Articles par FDEBRANCHE

«Israël = Daesh = Haine = Inhumain» un conseiller communal belge compare Israël à Daesh

A Verviers, en Belgique, le conseiller communal PS, Saïd Naji, a provoqué une tollé sur les réseaux sociaux et au sein de la communauté juive après avoir comparé sur Facebook Israël au groupe terroriste Etat islamique, rapporte RTL Info.

572cc72fc46188f2208b4641.jpg

Saïd Naji, conseiller communal PS à Verdier, en Belgique, a dérapé sur Facebook en publiant sur son profil que «Israël = Daesh = Haine = Inhumain», en comparant les violences de l’Etat islamique à celles infligées par l’armée israélienne en Palestine.

La publication a été supprimée, et il semblerait que le profil de l’élu aussi, puisqu’il est introuvable dans le moteur de recherche du réseau social.

Même s’il a déjà présenté ses excuses par l’entremise du président de l’Union Socialiste Communale (USC) de Verviers, Saïd Naji devra prochainement s’expliquer devant une commission de vigilance du PS belge.

L’USC a précisé qu’elle tenait à se distancer des propos du conseiller communal PS, qu’elle juge par ailleurs «inacceptables».

Alexandre Loffet, le président de l’USC Verviers, a expliqué : «Le conseiller communal PS, Saïd Naji, est opposé à titre personnel aux brutalités commises par Israël en Palestine mais il n’est pas admissible de les comparer aux crimes abominables commis par Daesh dans le monde entier et dont les populations de Syrie et d’Irak sont les victimes quotidiennes. Raison pour laquelle ces propos sont retirés de Facebook. L’intéressé n’était pas conscient de la portée que pouvait avoir ce commentaire et s’excuse par ailleurs de l’avoir tenu.»

RT

Londres: des identitaires chrétiens attaquent une boucherie Halal

La vidéo « frissons garantis » réalisée le week-end dernier par le mouvement nationaliste britannique « Britain First », dans le cadre de sa campagne de caniveau pour les municipales, met en scène l’irruption fracassante dans une grande boucherie halal londonienne de sa candidate à la voix de stentor, Jayda Fransen.

« Avez-vous conscience que vous êtes en Grande-Bretagne? Pourquoi offrez-vous ces animaux à Allah ? », vocifère-t-elle, avant de jouer les grandes donneuses de leçons en s’écriant : « L’un de vous a-t-il une morale ? », puis face caméra : « Regardez tous ces gens ici, ils achètent de la viande halal ». « Vous êtes en Grande-Bretagne.L’Abattage halal est barbare », a-t-elle lancé furibonde.

Et de s’égosiller de plus belle : « Regardez-vous, chacun d’entre vous. Ne comprenez-vous pas que vous êtes ici dans un pays chrétien ?», fulminant : « le halal finance le terrorisme. Il sert à financer leHamas, le Hezbollah, Al-Qaïda, ISIS », avant de tancer sévèrement tout le monde, les employés comme les clients : « Vous financez le terrorisme, chacun d’entre vous ! ».

L’incursion tonitruante de Jayda Fransen qui, entre deux beuglements, a hurlé que « Allah était Satan et l’islam une idéologie mortifère », et que « son grand-père ne s’était pas battu pour son pays pour qu’il devienne un petit Pakistan », était censée faire frémir dans les chaumières à la veille de se rendre dans les isoloirs, mais en réalité, ce sont surtout les murs de cette boucherie halal très prisée de Londres qui ont tremblé et en tremblent encore.

Oumma

Nicolas agresse violemment un bénévole pour 5€90 devant un commissariat

image

Lors de la première soirée du festival « Jazz sous les Pommiers », à Coutances (Manche), dimanche 1er mai 2016, un bénévole de l’organisation a été frappé pour de l’argent. Son agresseur présumé était jugé le mercredi 4 mai.

En fin de soirée du festival « Jazz sous les Pommiers », dimanche 1er mai 2016, un bénévole rentre tranquillement à sa voiture garée derrière le tribunal, quand il voit un homme se diriger vers lui. Sans méfiance, il l’accueille avec le sourire, mais déchante vite quand il entend : « Donne moi du fric ».
En face, Nicolas Bunout, 31 ans, semble déterminé. Terrorisé, le bénévole tente de le raisonner. Il sort la petite monnaie qui lui reste, 5,90 € et les donne. Le suspect lui aurait alors demandé sa carte bancaire.

Frappé devant le commissariat

Pour trouver subtilement de l’aide, le bénévole l’invite à le suivre vers le théâtre, où, dit-il, sa carte bleue est rangée dans un casier. En arrivant sur le trottoir du commissariat, la victime aperçoit une connaissance qui comprend tout de suite ce qui se trame. Elle préviend la police, mais la victime sera tout de même frappée à la tête. Un coup de poing si violent qu’elle tombe KO au sol, le crâne ensanglanté.

Quatre points de suture

L’agresseur présumé prend la fuite. Rapidement appréhendé, grâce à la caméra du commissariat, il est présenté en comparution immédiate le 4 mai. « J’ai peut-être halluciné », déclare-t-il devant le tribunal, en prétendant ne pas se souvenir des faits.

Présente à l’audience, la victime s’en est sortie avec quatre points de suture et une nuit à l’hôpital. Nicolas Bunout, avec 17 mentions au casier judiciaire, a été condamné à dix mois de prison ferme, avec mandat de dépôt. Il devra verser 150 euros à la partie civile.

La manche Libre

Le boycott d’Israël n’est pas de l’antisémitisme

D’un côté, il y a ceux qui défendent un Etat juif tout puissant ; de l’autre, des partisans d’un Etat commun où Juifs et Arabes vivraient en égaux. Entre les deux, la question de la souveraineté d’Israël.

un-soldat-israelien-plaque-un-enfant-palestinien-sur-un-rocher-lors-d-affrontements-entre-les-forces-de-securite-israeliennes-et-des-manifestants-palestiniens-le-28-aout-2015-a-nabi-saleh-pres-de-ramallah-en-cisjordanie_5406377.jpg

D’après Manuel Valls, «l’antisionisme est tout simplement le synonyme d’antisémitisme». Ce propos n’est pas surprenant de la part d’un homme politique pour lequel«l’état d’urgence, c’est l’Etat de droit», et qui entend lutter contre le chômage en facilitant les licenciements.

Mais sérieusement, qu’est-ce au juste que «l’antisionisme ?» Il y a deux réponses possibles. La première, celle des dîners du Crif, repose sur deux assertions successives : l’Etat d’Israël parle au nom des Juifs du monde entier ; par conséquent, être «antisioniste», critiquer la politique israélienne, c’est dénigrer non seulement le gouvernement israélien, mais la population du pays et l’ensemble de tous les Juifs – c’est de l’antisémitisme. Cette façon de voir occulte deux points essentiels : la grande majorité des Juifs vivent ailleurs qu’en Israël et parmi eux, nombreux sont ceux qui n’approuvent pas sa politique ; d’autre part, critiquer un gouvernement ne signifie nullement que l’on accuse la population du pays. Non, condamner la politique coloniale d’Israël n’a rien à voir avec l’antisémitisme.

La deuxième réponse à la question qu’est-ce que «l’antisionisme ?» est d’ordre historique. Au début du XXe siècle, quand Theodor Herzl invitait les Juifs d’Europe à partir pour la Palestine, beaucoup d’entre eux s’y opposaient, notamment les ouvriers révolutionnaires polonais du Bund. Ils étaient antisionistes, les seuls peut-être à avoir mérité ce terme qui n’a plus guère de sens aujourd’hui. Par la suite, dans l’entre-deux-guerres, la présence juive en Palestine étant un fait accompli, plusieurs intellectuels juifs de grand renom comme Hannah Arendt, Martin Buber ou Gershom Scholem dirent et écrivirent que cette présence ne pouvait plus être remise en cause, mais qu’il fallait surtout éviter que s’établisse une souveraineté juive sur la Palestine.

En octobre 1947, alors que le statut de la Palestine était encore en discussion à l’ONU, Arendt prit la parole devant la commission internationale chargée d’éclairer l’Assemblée générale, et plaida en faveur d’une fédération, d’un Etat binational sur le territoire de la Palestine mandataire. Aujourd’hui, les termes du débat sont les mêmes. Il y a d’un côté ceux qui défendent un Etat juif souverain, le plus puissant et le plus homogène possible, qui travaille à judaïser tout le territoire de la Palestine historique en maintenant en sujétion ses habitants non juifs, les Palestiniens d’Israël et ceux des Territoires occupés. Et de l’autre côté, il y a ceux pour lesquels les quelque 11 millions d’êtres humains habitant entre le Jourdain et la mer ont tous le droit de vivre en égaux dans un Etat commun.

Le boycott d’Israël est pour eux un moyen d’en finir avec cette souveraineté. Les accuser de vouloir la «destruction d’Israël», d’être des antisémites, c’est utiliser une fois de plus Auschwitz pour légitimer la politique coloniale du gouvernement israélien.

Libe

Discrimination : dans les quartiers prioritaires, la galère des bac+5

15112941.jpg

C’est une facette méconnue des inégalités qui structurent les villes françaises. Dans les quartiers prioritaires, la faible qualification de l’emploi ne se limite pas aux seuls habitants peu diplômés. Elle concerne aussi les bac+5. Selon un rapport publié mardi par l’Observatoire politique de la ville, les habitants des quartiers prioritaires disposant d’un master II ne sont que 53% à occuper un emploi de cadre contre 71% de leurs voisins de même niveau de diplôme.

Pour les autres, les emplois occupés peuvent se révéler très peu qualifiés. Ainsi, parmi les hommes, 1 diplômé sur 5 ayant un niveau bac+5 résidant en quartier prioritaire occupe un poste d’employé ou d’ouvrier. Ils ne sont que… 5% parmi les autres diplômés bac+5 du reste de l’agglomération.

Toutes choses égales par ailleurs, le rapport indique qu’un homme diplômé de niveau de bac+5 de plus de trente ans a 22% de chances de moins d’occuper un emploi de cadre lorsqu’il est issu d’un quartier prioritaire. Et la situation est amplifiée chez les femmes diplômées bac+5 des quartiers populaires, qui ne sont que 46% à occuper un poste de cadre.

Challenges

France Culture: les auditeurs regrettent que Finkielkraut fasse trop souvent référence à la Shoah

Sans-titre-1.jpg

Des auditeurs s’étonnaient que, le dimanche matin, alors que les différentes religions sont présentes sur l’antenne de France Culture, l’Islam n’y était pas. L’émission « Cultures d’Islam » était en quelque sorte à l’écart l’après-midi. À partir du 8 mai, cela change et l’émission sera diffusée le dimanche matin, à 7h. Ghaleb Bencheikh en prend les commandes.

Les auditeurs écrivent aussi souvent à propos de l’émission d’Alain Finkielkraut du samedi. Ils regrettent qu’il fasse trop souvent référence à la Shoah, à l’antisémitisme, à la situation des Juifs : la question de l’identité française l’occupe aussi très souvent et le producteur est bien sûr libre de choisir ces sujets.

Radio France

Une adolescente convertie à l’Islam expulsée de son lycée car sa robe est jugée «trop longue»

Pour la proviseure de l’établissement scolaire, il s’agit « d’un signe ostentatoire religieux ».

500912899_0_PR_1_1200

K. est âgée de 16 ans et est élève au lycée Flora Tristan à Montereau-Fault-Yonne (France). La jeune fille s’est convertie à l’islam il y a un an, mais enlève toujours son voile avant de rentrer dans l’établissement scolaire. Mardi dernier, elle s’est vue refuser l’entrée de son école par la proviseure en raison de sa tenue vestimentaire, raconte l’Obs. Sa robe noire a en effet était jugée « trop longue », ce qui représente « un signe ostentatoire religieux », selon la proviseure.

Les robes longues, « un signe religieux »

La maman de K. ne comprend pas la décision du lycée. «  Ma fille, franco-portugaise, issue d’une famille catholique, s’est convertie à l’islam, oui. Je l’ai toujours accompagnée dans son choix et dans ses décisions. En début d’année, je l’ai autorisée à porter le voile, qu’elle enlève avant d’entrer en cours. Et donc elle met des robes longues pour aller à l’école  », a-t-elle déclaré à nos confrères français.

Alors que l’adolescente avait été convoquée lundi par la responsable de l’établissement, sa mère a pu brièvement s’entretenir avec la proviseure le jour des faits afin de comprendre son refus. Celle-ci s’est justifiée en affirmant que «  porter des robes longues dans un établissement public et laïc n’est pas tolérable » et qu’il s’agit «  d’un signe religieux  ». Et d’ajouter que sa fille ne pourra pas rentrer dans l’école tant qu’elle adoptera ce style vestimentaire.

« Ma fille respecte la loi »

La famille de K. ne compte pas en rester là et envisage de porter plainte. «  Ma fille respecte la loi, je respecte sa religion, il y a juste de la tolérance et du respect. Jusque-là, on ne lui avait fait aucune remarque sur sa tenue. Excepté les quelques problèmes de bavardages, c’est une fille très discrète sur sa conversion. Il faut que les gens arrêtent de faire des amalgames et de juger trop vite  », conclut la maman.

Le soir

5 mai 1889. La France expose fièrement ses «nègres», Kanaks et Annamites à l’Expo universelle

Les Français se précipitent pour visiter le village indigène reconstitué sous la tour Eiffel.

2319687lp-2319688-article-jpg_3529784_660x281

Le 5 mai 1889, quelque quatre cents Africains et Asiatiques prennent possession du Champ-de-Mars. Ce n’est pas une manif de sans-papiers avant la lettre, ni une réunion de rappeurs, mais les habitants du village indigène de l’Exposition universelle dont l’ouverture officielle est pour le lendemain. Attraction phare de l’Exposition, ces Africains, Kanaks et Annamites ont l’immense honneur (!) d’être les habitants du premier « village indigène » organisé dans le cadre d’une « exhibition ethnologique ». Plusieurs expositions précédentes en Europe et en Amérique ont déjà montré de petits groupes.

Le Point

Un zoo norvégien décapite un zèbre et le donne aux tigres devant des enfants

Un zoo norvégien s’est trouvé au cœur d’un scandale après que la carcasse d’un zèbre décapité a été livrée aux prédateurs devant des jeunes visiteurs.

Capture d’écran 2016-05-05 à 22.41.49.png

L’incident est survenu cette semaine au zoo de Kristiansand Dyrepark, qui est l’une des attractions les plus visitées en Norvège. L’administration du zoo a confirmé qu’un zèbre parfaitement sain avait été tué en raison du fait que le nombre de ces animaux était considéré comme excessif.

Le scandale a éclaté après que le parent d’un enfant, qui a été témoin du spectacle choquant, a posté une photo sur Facebook en indiquant que cela était assez effrayant.

La carcasse de zèbre ensanglantée a été placée dans une cage pour les tigres devant les visiteurs.

« Un peu effrayant pour moi. Je savais que les animaux mangeaient des animaux, mais je ne pensais pas que j’allais observer ce processus dans le zoo », a confié l’un des visiteurs.

 

Sputnik

Italie : la cour d’appel condamne une entreprise qui a refusé d’embaucher une femme voilée

Une société a refusé d’embaucher une Italienne d’origine égyptienne qui ne voulait pas retirer son voile
hijab-infirmiere

 

La Cour d’appel de Milan (nord) a condamné une entreprise qui avait refusé d’embaucher comme hôtesse d’accueil une jeune femme portant le voile, jugeant ce comportement « discriminatoire », ont affirmé jeudi les médias italiens.

La société en question avait rejeté l’embauche, pour un salon de la chaussure d’une durée de deux jours, d’une jeune Italienne d’origine égyptienne qui refusait d’enlever son voile. Acquittée en première instance, elle a été condamnée en appel à un dédommagement de 500 euros, selon l’agence AGI.

La société s’est défendue en affirmant son droit à choisir les hôtesses d’accueil sur des bases esthétiques et d’image.

La défense de la jeune femme a estimé pour sa part que le critère religieux « ne peut être inséré comme condition d’embauche par une entreprise que quand il est essentiel au travail à accomplir ».

« C’est une décision très importante », s’est réjoui l’avocat de la jeune femme, Me Alberto Guariso, « car elle reconnaît que le droit à l’identité religieuse est un élément essentiel de la société démocratique et qu’il doit toujours être garanti ».

I24

Belgique: L’enseignement catholique flamand veut attirer les musulmans

La proposition a provoqué une levée de boucliers. Le Katholiek Onderwijs Vlaanderen, le secrétariat flamand de l’enseignement catholique a indiqué son intention d’accorder une place entière au culte musulman et aux autres religions dans ses écoles. Mais alors que la proposition venait à peine d’être annoncée, des voix s’élèvent pour critiquer l’initiative faisant ainsi naître une polémique sur une idée qui n’en est qu’au stade de proposition. 

904341b273f6a7d2b5437551a0cab220_thumb_565

 

L’enseignement catholique flamand souhaite compter plus d’élèves musulmans dans ses écoles. Elle étudie déjà le projet d’un modèle scolaire plus ouvert et surtout plus inclusif des autres religions, rapporte ce mercredi, De Morgen repris par la presse belge.

L’approche sera forcément différente pour convaincre des parents musulmans à inscrire leurs enfants dans des écoles catholiques. « Il n’est plus question de chercher à convertir les musulmans ou les personnes ayant une autre confession. Nous n’allons pas mélanger les religions, mais dans une école de dialogue, il y a par exemple de la place à côté d’une chapelle pour une salle de prière pour les musulmans ou le voile. Les musulmans doivent jouir de leur droit, même si la tradition chrétienne ne sera pas perdue de vue », ajoute Didier Pollefeyt, de la KU Leuven.

Proposition critiqué

A peine annoncée que la proposition fait couler beaucoup d’encre et de salive. Le porte-parole de l’évêque d’Anger, Olivier Lins voit en cette proposition « un ballon d’essai qui provoque une tornade, mais ce n’est vraiment pas nécessaire ». Il explique que « rien de concret n’a encore été décidé concernant l’introduction de mesures relatives à la présence de lieux de prières pour les musulmans, l’autorisation du port du voile ou l’introduction d’un cours libre consacré à l’islam dans les écoles catholiques ».

Le leader du N-VA et bourgmestre d’Anvers, Bart De Wever s’est dit, quant à lui, catégoriquement opposé à cette proposition. « Je trouve que c’est une très mauvaise décision. Il faut que nous fassions comprendre que la religion est de moins en moins importante dans notre culture publique. La chrétienté a de facto été laïcisée, et cela devrait en fait être pareil pour l’Islam », a-t-il réagi.

Yabiladi

« matraquer les nègres et les bougnoules », un sapeur-pompier jugé pour incitation à la haine raciale

Dans un mail à ses collègues, il parle d’apprendre à « matraquer les nègres et les bougnoules ».

7783115098_photo-d-illustration-d-un-sapeur-pompier.jpg

Un adjudant-chef des sapeurs-pompiers de Dordogne est passé devant le juge, ce mercredi pour « provocation à la haine en raison de l’origine, l’ethnie ou la race ». Une affaire un peu délicate pour le tribunal, tant le profil de ce quinquagénaire détonne avec celui des prévenus habituels. En charge des formations à l’école de gendarmerie de Saint-Astier, il a dû s’expliquer pour un mail adressé à 5 de ses collègues, le 6 août 2015.

D’après le journal Sud-Ouest, il avait écrit dans ce message : « Réjouissons-nous de pouvoir apprendre avec nos amis les gendarmes à matraquer les nègres et les bougnoules qui sont si néfastes à notre société (sic) ». Un mail qu’un collègue aurait « malencontreusement » diffusé au sein du service départemental d’incendie et de secours.

L’information est ainsi parvenue au président du Conseil départemental et à celui du Sdis qui ont signalé les faits au procureur, suivis par le préfet. C’est finalement la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme qui s’est portée partie civile pour ce procès.

Des propos « nauséeux » et « publics »

« Je ne pense pas un mot de ce que j’ai écrit, je ne suis pas raciste », s’est défendu le pompier. Des proches, issus de la communauté musulmane, ont effectivement produit des attestations allant dans ce sens et l’homme a rappelé être engagé auprès de l’association France Terre d’asile, pour laquelle il a effectué de nombreuses missions humanitaires, notamment à Madagascar.

Pour le prévenu, il ne s’agit que d’un trait d’humour, une forme d' »échappatoire » pour les pompiers. La partie civile n’en demande pas moins 1 euro de dommages et intérêts pour ces propos qu’elle qualifie de « nauséeux ». De son côté, le procureur lui reproche des propos « publics » puisque tenus dans la sphère professionnelle et requiert une amende de 1.000. Le tribunal se prononcera le 23 mai sur le cas du sapeur-pompier déjà exclu un mois sur sanction disciplinaire.

RTL

Henry de Lesquen, le candidat carrément raciste

5768501_1-0-231693950_545x460_autocrop

Depuis son entrée en lice dans la course « virtuelle » à la présidentielle, Henry de Lesquen, patron de Radio Courtoisie, multiplie les outrances. Son programme et son site de campagne regorgent de propositions hallucinantes susceptibles de tomber sous le coup de la loi. A tel point que le conseiller régional Paca Front national Thibault de la Tocnaye, qui anime une émission sur les ondes de la même station, s’est fendu mardi d’un communiqué pour « désavouer publiquement » ses prises de position.

Ainsi, sur son site, Henry de Les- quen pose sans ciller la question : « Les races sont-elles égales ? » Et d’y répondre en citant une pseudoenquête menée, dit-il, « par des Américains », qui affirme qu’il existe une différence de QI de 15 points entre les Noirs et les Blancs (sic). Il classe également les races entre « caucasoïdes » (les Blancs) et « congoïdes » (les Noirs).

Travaux forcés

Ce polytechnicien et énarque, ex conseiller municipal de Versailles, ancien RPR passé par le MNR, affirme également : « Sarkozy a des raci- nes juives, mais la France n’en a pas. » Quant à son programme, il préconise d’engager « la réimmigration ». Et de détailler : « Des millions d’immigrés envahisseurs seront déportés légitimement dans des conditions humaines. » Le rétablissement des travaux forcés et de la peine de mort, le port d’arme « pour les honnêtes gens », le bannissement des « musiques nègres », le « racisme positif » figurent au menu. Il entend également « brûler le Code du travail ».

Son tweet nauséabond sur Auschwitz (où il s’interroge sur la longévité des survivants, après la mort, à 93 ans, de l’écrivain rescapé des camps Martin Gray), a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) a porté plainte contre lui. Le Cran (Conseil représentatif des associations noires de France) a saisi le CSA. L’institution ne peut rien faire : Internet ne relève pas de ses compétences. Mais, précise un porte-parole : « Nous sommes très vigilants sur tout ce qui est dit sur Radio Courtoisie. »

Le Parisien

Un élu FN dresse un parallèle entre musulmans et porcs pour dénoncer le droit du sol

1327322_316_capture-facebook_800x549p.jpg

Gérard Prato est élu FN de Frontignan, conseiller régional de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Il est aussi amateur, à ses heures perdues, de montages visuels qu’il n’hésite pas à partager sur les internets. C’est ce que le frontiste a fait, début avril, relaye ce jeudi 5 mai, diffusant sur son Facebook un montage pour le moins raciste puisqu’il dresse un parallèle entre des hommes musulmans et des porcs. Tout simplement.

On y voit un homme et ce surtexte : « Voici Ahmed, il est suédois car il est né en Suède ». Puis une photo de porc avec ce commentaire : « Voici Piglet, il est né dans une écurie, il est donc un cheval ». À noter que l’image de ces hommes est largement partagée sur internet depuis des années. Les s hommes présentés comme des fanatiques servent à illustrer le terrorisme au Canada en 2009, les terroristes islamistes en Allemagne en 2011, l’arabisation du Maghreb en 2013 ou encore le djihadisme en France en 2015…

La diffusion de ce montage a fait réagir des anciens membres du FN ayant claqué la porte du parti pour divergences d’opinion. Stéphane Goepfert par exemple, conseiller municipal de Juvignac (Hérault), ironise auprès du Midi Libre : « Il n’a rien fait d’autre que de comparer les ‘Arabes’ à des porcs après tout. »

L’intéressé s’est défendu sur Facebook. « Ces images tentaient de démontrer tout simplement que ce n’est pas parce que l’on naît dans un pays (nous l’avons vu avec Mohamed Merah, les frères Kouachi ou Coulibaly), que l’on se sent systématiquement citoyen de ce pays », avait écrit Gérard Prato. Il ajoutait :

Je confirme que je ne pratiquerai jamais la langue de bois et appellerai toujours un chat un chat.

Il ne pratique pas la langue de bois, peut-être, mais l’élu FN a tout de même préféré retirer son message Facebook.

Le Lab

Comptes de campagne : le FN de nouveau épinglé

4914220_7_bd16_au-siege-du-fn-a-nanterre-au-second-tour_d82bf440df211da74d717fd62d3cf02d.jpg

Le Front national se trouve une nouvelle fois épinglé à propos des comptes de campagne de ses candidats aux élections. Et sanctionné financièrement. En l’occurrence, en présentant, mardi 3 mai, le rapport annuel de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), son président, François Logerot, a révélé que, après examen des comptes de campagne pour les élections départementales de mars 2015, sur les 9,56 millions d’euros de remboursement que demandait le FN, 1,2 million d’euros avaient été « réformés », c’est-à-dire défalqués parce que jugés surévalués.

Le montant total des dépenses engagées par l’ensemble des 8 353 binômes, tous partis confondus, ayant obtenu plus de 5 % des suffrages exprimés – condition ouvrant droit au remboursement des frais de campagne –, s’est élevé lors de ce scrutin à 63,81 millions d’euros. La commission a procédé à des redressements pour une valeur globale de 2,18 millions d’euros. A lui seul, le FN en représente donc 55 %. Les corrections opérées par la CNCCFP portent sur 12,8 % des remboursements auxquels prétendait le parti d’extrême droite. « Un grand nombre de candidats du FN se sont vu facturer des dépenses qui excédaient largement les prestations fournies », relève M. Logerot.
Le Monde

Damien tabasse et séquestre sa compagne

La jalousie aurait poussé cet habitant de Cherbourg (Manche) à séquestrer sa compagne, vendredi 29 avril. Le prévenu effectuera une peine de prison.

2048x1536-fit_image-extraite-telefilm-emprise-diffuse-tf1

 

Le 29 avril, une jeune femme dépose plainte à l’encontre de son ex-compagnon en indiquant qu’elle avait été séquestrée la veille chez lui à Cherbourg. L’homme lui avait pris son téléphone avant de la tabasser pendant plus d’une heure. « ‘Il a regardé mes messages, il voulait que je lui avoue ma nouvelle liaison, et à chaque pause, il fumait un joint », indique la victime lors de son audition. Les coups ont entrainé 4 jours d’interruption temporaire de travail.

Condamné à un an ferme

Défavorablement connu de la justice, Damien Gillion, 33 ans, a écopé de deux ans de prison, dont un an avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans, avec obligation de soins et de travail. Un mandat de dépôt a été prononcé.

La Manche Libre