Articles par FDEBRANCHE

USA : la présence dans le jury d’un raciste a contribué à la condamnation à mort d’un noir

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Kenneth Fults, un Afro-Américain de 47 ans, a été exécuté mardi 12 avril au soir en Georgie pour avoir tué une jeune fille de 19 ans en janvier 1996. La présence dans le jury d’un raciste a sans doute contribué à cette sentence. La Cour suprême a toutefois refusé de surseoir à son exécution. Son cas, ainsi que celui d’un autre condamné à mort au Texas, relance la polémique sur l’inégalité des sentences imposée en fonction de la couleur de peau des accusés.

Si la Cour suprême n’a pas voulu surseoir à l’exécution de Kenneth Fults, elle se penchera ce mois-ci sur le cas d’un autre Afro-Américain, Duane Buck, qui attend d’être exécuté au Texas pour avoir tué son ex-petite amie et l’homme qui se trouvait avec elle.

Ce qui est contesté, c’est la légitimité de sa condamnation à mort. Celle-ci n’est requise au Texas que si l’accusé présente un danger futur pour la société. Dans le cas de Buck, la décision du jury a reposé en partie sur le témoignage d’un psychologue qui a établi un lien entre la race d’un individu et ses risques de devenir dangereux, ces risques étant, selon lui, plus grands chez les noirs et les latinos.

Une telle affirmation, tonne la presse, est un cas flagrant de discrimination. La Cour suprême (qui, depuis la mort du juge Scalia, est également divisée entre conservateurs et progressistes) lorsqu’elle examinera le cas, respectera-t-elle ce qu’elle avait elle-même ordonné lorsqu’elle avait rétabli la peine capitale en 1976, à savoir, qu’elle ne peut être imposée d’une façon « arbitraire ou capricieuse » ? « 40 ans plus tard, écrit un éditorialiste du New York Timesla preuve est claire : la peine de mort est plus arbitraire que jamais. »

RFI

Manuel Valls : « Il faudrait interdire le voile à l’université »

Manuel Valls se dit « convaincu » de la possibilité de démontrer à une majorité de Français qui en doute la compatibilité de l’islam avec la République, dans une interview à Libération paru  mercredi . Il estime également qu’il « faudrait » interdire le voile à l’université.

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« Aujourd’hui, la laïcité est confrontée à la montée de l’islam radical mais aussi à la place de l’islam dans nos sociétés. Je crois en mon pays, à son message et à ses valeurs universelles. J’aimerais que nous soyons capables de faire la démonstration que l’islam, grande religion dans le monde et deuxième religion de France, est fondamentalement compatible avec la République, la démocratie, nos valeurs, l’égalité entre les hommes et les femmes », affirme le Premier ministre Manuel Valls dans une interview à Libération.

Cette démonstration n’est donc pas faite? « Certains ne veulent pas y croire, une majorité de nos concitoyens en doute, mais moi, je suis convaincu que c’est possible« , répond le chef du gouvernement.

Selon Valls, le voile peut être un asservissement pour la femme

« C’est pour cela qu’il faut protéger -pro-té-ger- nos compatriotes de confession ou de culture musulmane de la stigmatisation, des actes antimusulmans », martèle-t-il.Interrogé sur ses propos sur le voile la semaine dernière, Manuel Valls maintient que le voile est un asservissement pour la femme « dès lors qu’il est revendiqué politiquement de manière militante ».

« Comment ignorer que les femmes subissent dans les quartiers populaires une pression culturelle faite de sexisme et de machisme? » s’interroge-t-il

« Il y a des règles constitutionnelles qui rendent l’interdiction du voile difficile »

Interrogé par Libération sur l’opportunité d’interdire le voile à l’université, Manuel Valls  a estimé qu’ »il faudrait le faire » avant d’ajouter : « Mais il y a des règles constitutionnelles qui rendent cette interdiction difficile. Il faut donc être intraitable sur l’application des règles de la laïcité dans l’enseignement supérieur. »

« Il n’y a pas de problème. Pas de contagion du foulard. Pas besoin d’un texte », a réagi sur RTL le secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Thierry Mandon.

En 2013, Manuel Valls avait déjà jugé qu’interdire le voile à l’université était une proposition « digne d’intérêt. »

Le JDD

Le commissaire de la DGSI accusé d’avoir giflé une avocate sera jugé le 28 juin

Mis en examen après une enquête interne, le fonctionnaire comparaîtra pour violences volontaires. Il serait également impliqué dans une autre affaire.

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 Alors qu’il est censé occuper de nouvelles responsabilités au centre d’écoute de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à Boullay-les-Troux, en remplacement de Paul-Antoine Tomi parti rejoindre la préfecture de police, le commissaire G., 58 ans, vient d’apprendre que le parquet de Nanterre le renvoie devant le tribunal correctionnel le 28 juin.

Une information confirmée par le cabinet du procureur. En avril 2014, il avait été accusé par une avocate de l’avoir giflée et insultée durant l’audition de son client dans les bureaux de la centrale du Renseignement à Levallois. L’auxiliaire de justice s’était vue prescrire 20 jours d’ITT. L’enquête de l’IGPN, la police des polices, a corroboré la version de la robe noire. Une confrontation a même été organisée entre les deux protagonistes.

Ancien inspecteur, ce cadre de la DGSI est devenu commissaire au choix. Il a effectué une partie de sa carrière au sein du service antiterroriste du 36, quai des Orfèvres, puis à la direction de la Sûreté du territoire.

Seconde affaire de violence

Le mois dernier, le commissaire G. a de nouveau usé de ses poings à l’encontre d’une syndicaliste venue plaider la cause de son compagnon, agent de la sécurité intérieure, comme elle. La discussion s’est terminée en pugilat.

Plusieurs sources évoquent une ITT de 60 jours. Et les faits seraient susceptibles de poursuites pénales. Selon nos informations, aucune plainte n’a été déposée, mais un arrangement à l’amiable a été négocié. Sous le couvert de l’article 25 du décret du 9 mai 1995 sur le statut des fonctionnaires de police, qui permet une mutation dite dans l’intérêt du service, le couple a obtenu son départ dans le sud-ouest de la France ainsi qu’il en avait émis le vœu.

Aucun des trois protagonistes de ce dernier événement n’a fait l’objet d’un retrait d’habilitation secret-défense. Rappelons qu’au sein de la DGSI, des policiers ont déjà été déshabilités après un conseil de discipline pour avoir par exemple roulé dans un couloir de bus…

Une employée accuse Zara de discrimination à cause de sa coiffure afro

Une jeune afro-américaine employée au sein d’un magasin Zara, à Toronto, dit avoir été discriminée à cause de sa coiffure qui « ne rentre pas dans les standards de Zara », selon ses managers. Profondément choquée et humiliée, elle songe à porter plainte.

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L’enseigne Zara est, une fois de plus, accusée de discriminer ses employés. Une jeune vendeuse, Cree Ballah, a en effet subi des remarques désobligeantes concernant sa coiffure. Lorsqu’elle s’est présentée pour son premier jour de travail au magasin, deux managers lui ont demandé « d’arranger » ses cheveux, raconte-t-elle. La jeune femme a déclaré à CBC Newsque les responsables ont assuré « ne pas vouloir l’offenser ». « Nous voulons que nos employés aient une allure propre et professionnelle, et la coiffure que tu as n’entre pas dans les standards de Zara« , lui auraient-ils déclaré.

« C’était très humiliant »

Les deux managers ont, par la suite, tenté « d’arranger » les cheveux de la jeune femme au beau milieu du magasin, devant les autres employés. « C’était très humiliant, et pas professionnel du tout », a rapporté la jeune femme. Et de poursuivre: « Ma nature de cheveux est liée à mes origines, alors pour moi, cette remarque était une remarque discriminatoire dirigée contre mon groupe ethnique, avec tout ce que cela implique », a-t-elle souligné, avant de poursuivre: « ma nature de cheveux est difficilement maîtrisable, et j’essaie de la coiffer du mieux que je peux: mais visiblement, ce n’est toujours pas suffisant pour Zara. »

L’enseigne Zara déjà épinglée

Pourtant, ce n’est pas la première fois que l’enseigne espagnole est accusée de discrimination raciale: en novembre 2015, au lendemain des attentats de Paris, elle avait ainsi interdit l’accès d’un magasin de la capitale à une femme voilée. 

L’Express

Israël: un ministre refuse de serrer la main à Marisol Touraine

Ultraorthodoxe et leader du parti religieux Agoudath Israel, le ministre de la Santé israélien, Yaakov Litzman a refusé de serrer la main de son homologue Marisol Touraine en visite au Proche-Orient.

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En tournée au Proche-Orient, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la santé, est reçue, le 31 mars, par son homologue israélien, Yaakov LitzmanAu menu de la rencontre, un sujet brûlant: comment gérer l’afflux de victimes en cas d’attentats? Mais Litzman, ultraorthodoxe et leader du parti religieux Agoudath Israel, refuse de serrer la main de la ministre, prévenue de cette attitude par les services français du protocole.

Une visite impromptue à l’Assemblée

Une semaine plus tard, c’est au tour du ministre israélien de se rendre à Paris. Il participe à un colloque à l’Assemblée nationale. A la fin de cet événement, il décide – sans en avoir prévenu personne – d’assister à la séance des questions au gouvernement. Panique du personnel de l’Assemblée: « Ils vont où? », « Ils restent là longtemps? »

Litzman, ses collaborateurs et ses gardes du corps sont guidés par Meyer Habib, député des Français de l’étranger. La petite troupe finit par monter au deuxième étage et débarque dans la tribune réservée aux journalistes. Un huissier, embarrassé, laisse passer le ministre. Non sans lui avoir rappelé un point du règlement: l’obligation de retirer son chapeau. 

L’Express

Néonazis : un Marseillais dans le viseur

Mis en examen par la justice, qui a saisi des armes, l’homme de 35 ans est soupçonné de diriger « un groupe de combat »

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Comme un coup de pied dans la fourmilière. Après plusieurs semaines d’investigations, les gendarmes de la Section de recherches de Marseille ont procédé, fin mars, à un coup de filet dans les milieux néonazis en interpellant 11 « crânes rasés » dans cinq régions de France, dont la cité phocéenne.

Au coeur de l’enquête, une équipe de nostalgiques du IIIè Reich férus de bodybuilding, de sports extrêmes et de « ratonnades ». Bilan des perquisitions ? Un arsenal inquiétant : 11 armes d’épaule, deux revolvers gomme-cogne, 28 armes blanches, des gilets pare-balles, des casques lourds et plusieurs objets ou drapeaux nazis… Trois des hommes appréhendés ont, depuis, été mis en examen pour « association de malfaiteurs, acquisition, détention et cession d’armes en bande organisée et participation à un groupe de combat« . Après leur garde à vue, tous ont été placés sous contrôle judiciaire.

Dans le lot des trois meneurs présumés (avec David Dumas et Pierre Scarano), celui que les enquêteurs considèrent comme « le leader«  est pourtant loin d’être un inconnu. Marseillais de 35 ans au physique de colosse, Loïc Delboy est présenté comme le responsable national de « Blood and Honour ». Une organisation réputée pour ses accointances avec les milieux d’extrême droite européens les plus virulents et tournée vers l’organisation de concerts RAC (Rock Against Communism, appellation du rock néonazi).

Un goût pour la baston peu surprenant dans le cas de Loïc Delboy : jusqu’à peu portier à l’entrée d’une discothèque du 8e, l’individu ne fait guère mystère de ses penchants violemment xénophobes. Ainsi, en 2010, sur sa page Facebook, il annonçait fièrement : « Ce soir chasse à l’arabe. On va casser du bougnoul... »Quelques jours plus tôt, le même lançait un défi à ses contacts : « Qui éclatera le premier un mec en 2010 ? Le défi est lancé… En 2009.

Palestine : un colon juif acquitté après avoir violenté des militants des droits de l’Homme

L’activiste d’extrême-droite Benzi Gopstein a été acquitté dimanche pour le «tabassage» de militants de gauche à Hébron en 2008, bien que l’épisode ait été filmé et visionné des dizaines de milliers de fois sur internet.

Selon le juge qui a rendu son verdict, la vidéo aurait corroboré la version de Benzi Gopstein, qui avait affirmé qu’il avait agi en état de légitime défense. Le président du groupe luttant contre l’assimilation des juifs Lehava, s’est réjoui de cette décision. Il avait notamment attrapé par la gorge «des Palestiniens et des anarchistes» qui s’étaient rendus dans la colonie illégale de Kiryat Arba. «Avec un peu de recul, j’aurai dû les frapper plus, mais peut être que j’aurai d’autres occasions», a-t-il ajouté.

Le magistrat de la cour de Jérusalem a statué : «Les circonstances de l’incident justifient un acquittement. Nous devons examiner si l’incident en question constitue une attaque ou de la légitime défense.» Il a ajouté que Benzi Gopstein avait vu de nombreuses personnes essayer de grimper la clôture de son quartier et avait pensé qu’il s’agissait de terroristes.

Le groupe Lehava reste dans le viseur des autorités israéliennes pour incitation à la haine après avoir qualifié les chrétiens de «vampires» devant être expulsés de la terre sainte. Précédemment, il avait aussi affirmé, en citant le talmud, que les églises présentes en Israël devaient être brûlées car elles constituaient des lieux d’idolâtrie.

RT

«De la judéophobie à l’islamophobie», conférence des Amis du Monde diplomatique

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Quel lien établir entre le dernier ouvrage de Michel Houellebecq, les meurtres de «Charlie Hebdo» et la mobilisation massive «Je suis Charlie» qui en a suivi ? C’est à la lumière de l’Histoire et de l’actualité récente qui, depuis l’affaire Dreyfus jusqu’à l’après-Charlie, lui apparaît comme celle d’une longue déchéance que Shlomo Sand, historien, professeur à l’université de Tel-Aviv, invite à réfléchir sur l’évolution de cette pensée qui se garde de critiquer directement les véritables élites régnantes mais qui est toujours disposée à accuser et à crucifier les «misérables».

Dans une période de crise profonde du capitalisme, la recherche de boucs émissaires : les immigrés, les musulmans, permet d’orienter toutes les peurs. Et le succès des thèses soutenues par des essayistes ultra-médiatisés comme Éric Zemmour ou Alain Finkielkraut, au détriment du «politiquement correct», renforce le sentiment identitaire, appartenance à une civilisation «judéo-chrétienne».

Mercredi 13 avril, à 20 h 45, salle de la Tour.

La Depeche

Des identitaires de « Britain First » provoquent des fidèles devant une mosquée londonienne

 

Samedi après-midi, des militants du groupuscule d’extrême droite « Britain First » se sont rassemblés devant l’East London Mosque bloquant l’entrée de l’édifice.

Drapeaux britanniques à la main et une large banderole « No more mosques », ils ont scandé des slogans islamophobes avant d’être abordés par des fidèles de la mosquée, qui n’ont pas supporté cette provocation.

D&M

Allemagne : Des identitaires se filment en mettant du porc dans des rayons halal

Des activistes sur les réseaux sociaux incitent les Allemands à mettre du porc dans les rayons halal puis immortaliser la scène, pour dénoncer le meurtre immoral des animaux. D’autres estiment qu’il s’agit d’attaques contre musulmans.

La campagne qui se propage sur les réseaux sociaux avec le hashtag #HalalChallenge encourage les gens à «mettre du porc dans un rayon halal, filmer ce moment, puis diffuser la vidéo sur Facebook, Instagram, YouTube ou n’importe où, et ensuite inviter un ami à participer», selon la page officielle de Facebook.

Les partisans de l’initiative estiment que cette campagne vise à sensibiliser le public sur la façon dont sont tuées les bêtes pour produire de la viande halal.

Cette dernière est ensuite allée plus loin dans ses propos : «nous ne voulons pas avoir des droits religieux supérieurs à ceux des animaux. L’islam a envahi l’Allemagne et ils obtiennent de plus en plus de droits et c’est une autre mauvaise chose».

D’après Deutsche Welle, plusieurs partisans de ces actions de communication sont plus connus pour leur activisme de droite que pour être d’ardents défenseurs des animaux. Cette campagne n’est pas la première qui utilise l’utilisation du porc ou de cochons comme d’un moyen pour se prononcer contre la population musulmane.

RT

France 2 : Une syndicaliste privée de Hollande, L’Elysée soupçonné de choisir les invités de Dialogue citoyen

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L’Elysée choisit-il les Français qui doivent interroger le président dans l’émission Dialogue citoyen avec François Hollande diffusée en direct jeudi prochain sur France 2 ?

On peut se poser la question après l’éviction de la syndicaliste Force ouvrière du volailler Doux Nadine Hourmant, « désinvitée » sans explication. Alors que le patron de l’information de France Télévisions Michel Field justifie ce choix en prétextant que le thème de la crise agricole n’a pas été retenu, Hourmant assure qu’elle devait intervenir notamment sur la loi El Khomri.

Au détour d’un article paru aujourd’hui dans Le Monde sur les méthodes (contestées) de Michel Field, directeur en charge de l’information de France Télévisions, surprise : on apprend que Nadine Hourmant, syndicaliste Force ouvrière du volailler Doux qui devait interroger avec cinq autres Français François Hollande jeudi prochain a été finalement écartée.

En effet, le président est l’invité le 14 avril de l’émission intitulée pour l’occasion Dialogue avec François Hollande – dans la case habituellement réservée à Des paroles et des actes. Tournée depuis le Musée de l’Homme, l’émission sera diffusée en direct sur France 2 et animée par David Pujadas, Léa Salamé et Karim Rissouli.

Arrêt Sur Image

 

Le Front national visé dans plusieurs affaires judiciaires

Financement de ses campagnes en 2012, patrimoine de Jean-Marie Le Pen, soupçons d’abus dans le paiement des assistants parlementaires européens : le Front national est visé par plusieurs enquêtes judiciaires en France.

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– FINANCEMENT DES CAMPAGNES, UN PROCÈS A L’HORIZON ? –

C’est le dossier le plus abouti. Dix personnes ont été mises en examen, dont un vice-président du parti, son trésorier et le FN lui-même. Les juges d’instruction soupçonnent le mouvement d’avoir conçu un système ingénieux pour capter de l’argent public, notamment aux législatives de 2012.Au centre des investigations, les kits de campagne fournis à presque tous les candidats, derrière lesquels les enquêteurs soupçonnent des prestations gonflées et surfacturées au détriment de l’État, qui rembourse les frais de campagne.

Riwal, la société de communication de Frédéric Chatillon, un proche de Marine Le Pen, est en première ligne, pour avoir fabriqué les kits. Tout comme le micro-parti de la patronne du FN, Jeanne, intervenu dans le montage. La présidentielle de Marine Le Pen en 2012 est aussi concernée. Lors des investigations, les enquêteurs se sont penchés sur le virement de 300.000 euros vers Hong-Kong, évoqué par les « Panama Papers », sans démontrer que les fonds seraient revenus dans les caisses du FN.

Les juges ont terminé leur enquête sur ces faits présumés d’escroquerie et d’abus de biens sociaux. Mais la chambre de l’instruction doit encore valider un volet de la procédure, le 14 avril, avant une décision sur un éventuel renvoi en procès. D’autres recours peuvent aussi intervenir d’ici là.

– LES PATRIMOINES DE JEAN-MARIE ET MARINE LE PEN ET LE FISC –

Une enquête est en cours au parquet national financier (PNF) sur de possibles sous-évaluations ou omissions dans les déclarations de patrimoine de Jean-Marie et Marine Le Pen au Parlement européen.

Se sont ajoutés des soupçons de fraude fiscale visant Jean-Marie Le Pen. En cause, un trust basé aux îles Vierges britanniques, dont majordome de Jean-Marie Le Pen, Gérald Gérin, apparaît comme l’ayant-droit, et sur lequel figureraient 2,2 millions d’euros, notamment sous forme de lingots et de pièces d’or.

Ces soupçons, étayés par les « Panama Papers », étaient déjà contenus dans une note transmise à la justice par Tracfin, la cellule antiblanchiment de Bercy. Enfin, l’enquête porte sur les conditions d’acquisition par Jean-Marie Le Pen et sa fille Marine d’une résidence à Rueil-Malmaison, près de Paris. La justice s’interroge car juste avant l’achat, le fondateur du FN avait bénéficié d’un virement d’environ 600.000 euros de son micro-parti, Cotelec.

– LES SALAIRES LITIGIEUX D’ASSISTANTS AU PARLEMENT EUROPÉEN –

Ouverte en mars 2015 par le parquet de Paris, l’enquête porte sur les salaires versés, sur des fonds européens, à une vingtaine d’assistants d’élus frontistes au Parlement de Strasbourg. 

Assistants qui figuraient aussi dans l’organigramme du FN, d’où les soupçons. Les enquêteurs doivent déterminer si le parti d’extrême droite a effectivement rémunéré des cadres avec des fonds réservés aux activités du Parlement européen, en les employant de manière fictive à Strasbourg.

Lyonne

Boston : suite aux agressions sexuelles, un service de VTC sera interdit aux hommes

A Boston, un nouveau service de VTC sera lancé dans les prochains jours. Il sera uniquement destiné aux femmes.

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Malgré la sélection de ses chauffeurs – des hommes dans leur grande majorité, Uber ne parvient pas à rassurer une partie de sa clientèle féminine. Entre le récent débat sur le nombre d’agressions sexuelles recensées par l’entreprise américaine ou le harcèlement auquel font face certaines utilisatrices, l’image des entreprises de VTC s’est quelque peu écornée. A Boston, un couple d’entrepreneurs est sur le point de lancer un nouveau concurrent d’Uber, et qui tourne définitivement le dos aux hommes.

Israël disculpe un colonel qui a exécuté un Palestinien dans le dos

L’armée israélienne a disculpé un colonel qui avait tué un adolescent palestinien alors qu’il avait pris la fuite après avoir lancé des pierres contre son véhicule en Cisjordanie occupée, a-t-elle indiqué.

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Le procureur militaire a estimé que le colonel Israel Shomer n’avait pas tué délibérément Mohammed Kasbeh, 17 ans, le 3 juillet 2015 à Al-Ram, a dit l’armée dans un communiqué reçu lundi.

Des organisations de défense des droits de l’Homme ont dénoncé un nouvel exemple d’impunité israélienne. Selon elles, Mohammed Kasbeh ne représentait plus aucun danger et avait été abattu alors qu’il s’enfuyait et tournait le dos aux soldats.

Immédiatement après les faits, l’armée avait invoqué le « danger imminent » que posait Mohammed Kasbeh.

Le colonel Shomer et un autre soldat, descendus de leur véhicule blindé visé par des jets de pierres, lui avaient intimé de s’arrêter, avaient procédé à des tirs de sommation en l’air, puis avaient tiré sur lui parce qu’il continuait à lancer des pierres, avait dit l’armée à l’époque.

Cette version avait été contredite par des images de vidéosurveillance de la station service devant laquelle Mohammed Kasbeh avait été tué.

Mohammed Kasbeh avait été tué de deux balles dans le dos et une dans la tête, selon B’Tselem.

 

Le Point

La DGSI a été prévenue en juin 2015 qu’Abaaoud préparait une attaque contre la France

141 jours exactement avant l’attaque du 13 novembre, Nicolas, un Français revenu de Syrie, avait prévenu la DGSI qu’un certain Abdelhamid Abaaoud était en train de monter une opération « visant la France ».

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Le 24 juin 2015, quatre mois et vingt jours avant les attentats de Paris qui ont provoqué la mort de 130 personnes et blessé plusieurs centaines d’autres, un homme avait averti qu’un carnage se préparait. En France et en Belgique. Il ne savait pas où ni quand. Mais il affirmait qu’Abaaoud, un djihadiste belge qui s’était illustré sur les réseaux sociaux en traînant les corps de victimes derrière un 4×4 en Syrie, avait reçu un permis de tuer en Europe.

Nicolas, 31 ans, rentrait de Syrie. Après seize mois passés à Raqqa et dans la plaine de Fallouja, dégoûté parce qu’il y avait vu et vécu, du moins c’est ce qu’il affirme, il s’était rendu aux autorités turques, qui l’avaient immédiatement remis à la France.

Ce qui devait être un ­débriefing de routine pour les agents de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) s’est transformé en macabre prédiction. Les hommes du renseignement qui ­enchaînent ce type d’interrogatoire de returners ont-ils pris au sérieux ce jeune « repenti » hâbleur qui prétendait avoir des informations cruciales et proposait de les monnayer contre sa liberté?

Le JDD

Le FN commémore Pétain à Verdun

La fédération 55 du Front national a tenu à célébrer les 100 ans de « Courage, on les aura ! », l’ordre du jour du 10 avril 1916 de Philippe Pétain, en faisant le parallèle entre « l’envahisseur allemand » d’hier et le « flot de migrants » d’aujourd’hui.

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Ils sont sept, côte-à-côte, devant le monument aux Morts de Verdun. Parmi eux, Bruno Rota, conseiller départemental de Meuse et secrétaire départemental de la fédération meusienne du FN, et Gilbert Prot, conseiller municipal de Verdun. Pas de micro, ni de porte-drapeaux comme pour toute cérémonie officielle. Celle-ci n’a pas fait l’objet d’une demande d’autorisation auprès de la mairie ou de la sous-préfecture.

« Mais nous nous sommes renseignés, nous sommes dans la légalité », assure Gilbert Prot. Rien n’empêche en effet quiconque de procéder à un dépôt de gerbe. Ce qui suscite plutôt le débat, et aujourd’hui « la colère et la tristesse » du maire de Verdun Samuel Hazard (PS), c’est le contenu du discours prononcé par Bruno Rota à cette occasion.

« Le Pétain de 1916, pas d’amalgame », se défend le FN

Le secrétaire départemental du FN en Meuse l’explique : « Dans le cadre du Centenaire, nous voulons marquer un moment fort. Le 10 avril 1916, le Général Pétain signe son célèbre ordre du jour « Courage, on les aura ! ». Après le 9 avril 1916, les soldats français ont arrêté de reculer ». Quand on lui demande s’il ne voit pas quelque chose de choquant à commémorer ainsi Philippe Pétain, Bruno Rota botte en touche : « Il s’agit bien du Général Pétain, celui de 1916, il ne faut pas faire d’amalgame, nous commémorons le militaire sauveur de Verdun, ce n’est pas notre problème ce qu’il s’est passé après ».

Lors de son discours prononcé à pleine voix devant le monument aux morts de Verdun, Bruno Rota a effectué un parallèle entre « l’envahisseur » allemand de l’époque et « le flot incessant de migrants qui, sous prétexte de quitter un pays en guerre, se répand par-delà nos anciennes frontières ». Il conclut son discours par ces mots : « Nous devons veiller à ce que l’esprit de cet ordre perdure afin de protéger nos familles et nos descendants de ces invasions barbares ».

Est Républicain