Syrie : 50 tués dans des bombardements russes sur des écoles et d’hôpitaux
L’espoir d’une trêve s’éloigne en Syrie où 50 personnes dont des enfants ont été tuées ce lundi par des missiles tirés sur des hôpitaux et des écoles, l’ONU dénonçant des « violations flagrantes du droit international ».

Des tirs de missiles ont « tué près de cinquante civils dont des enfants et fait de nombreux blessés » dans « au moins » cinq hôpitaux et deux écoles à Alep et Idlib, dans le nord de la Syrie, a affirmé l’ONU. Ces attaques – qui ont touché notamment un hôpital soutenu par Médecins sans frontières (MSF) – sont des « violations flagrantes du droit international » et « jettent une ombre sur les engagements pris par le Groupe de soutien international à la Syrie » sur une cessation des hostilités, a estimé le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.
Des frappes menées par les Russes?
Les frappes de lundi contre des hôpitaux et des écoles étaient vraisemblablement russes, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une ONG qui dispose d’un vaste réseau de sources dans le pays en guerre. L’ambassadeur de Syrie en Russie a démenti toute implication russe dans le bombardement de l’hôpital de MSF, rejetant la responsabilité de la destruction sur les Etats-Unis.