Articles par FDEBRANCHE

Facebook censurerait des comptes Palestiniens à la demande d’israël

Suite à une rencontre entre Facebook et israel  le mois dernier, de nombreux comptes de militants palestiniens auraient été supprimés par le géant américain. Les associations palestiniennes dénoncent une censure ciblée.

580e3b1bc4618841718b4684

L’association de défense des droits des Palestiniens MADA vient de publier un rapport dans lequel elle affirme que la société Facebook, suite à sa rencontre en septembre dernier avec différents ministres israéliens, aurait décidé de surveiller les comptes de ses utilisateurs palestiniens.

La rencontre en question, qui aurait permis des «discussions fructueuses» entre les deux parties selon les autorités israéliennes, aurait eu pour objectif «la prévention des incitations à la violence», dans un contexte de recrudescence des tensions entre la Palestine et Israël. Cependant, l’association MADA soupçonne Israël de vouloir «empêcher la voix [des Palestiniens] d’atteindre le monde».

Cette analyse est également celle du Palestinian Information Centre, un collectif militant qui a fait état, cette semaine, d’une dizaine de fermetures de comptes parmi ses administrateurs. Les pages Facebook concernées, en anglais ou en arabe, totalisaient environ deux millions d’abonnés. Cette décision a eu lieu «sans qu’aucune explication ne soit fournie» de la part de Facebook a affirmé un responsable du collectif au journal The Independent.

En 2015, une étude soulignait que 96% des Palestiniens utilisaient Facebook pour suivre l’actualité : selon l’association MADA, ce chiffre témoignerait de l’importance des réseaux sociaux pour les Palestiniens et de l’intérêt stratégique pour Israël d’entraver les échanges sur ces plateformes.

La même association souligne que, depuis deux ans, plus de 60 journalistes palestiniens et 9 journalistes israéliens ont été poursuivis pour des publications qu’ils ont mises en ligne.

RT

Dalil Boubakeur insultant envers les Arabes et les musulmans ?

Patrick Buisson a décidé de régler ces comptes avec Nicolas Sarkozy. Celui qui fut le conseiller de l’ex-chef d’Etat a publié fin septembre « La cause du peuple » (Ed. Perrin) relatant « l’histoire interdite de la présidence Sarkozy » sur la base supposée d’enregistrements de conversations auxquelles Patrick Buisson a assisté. 

Capture d’écran 2016-10-24 à 22.03.18.png

Quel rapport avec la Grande Mosquée de Paris ? Un des passages du livre a directement visé Dalil Boubakeur qui a décidé, lundi 24 octobre, de démentir la teneur d’un échange qui aurait été tenu en octobre 2002 entre le recteur et Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, concernant la première présidence du Conseil français du culte musulman (CFCM) en 2003.

Lors d’un échange qui fut rapporté à Patrick Buisson en septembre 2010 « par Sarkozy lui-même », Dalil Boubakeur n’aurait initialement pas été très emballé à la proposition de Nicolas Sarkozy de présider l’instance, déclarant être « très malade » et « très fatigué ». Une fatigue qui ne serait pas que physique des mots de Patrick Buisson.

« Tu sais que je ne les supporte plus ces Arabes, que je les déteste. Je ne peux plus les voir en peinture », aurait-il déclaré devant un Sarkozy insistant prêt à lui offrir ce qu’il désirait (« Combien ? », répétait-il). « Avec les musulmans, c’est pire. Toutes leurs histoires me sortent par les yeux. Ça fait plus de 60 ans que je les subis. Il faut me comprendre : j’ai été élevé dans une mosquée. Je n’ai jamais pu en sortir », aurait-il ajouté.

Des proférations d’insultes « inacceptables »

La Grande Mosquée de Paris a « formellement » démenti les allégations, indiquant que la décision de désigner Dalil Boubakeur à la tête du CFCM « a été prise en présence de l’ensemble des représentants des fédérations musulmanes et des grandes mosquées fondatrices du CFCM réunis par Nicolas Sarkozy, (…) qui a ensuite annoncé publiquement le choix unanime sur lequel se sont portés tous les représentants du culte musulman en France »après une réunion en décembre 2002 « en conclave au Château de Nainville-les-Roches, dans l’Essonne ».

« Et contrairement à ce qu’avancent les propos rapportés par Patrick Buisson, il n’y a eu aucune négociation personnelle et encore moins de proférations d’insultes intolérables et inacceptables », précise la fédération musulmane.

Quand François Hollande fait l’éloge de… Marine Le Pen

En professionnel de la politique, le chef de l’État « admire » le travail effectué par la présidente du Front national à la tête de son parti. Et s’en effraie.

5903983lpw-5904101-article-horizontal-jpg_3858085_660x281

En parcourant Un président ne devrait pas dire ça… (Stock), la chronique quinquennale des états d’âme de François Hollande, on n’est pas surpris par les éloges de ce dernier sur Ségolène Royal, mère de ses enfants et actuelle ministre de l’Environnement, sur Jean-Marc Ayrault, ex-soldat fidèle et dévoué, ou encore Manuel Valls, jugé énergique et bon communicant. En revanche, on ne s’attendait pas à y découvrir un président admiratif du travail effectué par l’un de ses adversaires les plus pugnaces, Marine Le Pen.

« La force d’un parti uni »

Selon les auteurs du livre Gérard Davet et Fabrice Lhomme, un rendez-vous avec la présidente du FN l’aurait particulièrement marqué. Soucieux d’associer toutes les formations politiques à la réforme des régions concoctée par l’exécutif, le président la reçoit le 16 mai 2014. Hollande a été « saisi », ce vendredi de mai, « sincèrement étonné par le travail fourni par le Front national, très argumenté, bien charpenté », racontent les auteurs. « Et puis c’est le pack d’une équipe de rugby qui se présente face à lui, groupé, pénétrant. Il ressent la force d’un parti uni », ajoutent-ils. Une dynamique qui tranche avec les autres formations politiques, et notamment l’UDI, « venus à sept ou huit », avec « autant de positions que de participants », remarque Hollande.

Évidemment, le président est à des années-lumière des idées de Marine Le Pen. Mais, lorsque elle lui lit son texte très critique contre la réforme, il juge son discours « très efficace » : « La seule qui est venue avec un texte articulé, avec une logique, qui peut s’entendre, qui est de dire : En fait, vous faites cette réforme parce que l’Europe vous demande de la faire, c’est Marine Le Pen..» « Si ce discours avait été prononcé à l’extérieur, il aurait été très efficace. Les autres étaient dans le calcul politicien… » explique-t-il encore aux journalistes du Monde.

« La cohérence de l’argumentation »

Pour Davet et Lhomme, « cet épisode résume assez bien ce qu’inspire à Hollande la patronne du FN » : le président aurait d’autant plus peur de Marine Le Pen qu’il reconnaît ses qualités. Hollande ressentirait « une extrême inquiétude face à la démagogie des arguments avancés, et surtout au potentiel explosif des propositions d’un mouvement populiste ». Mais aussi « une forme d’admiration devant la faconde politique, l’organisation huilée, la cohérence de l’argumentation… Un respect très professionnel face à la puissance de la machine FN, miroir de son incapacité à l’enrayer ».

 

Le Point

«MLP reste profondément d’extrême droite», «Le Monde» explique pourquoi il ne publiera pas de tribunes du FN

65dcf38ce0fdb3bb244bf6d940981

C’est par un éditorial que Jérôme Fenoglio, directeur du journal « Le Monde« , explique en détails la décision de sa rédaction de ne pas publier de tribunes de Marine Le Pen ou d’autres dirigeants du Front national. Après avoir décortiqué point par point la stratégie de « banalisation » enclenchée en 2011 par la présidente du parti frontiste, le quotidien veut prendre la responsable politique « à ses propres mots, pour mettre en lumière ses non-dits« , en démarrant dès aujourd’hui par une analyse de son discours prononcé aux Estivales de Fréjus en septembre.

Couvrir le FN avec « la même rigueur que les autres partis politiques »

« Cet exercice de décryptage et de mise en perspective, que nous réitérerons aussi souvent que nécessaire, démontre qu’il serait, plus que jamais, dangereux de se laisser duper par cet air du temps qui veut faire croire que la présidente frontiste, au verbe policé, aux thèses apaisées, serait devenue fréquentable« , explique Jérôme Fenoglio dans son édito, pour qui « le marinisme reste profondément imprégné de la pensée d’extrême droite qui inspirait Jean-Marie Le Pen. »

Maintenant son principe de ne publier aucune tribune de Marine Le Pen ou d’un hiérarque du Front national dans ses colonnes, le journal ne veut pas pour autant « minimiser, voire passer sous silence, la parole lepéniste« . Il assure couvrir le Front national « avec la même rigueur, les mêmes règles, la même exigence que les autres partis politiques« , en passant par « l’entretien, l’enquête, le reportage ou le portrait. »

« Prendre Marine Le Pen à ses propres mots, c’est l’engagement de la rédaction »

Dans la suite de son article, Jérôme Fenoglio souligne que « cette volonté de ne pas accorder à la direction du parti ce qu’elle espère ne doit pas, non plus, exonérer (la rédaction) de remplir une mission cruciale en ces temps de trouble dans notre démocratie« . Il termine ainsi son éditorial : « Prendre Marine Le Pen à ses propres mots n’a de sens que si l’on décrit inlassablement ce qui, aujourd’hui, la rend audible. C’est l’engagement que prend la rédaction du Monde à l’orée de ces mois de campagne électorale. »

Ozap  et Le Monde

A Mossoul, BHL aurait refusé d’abriter un journaliste dans son véhicule blindé

Le philosophe, qui prépare un documentaire aux abords de la ville irakienne en guerre, aurait refusé à un journaliste de trouver refuge dans son véhicule sécurisé. Un geste aimable, qui a déjà suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux.

580db6b6c36188480c8b4770.jpg

Aucun conflit, semble-t-il, ne peut se passer de la compagnie du philosophe français à l’éternelle chemise blanche. Cette fois, c’est aux environs de la cité irakienne de Mossoul, que l’armée essaie de reprendre aux djihadistes de Daesh depuis le 17 octobre, que l’écrivain de 67 ans a été repéré… dans des circonstances guère flatteuses.

«J’ai croisé BHL sur le front à l’est de Mossoul. Il a refusé que je rentre dans son véhicule blindé alors que j’étais à découvert», a tweeté mercredi 23 octobre le journaliste indépendant Wilson Fache, qui a collaboré, notamment, avec l’AFP, le média belge RTBF et la chaîne américaine CNN.

Si la scène n’a été décrite que par ce reporter, la présence de Bernard-Henri Lévy dans la région de Mossoul est confirmée par le philosophe lui-même. Une publication du dimanche 23 octobre sur le site de la revue La Règle du Jeu, qu’il a lui-même fondée, indique en effet que «l’écrivain Bernard-Henri Lévy est retourné au Kurdistan irakien pour préparer un deuxième long métrage qui s’intitulera « La bataille de Mossoul »». Le texte précise même que l’intellectuel français bénéficie d’un véhicule sécurisé : «Très proche du président kurde, Massoud Barzani, BHL s’est rendu cette semaine sur la ligne de front contre Daech, dans un blindé, pour participer à une offensive avec les chefs militaires des peshmerga».

«Il ne voulait pas se faire piquer le scénario de son prochain navet…»

La description d’un BHL refusant de faire monter un journaliste en danger dans son blindé en pleine guerre n’a pas manqué de faire réagir de nombreux internautes.

Un utilisateur de Twitter a ainsi moqué le courage relatif de l’auteur de La Barbarie à visage humain

RT

 

Face au refus de prêt des banques françaises, le FN pourrait se tourner vers les Emirats arabes unis

A l’approche des élections présidentielles de 2017, les banques françaises rechignent à financer la campagne de Marine Le Pen. Le Front national, son parti, n’exclut pas d’emprunter les sommes nécessaires à des banques émiraties.

580dfd1cc36188071c8b4609.jpg

Alors qu’il était interrogé le 24 octobre sur LCI, Florian Philippot, vice-président du Front national (FN), a admis que son parti manquait de fonds pour financer la campagne de l’élection présidentielle de l’année prochaine. En dépit de ses résultats électoraux en hausse continue, «les banques françaises ne prêtent pas» au FN, a-t-il également déploré avant de conclure, assez confiant : «Je pense que l’on va régler le problème.»

Les difficultés de financement qui touchent le FN l’avaient déjà conduit à se tourner vers des banques russes en 2014, les seules à avoir accepté de lui prêter de l’argent. Désormais, ce serait avec les Emirats arabes unis (EAU) que le parti aurait entamé un dialogue dans le but d’obtenir un prêt, rapporte le site MediapartEn juillet 2014, la présidente du FN a reçu un représentant émirien qui aurait proposé d’« aider » le FN. En mai 2015, son voyage en Égypte aurait été « financé par les Émirats arabes unis », affirme l’un de ses proches. Alors que le FN recherche des financements à l’étranger pour 2017, la question du rapprochement avec Abou Dhabi revient

Cette piste de financement n’est pas nouvelle, puisque le député européen frontiste Jean-Luc Schaffhauser affirme avoir conduit des négociations entre son parti et une banque d’Abu Dhabi en 2014 déjà, afin d’obtenir un prêt à 2,8%. «Mais cela ne s’était pas fait le jour de la signature», ajoute l’intéressé.

Le rapprochement entre le Front national et les Emirats arabes unis s’explique notamment par la confiance que ces derniers inspirent aux dirigeants du parti. Dans un discours en Egypte en 2015, Marine Le Pen avait en effet souligné les différences essentielles entre le Qatar, qu’elle accuse de financer le terrorisme, et les Emirats, alliés de l’Egypte et adversaires implacables des Frères musulmans.

Un éventuel financement auprès d’Abu Dhabi ne serait toutefois dicté que par la nécessité et non un choix idéologique. «S’il faut aller emprunter à l’étranger, nous irons emprunter à l’étranger, il n’y a aucune exclusive à ça. Que ce soit en Russie, en Argentine ou aux Etats-Unis. Et pourquoi pas au Moyen-Orient», avait déclaré Wallerand de Saint-Just, trésorier du FN, lors des universités d’été de son parti.

RT

États-Unis : un père qui a violé sa fille de 12 ans condamné à… 2 mois de prison

Un juge du Montana aux États-Unis a tenté de justifier sa décision en disant que le père pouvait être réhabilité et qu’il fallait protéger sa relation avec ses fils.

oYFezabOYJhopJO-800x450-noPad.jpg

Plus de quatre-vingt mille personnes ont signé une pétition demandant le renvoi du juge John McKeon, qui a condamné Martin Blake, un père ayant plusieurs fois violé sa fille de douze ans à deux mois de prison ferme. Alors que les procureurs avaient requis vingt-cinq ans de prison pour viol et inceste, ce juge de l’État du Montana a décidé de condamner le prévenu à trente ans avec sursis et deux mois de prison ferme.

Parmi les conditions du sursis, le prévenu, qui a quarante ans, devra être inscrit sur le registre des délinquants sexuels et aura un accès restreint à internet, dont une interdiction de regarder des sites pornographiques. Pendant le procès, un psychologue a témoigné que le prévenu présentait un faible risque de récidivisme et qu’un traitement psychiatrique lui serait bénéfique.

Des juges silencieux

Comme l’explique le Washington Post, la plupart des juges dans ce genre d’affaires controversées restent silencieux mais John McKeon a décidé de parler à la presse pour justifier son choix.

Dans un email envoyé à l’Associated Press, il a expliqué que la loi du Montana avait une clause permettant d’éviter la prison pour les coupables d’inceste sur enfant de moins de douze ans si l’évaluation psychologique montre qu’une alternative à la prison aura plus de chance de réhabiliter le coupable.

 

Le juge a aussi cité une lettre écrite par la mère de la jeune victime, qui a pris le père en flagrant délit d’agression sexuelle, mais a déclaré que ses deux fils l’aimaient et qu’«ils devraient avoir la possibilité de réparer leur relation avec leur père». La grand-mère de la victime a aussi écrit une lettre similaire.

Personne n’a parlé pour la victime

Le procureur, Dylan Jensen, a expliqué à la presse que, lors de l’audience déterminant la peine de l’accusé, personne n’avait parlé au nom de la victime. Alors que de nombreuses personnes –la famille, des membres de son Eglise– sont venus soutenir l’accusé, personne n’était là pour la victime.

«Personne n’a parlé au nom de l’enfant de douze ans au procès, peut-on lire dans la pétition. On n’a pas fait justice à la victime, au lieu de cela, elle devra vivre dans la peur de rencontrer son violeur dans leur ville.»

Après vingt-deux ans en tant que juge, McKeon devait de toutes façons prendre sa retraite en novembre. La pétition demande donc qu’il ne reçoive pas sa retraite venant de l’État. Dans l’affaire de Brock Turner, un étudiant coupable de viol qui avait été condamné à six mois de prison en juin dernier, une pétition demandant le renvoi du juge Aaron Persky avait reçu plus d’un million de signatures. Malgré ces protestations, Persky continue à exercer mais a décidé de ne plus statuer sur des affaires criminelles.

Slate

 

12 ans de prison pour avoir battu à mort son bébé prématuré de 4 mois

Ils l’ont tué à force de claques, puis ont tout fait pour tenter de se disculper, allant même jusqu’à promener un poupon dans une poussette pour faire croire au voisinage que leur bébé de quatre mois était encore vivant. Quatre jours après avoir tenté de faire croire à un enlèvement – et déclenché de grandes recherches dans la Creuse – ce couple à la dérive était finalement passé aux aveux. Le cadavre de Loan avait été découvert enterré à proximité d’un étang.

Capture d’écran 2016-10-23 à 19.26.36.png

Cédric Danjeux, 32 ans, et Christelle Mourlon, 26 ans, ont été condamnés ce vendredi respectivement à douze et trois ans de prison, dont deux avec sursis. Vingt ans de réclusion avaient été requis la veille devant la cour d’assises de Guéret contre le père, décrit au procès comme un petit délinquant violent avec sa compagne, un «dur», victime jadis de rejet par un père dont il a lui-même reproduit la «toute-puissance».

Sa compagne, Christelle Mourlon, 26 ans, encourait cinq ans de prison pour non-assistance à personne en danger, recel de cadavre et dénonciation mensongère. Pour avoir «laissé faire» les violences mortelles, puis avoir été ensuite «totalement solidaire pour simuler» l’enlèvement, l’accusation avait requis quatre ans de prison. Condamnée à trois ans dont deux avec sursis, aucun mandat de dépôt n’a été émis à l’encontre de la jeune femme, qui avait déjà effectué quatre mois de détention.

Un bébé trop « criard » pour ses parents

Tout bascule le 21 août. Alors qu’il lui donne le biberon, Cédric Danjeux administre au nourrisson plusieurs claques. La mère, qui joue à la console dans le salon, lui demande de cesser. Mais le petit Loan continue de pleurer. Et le père, selon l’acte d’accusation et ses aveux devant les gendarmes, continue à taper plus fort encore, « à la volée ». Jusqu’à ce que l’enfant suffoque et « tourne de l’œil  ». L’autopsie révélera que l’enfant a subi un traumatisme crânien avec un hématome sous-dural suivi d’une tentative de strangulation.

Le Parisien

Nice: 22 ans de réclusion en appel pour Ignace Grifo, l’architecte qui a égorgé sa femme

La cour d’assises d’appel a condamné ce jeudi après-midi Ignace Grifo, un architecte renommé de la région parisienne, à vingt-deux ans de réclusion criminelle.

Capture d’écran 2016-10-23 à 19.17.24.png

 

L’avocate générale Solange Legras avait requis ce jeudi matin « une peine qui ne soit pas inférieure à vingt ans de réclusion ».

L’accusé avait égorgé Catherine, 53 ans, son épouse, mère de leurs deux filles, le soir du 14 août 2011 dans leur villa de vacances à Saint-Raphael alors qu’elle souhaitait le quitter.

En première instance, les jurés du Var avaient condamné Ignace Grifo à dix-huit ans de réclusion.

Solange Legras avait souhaité que la cour d’assises des Alpes-Maritimes « puisse laisser un message à ces femmes qui souffrent en silence ».

L’accusé a cinq jours pour se pourvoir en cassation.

Il comparaissait libre après quatre ans d’incarcération. Il a été menotté et reconduit en prison.

Nice Matin

En Suisse, un employeur condamné pour avoir renvoyé une salariée voilée

L’employeur avait invoqué des motifs d’hygiène. Selon le tribunal, il a violé le droit constitutionnel à la liberté de conscience et de croyance de son employée.

3147932_3_fb4e_port-du-voile-de-medailles-priere_e7011ab6da46c28c19fdf876371025a4

Un tribunal suisse a condamné une entreprise qui avait renvoyé une employée musulmane après qu’elle eut commencé de porter le voile, selon l’hebdomadaire helvète Le Matin Dimanche. Une cour régionale de Berne a jugé le mois dernier que cette femme serbe de 29 ans avait été victime d’un licenciement abusif de la part de l’entreprise de blanchisserie chez qui elle travaillait.

Plus de 7.000 euros d’indemnitéL’employeur, qui invoquait des motifs d’hygiène, a été condamné à verser trois mois de salaire et une indemnité de 8.000 francs suisses (7.400 euros environ) à la plaignante, identifiée par son seul prénom, Abida. Selon les magistrats, l’employeur a violé le droit constitutionnel à la liberté de conscience et de croyance de son employée.

Jurisprudence. Ce cas est l’un des premiers du genre à être porté devant la justice en Suisse, selon l’hebdomadaire suisse, qui ne signale qu’une seule autre affaire connue remontant à 1990, quand un industriel de l’est du pays avait été condamné pour le renvoi d’une femme à cause de son voile.

Les associations musulmanes divisées. Le jugement a été salué par certaines association musulmanes. « Peu importe que les femmes portent un voile ou que des hommes portent une kippa juive, au travail, les compétences sont le critère et pas le vêtement que l’on porte », a déclaré Onder Günes, de la Fédération des organisations islamiques de Suisse (FOIS). A l’inverse, Saida Keller-Messahli, présidente du Forum pour un islam progressiste, a souligné que « le voile est un accessoire des islamistes ».

Romain Fournier condamné à 4 ans de prison pour viol et agressions sexuelles

Après un long délibéré vendredi, Romain Fournier a été condamné à quatre ans de prison pour le viol de l’une des quatre jeunes femmes qui avaient porté plainte contre lui.

viols-Toulouse.jpg

À l’issue d’un procès de trois jours et d’un délibéré de plusieurs heures, Romain Fournier a été condamné, dans la nuit de vendredi à samedi, par la cour d’assises des Ardennes. Cet homme de 24 ans était accusé de viols sur quatre femmes et d’agressions sexuelles avec violence sur deux d’entre elles, dans le sud du département, entre 2011 et 2013.

Il a été reconnu coupable de viol sur l’une des quatre jeunes femmes (elles étaient toutes mineures au moment des faits) et atteinte sexuelle sur une autre.

Il a été condamné à la peine de quatre ans d’emprisonnement avec suivi socio-judiciaire pendant quatre ans et une peine supplémentaire de trois ans en cas de non-respect de son suivi qui comporte une injonction de soins, une interdiction d’entrer en contact avec les victimes et l’obligation d’indemniser le préjudice de ces dernières.

Il a, en revanche, été acquitté des accusations de viols sur les trois autres jeunes femmes.

L’Union

Un célèbre footballeur insulté sur Twitter pour avoir défendu les réfugiés, The Sun appelle à sa démission

En dénonçant « l’attitude raciste » d’élus britanniques, la légende du foot s’est attirée les foudres de certains utilisateurs du réseau social.

11010211.jpg

Les anti-migrants se déchaînent sur Gary Lineker. L’ancien footballeur anglais essuie depuis une semaine des critiques et des insultes, parce qu’il a dénoncé sur Twitter « l’attitude raciste » de certains élus britanniques vis-à-vis des migrants.

Lundi 17 octobre, quatorze mineurs isolés en provenance de la « jungle » de Calais ont été accueillis au Royaume-Uni, ce qui a fait réagir plusieurs personnalités de droite. Celles-ci accusent ces jeunes d’être plus vieux qu’ils ne le prétendent. Un élu conservateur a ainsi demandé que l’on mesure leurs dents pour déterminer leur âge, explique Libération.

Le lendemain, Gary Lineker a tweeté à ses 5 millions d’abonnés : « L’attitude de certains envers ces jeunes réfugiés est hideuse, raciste et sans cœur. Que se passe-t-il dans notre pays ? »

Le « Sun » appelle à sa démission

Cette prise de position a valu de nombreuses insultes à la star du foot sur le réseau social. Le tabloïd The Sun, marqué à droite, a même titré sur Gary Lineker, en appellant à sa démission de la BBC, où il anime une émission depuis 1999.

« Je prends une petite fessée aujourd’hui, mais les choses pourraient être pires : imaginez, juste une seconde, être un réfugié obligé de quitter sa maison », a simplement commenté sur Twitter Gary Lineker.

France Info

 

Entre racisme et antisémitisme, l’ingérable Henry de Lesquen à Radio Courtoisie

Rien ne va plus dans cette station, marquée à l’extrême droite. Les délires racistes et antisémites de son président, Henry de Lesquen, ont même fini par braquer ses très droitiers collaborateurs. Baston et purges.

12579-100247300.jpg

Elle n’a sans doute jamais aussi mal porté son nom. Sur Radio Courtoisie, les débats ont habituellement lieu dans une atmosphère feutrée, entre des intervenants le plus souvent d’accord sur les méfaits du socialisme, de l’immigration ou de l’islam. Après tout, depuis sa création, en 1987, cette radio associative se veut le relais de «toutes les droites» – même si la tendance Jean-Marie Le Pen est nettement préférée à celle d’Alain Juppé. Mais, derrière les micros, se joue désormais une guerre sans merci. Un psychodrame qui a éclaté au grand jour en juin dernier, lorsqu’, Henry de Lesquen, accusé de nuire à son image par ses «déclarations publiques insupportables».

 

Il est vrai que, depuis le début de l’année, leur patron a «pété un câble», dixit l’un d’eux. Lesquen, qui s’est proclamé candidat à la présidentielle, a pris l’habitude de dérouler son délirant programme sur les réseaux sociaux : «racisme républicain», «réémigration» des étrangers, bannissement de la «musique nègre», démontage de la tour Eiffel… Mais ce qui transforme définitivement le clown Lesquen en triste sire, c’est son antisémitisme assumé. En avril, le patron de Radio Courtoisie va jusqu’à s’étonner dans un tweet de «la longévité des « rescapés » de la Shoah morts à plus de 90 ans».

« Il a fait de cette radio son jouet » 

C’en est trop, même pour les très droitiers animateurs de Radio Courtoisie, qui craignent de ne plus pouvoir attirer des invités, mais redoutent aussi le courroux du CSA. L’autorité de l’audiovisuel a déjà mis en demeure la station pour des propos tenus par Lesquen en 2013. Et Radio Courtoisie, qui n’émet qu’en région parisienne et dans quelques villes en région, peut faire une croix sur l’octroi d’autres fréquences. «Un patron comme Henry de Lesquen jette le discrédit sur la radio. Il en a fait son jouet», se lamente Bernard Antony. Ce vieux compagnon de route du Front national, chef de file de la frange catholique traditionaliste, dirigeait une émission depuis 2007. Henry de Lesquen l’a viré en août. Au total, 15 frondeurs ont quitté la station pendant l’été. Une moitié de limogés, l’autre, de démissionnaires.

 

Même Jean-Yves Le Gallou, ex-eurodéputé frontiste devenu incontournable dans la «fachosphère», a fini par sauter de la barque. L’homme est pourtant un ami de quarante ans d’Henry de Lesquen, avec lequel il a cofondé le Club de l’Horloge, un cercle qui cherchait dans les années 70-80 à établir des passerelles idéologiques entre la droite et le FN. «Lesquen n’a jamais été très facile de rapport. Ça semble s’aggraver avec le temps», lâche Le Gallou. D’autres révoqués de Radio Courtoisie sont beaucoup moins tendres. Tous empruntent au vocabulaire de la pathologie psychique pour décrire Henry de Lesquen : «un fou», «un malade mental», «un pervers narcissique» désormais «bouffé par la haine». «Il n’y a plus rien de rationnel chez Lesquen. Il est obsessionnellement antisémite», tranche Bernard Antony.

Israël: le Likoud veut révoquer la citoyenneté du chef d’une ONG opposé à la colonisation

Le chef de la coalition parlementaire du gouvernement israélien de droite cherche à révoquer la citoyenneté du directeur d’une ONG israélienne de défense des droits de l’Homme qui a exprimé aux Nations unies son opposition aux colonies.

hagai-el-ad-picture-1

Le député David Bitan, membre du Likoud, le parti du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a déclaré vendredi soir à la chaîne 2 de télévision israélienne qu’il « examinait la possibilité légale » de révoquer la citoyenneté israélienne de Hagai El-Ad, directeur de l’ONG B’Tselem. Selon les analystes, l’initiative de David Bitan n’a que très peu de chance de se concrétiser car la loi ne permet de révoquer la nationalité que dans des cas avérés de « terrorisme, trahison ou espionnage ».

Hagai El-Ad avait participé en fin de semaine dernière à une réunion du Conseil de sécurité de l’Onu sur les colonies.
Il avait dénoncé 49 ans d’une « injustice, en l’occurrence l’occupation de la Palestine et le contrôle israélien des vies palestiniennes à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est ».
« Je vous implore aujourd’hui d’agir », avait-il lancé à l’assemblée.

Dans un message sur Facebook, M. Netanyahu avait alors estimé que l’appel de M. El-Ad était « une action contre Israël », accusant B’Tselem de chercher à obtenir, via la « contrainte internationale », ce qu’il a « échoué à obtenir via des élections démocratiques en Israël ». David Bitan a quant à lui déclaré que l’appel de M. El-Ad « constitue un flagrant abus de confiance d’un citoyen israélien à l’encontre de l’Etat et qu’il devrait en conséquence se trouver une autre nationalité ».

B’Tselem « ne se laissera pas intimider », a répliqué sur Twitter Hagai El-Ad.
« Depuis près de 50 ans, les Palestiniens n’ont pas de nationalité ou de droits. Aujourd’hui, le chef de la coalition de Netanyahu veut révoquer ma citoyenneté parce que j’ai parlé contre l’occupation devant le Conseil de sécurité de l’ONU », a-t-il écrit.

Zehava Galon, chef de file du parti de gauche Meretz opposé à la colonisation, a souligné sur Twitter que même si David Bitan cherchait avant tout à « obtenir des gains politiques sur le dos de B’Tselem », ses propos étaient « très dangereux ».

L’Orient Le Jour

Cris Marshall qui violait son chien, préparait un film pédopornographique

Cris Marshall a été interpellé la semaine dernière à son domicile situé dans le minuscule hameau de Nevis, à proximité de Red Deer, au Canada. 

Un-chien-15.jpg

Les policiers ont perquisitionné sa maison et ont découvert à l’intérieur du matériel pornographique mettant en scène des enfants.

Ils ont été également trouvé une vidéo dans lequel le suspect, âgé de 25 ans, viole son chien. Trois armes à feu ont également été saisis dans sa propriété.

Selon les premiers éléments de l’enquête, Cris Marshall préparait la production d’un film pédopornographique. Il avait déjà pensé le scénario.

Le jeune homme a été placé en détention provisoire. Quant à son animal, il a été a été confié aux services de protection des animaux.

Fait Divers

James tabasse sa petite amie durant 4 heures parce qu’il a oublié ses cigarettes

Après une nuit passée dans un pub, un jeune couple est rentré tranquillement chez lui le 5 juin dernier en Ecosse. 

kelsieskillen2.jpg

L’homme a voulu se fumer une cigarette lorsqu’il s’est rendu compte qu’il avait oublié sa veste au bar, dans laquelle se trouvait son paquet de clopes.

Fou furieux, il a estimé que c’était sa petite amie qui était responsable de cet oubli.

Il l’a séquestrée dans l’appartement et l’a tabassée durant quatre heures. « Il a essayé de me tuer » témoigne Kelsie.

Ce n’est que, lorsque James a quitté le domicile, que la victime, âgée de 18 ans, a pu appeler sa mère et les secours. Elle est ensuite restée trois semaines à l’hôpital.

Son ex-compagnon a été condamné mercredi à 21 mois de prison.

Fait Divers