Articles par FDEBRANCHE

L’école de l’horreur : des enfants juifs orthodoxes violés par leurs professeurs en Israël

Six professeurs d’une école talmudique sont poursuivis pour viols et agressions sur mineurs. Le principal accusé est également inculpé pour extorsion. 

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Selon les actes d’accusation, les crimes ont été commis entre 2000 et 2011 sur 22 enfants âgés de trois à dix ans, qui étaient les élèves des accusés. Durant cette période, les professeurs ont procédé à des sévices physiques et psychologiques quotidiens. L’école religieuse juive était surnommée «Bergen-Belsen» par les écoliers, en référence au camp de concentration nazi. Le principal accusé, Avraham Mordechai Rosenfeld, était lui appelé «Rosenazi».

Avraham Rosenfeld, selon l’acte d’accusation, forçait les enfants à se rendre dans l’un des salons de l’école où se trouvaient des lits. Afin que les élèves arrêtent de pleurer après avoir été violés, il leur donnait des bonbons – dont certains avaient été confisqués à d’autres écoliers – puis les renvoyait en classe. Le professeur aurait aussi demandé aux enfants, à de nombreuses reprises, de profiter de la récréation pour lui ramener des bouts de bois afin qu’il puisse les frapper avec.

Le document juridique relate que dans certains cas, Avraham Rosenfeld attachait les écoliers à leur bureau ou à des chaises avec des câbles, ou encore, qu’il les forçait à se tenir debout pieds et mains liés dans la classe. Une fois attachés, il leur faisait avaler de force une cuiller pleine de poivre ou de savon, sans qu’ils ne puissent se rincer la bouche après.

Mais ce sont pas les seules atrocités que ce professeur aurait commises. Il aurait ainsi interdit à certains de ses élèves de se rendre aux toilettes et en a obligé d’autres à faire leurs besoins dans leur pantalon assis à leur bureau. Avraham Rosenfeld aurait aussi frappé un chat qui venait d’entrer dans la salle de classe, avant de le jeter par la fenêtre et de le tuer.

Tous les accusés ont nié les charges retenues contre eux, expliquant – concernant les accusations les moins lourdes – qu’il s’agissait d’humour de mauvais goût ou qu’ils ne voulaient pas blesser les enfants. Certains des accusés sont défendus par Zion Amir, l’avocat qui avait représenté l’ancien président israélien Moshé Katsav, qui fut reconnu coupable de viol.

RT

Un prêtre demande aux musulmans «d’abolir certains versets du Coran» et un rabbin les somme de descendre dans la rue

Un homme se lève après l’intervention du prêtre. « Je suis désolé, mais je suis gêné par le caractère religieux de ce rassemblement. Je voulais de la fraternité, pas des paroles religieuses », dit-il en quittant le gymnase, manifestement très ému.

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Dimanche 31 juillet, les habitants d’Aubervilliers étaient invités à partager « un moment de fraternité » après l’assassinat du père Hamel, à Saint-Etienne-du-Rouvray, cinq jours plus tôt. Une centaine de personnes de confessions catholique, musulmane, juive, protestante ainsi que des athées se sont réunies au gymnase Manouchian à l’initiative d’Auberfraternité, un collectif interreligieux fondé après les attentats de janvier 2015. Dès la première prise de parole, la question de la désolidarisation prend le pas sur cet après-midi de recueillement.

Au milieu de son discours en forme d’hommage, le prêtre qui s’exprime au nom de la communauté catholique demande aux musulmans « d’abolir certains versets violents du Coran ».

Le rabbin qui prend la parole après lui – et fait l’amalgame entre Arabes et musulmans – regrette que ces derniers ne condamnent pas davantage les attentats djihadistes. « Je voudrais une grande marche des musulmans entre la place de la Nation et la place de la Républiqueréclame-t-il, mais elle n’a pas lieu. » Et d’insister, alors que des voix s’élèvent en signe de protestation : « Je ne vois pas les musulmans prendre la parole à la télévision pour condamner les attaques barbares. » Les paroles se tendent, « on n’a pas besoin de ça »« on ne peut pas vous laisser dire ça », disent certains. D’autres quittent la salle.

« C’est plus sur la forme que c’est difficile à entendre », confie Lamine, la trentaine, venu au gymnase Manouchian car il a ressenti le besoin de se rassembler. Il juge les propos du rabbin « blessants ». Pour lui, les musulmans sont « doublement victimes » en cas d’attentat djihadiste, à la fois comme Français et comme musulmans. Mais il estime qu’il est important de condamner le terrorisme qui veut « salir [leur] religion ».

A Saint-Etienne-du-Rouvray, l’imam a tenu des propos allant dans le même sens pendant son prêche du vendredi : « Cet événement devrait laisser la place à un silence assourdissant. Mais je ne peux pas me taire, car alors peut-être que mon silence pourrait être interprété comme une forme de connivence. »

FORME D’OBLIGATION

Pour Rachid Zairi, conseiller municipal à Aubervilliers et membre de l’AMA, il faut toutefois distinguer les représentants religieux des fidèles. C’est le rôle des premiers de s’exprimer selon lui. Demander directement aux seconds de le faire peut être vécu comme une frustration. « Quand ça prend la forme d’une obligation, surtout si c’est à la demande de responsables politiques, comme c’est le cas en ce moment, on fait le rapprochement trop simple entre la communauté musulmane et l’acte criminel », explique-t-il.

Le Monde

Le Bénin demande à la France de restituer les trésors pillés pendant la colonisation

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C’est une nouvelle importante : le gouvernement du Bénin demande à la France de restituer les trésors pillés pendant la colonisation. Pour ce qui est des anciennes colonies d’Afrique subsaharienne, c’est une première. La décision a été prise lors du conseil des ministres du 27 juillet dernier. Le porte-parole de la présidence s’est exprimé en ces termes : « Le ministre de la culture et du tourisme a engagé des négociations avec les autorités françaises et l’Unesco pour le retour au Bénin de ces biens culturels ».

Depuis quelques années, le Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN), on le sait, fait campagne pour la réparation des crimes liés à l’esclavage et à la colonisation. La restitution est évidemment une des modalités de la réparation. Selon Aminata Traoré, ancienne ministre de la culture du Mali, 95 % du patrimoine culturel matériel de l’Afrique est en dehors de l’Afrique. Il s’agit en général de biens qui, pendant la colonisation, ont été volés, voire pillés, ou à tout le moins acquis dans des conditions très discutables. En Occident, on parle parfois des « biens mal acquis » des présidents africains, il faudrait également parler des biens mal acquis de l’Occident.
Le Monde

Depuis 3 ans, la piscine de Sarcelles est réservée les dimanches aux femmes juives

DEPUIS trois ans, la piscine de Sarcelles est réservée une partie du dimanche après-midi à l’association des femmes loubavitchs, des juives orthodoxes à qui leur culte impose de se baigner sans présence masculine.

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Devront-elles bientôt renoncer ? « Cela doit cesser au plus vite, s’insurge dans un communiqué le Mouvement républicain et citoyen (MRC) de Sarcelles. Nous demandons la suppression des créneaux communautaires afin de mettre fin à ce que nous appelons l’exception cultuelle sarcelloise, en contradiction avec le principe de la laïcité. » « A Lille, Martine Aubry, qui avait accordé de tels créneaux dans ses piscines aux femmes musulmanes, avait fini par rebrousser chemin après avoir été montrée du doigt et vertement tancée par la commission Stasi sur la laïcité », précise Rachid Adda, le conseiller régional MRC à l’origine de la démarche.

Oui, mais voilà, le maire PS de Sarcelles, François Pupponi, qui avait accordé à l’association cette autorisation de se servir de l’équipement à l’époque communal, passé depuis dans le giron de la communauté d’agglomération Val de France, ne l’entend pas de cette oreille. D’autant qu’il occupe également aujourd’hui la fonction de vice-président de Val de France, chargé des sports et de l’habitat. « Ce que demande Rachid Adda est illégal et contraire au principe de la laïcité, martèle-t-il.

Quand une association de la ville demande à utiliser un équipement communal, quel qu’il soit, le maire n’a pas le droit de refuser en invoquant l’appartenance religieuse des utilisateurs. Cette analyse juridique m’a d’ailleurs été confirmée par la commission Stasi. De plus, il ne s’agit en l’occurrence pas de créneaux horaires qui léseraient la population, mais de vacations, à des horaires où l’équipement est fermé au public.

Cette association de femmes loubavitchs ne bénéficie pas, en outre, du personnel municipal, mais occupe la piscine avec ses propres maîtres-nageurs et assure elle-même la sécurité. » Au-delà de la querelle politique locale, d’autres enjeux viennent peser sur cette affaire : la Direction départementale de la jeunesse et des sports envisage très sérieusement d’installer, à la fin de l’année à la piscine de Sarcelles, un pôle national de formation aux métiers nautiques et de maîtres nageurs.

Le Parisien

Hauts-de-Seine : la supérette ne vend ni porc ni alcool, la mairie LR veut l’expulser

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Un magnifique rayon fruits et légumes, des épices, légumes secs et semoules à foison, des loukoums, des théières argentées, des horloges avec calligraphies arabes… A l’image de la musique douce diffusée en fond sonore, l’ambiance est orientale à la supérette Good Price de Colombes (Hauts-de-Seine), située dans le quartier populaire des Grèves. Des rayons bien rangés et bien achalandés, mais pas trace ni d’alcool ni de porc. La viande est halal et au rayon charcuterie le jambon comme le salami sont de dinde et les saucisses de bœuf. Quant au rayon boissons, il ne propose que des jus et des sodas.

« Cette supérette est communautariste »

Les locaux appartiennent à Colombes Habitat Public (CHP). Alerté par des habitants, le bailleur social municipal a déposé un recours devant le tribunal de Nanterre afin d’obtenir la résiliation du bail qui court jusqu’en 2019. « Originellement, c’était un Franprix qui vendait de tout, explique le directeur général de CHP, Olivier Virol. Sans arriver au terme du bail, le gérant a cédé à un repreneur, ce qui est tout à fait légal. Mais il faut que la nouvelle enseigne respecte les conditions spécifiques du bail à savoir une alimentation générale. Juste avant que le local n’ouvre au public, une banderole sur le fronton annonçait ici bientôt une boucherie halal. Nous sommes allés voir le notaire pour spécifier que les normes n’étaient pas les mêmes et que le bail prévoyait une alimentation générale. »

Le magasin ouvre sous enseigne Good Price en avril 2015. « Cette supérette est communautariste à cause de ce qu’on n’y trouve pas — porc et alcool — mais aussi à cause de ce qu’on y trouve : de la viande à 95 % halal et des tapis de prière, souligne Olivier Virolle. Malgré les constats d’huissiers sur ordonnance du tribunal effectués depuis 2015, rien n’a changé ou à la marge. Je m’y suis moi-même rendu avec la maire (NDLR : Nicole Gouéta (LR)) pour demander au gérant d’installer un petit rayon d’alcool et de charcuterie pour répondre aux attentes de la population du quartier, vieillissante, et qui ne peut pas forcément se rendre jusqu’au Leclerc. »

« Je fais du commerce »

« Nous aussi nous avons fait appel à un huissier et à un avocat pour faire valoir nos droits », explique Soulemane Yalcin, le responsable de Good Price, qui se défend fermement de tenir un magasin communautaire. « Je fais du commerce, je regarde autour de moi et je cible ce qui peut s’y vendre, affirme le gérant. Le bail prévoit alimentation générale et activités connexes. Tout dépend de la façon dont on interprète les activités connexes. »

Concernant la bière ou le vin, le gérant avance l’argument sécuritaire. « Tous les magasins qui vendent de l’alcool sont confrontés à des problèmes de sécurité ». Et le jambon ou les lardons ? « C’est parce qu’il y a beaucoup de pertes au rayon charcuterie, assure-t-il Nous l’avons vu dans les chiffres de vente du Franprix. En tant que commerçant, on essaie de viser une clientèle de masse. Tant pis si ça déplaît à une petite partie de la population. »

Ce sera à la justice de trancher. L’affaire doit être examinée par le tribunal le 13 octobre prochain.

Les habitants divisés 

« Il n’y a plus de mixité ! s’étranglent Patricia, Eugénie, Annie et Jeanine, qui habitent depuis plus de trente ans dans les gigantesques tours beiges emblématiques de ce quartier populaire. Nous vivons tous ensemble. Il n’est pas normal de ne pouvoir acheter ni alcool, ni porc. Quand on reçoit des amis et qu’on veut une bouteille de vin, on est obligés d’aller jusqu’à l’hypermarché Leclerc alors qu’on a cette supérette de quartier juste en bas de l’immeuble. Pourquoi privilégier une communauté plutôt qu’une autre ? »

« C’est un magasin communautaire. Mais comme l’Hyper Casher l’est aussi. Qu’est-ce ça peut faire ? », réagit pour sa part Mongi, qui fume sa cigarette sur le trottoir pendant que sa femme fait les courses. « Si la précédente supérette a fermé, c’est parce qu’elle ne trouvait pas sa clientèle, renchérit-il. Lui, il répond à la demande. »

Catherine, qui revient du Monoprix du centre, abonde dans ce sens. « J’aurais préféré qu’il vende de tout, mais c’est ce que la population ici recherche. Il y a la queue certains dimanches, constate la retraitée. Personnellement, je n’y allais pas beaucoup avant non plus. Je me dépanne, c’est ouvert 7 J/7 et j’achète les choses lourdes. »

Le Parisien 

Israël abaisse à 12 ans l’âge minimum d’emprisonnement des enfants palestiniens

Le parlement israélien vient d’adopter une loi permettant l’emprisonnement des mineurs à partir de 12 ans. Une mesure déjà en vigueur en Cisjordanie occupée.

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Il aura fallu à la Knesset, le parlement israélien, 3 lectures pour adopter définitivement le texte de loi, mais c’est chose faite depuis ce mercredi soir : Israël a abaissé de 14 à 12 ans l’âge minimum pour emprisonner l’auteur d’un acte « terroriste » grave.

La nouvelle loi « permettra aux autorités d’emprisonner un mineur reconnu coupable d’un crime grave comme un meurtre, une tentative de meurtre ou un homicide, même si il ou elle a moins de 14 ans« , dit le Parlement sur son site internet, qui précise qu’elle sera en vigueur par décret pour une période d’essai de trois ans.

Une mesure déjà en vigueur en Cisjordanie occupée

Cette réalité « exige une approche plus agressive », affirme le Parlement. « Peu importe à ceux qui sont assassinés d’un coup de couteau dans le coeur que l’enfant (auteur des faits) ait 12 ou 15 ans », dit Anat Berko, députée du parti de droite Likoud, citée par le Parlement, et qui parrainait la loi adoptée et soutenue par la ministre de la Justice Ayelet Shaked.

Dans les faits, la nouvelle loi s’applique là où est appliquée la loi civile israélienne. En Cisjordanie occupée, la loi militaire permet déjà à Israël d’emprisonner des mineurs âgés de 12 ans.

B’Tselem, une ONG israélienne qui documente les violations des droits de l’Homme dans les Territoires occupés, s’est émue de l’adoption de la loi. « Plutôt que de les envoyer en prison, Israël ferait mieux de les envoyer à l’école, où ils grandiraient dans la dignité et la liberté, et non pas sous le régime de l’occupation« , a-t-elle déclaré.

France Inter

Le journaliste à l’origine de l’interview polémique de l’imam de Nice, est proche du FN

Luca Steinmann, l’auteur de l’interview polémique de l’imam, « avait été chargé d’assurer les relations avec la presse française pour le compte de Marion Maréchal-Le Pen » à Milan.

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L’entretien devait être anodin, mais il pourrait avoird’importantes conséquences pour Abdelkader Sadouni. Le 16 juillet, à Nice, deux jours après l’attentat terroriste qui a tué quatre-vingt-quatre personnes, cet imam de la mosquée Attaqwa reçoit un journaliste italien dans sa librairie islamique.

Le reporter vient recueillir les impressions de l’imam, bien connu à Nice, sur la place de l’islam en France et la radicalisation de certains jeunes musulmans. Trois jours plus tard, l’interview est publiée sur le site Internet du quotidien Il Giornale, avec le titresuivant : « L’imam de Nice : “La laïcité française est responsable des attentats” ». L’intéressé nie avoir prononcé cette phrase, que l’on ne retrouve pas dans le corps de l’interview, tout comme il nie avoir tenu d’autres propos qui lui sont prêtés. Mais le mal est fait.

Le Front national, par la voix d’Olivier Bettati, conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, demande à Manuel Valls d’« expulser du territoire » cet imam,qui est de nationalité française. Une pétition est lancée par le FN pour réclamer la fermeture de la mosquée Attaqwa, et recueille plus de 9 000 signatures. La préfecture des Alpes-Maritimes prend l’affaire au sérieux, puisqu’un signalement est transmis, le 22 juillet, au parquet, qui ouvre une enquête. M. Sadouni est connu pour sa proximité avec les idées d’Hani Ramadan, petit-fils du fondateur des Frères musulmans. La menace d’une fermeture administrative de la mosquée est brandie.

Cabale du Front national

« Ce sont des propos que je n’ai jamais pensés, et encore moins prononcés. Je suis l’objet d’une cabale du Front national : ils ont monté une machination pour se venger de mes prises de position contre eux », se défend l’imam, qui avait notamment appelé à voter contre le parti d’extrême droite aux élections régionales, en 2015. L’intéressé a porté plainte pour diffamation, le 28 juillet, contre Il Giornale et son journaliste.

Contacté, Luca Steinmann, l’auteur de l’interview, est peu prolixe. « S’il dit qu’il est manipulé, c’est son droit », assure M. Steinmann, qui ne veut pas dire si l’entretien a été enregistré ou non. Le journaliste avait été chargé, en mars, d’assurer les relations avec la presse française pour le compte de Marion Maréchal-Le Pen, à l’occasion d’un déplacement effectué à Milan par la députée de Vaucluse.

« C’est un journaliste de droite qui a une proximité avec la Ligue du Nord [parti italien allié du FN]. »

Le Monde

Cisjordanie occupée : record de destruction de maisons par Israël en 2016

Sur chaque tas de graviers se dresse un drapeau palestinien. Les habitants du village de Qalandiya, situé entre Jérusalem et Rammalah, au pied du mur de séparation, ont marqué leurs maisons détruites de cette façon. Fin juillet, les bulldozers ont rasé 11 habitations de ce village de 1 100 habitants.

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La maison que Mohammad Hamdan faisait construire pour son fils est du lot. Il assure avoir perdu plus de 120 000 dollars (105 000 euros). « Cette histoire m’a donné des cheveux blancs, raconte-t-il. On avait tant donné pour cette maison. Du temps et de l’argent. J’ai emprunté à la banque. Maintenant, il va me falloir plusieurs années rien que pour ramener le terrain comme avant. Mais peu importe, je reconstruirai cette maison ».

Rares permis de construire

Les villageois se sont regroupés et ont fait appel à un avocat qui tente de prouver que les destructions n’ont pas été faites en accord avec la procédure. « Cette terre m’appartient légalement, déclare Sharaif Awadallah, dont la maison a aussi été démolie, et qui estime qu’il aurait dû être averti. Cela fait plus de trois ans que j’ai commencé les travaux et personne ne m’avait jamais rien dit. J’espère que mon avocat arrivera à faire entendre notre point de vue, mais avec Israël, on sait que c’est difficile de leur prouver qu’ils ont tort ».

Il est en effet compliqué, voire impossible, d’obtenir un permis de construire délivré par Israël pour la zone C qui est occupée, soit 60 % de la Cisjordanie. Selon l’Agence des Nations unies pour l’aide humanitaire, moins de 2 % des autorisations sont accordées aux Palestiniens.

RFI

Un Britannique arrêté au Portugal pour le meurtre d’un enfant en 1994

Rikki Neave, un petit garçon de six ans, avait été retrouvé étranglé en 1994 à Peterborough en Angleterre. Un crime jamais élucidé.

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Le crime date de 1994 mais pourrait être élucidé. Un Britannique âgé de 35 ans, soupçonné du meurtre de Rikki Neave, un enfant de six ans qui avait été retrouvé étranglé en 1994 à Peterborough en Angleterre, a été arrêté à capitale portugaise, a-t-on appris ce mercredi auprès de la police de Lisbonne.

Le suspect, nommé James Watson, doit comparaître prochainement devant la Cour d’appel de Lisbonne, qui doit se prononcer sur son extradition en Grande-Bretagne, a précisé une source judiciaire. L’homme a été interpellé mardi dans le cadre d’un mandat d’arrêt européen lancé par l’Angleterre. Arrêté en avril par la police anglaise, puis libéré sous caution, il s’était réfugié en juin au Portugal.

Originaire de Peterborough, James Watson avait déjà été poursuivi en Grande-Bretagne pour avoir mis le feu à un poste de police, selon la police portugaise. Il n’avait que treize ans au moment de la disparition du jeune garçon.

Le corps nu du petit Rikki avait été retrouvé le 29 novembre 1994 dans un taillis, non loin de chez lui. Sa mère, Ruth Neave, alors âgée de 26 ans, avait été soupçonnée dans un premier temps d’avoir tué son fils avant d’être blanchie. Elle a ensuite été condamnée à sept ans de prison pour cruauté et négligence envers ses enfants.

Le Point

« Et ta sœur, elle est cabossée ? » : la fine com du FN de Fréjus

Le chargé de communication de David Rachline, le maire FN de Fréjus, a insulté un internaute qui se plaignait sur Twitter du mauvais état d’une route.

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Au Front national, on ne s’embarrasse pas d’une com trop raffinée. Jeudi 28 juillet, comme l’a remarqué Le Canard enchaîné, un internaute interpelle sur Twitter le maire FN de Fréjus, dans le Var. Il s’agit de David Rachline, élu maire en 2014 avant de devenir sénateur dans la foulée. L’habitant demande des comptes au sujet d’une route abîmée de la commune. Les propos sont, certes, provocateurs, mais pas injurieux : « Dis David Rachline, la rue parallèle à celle du front de mer est bien cabossée. En voiture, c’est Paris-Dakar. Est-ce normal ? #GestionFN ».

 

Médusé, l’internaute, qui se fait appeler « Concupiscence » sur Twitter, va alors recevoir quelques minutes plus tard une réponse haute en couleur du chargé de com de Rachline, un certain Jérôme Cochet : « Et ta sœur ? Elle est cabossée, elle ? » S’ensuit une série de tweets dans laquelle l’internaute réclame des excuses. Il explique que sa mère paie des impôts pour son appartement de Fréjus, et qu’il est inadmissible d’être traité ainsi. Sur le ton de l’humour, le jeune homme ajoute : « Énerver ma mère est super dur, mais Jérôme Cochet et David Rachline l’ont brillamment fait. Elle est prof de russe à la fac. » Et David Rachline d’enfin accorder une réponse : « On tremble. »

Le point

 

Sur les traces de son père Michel, il a escroqué 100.000 € à 47 prêtres

Le mode opératoire était parfaitement huilé, sans doute parce qu’il découlait d’une vieille histoire de famille. L’escroc appelait des prêtres dans toute la France prétextant se trouver en difficulté financière puis se faisait remettre des espèces et des mandats cash. Un homme de 27 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire pour cette arnaque vendredi 29 juillet.

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L’homme, connu pour des faits de violences et de petite délinquance, jouait sur la corde sensible. En prenant l’identité d’un homme décédé, il appelait un prêtre en expliquant que celui-ci l’avait marié il y a plusieurs années. « Puis il prétextait qu’il se trouvait en grande difficulté financière et qu’il avait besoin d’argent.

Par charité chrétienne, les prêtres envoyaient de l’argent ». Entre septembre 2009, date des premiers faits, et 2016, environ 100.000 euros auraient été détournés de la sorte, à travers la France. A chaque fois, l’homme réclamait des sommes pouvant aller jusqu’à 5000 euros.

Sur les traces de son père

L’homme impliqué dans cette vaste arnaque démantelée par la brigade financière de la sûreté urbaine du Havre a été interpellé le 27 juillet à son domicile. En fouillant dans leurs archives, les policiers se sont aperçus que son père, Michel G., avait déjà été mis en cause pour ce même type de fait. « C’était exactement le même mode opératoire », détaille le policier.

Ce dernier avait d’ailleurs déjà été condamné à 33 années de prison cumulées pour cette même arnaque, depuis 1979.

L’enquête se poursuit, sous le contrôle d’un juge d’instruction qui a ouvert une information judiciaire. Selon nos informations, les investigations visent au moins un autre complice, soupçonné d’avoir retiré l’argent. L’individu est recherché par les policiers.

Metro

Palestine : une fillette roule dans une rue réservée aux colons juifs, Tsahal jette son vélo

Une scène d’humiliation a eu lieu dans la ville d’Hébron, en Cisjordanie, lorsque deux militaires israéliens armés ont fait fuir une fillette palestinienne de huit ans qui aurait roulé avec son vélo sur une route réservée aux colons.

Dans la vidéo, diffusée sur YouTube par l’organisation israélienne de défense des droits de l’homme B’Tselem, on voit l’un des officiers, armé, faire fuir la fillette de huit ans en pleurs. Un autre arrive ensuite, se saisit du vélo et le jette dans un buisson aux alentours.

La scène s’est déroulée le 25 juillet 2016 dans la ville d’Hébron, en Cisjordanie occupée.

Selon l’ONG, la petite fille, Anwar Burqan, avait «roulé sur la route pavée [de al-Ibrahimi], qui est réservée aux colons» israéliens. Les Palestiniens doivent, eux, emprunter un autre chemin de terre, depuis que les forces de Tsahal ont séparé les deux voies par une clôture, en septembre 2012.

Malgré des protestations internationales, Israël continue régulièrement de construire de nouvelles colonies, illégales au regard de l’ONU, sur des territoires que l’Etat hébreu occupe depuis la guerre de 1967.

Aujourd’hui, plus de 500 000 colons israéliens sont implantés en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Outre B’Tselem, l’organisation Amnesty International a dénoncé, dans son rapport «Israël et territoires palestiniens occupés 2015/2016», les violations des droits de l’homme accompagnant le processus de colonisation, dont l’un des exemples est la construction de routes interdites aux Palestiniens et réservées aux colons.

RT

Un ex militant d’extrême droite arrêté avec une arme et un retraité menace de faire péter une mosquée

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Ce mardi, Stéphane B, 51 ans, cadre dans une société numérique du 6earrondissement, comparaît au tribunal pour détention illicite d’armes. Dimanche, en fin de journée, il a attiré l’attention d’une patrouille de police, avec une bosse suspecte sous son veston alors qu’il traversait le parvis de la primatiale Saint-Jean à Lyon 5e. Il a résisté, hurlé. Il camouflait un pistolet Glock chargé. De quoi provoquer un malentendu catastrophique, évité par le sang-froid des policiers. Les enquêteurs ont trouvé chez lui armes blanches et autres munitions.

Déjà condamné pour port d’armes en 2009, pincé en Croatie en passant des munitions, entendu l’année dernière dans un réseau démantelé à Rouen.

« J’ai commencé à avoir peur, peur pour ma vie, d’être sans défense », dit-il avec la voix un peu pâteuse d’un homme sous anxiolytique. Il a concédé avoir fait partie dans un lointain passé d’un syndicat étudiant d’extrême droite.

Menace anonyme contre la grande mosquée

Jeudi dernier, la grande mosquée de Lyon a reçu un appel inquiétant, sous numéro masqué. « Ça va péter dans cinq minutes », disait en substance l’interlocuteur anonyme. Dès le lendemain, la police a réussi à l’identifier. Un homme de 71 ans, retraité sans histoire, qui a avoué avoir voulu faire peur, dans une façon grossière de répercuter ses propres peurs.

Placé sous contrôle judiciaire, le retraité est prochainement convoqué au tribunal correctionnel pour « menace de commettre un crime en raison de l’appartenance vraie ou supposée de la religion de la victime ».

Le Progrès

 

Au Mexique, un juge refuse le droit d’avorter à une adolescente de 14 ans violée

Un juge de l’État mexicain de Sonora (nord-est) a empêché, par un biais légal, l’avortement d’une jeune adolescente. Cette dernière est tombée enceinte après avoir été violée. Cette situation a été dénoncée lundi par le Groupe d’information sur le choix reproductif (GIRE). 

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La mineure, âgée de 14 ans et issue d’une famille indigène, avait été sexuellement abusée en mai par un homme de sa famille. « Le procureur avait qualifié cette affaire de viol, mais le juge, par une manoeuvre légale, a transformé ce crime en attentat à la pudeur, ce qui est un délit mineur », a expliqué Alex Alí Méndez, avocat du GIRE. « Cela retire à cette jeune fille le droit à l’avortement, qui est autorisé par le code pénal de Sonora en cas de viol.

Des droits inégaux face au viol au Mexique

L’adolescente qui vient de fêter ses 14 ans est sous la garde de son père, favorable à l’avortement de sa fille. L’association GIRE et leurs avocats examinent la possibilité d’un recours contre le juge. Depuis 2007, seule la capitale fédérale de Mexico autorise l’avortement sans restrictions au cours des douze premières semaines de grossesse, mais l’IVG est autorisée dans certains autres États mexicains en cas de viols ou de danger pour la santé.

En juin, la Cour suprême avait rejeté un projet visant à supprimer les peines de cinq ans prison prévues en cas d’avortement illégal. La Cour avait néanmoins appelé à un débat sur la question de l’avortement, très sensible dans ce pays très catholique.

L’Express

Un journaliste Franco-marocain expulsé d’une église, car jugé « suspect »

Considéré comme « suspect » par un paroissien alors qu’il se trouvait dans l’église de Châteaubriant, un correspondant franco-marocain de Ouest-France a été prié de quitter l’édifice, escorté par deux gendarmes.

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Un délit de faciès pas très catholique. Un correspondant franco-marocain du journal Ouest-France a été prié de quitter l’église Saint-Nicolas de Châteaubriant (Loire-Atlantique) dimanche matin, rapporte ce mardi le quotidien régional. Dans le cadre de son travail de journaliste, l’homme de 46 ans « était juste venu écouter » et « prendre le pouls de la communauté catholique » cinq jours après l’assassinat du père Jacques Hamel par deux djihadistes dans l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray, précise Ouest-France.

Deux gendarmes s’avancent alors vers lui. « Elles m’ont demandé si c’étaient mon sac et mon casque qui étaient au sol. J’ai répondu oui et elles m’ont demandé de les suivre à l’extérieur », raconte-t-il. Un peu plus tôt, un paroissien avait en fait téléphoné à la gendarmerie pour signaler un homme au comportement « suspect ».

Situation humiliante, l’homme est alors contraint de quitter l’église encadré par deux gendarmes à la vue de tous, alors que plusieurs centaines de fidèles sont venus prier. A la fin de la célébration, le maire de Châteaubriant et des paroissiens sont néanmoins restés discuter avec lui sur le parvis de l’édifice pour le réconforter, note le quotidien régional.

Les excuses du prêtre, le pardon de l’intéressé

Dans un message publié en ligne, le père Patrice Eon a publié un message apaisant. « Va-t-on se mettre à suspecter tout visage nouveau qui entre dans notre assemblée sous prétexte que nous ne le connaissons pas? » s’interroge-t-il.

« Je sais que le climat est à la peur, mais justement, parce que le climat est à la peur, il faut raison garder! » ajoute-t-il, avant de présenter ses excuses. « L’église est un sanctuaire, un lieu sacré, un lieu où l’hospitalité est sacrée. Au nom de toute la communauté chrétienne, je demande pardon au correspondant local d’Ouest-France pour ce qu’il lui est arrivé dimanche ».

L’intéressé, lui, a rapidement décidé de passer l’éponge, explique-t-il dans Ouest-France. « C’est tombé sur moi mais je pardonne. La peur n’est pas quelque chose de raisonné. Ce qui s’est passé servira peut-être de leçon et permettra à chacun d’être plus prudent et moins jugeant afin que ça ne se reproduise plus ».

L’Express

Au moins 20 actes islamophobes en France depuis le 14 juillet

Comme après les attentats de Paris et Montrouge en janvier 2015 et comme après ceux de Paris et Saint-Denis le 13 novembre 2015, les attaques de Nice, le 14 juillet, puis plus encore celle de Saint-Etienne-du-Rouvray, le 26 juillet, semblent avoir servi de prétexte à de nouveaux actes islamophobes.

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Des propos de Nadine Morano sur RMC à l’agression d’un homme près de Rouen, en passant par de nombreuses dégradations de lieux de cultes, nous avons tenté de les répertorier, sans prétendre à l’exhaustivité, sur cette page. Pour nous signaler un acte qui ne serait pas listé, envoyez un mail à temoignages@libe.fr.

Libe