Articles par FDEBRANCHE

« Pas de Noirs, pas d’Arabes ici, vive le FN » et croix gammées sur un immeuble

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inscriptions « Pas de Noirs, pas d’Arabes ici, vive le FN » ont été découvertes mercredi matin dans un immeuble du quartier Croix-de-Pierre, à Toulouse…

L’alerte a été donnée mercredi matin par le bailleur social Habitat Toulouse, qui gère les lieux. Toutes les portes des 18 appartements d’un petit immeuble situé au 35, rue Pierre-Bourthoumieux, dans le quartier Croix-de-Pierre, ont été recouvertes d’inscriptions racistes.

Les parties communes également taguées

Le message inscrit ? « Pas de Noirs, pas d’Arabes ici, vive le FN ». Le ou les intrus ont aussi sévi dans les parties communes du bâtiment. Des croix gammées ont également été dessinées.

L’enquête a été confiée aux policiers de la sûreté départementale.

20 Minutes

Dresde : Deux étudiants arabes israéliens battus par 6 personnes car ils parlaient arabe

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Deux étudiants en médecine arabes israéliens ont été battus à Dresde lundi par six habitants qui les ont entendu s’exprimer en arabe, a déclaré le ministère des Affaires étrangères.

Selon les deux étudiants, qui ont eu de l’aide auprès de l’ambassade d’Israël à Berlin, ils ont été roués de coups et insulté et et sommés de quitter l’Allemagne par les assaillants. Les deux étudiants ont appelé la police, qui a ouvert une enquête, mais, selon le ministère des Affaires étrangères, la police n’arrive pas à mettre la main sur les agresseurs sur les simples descriptions données.

Jpost

Vivre à Dubaï, mais inculquer la culture française à ses enfants

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La Mancelle Barbara Duval est expatriée depuis 2005. Elle a vécu avec son mari et ses deux filles à Beyrouth, au Caire et, plus récemment, la famille s’est installée dans cet émirat.

Être expatriée, la Mancelle Barbara Duval dit « l’avoir toujours été depuis qu’elle est entrée dans la vie professionnelle, après l’obtention d’un BTS commerce international ».

Barbara et Guillaume « tentent de leur inculquer l’esprit, l’histoire et la culture française »,leur parlent beaucoup de leur famille et de leur enfance respective, « pour qu’elles aient des points de comparaison avec leur quotidien confortable ». Et, « même si elles vivent dans un pays très protégé », leurs filles discutent beaucoup avec leurs copines musulmanes des différences entre islam et christianisme. Elles savent qu’elles vivent dans un pays qui n’est pas le leur, et dont elles doivent respecter les règles.

« Nous leur apprenons les moments de bonheur simples en famille, à la plage, au parc ou sur notre petit balcon, raconte Barbara. Des moments que nous n’aurions peut-être pas vécus en restant en France. »

Dubaï : un français condamné à perpétuité pour trafic de drogue

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Un tribunal de Dubaï a condamné ce mardi à la prison à perpétuité un ressortissant français pour trafic de drogue, rapporte le quotidien émirati The National. Cette peine équivaut à 25 ans de prison selon le code pénal des Emirats arabes unis. Dans son édition en ligne, le journal précise que l’homme, identifié par ses initiales M.Y., a été reconnu coupable d’être «en possession de 66,5 grammes de cocaïne qu’il entendait vendre».

Il a été arrêté le 18 mai après l’interpellation pour consommation de stupéfiants d’un autre Français, qui avait indiqué à la police «avoir acheté de la drogue auprès de M. Y.», ajoute le quotidien. Ce dernier a avoué avoir vendu un gramme de cocaïne à 1.000 dirhams (près de 250 euros), selon le journal.

Un recours est possible dans les 15 jours

Le prévenu sera expulsé du pays une fois qu’il aura purgé sa peine, indique encore le journal en citant le verdict du tribunal. Un recours en appel est possible dans les 15 jours.

Dubaï est l’un des sept membres de la fédération des Emirats, dont la législation est très stricte en matière de stupéfiants. La possession de drogue y est passible d’au moins quatre ans de prison et le trafic est punissable de la peine de mort, souvent commuée en détention à perpétuité.

Est Republicain

Des stupéfiants dans le rectum et dans le soutien-gorge, Cécile réapprovisionnait son ex et son compagnon en prison

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Tous les trois sont toxicomanes. En lutte avec leurs addictions. Le 30 décembre, Cécile Veaux se rendait avec son fils au parloir de la maison d’arrêt de Reims. Cette femme de 31 ans au visage fatigué, salariée dans une maison de retraite, allait rendre visite à deux hommes : Anthony Taddéi, son ancien compagnon et père de son enfant, et Rémy Pirotte, son actuel compagnon, également derrière les barreaux.

À l’issue du parloir, ce dernier se fait pincer avec « une barre de cannabis de 15,4 grammes dans le rectum », a lu la présidente, hier, dans le cadre d’une comparution immédiate. Cécile, elle, se fait interpeller dans la foulée sous les yeux de son enfant avec une dose d’héroïne dans le soutien-gorge. Selon elle, cette dernière était destinée à Anthony Taddéi.

En revanche, elle refuse de donner le nom de celui qui a remis le cannabis à Rémy Pirotte. Face aux enquêteurs, elle reconnaît avoir introduit à plusieurs reprises des stupéfiants en maison d’arrêt. Elle a déjà été condamnée à deux reprises pour des infractions en lien avec les stupéfiants. 

À son domicile, les policiers retrouvent deux balances et quelques grammes de cannabis, héroïne et produit de coupe. Durant sa garde à vue, Rémy a, le 5 janvier, agressé et outragé un policier. La lecture des insultes par la présidente provoque des rires étouffés chez Anthony et Cécile. Leurs avocats soupirent.

À la barre, Anthony Taddéi, libérable en 2021 explique : « Non, je ne pensais pas que c’était si risqué que ça parce que Robespierre, c’est une passoire ! » Cécile renchérit : « Si vous saviez ce que je vois à Robespierre… » Rémy, condamné à treize reprises depuis 1995.

À l’issue du délibéré, les deux hommes sont condamnés à un an de prison avec maintien en détention. Cécile, elle, écope de huit mois de prison, peine qui sera exécutée avec un bracelet électronique.

L’Union

Gêné par un dépassement, il démolit le mur du cimetière

Mardi soir, une BMW circulant sur l’avenue de Champagne a défoncé l’enceinte du cimetière du Sud, à seulement quelques blocs de pierre du précédent accident qui avait fait voler le mur en éclats l’été dernier.

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Et dire que le mur venait d’être reconstruit… Mardi soir, une BMW circulant sur l’avenue de Champagne a défoncé l’enceinte du cimetière du Sud, à seulement quelques blocs de pierre du précédent accident qui avait fait voler le mur en éclats l’été dernier.

Ce nouveau dérapage incontrôlé s’est produit à 21 h 50, dans le sens Reims-Épernay. D’après ses déclarations, le conducteur de la BMW roulait sur la voie de droite lorsqu’une voiture lui a fait une queue de poisson à la sortie d’un virage. « Il a pilé pour l’éviter, sa BMW a glissé et foncé droit dans le mur du cimetière ».

Le conducteur de la BMW non plus n’a pu relever l’immatriculation. Son auto est bien abîmée. Deux tombes ont été partiellement recouvertes de gravats, avec de légers dégâts sur la plaque de l’une d’elles.

L’Union

Vols de sacs et chéquiers: Thierry cumule 90 chefs de prévention : un record !

lI volait des sacs à main et utilisait les chéquiers pour acheter des tickets de cinéma et des fleurs pour sa maman.

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Dans cette affaire, le procureur François Fournié a recensé 90 préventions. «  Je crois que je n’avais jamais vu ça encore  », commente-t-il dans ses réquisitions. Et encore, il précise que toutes les affaires n’ont pu être réunies en une seule audience, toutes ne sont même pas encore élucidées.

Entre avril et octobre dernier, Thierry Leroy, Carolomacérien de 58 ans, a fait du vol son «  mode de vie  ». Notamment ceux de sacs à mains, qui lui permettent de récupérer et d’utiliser des chéquiers. Jugé par le tribunal correctionel de Charleville-Mézières mercredi, il a été condamné à trois ans de prison dont un an ferme et est parti directement pour la maison d’arrêt de Charleville-Mézières.

L’Union

Il abusait sexuellement de ses petits frères avec la complicité de sa mère Sylviane

Trois années durant, le grand frère a transformé les petits en objets sexuels. La mère qui batifolait savait. Elle a attendu deux ans avant de porter plainte. 

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Il faut taire son nom et celui de sa mère pour protéger ce qu’il subsiste de famille. Mère et fils, les deux comparaissaient jeudi, devant le tribunal correctionnel de Laon. La mère pour n’avoir pas dénoncé ce que son aîné faisait subir au reste des enfants. À l’époque des faits, ils sont cinq à s’égayer sous le même toit, trois garçons, deux filles, dans une maison du quartier de Vaux. Le plus jeune n’a que trois ans.

La maman s’absente parfois le soir pour reparaître le matin. Elle va « prendre du bon temps », ironisera plus tard le vice-procureur Haquin. Sylviane a alors 40 ans, neuf enfants au total, issus de trois pères différents.

L’Union

Patrick menace ses voisins avec un sabre japonais et outrage les gendarmes

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«  Je ne les ai pas menacés, j’ai juste levé  » un sabre avec une lame en métal de 60 centimètres. C’est ce qu’assurait Patrick Fouré, jeudi, au tribunal correctionnel de Charleville-Mézières.

Il était jugé pour violence avec menace d’une arme, menace réitérée de destruction dangereuse et menace de crime et outrage à l’encontre des gendarmes qui sont venus le chercher cette nuit du 19 septembre dernier.

L’Union

Son pavillon cambriolé pendant les obsèques de son épouse

A Château-Thierry, Henri Pouillot a découvert vendredi sa maison cambriolée, le soir même des obsèques de son épouse Madeleine.

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Un retraité du quartier des Vaucrises a été victime d’un cambriolage, le jour même des obsèques de son épouse. Vendredi dernier, dès 13 h 30, Henri Pouillot quitte son domicile de la rue des Hérissons pour accompagner son épouse Madeleine à sa dernière demeure, en l’occurrence le cimetière de Nogentel. Une célébration à l’église Saint-Crépin de Château-Thierry a précédé l’inhumation.

Un peu plus tard, il sera convié à partager le repas du soir chez un neveu demeurant à Château-Thierry. « Je suis donc rentré vers 22 heures, tout était bousculé », se souvient-il. En cette journée déjà chargée au niveau de l’intensité dramatique, cet octogénaire comprend vite qu’il est frappé une nouvelle fois par un autre type de malheur. Les larmes aux yeux ce lundi après-midi, il confie avoir tout de même réussi à dormir durant cette nuit décidément très noire.

L’Union

Un bulgare agresse sexuellement une femme dans la rue

Une jeune femme a été agressée, vendredi soir, en plein centre-ville d’Avignon.

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Alors qu’elle marchait rue Guillaume-Puy, dans l’intra-muros, cette jeune femme a été abordée par un individu qui ni une, ni deux l’a violemment plaquée contre un mur avant de pratiquer divers attouchements sur l’ensemble de son corps.

Et l’agresseur est monté d’un cran dans l’obscénité, en se mettant soudainement à se masturber contre elle.

La jeune femme a eu le bon réflexe : elle a réussi à se dégager de son emprise en se débattant et a eu le temps de bien enregistrer le visage de son agresseur avant de s’enfuir. Les policiers ont alors très rapidement été alertés. Et à peine quelques minutes après les faits, les policiers de la Bac, en patrouille dans le secteur, sont tombés sur l’auteur présumé de cette agression à caractère sexuel et l’ont interpellé.

Agé de 47 ans, ce ressortissant bulgare a été placé en garde à vue. Hier soir, il était toujours entendu.

La Provence

Sa mère finit le « cubi » de vin, il la frappe

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Le fils a été déféré au parquet de Nîmes. Il sera jugé ce mardi 12 janvier en comparution immédiate.

Il avait offert un « cubi » de vin à sa mère, âgée de 74 ans. La semaine passée, à Beaucaire (Gard), au bout de cette soirée très alcoolisée, le fils a reproché à sa mère d’avoir vidé le cubitainer et l’a frappée.

 Interpellé, il a été déféré au parquet de Nîmes et écroué. Il devrait être jugé lors en comparution immédiate ce mardi 12 janvier.

 

Midi Libre

Un pasteur nigérian proxénète et ses drôles de paroissiennes condamnés

Philippe Enadeghe, un Nigerian de 40 ans, flamboyant pasteur de la Redeemed Christian Church of Victory God, organisait de singulières cérémonies religieuses dans des hôtels de Nice.

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Philippe Enadeghe, un Nigerian de 40 ans, flamboyant pasteur de la Redeemed Christian Church of Victory God, organisait de singulières cérémonies religieuses dans des hôtels de Nice.

Il en profitait pour percevoir, outre des offrandes sonnantes et trébuchantes pour son église, 10% des revenus de ses paroissiennes tirés de la prostitution.

Une quinzaine de filles, toutes nigerianes, arpentaient la semaine les trottoirs du secteur Gambetta et de l’Arenas à Nice. Le bon pasteur se chargeait de rapatrier l’argent au Nigeria.

La justice l’a condamné à cinq ans prison, peine assortie d’un maintien en détention et d’une interdiction définitive du territoire français.

Quatre autres nigerians, dont trois femmes chargées de surveiller les prostituées, ont également été condamnés à de la prison et à une interdiction du territoire.

Nice Matin

Francis jugé pour avoir assassiné deux femmes

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Au niveau judiciaire, l’affaire la plus attendue de cette année 2016 est sans nul doute celle du double assassinat de Thaon-les-Vosges. Au cours du second semestre, Francis Conte comparaîtra en effet face aux jurés de la cour d’assises des Vosges pour avoir tué Florence Parmentier et Celil Eren, tous deux âgés de 45 ans. Ce drame s’est déroulé une fin d’après-midi de juillet 2013, dans les rues de Thaon-les-Vosges. C’était très précisément le 4 juillet.

Prison à vie encourue

Ce soir-là, le quinquagénaire aurait tué ces deux habitants de la rue Foch de deux coups de carabine de chasse. Celil Eren, qui s’était interposé entre Francis Conte et Florence Parmentier, a succombé après avoir reçu une balle en pleine tête alors que Florence Parmentier a été mortellement touchée par un projectile au niveau de la mâchoire. L’acte fait froid dans le dos. Tout autant que le passé de cet homme de 57 ans qui, en 1992, avait déjà commis l’impensable en tuant son ex-compagne en plein centre-ville de Mirecourt, à l’aide d’un fusil à pompe.

Pourquoi Francis Conte a-t-il commis un tel geste alors qu’il était amoureux de Florence Parmentier ? A-t-il agi ainsi parce qu‘elle n’avait pas voulu de lui ? Et pourquoi se promenait-il avec une carabine de chasse à l’arrière de son véhicule s’il n’avait pas prémédité son acte ? Les questions sont nombreuses. Peut-être que le procès apportera des réponses aux proches des deux victimes…

Pour les accusations qui pèsent sur lui, Francis Conte encourt la réclusion criminelle à perpétuité. En 1995, il avait déjà écopé de 15 ans de prison pour le meurtre de son ex-compagne.

Vosges Matin

Etat d’urgence : 3021 perquisitions pour… 4 procédures antiterroristes

L’Assemblée nationale a mis en ligne un premier « bilan » chiffré des perquisitions et autres mesures mise en œuvre depuis la proclamation de l’état d’urgence, le 14 novembre: des résultats existent, mais en ratissant très large. Et ils peuvent paraitre bien faibles.

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Deux mois après son entrée en vigueur, des associations sont nombreuses à dénoncer divers abus: perquisitions ou assignations à résidence non justifiées, notamment. Des sites web, comme La Quadrature du Net, proposent aux internautes de lister les « abus », réels ou supposés: chaque personne qui estime avoir été victime d’un abus peut contester, en justice, la décision. 

En face, le président de la République François Hollande a expliqué, lors de ses vœux du 7 janvier aux forces de sécurité, que le dispositif a « permis des perquisitions administratives qui ont mis au jour vingt-cinq infractions en lien direct avec le terrorisme ».

Vingt-cinq infractions en lien avec le terrorisme, c’est déjà moins de 1% des 3021 perquisitions réalisées. Quand bien même celles-ci ont, aussi, permis de mettre au jour 464 infractions au total – trafice de stupéfiants, etc. L’Assemblée nationale a publié sur son site un bilan du « Contrôle parlementaire de l’état d’urgence« , qui donne les principaux chiffres.

Seulement 4 procédures antiterroristes

Mais comme le révèle Le Monde, la quasi totalité – 21 – de ces « 25 infractions » sont des affaires d’apologie du terrorisme. Il peut alors s’agir de simple publications sur Facebook ou sur des sites de rencontre de messages jugés comme « faisant l’apologie du terrorisme », conformément à la loi du 13 novembre 2014. Des actes certes répréhensibles, mais pas susceptibles de mener devant une cour d’assises.

Finalement, l’état d’urgence n’a permis l’ouverture que de… quatre procédures antiterroristes: trois enquêtes préliminaires ouvertes, et un homme mis en examen. Un bilan bien faible – sur 3021 perquisitions -, qui ne peut que donner du grain à moudre à tous ceux qui considèrent que la prolongation de l’état d’urgence est inutile pour lutter contre le terrorisme.

Pour Marc Trévidic, il faut sortir de l’état d’urgence

Parmi eux, même l’ex-juge antiterroriste Marc Trévidic a expliqué, ce lundi matin, sur RMC et BFM-TV, qu’il fallait sortir de l’état d’urgence: « L’état d’urgence est très intéressant sur des périodes très réduites, mais il n’a pas d’efficacité de façon pérenne. » Le risque est principalement qu’on « est dans un État où on a décidé qu’on pouvait se passer de preuves ». Le magistrat craint aussi une défiance des Français vis-à-vis de l’État.

Vosges Matin

 

Incendie de l’église de Fontainebleau : un proche de la paroisse en garde à vue

Dans la nuit de samedi à dimanche, l’église Saint-Denis de Fontainebleau avait été gravement endommagée par les flammes. Un incendie dont l’origine criminelle n’a rapidement pas fait de doute pour les enquêteurs. Un autel du XVIe siècle avait été entièrement détruit par le feu, le mobilier de la chapelle principale avait lui aussi été touché et un tabernacle avait été profané.

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Si la piste terroriste avait un temps été évoquée, les enquêteurs n’ont trouvé sur place aucun tag ou revendication. Il pourrait davantage s’agir d’un acte isolé et l’enquête s’oriente, comme l’expliquent nos confères du Parisien, vers un marginal, en conflit avec le personnel de la paroisse. Le suspect avait disparu depuis l’incendie mais il a été interpellé et placé en garde à vue. Il pourrait avoir agi par vengeance.

«Ce sans-abri, en conflit avec la paroisse, conteste toute implication», selon le procureur de Fontainebleau, Guillaume Lescaux.

Selon la police, le curé de la paroisse aurait eu une violente altercation le 19 décembre avec l’homme placé en garde à vue, qui l’avait menacé. Il était suivi en psychiatrie en consultations externes.

Le curé, José Antonini, affirme qu’il ne s’agit pas d’un sans-abri, «puisqu’il a un domicile», mais d’un «marginal avec des problèmes psychiatriques» et «d’alcool», proche de la communauté paroissiale depuis plusieurs années.

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, qui s’est déplacé lundi sur les lieux, s’est dit «choqué» et a dénoncé un «acte abject».

«On peut parler de profanation car ils ont renversé des hosties par terre, et le ciboire a été volé», avait déclaré le curé en marge de cette visite.

Vosges Matin