Articles par FDEBRANCHE

Islande : la police expulse 2 réfugiés d’une église qui leur avait offert l’asile

Une vidéo montre la police islandaise traîner deux réfugiés originaires du Moyen-Orient hors d’une église qui leur avait offert l’asile, à Reykjavik. Selon, les médias islandais, les deux hommes auraient été expulsés du pays.

L’église Laugarnes de la capitale islandaise a voulu tester les autorités pour voir si elles respectaient la tradition sacrée de l’asile religieux, a expliqué la responsable de l’église, Kristin Thorunn Tomasdottir au site d’information islandais mbl.is.

Or il s’est avéré que la police islandaise n’a que faire des anciennes traditions de son pays, puisque les deux demandeurs d’asile ont été évacué manu militari dans la soirée du mercredi 29 juin, avant d’être déportés vers la Norvège, rapporte le média islandais.

Environ une trentaine de membres de l’Eglise avaient encerclé les demandeurs d’asile afin de les protéger des forces de l’ordre, et se sont dits choqués et attristés par «cet acte irrespectueux des autorités» islandaises, a précisé Tomasdottir.

«La police est arrivée et nous lui avons expliqué pourquoi nous étions ici. Ils nous ont expliqué qu’il y avait des règles à suivre et que rien ne pourra y changer. Ensuite, les demandeurs d’asile ont été emportés en étant trainés sur le sol de l’Eglise».

Cependant, Tomasdottir a souligné que son église continuerait d’offrir refuge aux migrants, malgré le désaccord avec les autorités. Elle explique par ailleurs qu’au fil de son travail avec les réfugiés, l’église «avait appris à connaitre ses individus et à entendre leurs histoire, ainsi que le chemin qu’ils ont dû parcourir pour rejoindre l’Islande».

L’Islande, dont la population est d’environ 320 000 personnes, a récemment accepté d’accueillir quelques dizaines de réfugiés dans le cadre de la crise migratoire que traverse l’Union européenne. Bien qu’environ 11 000 citoyens islandais ont proposé d’accueillir des migrants chez eux, le premier groupe à avoir rejoint le pays en février dernier ne comptait que 35 réfugiés syriens.  

RT

Mon père, ce juif clandestin dans l’armée nazie

J’ai grandi à Manhattan. Quand j’étais enfant, mon défunt père, un juif né en Roumanie, aimait entonner des chansons allemandes sous la douche. A l’époque, je n’y comprenais rien. Mais après avoir étudié l’allemand à l’université, quelle ne fut pas ma surprise lorsque je découvris qu’au rang de ses préférées, figurait le «Horst Wessel Lied», l’hymne du parti nazi, aujourd’hui encore interdit en Allemagne. 

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Ma mère également décédée, une Américaine de première génération qui s’est consacrée à son foyer, était elle aussi juive. Son père, un immigré polonais, était même rabbin. Et, voyez-vous, mon père s’est pourtant arrangé pour interdire quasiment tout –par exemple, un exemplaire de la Haggada– ce qui pouvait signaler la moindre proximité avec la religion juive dans notre appartement de l’Upper East Side.

Un jour, la nièce de ma mère a demandé à mon père ce que nous prévoyions de faire pour la fête de Pessa’h. Il est devenu blême et muet. Nous avons fini par fêter Noël parce que mon père y tenait absolument. Chaque année, mes parents, mon frère aîné et moi-même ressortions notre sapin artificiel du fond de la cave et regardions l’allumage rituel de la bûche de Noël (Cacho fio) à la télévision. A propos de l’identité religieuse de ma famille, rien n’était normal.

Arrivé en Amérique au début des années 50, mon père s’est forgé une brillante carrière de cadre à Wall Street. Dans l’un de ses premiers postes, il était préposé au service des opérations boursières de la société F. M. Mayer, aux côtés d’un autre réfugié transylvanien du nom de George Soros.

Quand j’étais petit, il me disait qu’il était catholique. Jeune adolescent, je me rappelle qu’une révélation lui a échappé: ses deux parents avaient été juifs, mais ils s’étaient convertis au christianisme vers l’année de sa naissance, 1925. Et c’est là que j’ai appris qu’il avait dû effacer sa judaïté pour survivre à l’Holocauste.

Dans son pays natal, la Roumanie, il avait fréquenté un lycée jésuite. Lorsque les Allemands marchèrent sur la ville au début des années 40, il fut appelé sous les drapeaux de l’armée nazie. Adolescent, il officia comme traducteur pour Friedrich Paulus, le général allemand défait contre les Russes à Stalingrad.

A mon adolescence, j’étais ému à chaque fois que j’imaginais le passé tragique de mon père, ce juif nazi qui vivait dans le mensonge. Mais qu’il fasse pression pour que moi aussi je coupe mes liens avec l’héritage juif de mes grands-parents, paternels et maternels, m’a dérangé.

Il est mort à l’été 2014, alors même que j’entamais l’écriture de mon livre First Dads: Parenting and Politics From George Washington to Barack Obama, que je lui ai dédicacé. Il s’est révélé une excellente référence lorsque je me suis mis à étudier l’évolution de la paternité au cours des 250 dernières années.

Un jour, mon père m’a dit que, l’une des raisons pour lesquelles il avait épousé ma mère, c’est qu’elle avait des allures de Wasp à l’extérieur et qu’elle était juive à l’intérieur. Avec ses yeux bleus et son teint pâle, elle ne «ressemblait pas à une juive». Quelque part en son for intérieur, une parcelle de lui avait une identité juive, mais il redoutait de se mettre en danger s’il la donnait à voir. Cette parcelle juive a souvent été occultée par ses autres parcelles, comme celle du soldat allemand qui restait attaché à la fois aux chansons du Troisième Reich et à tout l’attirail nazi. Quand la jaquette de son exemplaire écorné du Troisième Reich, des origines à la chute de William Shirer a commencé à s’user, il a découpé les croix gammées qui étaient imprimées sur la couverture. «Je ne veux pas qu’elles partent à la poubelle», m’avait-il dit en les rangeant soigneusement dans un tiroir.

Ces aspects contradictoires resurgissaient souvent lorsque revenais de la fac et que je lui parlais de l’identité juive qui naissait en moi. Cela le mettait, pour le moins, mal à l’aise et il me faisait quelques réponses toutes faites. Notamment: «Tu es comme Hitler, qui considérait le judaïsme comme une race ou «Le judaïsme est une malédiction!»  La première tenait à sa part juive qui exécrait Hitler, la seconde à sa part antisémite qui continuait de s’identifier à l’agressivité nazie. Et pendant ce temps, je tentais de comprendre, pour moi, ce que cela voulait dire d’être juif. Fallait-il appartenir à une race, à une culture ou à une synagogue? Ou aux trois, peut-être?

Slate

Il décapite l’homme qu’il soupçonnait d’avoir violé sa copine

Un Américain de 35 ans est accusé d’avoir éliminé de manière particulièrement brutale un homme qu’il soupçonnait d’avoir violé sa petite amie. Il a été inculpé mercredi.

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Joseph Thoresen, un Américain originaire de Grand Rapids (Minnesota), a été inculpé de meurtre au second degré, mercredi. L’homme est accusé d’avoir frappé, poignardé puis décapité David Haiman, un jeune homme de 20 ans qu’il soupçonnait d’avoir violé sa petite amie, rapporte USA Today.

C’est le 24 juin que les autorités mettent le doigt sur cette sombre affaire, qui commence par une course-poursuite impliquant la police et un individu qui conduisait trop vite. L’automobiliste finit par perdre le contrôle de son véhicule et se retrouve dans un fossé. Il s’enfuit à travers les bois avant d’être arrêté dans une maison des environs.

Le passager de la voiture est également interpellé et identifié comme étant Joseph Thoresen, 35 ans. Interrogé, le conducteur du véhicule explique aux autorités que Thoresen lui a confié avoir tué le propriétaire de la voiture quelques jours plus tôt. Le trentenaire lui a raconté avoir frappé sa victime avec une batte de baseball avant de la poignarder à hauteur des poumons.

Thoresen a également expliqué à son acolyte qu’il a coupé la tête du jeune homme, qu’il l’a placée dans un sac avant de la jeter dans les bois, tout comme le corps du défunt. Les enquêteurs déterminent alors que le téléphone portable de la victime ne montre aucun signe d’activité depuis le 21 juin.

Une vengeance qui tourne mal

Convoquée, la petite amie de Joseph Thoresen donne sa version des faits. Elle affirme à la police que David Haiman, la victime, l’a violée. Le 21 juin, le jeune homme s’est rendu dans l’appartement qu’elle partage avec son compagnon et la demoiselle a voulu se venger. Elle assure que l’individu a accepté d’être attaché pour qu’elle puisse le frapper à sa guise. La jeune femme se défoule, lui brise le nez et lui donne des coups de pieds dans les parties intimes avant de le détacher. Mais Thoresen arrive et prend le relais. Il se met à frapper Haiman et lui explique qu’il n’aurait pas dû violer sa copine.

Toujours selon la jeune femme, les trois montent dans la voiture de David Haiman. Ils roulent jusqu’à Deer River et consomment de la marijuana et de la méthamphétamine. Elle affirme que le jeune homme n’a cessé de les traiter de «tas de m****» et elle de «sal***». Prétextant un problème avec la voiture, Thoresen s’arrête et ouvre le capot. Au moment où Haiman s’approche de lui, il le frappe et le poignarde. La jeune femme assure qu’elle a essayé de raisonner son compagnon mais qu’elle n’a pu l’empêcher de sortir un grand couteau et de décapiter sa victime.

Un viol, vraiment?

Il pense que Thoresen a pu décider de se débarrasser de lui pour une toute autre raison qu’un viol: «Cela pouvait être pour sa voiture, pour son argent, ses valeurs… n’importe quoi», estime cette source.

Mercredi, la caution de Joseph Thoresen a été fixée à 2 millions de dollars. Il risque jusqu’à 40 ans de prison.

20 Minutes

Mosquée à Nice: le Conseil d’Etat ordonne au maire d’autoriser l’ouverture

Le Conseil d’Etat a confirmé une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif début juin. Et ordonne l’ouverture de la mosquée de Nice financée par l’Arabie Saoudite.

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Christian Estrosi, l’ancien maire de Nice, n’en voulait pas. Mais le Conseil d’Etat a confirmé ce jeudi dans un communiqué l’injonction faite à l’édile d’ouvrir la mosquée située à l’ouest de Nice. Une décision qui confirme celle l’ordonnance du juge des référés du tribunal administratif début juin. Et permet « au juge d’ordonner, dans un délai de quarante-huit heures, toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une administration aurait porté (…) une atteinte grave ». 

« Atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de culte »

Le Conseil d’Etat a estimé que « les lieux de prières existants ne permettent pas aux fidèles du culte musulman d’exercer leur culte dans des conditions normales de dignité et de sécurité », ajoutant que cette situation est « aggravée en période de Ramadan« .

La plus haute juridiction administrative affirme également que le refus de Christian Estrosi porte « une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de culte », ajoutant que l’ancien maire « ne peut légalement se fonder que sur des motifs de sécurité pour refuser une autorisation ».  

Ce projet de mosquée a été initié en 2002 par l’ancien édile de droite, Jacques Peyrat. Le propriétaire du bâtiment est le ministre saoudien des Affaires islamiques Cheikh Saleh ben Abdel Aziz Al-Cheikh. Mais depuis le début de l’affaire, Christian Estrosi estime qu' »aucune autorisation n’a été accordée à ce lieu de culte ».

En avril, il avait par ailleurs exigé que la mosquée « ne dépende en aucune façon d’une influence étrangère » et « que sa gouvernance s’inscrive clairement dans le cadre de la loi de 1905, en y associant la collégialité représentative du culte musulman à Nice et dans le département ».  

L’Express

La presse française a-t-elle fait l’impasse sur l’attentat d’Istanbul ?

De nombreux internautes se sont insurgés du traitement de l’attentat d’Istanbul par la presse française, avançant notamment l’argument du «deux poids, deux mesures». En kiosque, les titres ne font pas ou peu référence à l’événement. Mais qu’en est-il vraiment ?

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Sur les réseaux sociaux, de nombreux posts font état du manque d’intérêt pour l’attentat, survenu mardi 28 juin à Istanbul, par la presse française.

Ce triple attentat suicide, qui serait l’œuvre de Daesh d’après les autorités, est survenu dans le premier aéroport du pays, l’un des plus importants d’Europe et a fait jusque-là 41 morts et 239 blessés. Erdogan a condamné fermement l’attaque et a appelé à la solidarité internationale.

Les politiques du monde entier se sont insurgés de cette attaque. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes n’ont pas manqué également de manifester leur soutien au peuple turc.

Parmi tous ces messages de soutien, certains pointent le sous-traitement de cette information par les médias français, les journaux notamment, qui n’accorderaient pas la même importance aux attentats selon qu’ils aient lieu en Europe ou en Turquie.

Heure de bouclage et décalage horaire

Les critiques ont été très vives à l’encontre du Parisien sur les réseaux sociaux.

On reproche au quotidien de pratiquer le fameux «deux poids, deux mesures» dans son traitement de l’information, comparant notamment les unes au lendemain de l’attentat d’Orlando ou de Bruxelles à celle du mercredi 28 juin, qui a publié un plus gros encart sur la sortie du film Camping 3.

Qu’en est-il de la presse internationale ?

Ces critiques pourraient être formulées également à l’égard d’autres quotidiens internationaux. En Allemagne, où une forte communauté turque est présente, le journal Frankfurter Allgemeine Zeitung ne fait aucunement référence aux événements d’Istanbul.

Zaman France

Pédophilie : quatre prêtres relevés de leur fonction dans le diocèse de Lyon

Quatre prêtres ont été relevés de leur ministère par le cardinal Philippe Barbarin pour des faits d’abus sexuels, annonce le diocèse de Lyon ce jeudi. La décision a été prise après avis d’un collège d’experts (lire ci-dessous).

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« Il s’agit de prêtres mis en cause ou non dans la presse, déjà condamnés ou non », précise une source diocésaine.

Le père Bernard Preynat, mis en examen en janvier pour des agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans et déjà relevé de ses fonctions à l’été 2015, ne fait pas partie de ces quatre prêtres.

D’autres prêtres ont fait l’objet de mesures d’accompagnement particulier. Il s’agit de prêtres déjà jugés qui vont bénéficier d’un « suivi » du diocèse.

Le Bien Public

Allemagne : un réfugié syrien trouve 150.000€ et les ramène à la police

Un homme de 25 ans, d’origine syrienne a trouvé 150.000 euros dans un placard que lui avait donné une association qui vient en aide aux migrants. Comme le rapporte le Guardian, il est allé immédiatement rapporter la somme d’argent à la police de Minden, dans le nord de l’Allemagne. 

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D’après la police, il a trouvé 50.000 euros en billets de banque ainsi que 100.000 euros dans un livret d’épargne caché sous une planche au moment de l’assemblage du meuble donné par l’association.

« Ce jeune homme a eu un comportement exemplaire et mérite beaucoup d’estime, a annoncé la police, dans un communiqué. Les gens nous ramènent souvent des petites sommes, mais autant d’argent, c’est vraiment exceptionnel. » La police tente désormais de découvrir à qui appartient cet argent. 

Selon les autorités, le jeune homme serait arrivé en octobre dernier, laissant derrière lui sa famille en Syrie. Arrivé à Minden quatre semaines après son départ, il prend aujourd’hui des cours d’allemand et aimerait poursuivre ses études.

Le Figaro

Cours de natation refusés: deux musulmanes privées de naturalisation à Bâle

La commune de Bâle a refusé de naturaliser deux jeunes musulmanes parce qu’elles ne participent pas aux cours de natation et à des camps scolaires pour des raisons religieuses, a révélé SRF lundi.

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Le cas, qui concerne deux soeurs musulmanes de 12 et 14 ans, date de 2015 mais a été révélé par SRF lundi et constitue un précédent pour Bâle.

« Les jeunes qui veulent se faire naturaliser à Bâle doivent répondre aux obligations de l’enseignement obligatoire. L’office de la migration se doit de le vérifier dans les écoles », a réagi le président de la commission des naturalisations, le PDC Stefan Wehrle.

Ce refus se base sur une décision de la Cour fédérale datant de 2008, stipulant que les cours de natation font partie de l’enseignement obligatoire: les refuser serait une violation de la loi.

SRF souligne encore que les adolescentes refuseraient de serrer la main de leurs enseignants, comme dans le cas polémique de Therwil (BL).

Mais pour Stefan Wehrle, le refus de la poignée de main ne fait pas partie de l’enseignement obligatoire: ainsi, si les deux soeurs avaient participé aux activités scolaires, il n’aurait pas automatiquement causé l’abandon de leur naturalisation.

RTS

Musulmans et juifs français s’unissent pour défendre l’abattage rituel

Musulmans et juifs français ont annoncé la formation d’une commission conjointe pour se défendre des attaques contre l’abattage rituel qui, selon un dirigeant communautaire français, poussent certains juifs à s’interroger sur la viabilité de leur futur en France.

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L’annonce de la mise en place d’une nouvelle institution a eu lieu le 23 juin pendant une apparence commune à l’Assemblée nationale d’un responsable communautaire musulman et de Joël Mergui, président du Consistoire. Ils sont venus au Parlement pour répondre aux questions des députés sur l’abattage rituel. 

Anouar Kbibech, président du Conseil français du culte musulman, a déclaré que la commission conjointe sera « chargée des évaluations et du travail sur les défis communs aux deux religions » face aux tentatives de limiter la coutume.

La session parlementaire, une des nombreuses discussions critiques sur le sujet organisées récemment à l’Assemblée nationale, a été convoquée à la demande de députés suite à la diffusion de vidéos montrant des souffrances animales dans des abattoirs pratiquant soit la shehita, l’abattage rituel juif, soit la dhabiha, son équivalent musulman.

Time of Israel

Jérusalem : Musulman, il garde un lieu saint chrétien

À Jérusalem et en Cisjordanie, plusieurs sanctuaires sont entretenus par des Palestiniens musulmans, comme Mohammed.

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Mohammed détient la clef du monastère du mont de la Tentation

Mohammed Farah, palestinien de Jéricho, est musulman, respecte le jeûne du ramadan et se rend régulièrement à la mosquée. Son poignet droit est pourtant orné d’un tatouage de saint Georges terrassant le dragon, ses enfants vont à l’école chrétienne et… il a appris le grec.

Ouest France

Violence, racisme et harcèlement de rue: caméra cachée parmi les supporters anglais

La chaîne anglaise Channel 4 s’est infiltrée pendant plusieurs jours parmi les supporters anglais présents en France pendant l’Euro 2016. Et les images filmées ne sont pas vraiment à leur gloire. Chants racistes, supporters qui expliquent « être là pour la violence », harcèlement de rue contre les passantes insultes envers les musulmans et les Roms et passages à tabac; ils n’oublient rien dans le guide du parfait abruti. De quoi faire apprécier encore un peu plus la victoire de I’Islande contre l’Angleterre…

Les Inrocks

Vosges : dégradations, racisme, exhibition et cambriolage, plusieurs jeunes arrêtés

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Les gendarmes ont interpellé et placé en garde à vue trois jeunes individus impliqués dans de graves affaires à Sapois et Vagney. Dans la nuit du 26 au 27 septembre, deux d’entre eux, un mineur et un majeur, cassent à coups de cailloux les vitres de voitures et maisons à Sapois.

Le lendemain, toujours en soirée, une dizaine d’affichages à caractère raciste (croix gammées, slogans xénophobes, incitation à la haine raciale…) sont découverts sur des habitations du même lotissement. Après le choc suscité par ces deux affaires, le duo n’avait plus fait parler de lui. Jusque dans la nuit du 4 au 5 avril, lorsqu’un cambriolage est commis au sein du collège de Vagney. D’après nos informations, les dégâts, des portes et des fenêtres cassées essentiellement, ont coûté près de 1 000 €.

Enfin, le 21 mai dernier, le temps d’une soirée arrosée, ils s’amusent avec d’autres connaissances à se promener nus dans les rues de Vagney. Choquée, la mère de l’un d’eux intervient et est brutalisée par son fils qui dégrade sa voiture.

L’épilogue de toutes ces affaires a eu lieu ce lundi avec l’interpellation de ces trois personnes. Une quatrième serait impliquée. L’un d’entre eux a reconnu tous les faits et devra répondre de ces affaires dans le cadre de diverses procédures ouvertes à son encontre. Deux autres ont reçu un rappel à la loi pour l’exhibition à Vagney. Enfin, un quatrième, accusé des dégradations et incitation à la haine raciale, comparaîtra devant le tribunal d’Epinal en novembre prochain.

Vosges Matin

GB : les internautes se mobilisent pour dénoncer le racisme et agressions post-Brexit

Au Royaume-Uni, les actes et les propos racistes semblent se multiplier depuis le vote sur le Brexit. De nombreux internautes les recensent sur les réseaux sociaux.

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Le Brexit semble avoit fait sauter un verrou, permettant un incroyable déchaînement de propos racistes à travers le pays.

Dimanche 26 juin 2016, l’Association polonaise sociale et culturelle a été vandalisée à Londres, ce qui a déclenché une enquête pour « dommage à motif raciste » par la police londonienne. Dans le Cambridgeshire, des tracts imprimés en anglais et en polonais ont été distribués dans les boîtes aux lettres et un peu partout dans le quartier, intimant « Dehors, vermine polonaise ».

Les réseaux sociaux regorgent d’anecdotes – largement invérifiables, mais dont le nombre impressionne. Ainsi, le groupe Facebook Worrying signs (Signes inquiétants) recense des dizaines d’incidents, d’insultes, de propos infamants dirigés contre les immigrés, notamment musulmans et Polonais.

Les internautes, disant leur honte et leur dégoût, rapportent les incidents dont ils ont été témoins : une femme voilée attaquée par deux jeunes filles dans une gare londonienne ; une serveuse polonaise insultée par des clients ; une fillette roumaine dont le prénom a été inscrit sur un mur de l’école avec les mots « rentre en Roumanie » ; une vieille dame dans un bus ordonnant à une jeune femme Polonaise et à son bébé de « descendre et faire leurs valises » ; un homme à Romford (banlieue de Londres) arborant un T shirt « On a gagné, maintenant renvoyez-les »

Les réactions publiques, elles aussi, s’enchaînent. L’ambassade polonaise à Londres s’est dite « choquée et très préoccupée » par les agressions xénophobes contre ses ressortissants.

Telerama

Payées 1,50€ par chambre : L’exploitation des femmes de chambre pendant l’Euro

Les femmes de chambre de l’hôtel B & B de la Joliette débrayent pour protester contre « la répression » envers deux d’entre elles. Il y a une semaine, elles ont mené une grève de dix jours pour dénoncer le paiement à la tâche : 1,50 euro par chambre nettoyée.

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C’est un mouvement social minuscule, à la croisée de deux actualités nationales écrasantes, l’Euro de football et la mobilisation contre la loi travail. À l’heure où les syndicats défilent pour la onzième fois à Marseille, une poignée de femmes de chambre de l’hôtel B & B de la Joliette ont décidé de débrayer.

Marsactu

Images choc de l’abattoir avec étourdissement de Pézenas

L’association L214 dénonce une nouvelle fois des actes de maltraitance animale dans les abattoirs. Après Alès et le Vigan, l’abattoir de Pézenas dans l’Hérault a été filmé par les militants. Nouvelles scènes insoutenables de mises à mort de chevaux et de moutons.

Les images rendues publiques ce matin par l’association L214 proviennent des abattoirs de Pézenas dans l’Hérault et de Puget­-Théniers dans les Alpes­-Maritimes

Cette nouvelle vidéo montre  » des actes de maltraitance, des violations de la réglementation, et des animaux en grande souffrance au moment de leur mise à mort  » selon les termes de l’association. 

L’abattoir de Pézenas mis en cause

Les images montrent à Pézenas des chevaux « parfois tirés au treuil jusque dans le box d’abattage ».

Par ailleurs, « les dispositifs d’étourdissement étant inadaptés ou défaillants, les cochons reçoivent des chocs électriques avant d’être vraiment insensibilisés », dénonce l’association.

France 3

Bombardement de Gaza : une entreprise française visée par une plainte pour « complicité de crimes de guerre »

Enfants tués lors d’un bombardement à Gaza : une entreprise française visée par une plainte pour « complicité de crimes de guerre ».

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Une première qui questionne l’éthique des vendeurs d’armes français à l’étranger. Une famille palestinienne a porté plainte contre la société française Exxelia Technologies pour « complicité de crimes de guerre » et « homicide involontaire » lors de l’opération israélienne « Bordure protectrice » dans la bande de Gaza à l’été 2014. Cette plainte vient d’être déposée auprès du pôle judiciaire spécialisé dans les crimes de guerre du parquet de Paris. 

Les faits dénoncés remontent au 17 juillet 2014. L’armée israélienne bombarde depuis dix jours Gaza City, répliquant ainsi aux tirs de roquettes lancées vers Israël par le Hamas et le Jihad islamique. A 17h40, ce jour-là, un missile, sans doute tiré par un drone israélien, s’abat sur le toit de la maison de la famille Shuheibar, où cinq enfants sont en train de nourrir des oiseaux. Trois enfants, deux frères et soeurs et leur cousin décèdent sur place : Afnan, 8 ans, Wassim, 9 ans, et Jihad, 10 ans.

« On ne commente pas les ventes »

Dans les débris, un composant est retrouvé. Selon l’association « Action des chrétiens pour l’abolition de la torture » (ACAT), ce capteur sensoriel faisait « partie du missile de petite taille tiré depuis les airs ». Cette pièce comportait les inscriptions « Eurofarad – Paris – France ». Des composants similaires auraient été retrouvés sur deux autres sites touchés par des missiles israéliens. Les rapports des experts internationaux, diligentés par l’ACAT, ont permis d’établir que ce composant a été « fabriqué par l’entreprise française Eurofarad, aujourd’hui nommée Exxelia Technologies depuis son rachat par Exxelia Group en 2015″, rapporte l’association.

L’issue de cette plainte reste incertaine. Car la justice va devoir établir que ce bombardement du 17 juillet 2014 était bien un « crime de guerre ». Voilà pourquoi les parents accusent aussi la société d’ »homicide involontaire ». 

Il suffirait alors que le juge recueille la preuve qu’Exxelia Technologies a vendu son capteur à une entreprise de défense israélienne. « Plus largement, l’industrie de l’armement française ne peut plus échapper à sa responsabilité morale et juridique », souligne Ingrid Metton, avocate de l’ACAT.

A compter du dépôt de plainte, le parquet de Paris a trois mois pour se prononcer sur l’opportunité ou non des poursuites. En cas de classement sans suite, une nouvelle procédure pourra éventuellement être engagée devant le doyen des juges d’instruction.

Metro News