Même joueur joue encore : ce mardi 22 novembre, le numéro 2 du Front national n’a pu s’exprimer, comme cela était prévu, au sein de Sciences Po Paris. La faute à plusieurs manifestants qui ont bloqué l’accès au lieu de débats.

Le Lab

Nouvelle enquête judiciaire sur des soupçons d’escroquerie au FN

La justice soupçonne le parti de Marine Le Pen d’escroqueries, d’abus de biens sociaux, de blanchiment et de recel entre janvier 2014 et avril 2016.

10754017

Le parquet de Paris a ouvert une nouvelle information judiciaire sur des soupçons d’escroquerie dans le financement des dernières campagnes électorales du Front national, a indiqué mardi à l’Agence France-Presse une source judiciaire, confirmant une information de Mediapart.

Cette enquête, qui porte sur la période allant de 2014 à 2016, a été ouverte le 26 octobre et confiée à des juges d’instruction, a précisé la source. Le Front national et deux de ses cadres, Jean-François Jalkh et Wallerand de Saint-Just, ont déjà été renvoyés début octobre en procès, pour des soupçons d’escroquerie aux frais de l’État, lors des législatives de 2012. Cette affaire, qui n’a pas été jugée, implique aussi Riwal, une société prestataire du mouvement gérée par un très proche de Marine Le Pen, Frédéric Chatillon, ainsi que le micro-parti satellite du FN Jeanne, qui participe au financement de ses campagnes, et quatre autres personnes.

Le parquet de Paris a ouvert une nouvelle information judiciaire à la suite d’un signalement qui lui avait été transmis en juin par Tracfin, la cellule de renseignement de Bercy. Selon une source proche de l’enquête, Tracfin y vise des « flux financiers importants » impliquant notamment Jeanne et Riwal.

Prestations gonflées et surfacturées

L’information judiciaire a été ouverte pour les délits supposés d’escroqueries, abus de biens sociaux, blanchiment et recel, a précisé la source judiciaire. L’enquête porte sur une période de janvier 2014 à avril 2016, qui couvre notamment les municipales, les européennes, les départementales et les régionales. Dans la précédente affaire, c’est le système des kits de campagne mis en place par le parti et ses prestataires pour les législatives qui a fait l’objet des investigations. Tracts, affiches, cartes postales… cette panoplie du candidat, obligatoire aux yeux de nombre d’entre eux, coûtait 16 650 euros. Or, pour l’acquérir, les frontistes devaient contracter un prêt avec intérêts auprès de Jeanne, mouvement satellite du FN, alors qu’ils étaient fournis par Riwal.

Les juges pensent que, derrière ce montage, se cachent des prestations gonflées et surfacturées au détriment de l’État, qui rembourse les frais de campagne aux candidats dépassant 5 % des voix. Le système aurait été imposé aux candidats « dans l’unique but de majorer des dépenses électorales remboursables », avait expliqué une source proche de l’enquête. Le Front national a toujours clamé son innocence dans cette affaire.

Le point

«Déportation des musulmans»: iTélé condamnée à verser 50 000€ à Zemmour pour «rupture abusive» de contrat

Lundi, Eric Zemmour qui avait assigné iTélé en justice pour rupture abusive de son contrat, a remporté son procès. La chaîne devra lui verser 50 000 euros.

eric-zemmour-le-6-novembre-2015-a-l-entree-du-tribunal-correctionnel-de-paris_5746137.jpg

Nouveau déboire pour la chaîne d’information. Selon Marianne, Lundi, le jour de la fin de sa grève historique, iTélé a été condamnée par le tribunal de grande instance de Nanterre, pour la « rupture abusive du contrat, sans préavis et sans invoquer aucun manquement contractuel », d’Eric Zemmour.

En décembre 2014, le polémiste avait été évincé de l’émission Ça se dispute, qu’il animait depuis 2003. Pour cela, iTélé devra lui verser 50 000 euros. Selon ses avocats, Eric Zemmour a été débouté de l’indemnisation au titre du préjudice moral qu’il réclamait également. Ils se félicitent « d’une décision renforçant la liberté d’expression et la protection des journalistes ».

Condamné pour ces propos

En 2014, Céline Pigalle et Cécilia Ragueneau, alors à la tête de la chaîne du groupe de Bolloré, avaient justifié l’arrêt de l’émission par les commentaire sur les musulmans, prononcés par Eric Zemmour dans le quotidien italien Corriere della Sera. Des propos pour lesquels il était jugé pour « provocation à la haine envers les musulmans » et a été condamné en appel à 3000 euros d’amende la semaine passée.

Dans les pages du journal transalpin, Eric Zemmour avait considéré que les musulmans « ont leur code civil, c’est le Coran », mais aussi qu’ils « vivent entre eux, dans les banlieues » en refusant selon lui de vivre « à la française », en « mangeant par exemple du fromage » ou en « plaisantant dans les cafés et en faisant la cour aux jeunes filles ».

Dans cette interview, Eric Zemmour avait aussi estimé que l’hypothèse de la déportation des cinq millions de musulmans français, bien que « irréaliste », peut se comparer avec « les cinq ou six millions d’Allemands qui ont dû quitter l’Europe centrale après la guerre » ou avec l’expulsion d »‘un million de pieds-noirs » d’Afrique du Nord dans les années 60.

L’Express

Entre Hitler et Israël, Erdogan juge «déplacé de se demander qui était le plus barbare»

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré qu’il était « déplacé de se demander qui était le plus barbare » entre Hitler et Israël, lors d’un entretien à une chaîne israélienne diffusé lundi soir. 

Turquie-Erdogan-enjoint-l-UE-de-se-prononcer-sur-l-adhesion.jpg

En juillet 2014, en pleine intervention israélienne à Gaza (opération baptisée « Bordure protectrice » par le gouvernement israélien), M. Erdogan avait accusé l’Etat hébreu d’avoir « surpassé Hitler en matière de barbarie », provoquant un tollé. Ces dernières déclarations surviennent alors que la Turquie et Israël se sont récemment réconciliés après une brouille de six ans provoquée par un assaut meurtrier de forces israéliennes contre une flottille turque cherchant à briser le blocus de la bande de Gaza. Mais, loin de renier l’évocation d’Adolf Hitler, M. Erdogan a déclaré sur la chaîne privée Channel 2 qu’il était « très conscient » de la sensibilité liée au nom du responsable de l’élimination systématique de millions de juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Et d’ajouter: « Moi, je n’approuve pas ce qu’a fait Hitler, et je n’approuve pas non plus ce qu’a fait Israël. Quand il est question de la mort d’autant de gens, il est déplacé de se demander qui était le plus barbare ». Renouant avec une rhétorique propalestinienne qu’il avait modérée pendant les négociations turco-israéliennes, M. Erdogan a affirmé qu’il lui était « impossible d’oublier les centaines, les milliers de personnes qui sont mortes quand ils (les militaires israéliens) ont frappé Gaza » en 2014. La guerre de l’été 2014 entre Israël d’une part et le Hamas islamiste et ses alliés d’autre part a été la plus longue et la plus dévastatrice des trois guerres dans la bande de Gaza depuis 2008. Côté palestinien, 2.251 personnes, dont 551 enfants, ont été tuées, selon l’ONU.
Côté israélien, 73 personnes, dont 67 soldats, ont été tuées et environ 1.600 blessées. Israël et la Turquie ont procédé la semaine dernière à la nomination réciproque d’ambassadeurs, scellant une crise née de l’assaut mené en 2010 par les forces spéciales israéliennes contre le Mavi Marmara, un bateau turc faisant partie d’une flottille humanitaire qui se dirigeait vers la bande de Gaza. Dix militants turcs qui se trouvaient à bord avaient été tués. Le président Erdogan a qualifié de « tissu de mensonges » les affirmations selon lesquelles les soldats israéliens ont tenté d’éviter l’affrontement. « Nous avons tous les documents (…) Dix de nos frères sont tombés en martyrs », a-t-il ajouté.

Un député FN visé par 2 plaintes pour provocation à la discrimination et à la haine raciale, son immunité levée

Le Parlement européen a levé aujourd’hui l’immunité parlementaire de Jean-François Jalkh, eurodéputé et vice-président du Front national, visé par deux plaintes pour provocation à la discrimination et à la haine raciale en tant que directeur des publications du parti d’extrême droite.

CONSEIL NATIONAL DU FN A SEVRES

La première plainte concerne un « guide pratique de l’élu municipal Front national », publié en 2013 sur le site internet duFront national, qui invitait les futurs élus à privilégier les « Français » dans l’attribution des logements sociaux. La seconde est relative à une vidéo diffusée en juin 2014 sur le même site dans laquelle son ancien président, Jean-Marie Le Pen, s’en prenait à des artistes opposés au Front national, dont Patrick Bruel, Madonna et Yannick Noah, en lâchant : « On fera une fournée la prochaine fois ».

Le Parlement européen a levé l’immunité parlementaire de Jean-Marie Le Pen dans cette même affaire le mois dernier pour permettre qu’il soit jugé. Les eurodéputés ont estimé que les faits reprochés à Jean-François Jalkh dataient d’une époque où il n’était pas parlementaire et n’avaient aucun lien avec l’exercice de cette fonction.

Le Figaro

«Heil Trump», salut nazis: une réunion d’extrême droite appelle au «nettoyage ethnique» des USA

Des journalistes américains ont filmé une réunion d’un parti d’extrême droite pro-Trump. Son leader appelle au « nettoyage ethnique » des États-Unis.

Ces images n’auraient pas dû être enregistrées. Daniel Lombroso et Yoni Appelbaum, du magazine américain The Atlantic, comme d’autres journalistes invités, auraient dû quitter la salle après le dîner. Mais ils s’y sont attardés avec leurs caméras et ce qu’ils ont vu et entendu choque. « Heil Trump ! Heil notre peuple ! Heil la victoire ! » scande le public à coups de saluts nazis, lors d’une conférence du National Policy Institute, une organisation américaine qui se qualifie d’« indépendante, dédiée au patrimoine, à l’identité, et au futur des descendants européens aux États-Unis et à travers le monde ».

Dix jours après la victoire de Donald Trump dans la course à la Maison-Blanche, cette réunion annuelle a rassemblé, samedi 19 novembre, près de 200 personnes au Ronald Reagan Building de Washington D.C. Le leader de ce parti politique s’appelle Richard B. Spencer, situé à l’extrême droite selon The Atlantic. Le magazine rappelle sur son site que Spencer appelait récemment à « une nouvelle société, un État mono-ethnique qui rassemblerait tous les Européens », ainsi qu’à un « nettoyage ethnique pacifique ».

« Lügenpresse »

Dans l’extrait du documentaire, qui sera lui diffusé fin décembre aux États-Unis, le leader nationaliste prend la parole : « Personne ne nous honorera pour avoir perdu, lance-t-il sous les applaudissements. Personne ne pleure aujourd’hui le grand crime commis contre nous. Pour nous, c’est vaincre ou mourir ! » Richard B. Spencer utilise dans son discours une terminologie nazie en qualifiant la presse de « Lügenpresse », autrement dit « la presse du mensonge ». « La presse a clairement décidé de mater et faire la guerre contre la légitimité de Trump et l’existence éternelle d’une Amérique blanche. (…) Mais en réalité, ils nous ouvrent grand la porte. L’Amérique était, jusqu’à la génération précédente, un pays blanc, construit pour nous et pour notre prospérité. C’est notre création, notre héritage, et il nous appartient. »

L’association non lucrative Southern Poverty Law, qui répertorie les groupes haineux, considère Richard B. Spencer, dont le compte Twitter a été désactivé le 16 novembre, comme le « leader nationaliste blanc le plus brillant du pays – une version costume-cravate des vieux suprémacistes blancs, une sorte de raciste professionnel en khaki ».

Deux jours après la publication de cette vidéo, l’équipe de Donald Trump faisait la déclaration suivante : « Le président élu a toujours dénoncé le racisme sous toutes ses formes, et il a été élu parce qu’il sera un leader pour tous les Américains. » Depuis son élection, les actes de haine et de racisme assumés se multiplient dans tout le pays.

Le Point

Extrême droite : une librairie libertaire attaquée par des chrétiens radicaux

Samedi, trois heures à peine après la fin de la manifestation interdite des catholiques intégristes, la librairie libertaire « La Plume Noire » a été prise pour cible par des militants d’extrême droite radicale.

58711_civitas-religion-reactionnaire

Peu avant 18h, la librairie, située à proximité de la place Colbert, a été attaquée.

Selon plusieurs témoins, une vingtaine de personnes avec « pavés et barres de fer » ont foncé sur le local. La douzaine de personnes qui s’y trouvaient ont eu le temps de baisser le rideau. Aux cris de « La France aux français », les assaillants ont tenté d’enfoncer le rideau de fer. Des vitres ont été brisées. Quatre personnes ont été légèrement blessées, touchées par des éclats de verre.
L’agression a duré une dizaine de minutes.

Dans un communiqué publié dimanche, la CGA dénonce la « complaisance » de la police alors que le rassemblement des catholiques traditionalistes avait été interdit par le préfet.

La CGA fait le rapprochement entre le service d’ordre de la manif composé de membres du Parti nationaliste français, de l’Action française et du GUD,et l’attaque subie en fin d’après-midi.

« Ces militants fascistes, ouvertement préparés à mener des actions violentes, n’ont pas été inquiétés ou contrôlés par les nombreux policiers présents, qui ont d’ailleurs assuré la protection du rassemblement en tenant à distance militant-e-s antifascistes et autres habitant-e-s du quartier ».

Plaintes des victimes

Quant à la maire du 1er arrondissement, Nathalie Perrin-Gilbert, elle vise les organisateurs du rassemblement et étudie la possibilité de porter plainte.

« Nous rappelons que cette manifestation avait été interdite par la Préfecture. Les organisateurs devront répondre des conséquences que son maintien a occasionné ».

Samedi soir, elle avait appelé le préfet du Rhône qui lui avait assuré que des suites judiciaires seraient données.

Pour le moment, ce ne sont pas les élus du 1er arrondissement qui ont porté plainte, mais les victimes qui ont été accompagnées dimanche par trois élus (Nathalie Perrin-Gilbert et deux autres conseillers d’arrondissement) au commissariat central de Lyon.

Au total, trois plaintes ont été déposées pour agression dont celle du trésorier de l’association gestionnaire de La Plume Noire.

Une procédure engagée par le Préfet contre les organisateurs

Contactée ce mardi matin, la préfecture du Rhône annonce qu’une procédure judiciaire a été engagée contre les organisateurs, confirmant les propos de la maire du 1er arrondissement.

C’est désormais au procureur de la République de Lyon de se prononcer.

Rappelons que la manifestation avait fait l’objet d’un arrêté préfectoral d’interdiction au motif, précisément, qu’ »un grand nombre de militants des droites extrêmes dont le comportement violent a souvent été constaté » étaient annoncés ce samedi.

Rue 89

10 mois de prison pour un militant d’extrême droite qui a brûlé un mannequin représentant un juif

L’incident, survenu après une petite manifestation d’extrême-droite, a « un mauvais impact sur la société »

poland-e14479376562821-635x357

Un tribunal polonais a condamné lundi à dix mois de prison un homme jugé pour avoir brûlé publiquement il y a un an à Wroclaw un mannequin représentant un juif, acte assimilé à l’incitation à la haine ethnique.

Le parquet avait été saisi par le maire de Wroclaw (sud-ouest) Rafal Dutkiewicz qui lui avait transmis un enregistrement vidéo de la manifestation, en soulignant que « vraisemblablement, pendant que le feu était mis, on entendait des cris ‘Nous brûlons un mannequin de juif’ ».

A l’issue du procès, l’accusé a rejeté le verdict. « J’aurais dû être acquitté, parce que j’agis pour le bien de la nation et au nom de celle-ci », a-t-il affirmé, selon l’agence PAP. Ses avocats ont l’intention de faire appel.

Au cours de l’enquête, il avait déclaré avoir voulu ainsi attaquer le financier américain George Soros, non pas à cause de ses origines juives, mais parce qu’il « finance l’islamisation de l’Europe et de la Pologne », a rapporté la télévision privée TVN24.

TTOI

Panama Papers : le scandale atteint le FN qui a sorti 316 000 € hors de France

Le Monde affirme que des proches de la présidente du FN ont mis en place « un système offshore sophistiqué » pour « sortir de l’argent de France »

65dcf38ce0fdb3bb244bf6d940981

« Un système offshore sophistiqué a été mis en place entre Hong Kong, Singapour, les îles Vierges britanniques et le Panama » par des proches de Marine Le Pen, affirme mardi Le Monde en s’appuyant sur les documents des « Panama papers ».

Selon le quotidien, ce système, « organisé par le premier cercle de fidèles de la présidente du Front national », « a été utilisé pour sortir de l’argent de France, au moyen de sociétés-écrans et de fausses factures avec la volonté d’échapper aux services antiblanchiment français ».

316 000 euros hors de France

Le Monde, s’appuyant sur des documents provenant du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca, met notamment en avant le rôle de l’expert-comptable Nicolas Crochet et de l’homme d’affaires Frédéric Chatillon, patron de la société Riwal qui réalise des prestations de communication pour des candidats FN.

Selon Le Monde, « en 2012, juste après l’élection présidentielle, Frédéric Chatillon s’organise, avec le concours de Nicolas Crochet, pour faire sortir 316 000 euros de Riwal et du territoire français ».

Pour le site internet du Rassemblement Bleu Marine

Naît alors un montage complexe, passant notamment par l’acquisition d’une société-écran baptisée Time Dragon et basée à Hongkong, dont la maison mère est domiciliée aux îles Vierges britanniques via la firme panaméenne Mossack Fonseca.

Le système passe également par une société hongkongaise appartenant au frère de Nicolas Crochet, Ever Harvest Garments, une « fausse facture censée régler la réalisation des sites Internet du Rassemblement Bleu Marine pour les législatives », et divers transferts de fonds.*

Dans un communiqué publié lundi, le Front National avait assuré n’être « pas impliqué dans l’affaire des Panama papers ».

Sud Ouest

20 ans de prison pour Nathalie et Mikaël qui ont tué et brulé un homme

nathalie-michellier-et-son-co-accuse-mikael-boeuf-condamne-pour-sa-part-a-6-ans-de-prison-archives-le-dl

Après 8 heures de délibéré dans l’affaire de la mort de Lionel Véronèse, la cour d’assises de l’Isère vient de condamner en appel Nathalie Michellier à 20 ans de réclusion criminelle pour assassinat et Mickaël Boeuf à 6 ans d’emprisonnement pour détention arbitraire sans libération avant le 7e jour.

Le rappel des faits

Le corps du Chambérien Lionel Véronèse, 39 ans, est découvert calciné, dans un coin isolé de garrigue, le matin du 30 avril 2012 à Carry-le-Rouët, près de Marseille (Bouches-du-Rhône). Il a été abattu d’une balle dans la tête, tirée de très près derrière son oreille.

Le Dauphine

 

Razzia : Ludovic, Xavier et Guillaume jugés pour cambriolages en série

Ils ont écumé une vingtaine de foyers et de locaux professionnels à Saint-Cyr, au Castellet et à La Cadière pendant un an, faisant main basse sur des véhicules, bijoux, outillages, entre autres.

Burglar 

Une razzia. Une succession de vols en réunion, avec effraction, voire destruction.

Entre avril 2015 et février 2016, trois garçons âgés de 19 à 23 ans – dont deux frères – ont sévi sur les communes du Castellet, de La Cadière et de Saint-Cyr en commettant près d’une vingtaine de méfaits.

C’est un inventaire à la Prévert des biens dérobés, durant des mois par le trio, qui a été dressé vendredi à l’audience.

REVENTE SUR INTERNET 

À commencer par plusieurs véhicules de marque Smart et Fiat, des scooters, outils, ordinateurs, matériel d’équitation, coffre-fort, bijoux, chaussures de luxe, vêtements, téléphones mobiles haut de gamme, clubs de golf… Des objets de valeur pouvant être rapidement revendus via le site web «Leboncoin».

Interpellés à la suite d’un travail d’investigation titanesque mené par les gendarmes, les trois individus ont été interpellés et présentés hier devant le tribunal correctionnel de Toulon en comparution immédiate.

Ludovic et Xavier C. ainsi que Guillaume P., leur complice, reconnaissent d’ailleurs les faits qui leur sont reprochés.

Dans un département où les cambriolages explosent (4 000 dossiers enregistrés), la réponse pénale est immédiate: c’est le déferrement et la comparution. «On compte ici 21 faits lors de ces cambriolages

ILS SERONT JUGÉS LE 16 DÉCEMBRE 

Il a requis le maintien en détention évoquant la récente condamnation du «trio infernal» le 13 mars 2016 devant le tribunal correctionnel de Marseille pour, là encore, de multiples vols.

Face au risque de récidive, le tribunal a prononcé le maintien en détention des trois jeunes hommes. L’affaire sera jugée le 16 décembre. Les mis en cause ont été écroués à la prison de La Farlède.

Var Matin

Comment la cathosphère s’est mobilisée pour François Fillon

Le candidat est soutenu par plusieurs mouvement de la droite catholique

priere-de-rue.jpg

François Fillon, candidat de la cathosphère ? Le candidat à la primaire de la droite et du centre, qui se place en tête du premier tour avec 44,1% des voix, a toujours tenu un discours traditionnel sur la famille : refus de l’adoption plénière par les couples homosexuels, interdiction de la GPA, restrictions pour la PMA, institution d’un statut pour la « mère de famille »… Un discours qui a séduit une partie de la communauté catholique de droite sur Internet.

Il a surpris tout le monde, François Fillon, candidat à la primaire de la droite et du centre, a fait mentir tous les sondages en se qualifiant pour le second tour de cette primaire avec une large avance sur son adversaire Alain Juppé (44,1% contre 28,6%). Une victoire qui pourrait tenir, entre autres, au soutien d’une partie de la cathosphère, la communauté catholique sur Internet.

Les catholiques de droite votent-ils pour Fillon ? La Croix affirmait pourtant que non le 16 novembre dernier, quatre jours avant le premier tour de la primaire. Le quotidien citait un sondage de l’Ifop (également repris par Le Parisien, notamment) semblant indiquer que les catholiques « choisissent Alain Juppé » : « [Il] devance Nicolas Sarkozy et François Fillon chez les catholiques se disant certains de participer dimanche 20 novembre au premier tour de la primaire de la droite« , affirmait le quotidien. Un résultat « décevant pour François Fillon qui affirme sa foi chrétienne, a fait de la défense de la famille un des piliers de sa campagne et a bénéficié du ralliement de Sens Commun, émanation de la Manif pour Tous« .

Lundi soir, La Croix revenait sur son précédent papier, expliquant que « les catholiques ayant pris part à la primaire ont participé à la dynamique qui a porté François Fillon dans les dernières semaines« .

Arret Sur Image