Articles par FDEBRANCHE

Cologne : quand l’extrême droite diffuse de fausses images des agressions

Deux vidéos soi-disant tournées le 31 décembre en Allemagne circulent sur le Web. Elles ont en fait déjà été diffusées il y a quelques années, avec une autre description.

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Une semaine après les nombreuses agressions qui ont eu en Allemagne la nuit du 31 décembre, des vidéos qui montreraient des femmes se faisant agresser à Cologne ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux. Souvent relayées par le site Live Leaks, qui s’est spécialisé dans la diffusion de vidéos choquantes, on peut suivre l’instrumentalisation de vidéos sorties de leurs contextes puis relayées par les sites d’extrême droite.

La première, qui a été vue plus de 100 000 fois sur YouTube, est intitulée en anglais «Une femme à Cologne est traînée dans le métro par des migrants». On y voit une foule d’hommes emporter une femme seule dans ce qui semble être une bouche de métro, surplombée de graffitis en arabe et d’un panneau en anglais «Ne pas fumer». Cette première indication permet de douter de l’origine du lieu où a été tournée la vidéo. En remontant dans le fil de publication du site Live Leaks, on peut la retrouver sous différentes présentations, toutes postées cette semaine :

– «Une femme à Cologne est traînée dans le métro par des migrants», postée vers 2 heures du matin ce mardi

– «Des douzaines d’Arabes essaient de violer une femme européenne», postée vers 8 heures du matin ce mardi

– «Agression sexuelle islamiste au Caire, en Egypte», postée juste avant minuit lundi.

En recherchant cette vidéo sur YouTube, on trouve une version postée le 2 juillet 2013 sur la chaîne du site d’information égyptien Daily News Egypt et intitulée «Agression sexuelle sur la place Tahrir le 30 juin». Cette date correspond au début des manifestations qui ont eu lieu au Caire et qui réclamaient la démission du président Mohamed Morsi, qui fût chassé ensuite par les militaires le 3 juillet 2013.

On comprend donc que la «vidéo de Cologne» est un faux, et d’une certaine manière comment ces vidéos naissent. Une personne poste une ancienne vidéo au contexte similaire (ici, les agressions sexuelles en pleine rue), puis cette vidéo est repostée par un tiers sous un autre nom pour une actualité différente.

La deuxième a été postée dimanche. Son titre en anglais est très explicatif «Une fille de Cologne se fait tripoter et agresser sexuellement par des musulmans – FUCK ISLAM» et suffit pour décrire la vidéo. Pourtant elle non plus n’a pas été filmée à Cologne la nuit du 31 décembre. On retrouve cette vidéo sur le site Live Leaks, postée le 30 juin 2013, qui expliquait alors qu’elle montre l’agression d’une touriste néerlandaise sur la place Tahrir au Caire. Une personne l’a même repostée sur le site en précisant qu’il s’agissait d’un faux. Ce fact-checking courageux lui vaut des remarques sarcastiques dans les commentaires :«J’ignorais que Merkel avait un compte sur LL[abréviation de Live Leaks, ndlr]»

Libe

Les propos d’Elisabeth Badinter sur l’Islamophobie déchirent l’Observatoire de la Laïcité

A la suite de l’entretien donné par Elisabeth Badinter le 6 janvier dernier sur France Inter, le rapporteur général de l’Observatoire de la Laïcité, Nicolas Cadène, avait vertement critiqué sur Twitter les propos de la philosophe. La réaction ne s’est pas fait attendre. Trois personnalités, dont le député Jean Glavany, ont annoncé suspendre leur participation au travaux de l’Observatoire. Des tensions qui ne datent pas d’hier.

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Ambiance de scission au sein de l’Observatoire de la Laïcité. Le député socialiste Jean Glavany, Patrick Kessel, président du comité Laïcité République et ancien Grand Maître du Grand Orient de France, et Françoise Laborde, sénatrice (PRG) de Haute Garonne, ont annoncé dans un communiqué leur intention de suspendre leur participation aux travaux de l’institiution dirigée par Jean-Louis Bianco. En cause, ce tweet en date du 6 janvier de Nicolas Cadène, rapporteur général de l’Observatoire, qui s’en prenait à la philosophe Elisabeth Badinter.

L’attaque du rapporteur général visait les propos tenues par la philosophe sur les ondes de France Inter le matin même. Elle en appelait à ne plus céder au politiquement correcte dans la défense de la laïcité : « On ferme le bec de toute discussion sur l’islam en particulier ou d’autres religions avec la condamnation absolue que personne ne supporte : ‘Vous êtes raciste ou vous êtes islamophobe, taisez-vous !’ Et c’est cela que les gens ne supportent plus : la peur, pour des gens de bonne foi, qu’on puisse penser que vous êtes raciste ou anti-musulman fait que vous vous taisez. C’est la meilleure arme qu’on pouvait trouver à l’égard des gens de bonne foi. »

Elisabeth Badinter : « Il ne faut pas avoir peur de se faire traiter d’islamophobe »

Une sortie du rapporteur que n’ont pas franchement goûtée Jean Glavany, Patrick Kessel et Françoise Laborde. Dans ce communiqué publié le 11 janvier, ils dénoncent « la réaction du Rapporteur Général (…) dérisoire, risible et innaceptable ». Et d’ajouter : « Un petit Monsieur qui s’attaque à une grande dame, c’est dérisoire et risible ». Avant d’annoncer leur décision de « suspendre [leur] participation aux travaux de l’Observatoire de la Laïcité tant que le rapporteur général ne se sera pas excusé ou qu’il n’aura pas été désavoué ».

Jean-Louis Bianco de son côté, a réagi en dénonçant un « communiqué mensonger, dérisoire, risible et innaceptable » de la part du trio. Quant à Nicolas Cadène, il a déploré « une sorte de chasse à l’homme organisée par des gens qui osent se dire « laïques » et des identitaires du FN. La Laïcité, c’est le respect mutuel ».

Marianne

Plus de 200 casseurs d’extrême droite arrêtés à Leipzig

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La police allemande a annoncé mardi matin avoir interpellé 211 militants d’extrême droite ayant incendié des voitures et brisé des vitrines à Leipzig (est), en marge d’un rassemblement islamophobe.

Cinq membres des forces de l’ordre ont été légèrement blessés au cours des incidents, a précisé la police locale, sans plus de détails sur la nature des blessures.

Ces militants et hooligans de football se sont rendus lundi soir dans un quartier connu pour être un fief de militants de gauche, Connewitz, à l’heure où défilaient dans le calme ailleurs dans la ville quelque milliers de partisans de l’antenne locale du mouvement islamophobe Pegida.

Les casseurs ont brisé des vitrines à coups de pierre, tiré des engins pyrotechniques, incendié des voitures et des poubelles. Un étage d’un immeuble a aussi connu un départ de feu. Des militants de gauche ont pour leur part saccagé un bus affrété par l’extrême droite. Au total, 57 délits ont été commis dans la nuit, selon la police. La manifestation de la mouvance Pegida s’est elle déroulée sans incident.

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Un Kebab saccagé

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A Potsdam aussi (Brandebourg, est), des militants d’extrême droite et des policiers en sont venus aux mains dans la nuit de dimanche à lundi. Sept policiers ont été blessés, selon l’agence DPA.

L’Allemagne, avec l’arrivée record de plus d’un million de demandeurs d’asile en 2015, a connu une hausse des délits et crimes attribués à l’extrême droite ainsi qu’une hausse dans les sondage de mouvements populistes. Le pays a aussi été choqué par les violences massives attribuées à des personnes d’origine immigrée la nuit du Nouvel An à Cologne. Plus de 500 plaintes ont été déposées dont 40% pour agressions sexuelles.

7sur7

Pour le compte de trafiquants, Freddy, condamné pour meurtre, a conservé du cannabis

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«J’ai fait la mule. » Le terme est davantage utilisé pour désigner ceux qui conservent sur eux des stupéfiants pour le compte de trafiquants. Freddy se qualifie ainsi car il a stocké dans sa cellule du centre pénitentiaire de Saint-Aubin-Routot du cannabis, une clé USB et des CD contenant du multimédia. Ils avaient été confiés par un autre prisonnier.

Prévenu devant le tribunal correctionnel du Havre, Freddy, 33 ans, est originaire de Soissons (02). Par la cour d’assises de l’Aisne, il a été condamné en 2010 à vingt-cinq années de réclusion criminelle. Le 27 avril 2007, une veuve de 79 ans a été retrouvée morte chez elle, une plaie au crâne causée par une arme blanche. Sa carte bancaire avait été volée. Sa maison avait été ensuite incendiée. Freddy y avait effectué des travaux de bâtiment par le passé. Consommateur d’héroïne, il était revenu ce jour d’avril. À l’époque, il avait un casier judiciaire vierge. Aujourd’hui, il comporte trois autres condamnations. En détention, il s’est rendu coupable d’incidents en 2012 et 2013 : possessions d’un téléphone portable et déjà de cannabis.

Le 21 septembre 2014, sa cellule de Saint-Aubin-Routot est fouillée. Dans un manteau : des morceaux de cannabis et le matériel informatique. Dans la poche d’un pantalon : un peu de shit supplémentaire. Dès le commencement, Freddy déclare conserver le tout pour autrui. «Vous refusez toujours de dire de quel autre détenu il s’agit ? », s’enquiert le président de la correctionnelle. La réponse du prévenu va surprendre. Il indique désormais un nom et un prénom. «Il n’est plus en prison », précise Freddy. « Dites l’identité plus fort, insiste le juge. Madame la greffière va la noter. Et, le procureur de la République pourra éventuellement engager des poursuites. » Sa sortie est prévue en 2027. Ce père de deux enfants écope de quatre mois de prison ferme supplémentaires.

Paris Normandie

Axel, le cambrioleur piégé par l’alarme-smartphone

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Le 10 juillet 2015, dans une ville proche de Rouen, Axel Z. 18 ans veut de l’argent à tout prix.

Il s’introduit dans une maison et vole une télévision, qu’il essaiera de revendre le lendemain sur un site de vente en ligne.

Manque de chance pour lui la maison était bien sécurisée. Il se retrouve devant le tribunal correctionnel de Rouen. L’alarme, très discrète, prévient immédiatement le fils des propriétaires sur son portable de l’intrusion, il se rend sur place et constate le vol. La gendarmerie fait son travail et localise le terminal ayant permis de mettre l’annonce en ligne. Il est localisé chez la mère du prévenu.

Pendant sa garde à vue, Axel Z. avoue tout. « Comment fait-on pour consommer du cannabis tous les jours quand on n’a pas d’argent? », demande le tribunal. « On me dépannait. », « On vous dépanne ou vous cambriolez ? »

Pour Axel Z. pas d’amende à payer, mais 4 mois avec sursis prononcés qui planeront au-dessus de sa tête pendant 5 ans.

Paris Normandie

Le négationniste Vincent Reynouard débouté devant le Conseil constitutionnel

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Le Conseil constitutionnel a validé ce vendredi le texte réprimant la contestation des crimes contre l’Humanité commis pendant la Seconde Guerre mondiale, introduit par la loi Gayssot. Saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) du négationniste normand Vincent Reynouard, qui estimait que la loi impliquait une discrimination injustifiée entre les victimes et une atteinte aux libertés d’expression et d’opinion, le Conseil constitutionnel a écarté ces deux griefs.

Introduit par la loi Gayssot du 13 juillet 1990, l’article 24 bis de la loi sur la presse fait référence aux crimes contre l’Humanité définis par le statut du tribunal militaire international de Nuremberg, visant ainsi la Shoah. Dans sa décision rendue vendredi, le Conseil constitutionnel estime que « la négation des crimes contre l’Humanité commis durant la Seconde Guerre mondiale, en partie sur le territoire national, a par elle-même une portée raciste et antisémite ».

Le Conseil constitutionnel souligne que «seule la négation, implicite ou explicite, ou la minoration outrancière de ces crimes est prohibée, et que les dispositions contestées n’ont ni pour objet ni pour effet d’interdire les débats historiques ».

Qualifiant son client « d’historien amateur », l’avocat de Vincent Reynouard, Me Wilfrid Paris, avait souhaité lors de l’audience une «immunité mémorielle pour les historiens », « à condition de ne pas provoquer à la haine ». Se revendiquant « national-socialiste», Vincent Reynouard, 46 ans, a déjà purgé un total de deux ans de prison.

Plusieurs condamnations à son actif

Cet ancien enseignant a notamment été condamné à un an de prison et 10 000 euros d’amende en 2007 pour la diffusion d’une brochure contestant l’Holocauste. Début 2014, il avait posté une vidéo de 45 minutes sur un site d’extrême droite, dans laquelle il s’insurgeait contre la «propagande » diffusée selon lui à l’occasion du 70e anniversaire du Débarquement en Normandie. Il a pour cela été condamné le 17 juin dernier à un an de prison par la cour d’appel de Caen.

Paris Normandie

Une Normande tuée sauvagement par un colombien en Equateur le soir du Nouvel An

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Originaire d’une petite commune de l’Orne, Loré, Hélène Derouault, a trouvé la mort dans la nuit du 31 décembre 2015 au 1er janvier 2016 en Equateur. La jeune femme âgée de 23 ans, passait le réveillon du Nouvel An, à Atacames, une station balnéaire de l’Équateur, avec l’une de ses amies françaises, Marion Bruneel.

Hélène Derouault a disparu dans la nuit. Inquiète de ne pas la voir dès le 1er janvier, son amie a donné l’alerte. Son corps, sans vie, a été retrouvé le dimanche 3 janvier dans le fleuve qui traverse la ville et qui se jette dans la mer.

Le meurtrier présumé d’Hélène Derouault a été interpellé quelques jours plus tard. Le quotidien équatorien La Hora annonce l’interpellation d’un homme, âgé de 24 ans, originaire de Colombie. Au cours de sa garde à vue, Fabián Andrés A.S a reconnu le meurtre de la touriste normande. Il a indiqué avoir étranglé, puis noyé Hélène Derouault avant de se débarrasser du corps en le jetant dans le fleuve. Il a indiqué aux policiers de la province d’Esmeraldas, chargés de l’enquête, qu’il a fait la connaissance de la Française dans un bar.

Mort violente

Selon les premiers éléments confiés aux policiers par les médecins, chargés de l’autopsie, Hélène Derouault est décédée d’une hémorragie. Les médecins ont relevé une forte contusion sur la partie gauche de la tête. Éléments plus troublants et plus effroyables si l’on en croit les informations recueillies par La Hora, « les yeux et les lèvres » de la jeune femme ont disparu.

Toujours selon La Hora, Hélène Derouault aurait été victime de violences sexuelles. Les conclusions de l’autopsie, attendues dans les jours à venir, devraient permettre aux policiers d’Esmelradas de définir les conditions exactes du meurtre de la touriste normande.

« Hélène effectuait un voyage itinérant avec une amie d’enfance depuis novembre 2014, témoigne Philippe Derouault, son père dans un quotidien régional. Elles avaient commencé par l’Espagne et venaient de passer six mois en Colombie. Elles étaient en Équateur depuis deux jours. »

Paris Normandie

Emmanuelle et son fils Kévin agressent les voisins et les gendarmes et écopent d’un sursis

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« La scène a été sauvage, impressionnante, ubuesque », scande le tribunal pour décrire ce qui s’est passé ce soir-là.

Une femme de 39 ans faisait sa pendaison de crémaillère en compagnie de son fils, d’amis, et de vagues connaissances. Pendant tout l’après-midi, l’alcool coule à gros bouillons et, vers minuit, après d’interminables nuisances, le ton monte. Un groupe d’une dizaine de personnes, la responsable de la crémaillère en tête, va chez les voisins, défonce le portail, frappe les personnes présentes et saccage les abords de la maison.

« Ça a été une nuit terrible pour moi et ma famille », témoigne un jeune père de famille. Sa femme était enceinte : elle a été frappée. Un enfant en bas âge était présent : il a été exfiltré chez d’autres voisins pour le mettre en sécurité tandis que le groupe vociférant tentait d’entrer de force dans le domicile.« Heureusement qu’on a réussi à s’enfermer ».

Une première intervention de la gendarmerie calme le jeu mais, plus d’une heure plus tard, les fêtards continuent de multiplier les nuisances et les militaires sont obligés de revenir. Ils interpellent la mère de famille, en complet état d’ivresse et qui les injurie, et la violence monte d’un cran.

Casque et hachette contre tasers

Les gendarmes sont pris pour cibles par des fêtards au premier étage de la maison qui jettent des projectiles. Ils répliquent avec des gaz lacrymogènes, sortent leurs tasers. Un des prévenus sort avec un casque vissé sur la tête et une hachette à la main. Un autre a une batte de base-ball. Un gendarme a été légèrement blessé.

Devant le tribunal, l’indigence des justifications des prévenus laisse pantois. « J’avais bu et ça me donne mauvais caractère », grommelle Emmanuelle D., la responsable de la crémaillère. « Je ne sais pas pourquoi je suis allée chez les voisins, pourquoi j’ai insulté les gendarmes et pourquoi ça a dégénéré ». Son fils, Kévin P., 19 ans, qui a été reconnu comme ayant porté le casque et la hachette, comme étant le plus excité de la bande : « Moi, j’ai tapé le voisin, c’est tout ». « Et la poubelle, qu’avec d’autres vous avez lancée en l’air ? », demande le tribunal. 

Allant au-delà des réquisitions du procureur de la République, le tribunal a condamné les prévenus tout en les admonestant : « Ne riez pas, à la prochaine comparution, avec des sursis avec mise à l’épreuve délivrés aujourd’hui, vous irez en prison ».

Paris Normandie

Nestlé est poursuivi en justice pour utilisation d’enfants esclaves en Afrique

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Le plus grand producteur alimentaire du monde Nestlé vient d’être poursuivi suite aux allégations selon lesquelles il a utilisé des enfants-esclaves pour récolter le cacao en Côte-d’Ivoire.

La Cour suprême américaine a rejeté l’appel de Nestlé et deux autres sociétés suite aux plaintes déposées à la Haute Cour en Décembre 2014, selon Reuters.

Les plaignants, originaire du Mali, disent que les entreprises ont aidé et encouragé les violations des droits de l’homme à travers l’achat de cacao en Côte-d’Ivoire. Les entreprises auraient été au courant du problème de l’esclavage des enfants dans la région et continuaient à fournir une assistance financière aux agriculteurs locaux pour obtenir le produit le moins cher.

Citant un rapport du Département américain du Travail parrainé depuis Juillet 2015, il ya 2,12 millions d’enfants travailleurs en Côte d’Ivoire et au Ghana, employés dans la production de cacao, une forte augmentation d’environ 1 million.

Independent

Un curé jugé pour avoir détourné plus de 700.000 euros à sa paroisse

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L’ex-curé de Saint-Lizier, désormais octogénaire, comparaîtra ce mardi pour avoir empoché les dons des paroissiens. Près de 700.00 euros dormaient sur ses comptes

Il va devoir répondre de ses péchés devant la justice des hommes. René Heuillet, curé à la retraite désormais octogénaire, comparaîtra le mardi 12 janvier devant le tribunal correctionnel de Foix pour « abus de confiance ».

Dans sa paroisse ariégeoise de Saint-Lizier, le prêtre a systématiquement détourné, de 1987 à 2013, les dons des paroissiens et les bénéfices des ventes de bougies votives, sans oublier de piocher abondamment dans le denier du culte.

L’argent retrouvé sur ses comptes bancaires

Le pot aux roses a été découvert en février 2013 par le successeur de René Heuillet. Depuis, l’enquête a permis de retrouver la quasi-totalité des fonds, soit plus de 700.000 euros, sur des comptes bancaires. Le curé, dont toute une paroisse attend la confession, n’a donc pas dépensé l’argent. Il l’a juste épargné.

Le diocèse de Pamiers, « très choqué » par le procédé, est partie civile au procès. « Ce genre d’affaires ne doit pas ternir notre relation de confiance avec les fidèles, compte tenu de l’appel aux dons », s’inquiète son avocat, Ludovic Sérée-de-Roch.

20 Minutes

Yannick Caron, un maire adjoint condamné pour agressions sexuelles sur un mineur

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Le maire adjoint chargé de l’animation, Yannick Caron a été condamné à 14 mois de prison ferme pour des faits d’agressions sexuels sur un mineur de moins de 15 ans. Il risque deux ans de prison supplémentaires s’il ne respecte pas un suivi socio-judiciaire stricte, comprenant notamment l’obligation de ne plus travailler avec des mineurs.

L’histoire commence pour les parents du jeune homme (13 ans) victime des faits, par un coup de téléphone lors de l’été 2014. D’un parent qui veut avertir qu’un maire adjoint a eu un comportement inadapté avec son propre fils. Et que son enfant a aussi évoqué qu’un autre jeune adolescent est aussi victime de ce qui va vite être caractérisé comme une agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans. Et ce garçon, c’est leur fils.

En premier des baisers sur la bouche, puis des caresses sur le sexe, après des masturbations mutuelles et enfin, une fellation pratiquée par le prévenu sur le jeune homme. Tout cela, l’ancien commerçant dont le magasin a été liquidé cette année, le reconnaît.

Aisne Nouvelle

Plus de 230 enfants violés et maltraités par l’église catholique Allemande

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Au moins 231 enfants du choeur de Ratisbonne (Bavière) ont été victimes de maltraitance, parmi lesquelles des agressions sexuelles et des viols entre 1945 et le début des années 1990, a déclaré vendredi Ulrich Weber, l’avocat chargé par l’église catholique de faire la lumière sur cette affaire. Un chiffre largement supérieur aux 72 victimes reconnues en février 2015 par les autorités catholiques locales, qui avaient proposé d’offrir 2.500 euros en compensation à chacune d’entre elles.

L’affaire, qui avait éclaté en 2010, faisait état de maltraitances qui se seraient produites alors que le frère de l’ancien pape Benoit XVI, Mgr Georg Ratzinger, dirigeait le célèbre choeur de petits chanteurs, entre 1964 et 1994. Ce dernier, aujourd’hui âgé de 91 ans, avait assuré n’avoir jamais eu connaissance d’abus sexuels.

Les faits couvrent un spectre allant de la privation de nourriture au viol en passant par des coups jusqu' »au sang » ou des agressions sexuelles, indique Ulrich Weber, qui s’est entretenu avec 70 victimes et parle d’un « climat de peur » au sein du choeur.

En 2010, l’un des anciens membres de la chorale, le chef d’orchestre et compositeur allemand Franz Wittenbrink, avait témoigné auprès du magazine « Der Spiegel » de la violence dont était capable Georg Ratzinger, évoquant plus largement un « système de punitions sadiques relié au plaisir sexuel ».

L’Obs

Un homme tué d’une balle dans la tête par Claude Legay

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Valérie Cadignan, procureure de la République de Dieppe, a ouvert une information judiciaire pour « meurtre », « tentative de meurtre » et « modification de la scène de crime », après le décès d’un homme de 43 ans, survenu mercredi soir dans un appartement, au 3 rue de la Rade, près du port de plaisance à Dieppe (lire nos éditions d’hier). Deux hommes ont été présentés, hier en fin de journée, à un juge d’instruction à Rouen. Ils devaient être mis en examen dans la soirée.

Le locataire de l’appartement où le drame s’est noué, Claude Legay, âgé de 35 ans, est soupçonné d’avoir tué avec un fusil de chasse le quadragénaire. Selon nos informations, il lui a tiré dessus avec une cartouche de calibre 14 mm. L’arme a été retrouvée chez lui, dissimulée dans une trappe.

Le parquet de Dieppe a également requis, hier, le placement en détention provisoire des deux personnes gardées à vue. L’instruction qui démarre, devrait établir plus clairement les rôles de chacun dans cet homicide.

Paris Normandie

Alexis traîne son ex-amie par les jambes pour la sortir d’un bar à chicha

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« Qu’il ait eu le verbe haut, c’est certainement évident. Qu’il ait attrapé son ancienne petite amie par le bras, c’est éventuellement possible », clame l’avocat du Havrais à la barre de la correctionnelle. Mais le prévenu conteste tout acte de violence. Ou alors « je n’ai pas voulu les conséquences », nuance Alexis en état de récidive légale. Les deux victimes au dossier ont souffert de dix et trente-trois jours d’incapacité.

Un sac et une montre volés

Dans la nuit du 27 au 28 mai 2013, Alexis se rend dans un bar à chicha, rue de Fleurus, au Havre. Il y croise son ex-copine et la sœur de celle-ci. Il va vers elles « pour parler », promet-il au juge. Seulement, il aperçoit au bras de la première jeune femme un sac et une montre qui ressemblent à ceux dérobés à sa mère au cours d’un cambriolage à leur domicile. Alexis voit rouge par la même occasion. Il saisit par le bras son ancienne petite amie pour l’entraîner jusqu’à l’extérieur de l’établissement.

Parce qu’elle ne veut pas le suivre, il la traîne par les jambes. Un témoin tente de s’interposer. Puis, la sœur de la malmenée s’en mêle. Le Havrais avoue pratiquer sur elle un « croche-patte ». La plaignante évoque plutôt une « balayette » qui la fait chuter. Elle souffre alors d’une entorse au poignet. Les deux victimes sont conduites aux urgences. Après les soins, elles retrouvent un ami qui les raccompagne chez elles.

Devant l’hôpital, Alexis est également présent. « Parce que je m’inquiétais pour elles. » Les jeunes femmes et leur conducteur relatent qu’ils sont suivis en voiture par le prévenu. Il finit par dépasser leur véhicule. Il se porte à sa hauteur afin de les menacer de représailles si une plainte est déposée concernant les violences au bar à chicha. Alexis maintient qu’il n’a saisi son ex-copine que par le col. Difficulté, parmi les cinq condamnations à son casier judiciaire, deux sont relatives à de précédentes violences. En réponse, le Havrais écope de quatre mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve.

Paris Normandie

Un concierge roué de coups par Brian et Guillaume car excédé par le bruit

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À 9 h 20, la soirée se termine dans la confusion. Le plus petit des deux prévenus à la barre reconnaît du « chahutage » comme il dit, avec les gardiens de l’immeuble où ils faisaient la fête. Son compère parle de « corps à corps » avec les policiers. L’un des plaignants a tout de même subi cinq jours d’incapacité de travail« Nous sommes dans une soirée qui se termine bien tard », énonce le juge. Le 6 juillet dernier, Brian et Guillaume âgés de 23 et 25 ans font donc encore la fête à 9 h passée dans un appartement du Havre.

Excédés par le bruit engendré, les gardiens de l’immeuble interviennent. Rapidement, un coup de poing est porté au concierge masculin qui finit au sol. Il y reçoit de nouveaux coups à la tête. Sa collègue est aussi bousculée. Les policiers arrivent sur les lieux pour interpeller le duo. Brian s’est réfugié sur le balcon. « Il faut aller le chercher alors qu’il s’y agrippe, afin de le ramener dans le logement », décrit la procureure.

Brian se débat et ne se laisse pas menotter. Pareil chez Guillaume qui se plaint d’avoir eu le bras tordu. Les deux garçons, collègues de travail, maintiennent leur version de simple tohu-bohu.

Le juge devra démêler les versions avant le 4 février prochain, date où il rendra son délibéré. Le parquet a requis de la prison avec sursis à l’encontre de prévenus

Paris Normandie

Lydia Guirous en 2014 : « les femmes musulmanes sont contraintes à porter le voile, le hijab, le niqab ou la burqa »

Pour Lydia Guirous, la réaction de Najat Vallaud-Belkacem à la polémique déclenchée par Nadine Morano prouve la lâcheté de la ministre des Droits des Femmes, qui, au nom du politiquement correct et du relativisme culturel, renonce à ses valeurs féministes.

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Madame La Ministre des Droits des Femmes,

J’ai été très surprise par votre approche du Droit des Femmes et de l’égalité hommes-femmes, après la polémique soulevée par Nadine Morano. Surprise, déçue et inquiète pour la cause des femmes en France, que vous êtes pourtant censée incarner.

En tant que femme et féministe, face à une femme voilée, en pantalon, tunique à manches longues sur une plage, ou en burqa, je ne peux m’empêcher de ressentir un sentiment d’injustice, de révolte, et de peine.

Les Droits des Femmes ne concerneraient donc plus les femmes musulmanes de France. En somme, vous nous proposez donc un Ministère des Droits de certaines Femmes, dont seraient exclues les femmes musulmanes qui souffrent en silence, contraintes à porter le voile, le hijab, le niqab ou la burqa…

Vous me direz que ces femmes ont «choisi» de porter le voile ou la burqa librement… Le croyez-vous? Sincèrement? Peut-on parler de choix libre et éclairé lorsque celui-ci résulte de pressions continues, quotidiennes, de la communauté et des religieux qui sont de plus en plus présents dans les quartiers oubliés de la République? Croyez-vous comme Esther Benbassa que les «femmes mettent le voile pour être tranquilles dans leur cité» ont vraiment fait un choix?

Le voile ou les insultes, le voile ou les agressions…jusqu’à ce qu’elles cèdent… Il ne s’agit pas de choix, il s’agit de renoncement et de peurs…Et tout cela se passe chez nous en France!

Ces femmes ont été abandonnées par des politiques lâches et incapables de se saisir de ces sujets par crainte d’être insultés d’islamophobe, de raciste, voire de colonialiste.

Le Figaro