Articles par FDEBRANCHE

Des élus votent contre la fermeture de mosquées, le FN diffuse leurs coordonnées sur le Net

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Plusieurs cadres du FN ont relayé jeudi 21 juillet la liste des députés qui ont voté contre deux amendements identiques relatifs à la fermeture des mosquées salafistes, lors de l’examen du projet de loi relatif à l’état d’urgence le 19 juillet. Le Lab vous avait expliqué pourquoi il était faux de pointer l' »irresponsabilité » des députés PS qui ont voté contre : tout ce que proposaient les amendements était déjà prévu par la loi.

En Haute-Garonne, la situation ne s’est pas calmée depuis jeudi. Car le secrétaire départemental FN Julien Leonardelli a diffusé les coordonnées des députés PS de son département en invitant les internautes à les contacter.

Christophe Borgel y a vu un « appel à s’en prendre aux parlementaires », voire un appel à la « haine ». Le numéro trois du PS confie vendredi à France 3 Midi-Pyrénées :

Il suffit de lire les tweets de ceux qui relayent cet appel pour voir à quel point ils suintent la haine. La haine de l’autre, de celui qui est différent, qu’il soit musulman ou socialiste. Si cette haine devait se traduire d’une manière ou d’une autre pour mes collaboratrices, je vous tiendrai M. Leonardelli pour personnellement responsable.

Ce qui n’a pas tardé puisque la députée Martine Martinel explique dans la nuit de vendredi à samedi, sur sa page Facebook, que son « compte Twitter est inondé de messages pétris de haine, de racisme et de menaces« . « Telles sont les méthodes » du Front national », déplore l’élue sociaiste, justifiant qu’elle « vote les textes nécessaires au combat contre le terrorisme » sans toutefois jouer « la surenchère populiste ».

De son côté, le Front national rétorque que les coordonnées des députés sont « accessibles à tous depuis le site de l’Assemblée nationale », que donc la polémique est « artificielle ». Dans son communiqué, Julien Leonardelli se défend de tenir des propos qui « suintent la haine » comme l’en a accusé Christophe Borgel. Il assure demander simplement que « les élus de la République […] rendent des comptes à celles et ceux qui les ont élus ».

Le Lab

Soutien de Trump: un ancien responsable du KKK, candidat au Sénat américain

Partisan de la suprématie blanche, ancien cadre du Ku Klux Klan et soutien affiché de Donald Trump, David Duke a annoncé vendredi qu’il briguait un mandat pour représenter, au Sénat américain, la Louisiane, État du sud profondément divisé par les tensions raciales.

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L’annonce intervient après plusieurs semaines de troubles et de violences dans la capitale de Louisiane, Bâton-Rouge, qui ont culminé avec les assassinats de trois policiers le week-end dernier par un ancien combattant qui cherchait apparemment à venger les brutalités policières contre la communauté noire.

«Je crois dans l’égalité des droits pour tous et le respect pour tous les Américains. Cependant, ce qui me différencie, c’est que je demande également le respect des droits et de l’héritage des Américains d’origine européenne», affirme David Duke dans une vidéo.

«Nous devons arrêter l’immigration massive et, je pense, le nettoyage d’une population dont les ancêtres ont créé l’Amérique», avance le républicain.

David Duke, 66 ans, a officialisé sa candidature au lendemain de la convention républicaine qui a intronisé Donald Trump comme candidat du parti à la Maison-Blanche pour l’élection du 8 novembre.

Dans sa vidéo, celui qui avait apporté en février son soutien au milliardaire populiste, effleure certains thèmes chers à l’homme d’affaires.

«La révolution arrive aux États-Unis pour les vrais gens, la vaste majorité des Américains», lance-t-il.

«Je suis ravi de voir que Donald Trump et la plupart des Américains s’approprient les questions que je soulève depuis des années», ajoute David Duke.

Le président de l’antenne du parti en Louisiane, Roger Villere, s’est opposé à sa candidature «dans les termes les plus forts», précisant que «David Duke est un criminel condamné et un imposteur empli de haine qui n’incarne pas les valeurs du parti républicain».

David Duke est l’une des figures de l’extrême droite américaine, ancien responsable du Klan et négationniste de l’Holocauste, qui a accompli un mandat à la Chambre des représentants de Louisiane entre 1989 et 1993.

En 1991, il avait échoué à obtenir le fauteuil de gouverneur de l’État, mais avait toutefois glané plus de la moitié du vote blanc dans une Louisiane ultraconservatrice.

Tva Nouvelle

Etats-Unis : un musulman expulsé d’un avion après la remarque raciste d’une hôtesse

Un musulman a été débarqué d’un vol d’American Airlines après qu’une hôtesse de l’air ait annoncé son nom dans les hauts parleur de l’avion, son numéro de siège et déclaré qu’elle le surveillerait.

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Alors que Mohamed Ahmed Radwan avait embarqué sur un vol d’American Airlines à Charlotte, en Caroline du Nord, l’hôtesse a pris le micro et déclaré : «Mohamed Ahmed, siège 25 A : Je vous ai à l’œil

L’employée n’a fait aucune annonce concernant d’autres passagers. Le passager a demandé à l’hôtesse pourquoi elle avait fait cette annonce et elle lui aurait répondu qu’il était «trop sensible».

Mohamed Radwan est alors allé se plaindre auprès de deux autres employés de la compagnie, qui lui ont demandé de quitter l’avion car il mettait l’hôtesse de l’air «mal à l’aise».

Incapable de régler ce contentieux avec la compagnie American Airlines, le conseil des relations islamo-américaines (CAIR) a porté plainte auprès du ministère américain des Transports.

«Au vu de la montée continue des crimes racistes et de la rhétorique anti-musulmans aux Etats-Unis, ce genre de conduite blessante ne devrait pas être tolérée par nos compagnies aériennes nationales, qui doivent transporter toutes les personnes sans discrimination», peut-on lire dans la missive.

En réponse, une porte-parole d’American Airlines a publié un communiqué affirmant que la compagnie avait bien été contactée par le CAIR et, après avoir étudié le dossier, conclu «qu’aucune discrimination n’avait eu lieu». L’entreprise ajoutant «ne pas tolérer les comportements racistes et discriminatoires parmi ses employés».

RT

Israël : adoption d’une loi jugée raciste sur l’éviction de députés arabes

La Knesset, le parlement d’Israël, a adopté dans la nuit de mardi à mercredi un projet de loi controversé sur l’éviction de députés, qui pourrait viser dans un premier temps des parlementaires d’opposition arabes.

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62 voix contre 47. Critiqué par l’opposition de gauche et des députés arabes qui l’ont qualifiée de « raciste », lors d’un débat très agité, le texte a été adopté par 62 voix contre 47 sur 120. Le texte adopté vise les députés qui « se livrent à des incitations au racisme ou qui soutiennent la lutte armée contre l’Etat d’Israël ». La nouvelle loi dispose que l’éviction d’un député ne peut intervenir qu’avec le soutien d’au moins 90 parlementaires sur 120. Le président Reuven Rivlin, qui ne dispose que de pouvoirs symboliques avait il y a quelques mois affirmé qu’on ne pouvait pas permettre au Parlement « dont les représentants sont choisis par le peuple, de remettre en cause à sa guise le choix des électeurs ».

Visite à des familles palestiniennes. Les autres députés étaient absents. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait soutenu au début de l’année ce projet de loi à la suite de la polémique provoquée par la visite de trois députés arabes israéliens d’opposition à des proches d’auteurs palestiniens d’attaques tués par les forces israéliennes. Ces députés avaient expliqué qu’ils avaient seulement assisté à une réunion d’un comité réclamant la restitution des corps des Palestiniens à leurs familles.

Europe 1

«À la brocante il n’y avait que des nègres» Le maire porte plainte pour injures racistes

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« À la brocante, il n’y avait que des nègres et des ratons », « Occupe-toi donc de ta ville de ratons »…
Ce sont les propos lus avec « stupéfaction » par Jean-Noël Carpentier, député-maire (Mdp), dans un courrier anonyme reçu en mairie.
« Inacceptable » pour l’élu, qui a porté plainte auprès du procureur de la République, tout en étant « conscient de la difficulté d’identifier l’auteur de ces propos nauséabonds ».
« Écrire et tenir des propos racistes est pénalement répréhensible. Cela mérite une condamnation de la plus grande fermeté. »

USA: JPMorgan ferme 30 comptes bancaires car les propriétaires sont musulmans

Un juge américain a jugé recevable la plainte pour discrimination raciale d’une famille musulmane dont les comptes avaient été fermés sans raison valable en 2014 par la banque JPMorgan Chase.

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Cette action judiciaire, intentée en février par le couple Najah et Kathy Manni et leurs deux enfants, accuse également l’établissement d’avoir qualifié M. Manni de «risque réputationnel», selon des documents consultés jeudi par l’AFP.

Le juge Sean Cox d’un tribunal de Detroit (Michigan, nord) estime que la discrimination serait une explication «plausible» derrière la fermeture de plus de 30 comptes bancaires pourtant bien approvisionnés des Manni.

Il a ainsi rejeté une motion de JPMorgan Chase dont la ligne de défense a toujours été de dire que sa politique lui donne le droit de clôturer tout compte de dépôt quand elle le souhaite, avec ou sans raison. La banque rejette en outre toute accusation de discrimination.

«Le tribunal estime que Najah Manni a de quoi pour prétendre à la malveillance», a conclu le magistrat dans sa décision rendue mercredi mais mise en ligne ce jeudi.

Les Manni disposaient notamment auprès de JPMorgan Chase d’un compte pour leur société JM Adjustment Services (JMA), approvisionné à hauteur de 5 millions de dollars, selon leur plainte. Cette société fournissait aussi des services à JPMorgan, qui y a mis fin en 2015.

Depuis quelques temps aux Etats-Unis, des groupes représentant des Américains d’origine arabe ont fait état de clôtures de comptes bancaires fermés sans explication.

En 2013, la ligue de défense des droits des Arabes-Américains a déposé un recours collectif, dont une première décision est attendue au courant de l’été.

TDG

Le peuple Libyen dénonce la violation et la présence militaire Française sur son territoire

La mort de trois sous-officiers à l’est de Benghazi a contraint Paris à confirmer la présence de soldats français en Libye. Une présence dénoncée par le gouvernement libyen d’union nationale (GNA). 

Quelques heures après l’annonce de la mort de trois membres de la DGSE en Libye, le gouvernement libyen d’union nationale (GNA) a dénoncé mercredi 20 juillet la présence de militaires étrangers sur son sol. Celle-ci représente « une violation du territoire libyen », a déclaré le GNA dans un message sur son compte Facebook, estimant que rien ne « justifie une intervention » étrangère sans qu’il en soit informé.

Des centaines de personnes ont également manifesté mercredi dans plusieurs villes de Libye pour protester contre la présence militaire française. Des rassemblements ont notamment été organisés à Tripoli mais aussi à Misrata, à 200 km à l’est de la capitale.

« Nous sommes ici pour condamner l’agression par des traîtres français sur notre sol, des traîtres qui tentent de garder secret ce qui se passe à Benghazi et de défendre le criminel de guerre qu’est le général Haftar », a ainsi expliqué Sami Mostafa al-Saadi, président des Aînés et Notables au Centre de conseil de Tripoli, présent lors de l’une de ces manifestations.

 

Officiellement, à l’instar de la la communauté internationale, la France soutient le gouvernement libyen d’union nationale (GNA) du Premier ministre Fayez el-Sarraj. Mais les trois membres de la DGSE français ont perdu la vie dans un accident d’hélicoptère alors qu’ils menaient une mission auprès de forces relevant du général Haftar.

« On est face à une contradiction. La France soutient le gouvernement légitime reconnu de Tripoli, qui n’est pas en très bon terme avec le général Haftar, mais le fait que les forces françaises soient présentes à Benghazi montrent qu’elles sont forcément du côté du général Haftar contre les factions jihadistes », résume ainsi Wassim Nasr, journaliste à France 24, spécialiste des réseaux jihadistes.

« La priorité de la France est de soutenir le GNA »

Dans cette lutte sur le terrain, des éléments des forces spéciales françaises conseillent bel et bien les troupes du chef de guerre Khalifa Haftar, selon des sources libyennes citées par l’agence Reuters.

France 24

Racisme en Angleterre : ils agressent une fillette de 4 ans avec des faux excréments

Samedi dernier, ils étaient une vingtaine de grands gaillards, âgés d’une petite trentaine d’années, à fréquenter le pub du Royal Exchange à Worcester (Angleterre). 

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20 grands gaillards qui étaient sur le trottoir, à boire des bières et à rire très fort.

Et puis, quand une famille asiatique est passée, avec des vêtements traditionnels, ils se sont dits que ce serait drôlement courageux d’aller embêter cette grand-mère, cette maman, cette petite fille de 4 ans et ce bébé de 18 mois qui était dans une poussette.

En guise de cible, du haut de leur plus grand courage, ils ont choisi la petite fille de 4 ans.

Alors, ils ont fait quelque chose qui est drôlement mature et courageux. Ils avaient avec une fausse crotte, l’un d’eux a fait mine de la ramasser au sol, et de venir l’étaler sur le visage de la petite fille horrifiée.

Il a ensuite essayé d’en faire de même avec la maman, mais elle ne s’est pas laissé faire.

Tayyib Nawaz le père de la fillette a dit que le «lâche» a reçu des acclamations de ses camarades  après son attaque.

Le père de la victime a décrit l’agresseur comme un « blanc âgé d’une vingtaine d’années ».

Les 20 grands gaillards ont été expulsés du pub, ils sont activement recherchés par la police de Worcester pour agression aggravée d’un caractère raciste (il y avait du monde dans les rues ce jour-là, et c’est cette famille qui a été choisie pour cible.)

Depuis l’incident, la petite fille est traumatisée, elle refuse de sortir en ville de peur de subir une autre agression.

Worcester News

Attentat de Nice : La justice demande à la mairie de détruire 24 heures d’images

Une réquisition judiciaire urgente a été envoyée au centre de supervision urbain de Nice mercredi 20 juillet. Le parquet de Paris évoque un souci «d’éviter la diffusion non contrôlée de ces images».

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Panique et incompréhension à la mairie de Nice. Mercredi à 11 heures, la sous-direction antiterroriste (SDAT) a envoyé aux agents qui gèrent la vidéosurveillance de la ville une réquisition citant les articles 53 et L706-24 du code de procédure pénale et de l’article R642-1 du Code pénal leur demandant l’effacement «complet» de 24 heures d’images provenant de six caméras nommées et numérotées, mais aussi de toutes les scènes depuis le début de l’attentat ayant eu lieu sur la promenade des Anglais, dans la nuit du 14 juillet.

De quoi mettre en état de sidération les agents du centre de supervision urbain de Nice. «C’est la première fois que l’on nous demande de détruire des preuves, précise une source proche du dossier. Le centre de vidéosurveillance et la ville de Nice pourraient être poursuivis pour cela et d’ailleurs les agents en charge du dispositif n’ont pas compétence pour se livrer à de telles opérations».

La demande paraît d’autant plus étonnante que la SDAT a envoyé depuis vendredi dernier des serveurs afin de récupérer les 30.000 heures de vidéosurveillance liées aux événements. Une opération de sauvegarde qui va s’étendre encore sur plusieurs jours. «Nous ne savons pas si donner un ordre de destruction alors que nous sommes en pleine sauvegarde ne va pas mettre en rideau tout le système», s’inquiète-t-on dans l’entourage du dossier.

Contacté par Le Figaro, le parquet de Paris a confirmé l’information et précisé: «cela a été fait dans ce cas précis pour éviter la diffusion non contrôlée et non maîtrisée de ces images». Du côté de la police nationale, on rappelle que «sur les mille caméras installées à Nice, 140 présentaient des éléments d’enquête intéressants.

La police judiciaire a récupéré 100% des vidéos de ces dernières. La PJ et le parquet ont donc demandé d’effacer les images de ces 140 caméras afin d’éviter l’utilisation malveillante de ces dernières par souci de la dignité des victimes et pour éviter la reprise de ces images par les sites internet djihadistes à des fins de propagande». Enfin, à la chancellerie, on précise que la demande d’un effacement «complet» s’explique par l’impossibilité de procéder à des destructions partielles sur ce type de matériel.

Images partagées par plusieurs services

Le lendemain du drame tragique de la promenade des Anglais, des officiers de police judiciaire étaient venus faire une première recension des caméras en prise directe avec l’événement. Cela a donné lieu à un premier rapport envoyé au ministère de l’Intérieur. Étrangement, ce serait ces mêmes caméras qui sont visées par la réquisition de la SDAT.

Dès samedi, l’Élysée avait demandé copie des images de l’attentat. Une autorisation accordée par le parquet de Paris. «Ce n’est pas choquant que le président de la République ait voulu visionner l’attentat. Faudra-t-il demander à l’Élysée de restituer le CD qui lui est parvenu?», s’interroge un bon connaisseur du dossier. En tout état de cause, ces vidéos sont partagées par plusieurs services concomitamment à savoir ceux de la Police et de la gendarmerie nationales, de la police judiciaire et des pompiers.

Le Figaro

Ma mère musulmane a été tuée à Nice. Un passant m’a dit « Tant mieux, ça fait un en moins »

Jeudi 14 juillet, Fatima Charrihi était sur la Promenade des Anglais pour admirer les feux d’artifice. Cette Marocaine de 60 ans fait partie des 84 victimes qui ont péri dans l’attaque au camion conduit par Mohamed Lahouiaiej Bouhlel à Nice. Hanane, sa fille, était en banlieue parisienne quand elle a appris la nouvelle. Aujourd’hui, la jeune femme de confession musulmane souhaite rendre hommage à sa mère.

Ma mère était une femme aimante, dévouée, dotée d’une grande gentillesse. C’était aussi une croyante, une vraie. Elle portait le foulard et pratiquait un islam juste. C’est elle qui nous a transmis les vraies valeurs de la religion musulmane.

Avec mes six frères et sœurs, elle a toujours veillé sur nous. Installée à Nice depuis 1983, elle n’a jamais cessé de travailler avec acharnement.

Ma maman était une femme extraordinaire, comme toutes les mamans. Je lui vouais une admiration sans faille.

Jeudi 14 juillet, ma mère est morte parce qu’un fou a décidé de s’en prendre à des innocents, au nom d’un islam qui n’en est pas un.

Aujourd’hui, je ne trouve pas les mots pour exprimer ma peine, mais aussi ma colère.

 

Maman a été la première victime déclarée morte de l’attentat de ce 14-juillet.

 

J’aurais voulu la toucher, l’embrasser, mais ça m’a été interdit.

« Tant mieux, ça fait un en moins »

Aujourd’hui, j’aimerais que tout le monde veille à ne pas faire d’amalgames : ce terroriste n’était pas un musulman. Ma mère, elle, l’était.

Lundi, sur la Promenade des Anglais, j’ai ressenti avec ma famille le besoin de venir déposer des fleurs en hommage à ma mère. Sur le chemin, nous avons été alpagués par un homme qui nous a dit :

« On ne veut plus de vous chez nous. »

Ça m’a fait de la peine, mais j’ai préféré ne pas réagir. Plus tard, un homme assis à la terrasse nous a balancé :

« Maintenant, vous sortez en meute. »

Cette fois-ci, je n’ai pas pu m’empêcher de lui dire que nous étions en deuil, que notre mère faisait partie des victimes. Il nous a rétorqué :

« Tant mieux, ça fait un en moins. »

Je me suis mise à trembler de tous mes membres, mais j’ai réussi à garder mon sang-froid. Ma sœur a commencé à lui crier dessus. Lui s’est levé et nous a menacé de nous frapper. Nous sommes partis en vitesse.

Le FN me donne envie de vomir

C’est terrible de voir ce type de réactions alors que personne parmi les familles des victimes ne s’est permis de nous tenir ce genre de propos.

Je respecte tout le monde, peu importe leurs origines ou leurs religions. Jamais je ne me permettrais de telles remarques.

C’est aux politiciens de réagir. Quand je vois les messages du FN se félicitant de l’afflux d’adhésion après les attentats, j’ai envie de vomir. Ce sont eux qui créent les amalgames, ce sont eux qui nous divisent.

Moi, je n’aspire qu’à une seule chose : qu’on me laisse tranquille, qu’on me laisse faire mon deuil.

L’Obs

Syrie : les bombardements français auraient tué plus de 120 civils après l’#AttentatNice

La Syrie demande à l’ONU de prendre des mesures après qu’un raid aérien français a causé la mort de plus de 120 civils le 19 juillet à la frontière turco-syrienne, selon Damas, qui déplore en outre que la coalition soutienne des groupes terroristes.

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Le ministre des Affaires étrangères syrien a envoyé des missives au secrétaire général des Nations unies, ainsi qu’au président du Conseil de sécurité pour alerter l’organisation sur les présumés crimes commis par l’aviation française dans le pays. Lors du bombardement du village de Toukhan al-Koubra, situé près de la frontière turco-syrienne, cette dernière aurait provoqué la mort de plus de 120 civils.

«L’injuste agression française a coûté la vie à plus de 120 civils, dont la majorité sont des enfants, des femmes et des personnes âgées, en plus des dizaines de blessées, donc beaucoup sont aussi des femmes et des enfants. Le nombre de civils toujours présents sous les décombres reste inconnu à ce jour», a écrit le ministre syrien cité par l’agence Syrian Arab News.

Ces frappes meurtrières ont lieu un jour seulement après que des avions américains aient tué au moins 200 personnes, majoritairement des femmes et des enfants, près de la ville de Manbij.

«Le gouvernement de la République arabe syrienne condamne, de la façon la plus ferme, les deux massacres sanglants perpétrés par les bombardiers français et américains et ceux qui sont affiliés à la prétendue coalition internationale qui lancent leurs missiles et leurs bombes sur des civils au lieu de viser les groupes terroristes… La Syrie affirme aussi que ceux qui veulent sérieusement combattre le terrorisme devrairnt se coordonner avec le gouvernement et l’armée syrienne», a ajouté le ministère.

RT

Paris plages : appel au boycott pour la participation de Lafarge qui a financé Daesh

Après la polémique autour de Paris- Tel Aviv l’année dernière, les plages de Paris, ouvertes le 18 juillet au public, sont de nouveau au cœur d’un scandale. En cause : le sable distribué par le groupe Lafarge, accusé de soutenir Daesh.

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«Je suis pour le boycott. Pour le boycott d’une entreprise comme celle-ci. Le sable que nous allons mettre sur les plages porte du sang. On ne peut pas cautionner ça», a tonné Danielle Simonnet, conseillère de Paris et coordinatrice du Parti de Gauche.

Le 6 juillet déjà, elle avait tenu à réagir en Conseil de Paris sur le partenariat noué entre la Mairie et l’entreprise Lafarge, qui a, selon Le Monde, passé «des arrangements» avec l’Etat islamique en 2013 et 2014 en Syrie.

Le 21 juin dernier, le quotidien du soir révélait que pour continuer à faire fonctionner sa cimenterie de Jalabiya dans le nord-est de la Syrie, le groupe Lafarge aurait financé l’Etat Islamique.

Problème : le groupe Lafarge, fleuron de l’industrie française, livre aussi chaque année le sable utilisé dans l’opération Paris Plages.

RT

Feu d’artifice à Nice : Israel Zamon avait alerté son fils qu’un attentat allait avoir lieu

Un homme a révélé qu’il a pris une décision de dernière minute de ne pas assister aux feux d’artifice du 14juillet  jeudi à Nice après que son père ait prédit qu’il y aurait une attaque terroriste cette nuit la.

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Damien Zamon, 25 ans, qui vit à Nice, a dit qu’il avait l’intention de regarder les feux d’artifice jusqu’à ce que son père, Israël, lui signifie qu’il n’y avait pas eu d’attentat pendant l’Euro 2016.

Son père a prédit que les célébrations du 14 juillet à Nice seraient ciblés par un attentat terroriste et a supplié son fils de ne pas y aller. « Il m’a dit de ne pas aller parce qu’il n’y avait pas de « boom » au cours de l’Euro 2016 « , at-il dit au Telegraph.

«Il m’a dit que ça sera ce soir.» «Je ne suis pas allé à cause de son avertissement. Au lieu de cela, je suis resté à la maison.

« Quand il a parlé à son père, il lui a demandé comment il savait. »

Je lui ai demandé: «Comment as-tu fait ça, as-tu des pouvoirs, comment tu le savais? »

The Telegraph

« Agression à cause d’une tenue légère» : Un Hoax de TF1 #HautesAlpes

« Agression vestimentaire » ou emballement médiatique, nouvel épisode. Après l’affaire de l’agression de la jupe (qui n’y était pour rien) ou celle du bikini de Reims (présentée à tort comme une agression à caractère religieux), une autre agression, beaucoup plus violente cette fois, et commise par « un homme d’origine maghrébine », a une fois encore été présentée un peu vite par TF1 comme ayant un lien avec la tenue des victimes. Quelques heures après le « scoop » du JT de 13 heures de la première chaîne, et de nombreuses récupérations politiques, le procureur de la République de Gap a en effet démenti la rumeur d’un quelconque motif lié aux vêtements.

Cette fois, c’est le JT de 13 heures de TF1. Dans son édition du 19 juillet 2016, on apprenait qu’une « mère et ses 3 filles » avaient été « agressées à coups de couteau pour leur tenue légère« , « mardi matin vers 10 heures dans un centre de vacances VVF situé à Garde-Colombe, dans les Hautes-Alpes« . Le pronostic vital de la plus jeune des fillettes, âgée de 8 ans, est engagé. En plateau, le « spécialiste police de TF1« , explique que « c’est bien la tenue, jugée trop légère aux yeux de l’agresseur » qui est « semble-t-il, le mobile de l’agression« . Cet « homme de 37 ans, d’origine maghrébine » et « non connu des services de renseignement », aurait ainsi reproché aux quatre victimes « ces vêtements indécents à ses yeux. C’est pour ça que les enquêteurs s’intéressent à un motif religieux. »

Sa source ? Mystère. Sur le site de TF1, ce sont « les enquêteurs » qui auraient avancé cette hypothèse. Dans les médias étrangers, qui reprennent une dépêche de l’agence AP, un certain Jean-Marc Duprat, premier adjoint à la mairie de la ville voisine de Laragne-Monteglin est cité concernant le motif : « Duprat a dit que le suspect, qui n’est pas un membre de la famille des victimes, était énervé par le fait qu’elles portaient des shorts et des t-shirts« .

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