Articles par FDEBRANCHE

Argentine : Condamnée à 8 ans de prison pour avoir avorté

Le Comité des droits de l’homme des Nations unies a appelé vendredi l’Argentine à libérer une femme condamnée à huit ans de prison pour avoir, selon la justice, subi un avortement, pratique illégale dans ce pays.

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Dans un communiqué, le Comité évoque «l’affaire Belén», une jeune femme aux faibles revenus de 27 ans, emprisonnée depuis deux ans et condamnée en avril dernier à huit années de prison par un tribunal de Tucumán (nord) pour avoir avorté.

L’avortement est interdit en Argentine. Il est uniquement autorisé lorsque la grossesse est le fruit d’un viol ou qu’elle met en danger la vie de la mère.

Appel à la dépénaisation

«L’Etat (argentin) doit revoir ‘l’affaire Belén’ à la lumière des standards internationaux en la matière en vue de la libération immédiate de la jeune femme», a déclaré le Comité dans le texte. Et d’appeler Buenos Aires à «envisager la dépénalisation de l’avortement».

La jeune femme avait été admise le 21 mars 2014 dans un hôpital public du nord du pays avec de fortes douleurs abdominales. Selon son avocate Soledad Deza, Belén était en train de faire une fausse couche.

«A en croire son dossier médical, Belén était enceinte d’environ 20-22 semaines à son entrée à l’hôpital au moment de sa fausse couche», a expliqué l’avocate.

«Mais quelques heures plus tard, un foetus de 32 semaines a été retrouvé dans les toilettes, c’est à elle qu’il a été attribué, sans aucun test ADN», a-t-elle poursuivi.

Arrêtée à l’hôpital

D’après Me Deza, «l’équipe de soin a dénoncé Belén à la police qui l’a arrêtée à l’hôpital».

«Je ne savais même pas que j’étais enceinte», a récemment déclaré Belén dans une lettre ouverte.

Selon les estimations de plusieurs ONG, en Argentine, parmi les 500’000 femmes qui avortent, une centaine meurt chaque année.

24 Heures

Nice : Le Raid et la BRI défoncent par erreur la porte d’un couple d’octogénaires

Ce samedi matin, les forces d’intervention de la police nationale ont perquisitionné leur immeuble de la rue Marceau à Nice, dans le cadre de l’enquête sur Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, le tueur de la Prom’. Mais ils se sont trompés de porte.

La peur de sa vie pour ce couple d’octogénaires. Ce samedi matin, les forces d’intervention de la police nationale ont perquisitionné leur immeuble de la rue Marceau à Nice, dans le cadre de l’enquête sur Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, le tueur de la Prom’. Mais ils se sont trompés de porte.

Réveil brutal donc pour Françoise et Pierre Caputo, 80 et 82 ans. A 6 heures du matin la porte d’entrée de leur appartement, située en étages, explose sous le fait d’une cartouche tirée par le Raid et la BRI. Le chambranle cède sous les coups de pieds. Encore sous le choc, Pierre Caputo gémit. « J’ai eu très peur. Je suis déjà malade. Nous étions en train de dormir. Ils sont rentrés et ont même cassé une porte intérieure. » Françoise Caputo, 80 ans, a vu débarquer la colonne d’assaut dans son appartement. « Ils étaient tous là à nous dire «Ne vous inquiétez pas madame, on est la police». Mais enfin, quand on casse une porte on doit savoir qui c’est ! »

Erreur de porte d’entrée. Au même étage, mais en face, se trouvait la «cible» des forces d’intervention, un jeune homme de 20 ans interpellé quelques minutes plus tard. Il est actuellement en garde à vue.

L’appartement de François et Pierre porte les stigmates de l’intervention du matin : baguette de porte arrachée, porte intérieure explosée également. Pierre Caputo peine à se remettre de l’assaut. « Je n’ai jamais rien fait de ma vie. Pourquoi ils m’ont fait ça ? Je ne me sens pas bien. J’étais déjà malade. je me soignais pour la tête », lâche-t-il dans un souffle. Dans l’appartement voisin, la famille de l’interpellé dément avec force qu’il ait quelque chose à voir avec le terroriste.

Coïncidence incroyable, c’est dans cette même rue qu’une fillette de 6 ans avait été blessée le 20 novembre dernier lors d’une intervention du Raid. Dans un immeuble situé à quelques dizaines de mètres seulement, les forces d’assaut s’étaient également trompées de porte, et la fillette avait alors été superficiellement blessée au cou et à l’oreille.

Nice Matin

Troyes : des tags racistes bombés sur une propriété privée

Un Troyen a été victime d’inscriptions à caractère raciste taguées sur l’enceinte de sa maison dans le quartier des Tauxelles.

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’est un quartier très calme, je ne comprends pas. Pourquoi chez moi ? Je ne fais pas de politique, s’étonne Denis Denizot. J’ai découvert ces inscriptions à 5 h ce matin en partant travaillerÇa fait 20 ans que nous habitons là et je n’ai aucun problème. » Selon lui, les faits se seraient produits dans la nuit de jeudi à vendredi, vers minuit.

L’Est Eclair

 

«Je suis raciste à mort, je suis FN» la parole raciste se libère après l’#AttentatNice

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Nice, vendredi. Gérard, retraité de 67 ans, montre du doigt le gouvernement qui « a fait preuve de laxisme », selon lui

Les festivités du 14 Juillet ont été stoppées brutalement, lorsque Mohamed Lahouaiej Bouhlel est arrivé à pleine vitesse au volant d’un 19 t. Dans le centre-ville, la parole raciste se libère… Reportage.

Il est 8 heures, jeudi matin, quand un jeune quadra à vélo hurle sur la promenade des Anglais bouclée aux voitures et encore désertée par les badauds : « La France aux Français, la France aux Français ! » Un message attisant la haine qui était partagé au lendemain du carnage par des milliers d’utilisateurs de Twitter, à travers le hashtag « Islam hors d’Europe ». Mais aussi par plus d’un Niçois, dans une région où, à chaque élection, le Front national réalise des scores élevés.

Gérard, par exemple, retraité de 67 ans, est sur cette même longueur d’onde extrémiste. Il ne s’en cache pas, il vient d’ailleurs spontanément nous interpeller pour « vider [son] sac ». « Moi, je suis raciste à mort, je suis FN et je le dis », lâche-t-il en exhibant sa carte d’adhésion 2016 affichant le visage de Marine Le Pen.

Il l’annonce même haut et fort devant des habitants issus de la diversité. « Nice commençait à être chaud pour le FN et là, ça va chauffer sévère », pronostique-t-il. Dans son quartier de Carras, où il « voit des voilées partout », le sexagénaire est prêt à en découdre « avec les Arabes », « Ces mecs-là » qui, « si ça continue, nous gouverneront un jour ». « Des milices, j’y crois, je serai le premier dans la rue pour castagner », prévient-il, des « larmes de colère » aux yeux. La poche gauche de son bermuda abrite déjà un Taser, celle de droite une bombe lacrymogène. Il montre du doigt le gouvernement qui « a fait preuve de laxisme » avant que deux passants ayant entendu ses propos n’acquiescent.

Marie-Pierre, patronne d’une librairie dans le Vieux-Nice, s’inquiète de cette parole libérée, ouvertement islamophobe. « J’ai peur d’une montée du racisme. Ces derniers temps, j’avais déjà senti des tensions entre certains de mes clients aux origines différentes », observe-t-elle.

René, septuagénaire, y voit « un échec de l’intégration ». « Mais maintenant, on ne peut plus rien faire, il est beaucoup trop tard, ils sont français. La seule solution, c’était de les renvoyer chez eux il y a déjà longtemps », fulmine-t-il.

Au cours Saleya, réputé pour son marché aux fleurs, Roger, un touriste, échange avec Philippe, un restaurateur du coin. « Ces gens-là ne devraient pas avoir le droit d’être sur notre territoire, il faut nettoyer tout ça », suggère le premier. « Mais non, il y a des gens merveilleux chez les Tunisiens, j’ai déjà travaillé avec eux, je n’ai eu aucun problème. Des dingues, il y en a partout dans le monde, on n’est pas plus en danger à Nice qu’ailleurs. On ne peut pas empêcher les fous d’être fous ! La vraie question, c’est : Mais où était la police ? » s’interroge le second.

Le Parisien

Marseille : un élu du FN jugé pour loyers impayés

Il qualifie l’affaire d »humiliante« . Se dit « harcelé » et envisage de porter plainte au pénal. En attendant, c’est bien lui qui est convoqué le 28 juillet prochain devant le tribunal d’instance de Marseille pour un jugement en référé concernant une assignation en expulsion de son logement de la rue Breteuil (6e).

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Membre du Front national, élu au conseil municipal de la ville de Marseille et au conseil de territoire Marseille Provence, Michel Cataneo est poursuivi par la propriétaire de son appartement de 85 m² au 1er étage d’un immeuble pour loyers impayés. Une affaire qui pourrait rappeler « la phobie administrative » du député PS Thomas Thévenoud en « incapacité » de payer ses impôts, sauf que l’élu local se dit vraiment dans la « m…de » financièrement.

« Mauvais timing »

« Je peux le comprendre. Je dois dire que j’ai été conciliante et attendu patiemment, mais il se moque de moi« , explique furibarde Nadine Di Guardia. Raison de sa colère : 9 mois de loyers impayés, soit un total de près de 6 500 €. « Et sans compter les frais d’huissiers« , peste la requérante.

Touchant une indemnité de 1 600 € nets au conseil municipal, l’élu – qui se dit consacré à la vie politique – explique être désormais prélevé à la source pour sa précédente dette. « Il ne me reste donc que 900  pour vivre avec 5 enfants à charge. Je n’ai pas de compte en Suisse. Je survis« , lâche-t-il résigné assurant qu’il recouvrera l’ensemble de ses indemnités en novembre prochain.

« À ce moment-là, je pourrai commencer à payer mes loyers« , assure-t-il. Pas de quoi convaincre sa propriétaire qui a choisi d’assurer sa propre défense à l’audience, tout comme Michel Cataneo. « Je ne peux pas m’offrir un avocat« , conclut l’élu.

La Provence

Adrien Candiard : «Penser connaître l’islam en ouvrant le Coran est illusoire»

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Si le Coran est la source de toutes les traditions, peut-il être pour autant considéré comme le « vrai visage » de l’islam ? 

La référence à la révélation coranique est classique, mais penser connaître l’islam en ouvrant le Coran est tout à fait illusoire. On peut le lire et l’interpréter de manières très différentes. Ce livre saint est polysémique. On ne connaît pas le sens de tous les mots anciens avec certitude. Quelqu’un doit nous en donner la clé. La tradition musulmane, via ses différentes écoles, compose diverses clés. En tant que non-musulmans, nous ne pouvons pas définir qui a raison. Il serait tentant de considérer que l’approche historico-critique est la vraie interprétation, car c’est le sens que l’Occident veut lui donner. Mais cela ne nous concerne pas. Son sens apparemment littéral n’est pas nécessairement son sens véritable.

Dans l’interprétation du Coran, quelle place occupe le raisonnement logique face au texte révélé ? 

En regardant l’histoire de l’interprétation coranique, on s’aperçoit que tout est possible. Le chiisme a ses propres règles et, au sein du sunnisme, on retrouve une grande diversité. La plupart des musulmans s’attachent aux interprétations de la Tradition, avec une vraie diversité en son sein. On a pu donner des interprétations spirituelles de certains versets très juridiques.

Mais aujourd’hui, une approche plus littéraliste a le vent en poupe. Elle interprète les versets sans raisonnement, essentiellement à partir de la tradition prophétique. Pour aborder la question de la rationalité en islam, il faut néanmoins différencier l’approche occidentale – marquée par les Lumières et une affirmation rationaliste comme sortie possible de la religion – de la civilisation islamique où le rationalisme n’apparaît pas toujours comme la voie vers la tolérance.

Ainsi, au IXesiècle, des mouvements rationalistes ont pu être violents. Le calife abbasside Al-Mamun a décidé de faire de la théologie mutazilite – une version rationnelle du credo musulman – la forme officielle de la religion. Malgré une tentative d’imposition par la force à l’aide de la Mihna, l’inquisition musulmane, il n’y est pas parvenu. Encore aujourd’hui, la raison est très souvent affirmée par certains fondamentalistes comme fondement de leurs certitudes.

Vous affirmez que, si le Coran est la théorie, la pratique de l’islam découle plutôt des hadiths, les propos du Prophète. 

À côté du Coran, un vaste corpus de textes racontant les paroles et actes du Prophète a été rassemblé à partir d’une tradition orale, deux siècles après la mort de Mahomet. Objets de nombreuses discussions sur leur authenticité, ces hadiths ont une importance considérable. Il s’agit de chercher la source du droit concret. Si le Coran affirme qu’il faut prier, il ne dit pas comment. Ce sont les hadiths qui racontent comment le Prophète priait, et enjoignent les musulmans de l’imiter. La vie du Prophète sert ainsi d’interprétation du Coran.

En Occident, le terme de sharia fait peur et est souvent associé à un corpusjuridique. Cette expression, qui désigne « la voie de Dieu », est-elle un véritable ensemble législatif ? 

La sharia, c’est la voie que Dieu trace pour nous, ce qu’il nous demande. Difficile pour un musulman de se prononcer contre la sharia : cela signifierait qu’il est contre la volonté de Dieu. En général, ce terme est employé pour parler de l’Arabie Saoudite, sharia devenant synonyme d’arriération totale et de barbarie. En réalité, ce pays applique des règles traditionnelles de l’école hanbalite, particulièrement rigoriste. Mais cette application n’est qu’une manière d’envisager la sharia. D’autres écoles traditionnelles de droit proposent des règles différentes. Parfois, ces applications ne sont pas forcément juridiques : pour certains groupes soufis, la volonté de Dieu est d’abord du niveau de la spiritualité. Enfin, les juristes rédigeant aujourd’hui les codes civils dans les pays musulmans n’ont pas l’impression de s’éloigner de la volonté de Dieu.

Le Monde Des Religions

Proche de Trump, Newt Gingrich veut expulser les musulmans «qui croient en la charia»

Après l’attentat à Nice, l’ancien speaker a annoncé qu’il faudrait tester tous les musulmans pour voir s’ils croient «en la charia».

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Après l’attentat du 14 juillet à Nice, le candidat républicain Donald Trump a repris ses critiques habituelles en cas d’attaque terroriste: il a accusé Hillary Clinton d’avoir «créé Daech avec sa stratégie stupide» au Département d’État, et accusé Barack Obama d’accueillir trop de réfugiés syriens potentiellement terroristes.

Il a notamment déclaré sur Fox News qu’il serait «très extrême en matière de contrôle des papiers», et qu’il n’accepterait personne venant de «nations terroristes»une idée floue dans la mesure où de nombreux terroristes viennent de pays comme la France, la Belgique ou la Tunisie, pas nécessairement la Syrie ou l’Irak.

Mais le commentaire le plus controversé de l’après attentat est venu de Newt Gingrich, un ancien speaker républicain de la Chambre des représentants qui était sur la liste potentielle des vice-présidents de Trump. Il a déclaré sur Fox News:

«La civilisation occidentale est en guerre. Franchement, on devrait tester chaque personne ici qui est d’origine musulmane. S’ils croient en la charia, ils devraient être expulsés.»

Une telle loi serait incompatible avec la constitution américaine qui interdit le fait de discriminer les gens en fonction de leur religion.

Gingrich a aussi suggéré, comme l’avait déjà fait Trump, que toutes les mosquées américaines soient surveillées, et que le fait de regarder un site pro-Daech ou pro-terroriste devienne passible de prison. 

Amalgame

L’autre problème avec la déclaration de l’ancien speaker sur la charia, c’est qu’elle révèle qu’il ne comprend pas vraiment ce que ce mot veut dire. Comme le précide Jeffrey Goldberg dans The Atlantic:

«Parmi les pays qui combattent Daech, il y a plusieurs pays majoritairement musulmans, dont certains sont gouvernés par la loi islamique [la charia]».

Dire qu’il faut expulser les musulmans qui «croient en la charia» est absurde dans la mesure où il existe plusieurs interprétations de la charia, certaines fondamentalistes, certaines plus progressistes. Mais chez de nombreux républicains aux États-Unis, «charia»est simplement devenu synonyme d’islamisme et de terrorisme. Ce manque de nuance est contre-productif, explique Jeffrey Goldberg:

«Attaquer la charia de manière si générale revient à insulter les musulmans qui ne soutiennent pas Daech et qui sont dégoûtés par le terrorisme djihadiste.»

Slate

La Grande Mosquée de Paris fête ses 90 ans

Ce vendredi 15 juillet, la Grande Mosquée de Paris fête ses 90 ans. Inaugurée en 1926, elle a été construite pour remercier les musulmans d’Afrique du Nord de leur sacrifice pour la France pendant la Première Guerre Mondiale. Tout un symbole à l’époque, qui ne résonne plus pareil en 2016.

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Elle est bien loin des 671 ans de la cathédrale Notre-Dame de Paris, mais la Grande Mosquée commence à devenir une dame âgée. Elle fête ce vendredi 15 juillet, les 90 ans de son inauguration, en 1926, près du Jardin des Plantes, dans le 5è arrondissement de Paris, pour remercier les « Français d’Afrique du Nord » de leur sacrifice à Verdun particulièrement, lors de la Première Guerre Mondiale.

« Dès la fin de la guerre, dès l’armistice, le gouvernement français a décidé de proposer à l’Assemblée Nationale de voter un budget de construction d’une mosquée à Paris, raconte Dalil Boubakeur, le recteur de la Grande Mosquée de Paris. Et la proposition a été immédiatement votée à l’unanimité des deux chambres. C’est pour nous un événement exceptionnel d’amour, de confiance et de certitude dans l’avenir d’un destin commun d’une France qui allait devenir en grande partie musulmane. »

Symbole de l’amitié franco-musulmane de l’après-guerre

Le recteur y voit donc, un message et un symbole de paix « pour que l’ensemble de cette population nationale, française, des deux bords de la méditerranée ne forme qu’un ilot d’amitié, de fraternité de coop, tout pour vivre ensemble. » D’ailleurs, le jour de l’inauguration, le Préfet de la Seine aura ces mots : « Les Musulmans sentiront que la France et Paris les accueillent non comme des étrangers, mais comme des frères ! »

Que reste-t-il 90 ans plus tard ?

Mais alors qu’il sort de la Mosquée, 90 ans plus tard, Mohammed ne se sent pas comme un étranger en France, mais pas comme un frère non plus. « Il y a toujours la peur de l’autre parce qu’on ne se connaît pas. Mais pas seulement en France, partout dans le monde ça va mal. » Ce fidèle n’a pas la solution pour vivre ensemble, mais il veut « rester optimiste. »

France bleu

Attentat de Nice : Le tueur lié à Daesh était bisexuel


Il disait « Les Arabes j’aime pas trop parce qu’ils salissent notre image. La religion, il s’en foutait. »

Antony, 30 ans, chauffeur-livreur à Mulhouse, a connu Mohamed Lahouaiej-Bouhlel à Nice entre 2012 et 2015. 

« Il buvait de l’alcool »

Lorsqu’Antony rencontre pour la première fois Mohamed, ce dernier lui conseille de passer son permis poids lourd pour devenir chauffeur-livreur comme lui. « C’était quelqu’un de gentil, d’assez réservé, serviable », se souvient le Mulhousien qui insiste : « Il buvait de l’alcool, il disait ‘Les Arabes j’aime pas trop parce qu’ils salissent notre image’. La religion, il s’en foutait. »

 L’Alsace


Attentat de Nice: Mohamed Lahouaiej Bouhlel buvait de l’alcool, mangeait du porc, prenait de la drogue et frappait sa femme

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Photo de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel prise l’été 2015 chez un ami à Nice.

 L’auteur de la tuerie de Nice avait fait une dépression au début des années 2000 et ne s’occupait pas des questions de religion, a affirmé son père en Tunisie.

Sud Info


L’auteur de l’attentat de Nice «peu religieux, ne prie pas, et pratique la salsa»

Un homme a foncé, avec un poids lourd de location, sur la foule à Nice jeudi soir après le feu d’artifice. Le dernier bilan fait état de 84 morts et d’une cinquantaine de blessés en urgence absolue. Le conducteur, dont une pièce d’identité a été trouvée sur place, un chauffeur-livreur de 31 ans, de nationalité tunisienne, du nom de Mohamed Lahouji Bouhlel, « inconnu des services de renseignement ». 

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Le conducteur du camion qui a foncé sur la foule niçoise ce jeudi soir était connu des services de police mais essentiellement pour des faits de droit commun. Il s’agit d’affaires assez mineures de violences, notamment conjugales. L’homme n’est pas fiché S pour radicalisme et n’est pas connu pour des faits en lien avec le terrorisme.

Selon le procureur de la République de Paris, François Mollins, l’homme était connu des services de police et justice, pour des faits de menaces, violences, vols et dégradations commis entre 2010 et 2016. Il avait été condamné le 24 mars 2016 par le tribunal correctionnel de Nice à une peine de 6 mois d’emprisonnement avec sursis pour des faits de violences volontaires avec arme commis en janvier 2016.

Une des envoyés spéciaux de France Info à Nice, Mathilde Lemaire, s’est rendue sur les lieux d’une des opérations de police menées vendredi matin dans un quartier au nord de Nice. Les policiers ont perquisitionné le domicile d’un homme de 31 ans, du nom de Mohamed Lahouji Bouhlel, qui serait le conducteur du camion de l’attentat sur la promenade des Anglais.

Un « homme peu religieux, ne priant pas, n’allant pas à la mosquée, aimant la salsa et les jolies filles »

Selon un de ses voisins rencontrés par France Info et qui le connaissait bien pour être originaire du même village en Tunisie, le conducteur présumé était « un homme assez ordinaire, arrivé de Tunisie il y a quelques années de la région de Sousse ». « Il était chauffeur livreur et venait d’obtenir depuis moins d’un an son permis poids lourd ».

Les autres voisins de cet homme ont eux dit à la journaliste de France Info sur place que « c’était un homme peu religieux, ne priant pas, n’allant pas à la mosquée, aimant la salsa et les gonzesses » et que « le mois dernier il avait commencé le ramadan mais ne l’avait pas terminé ».

« Il joue de la salsa, fait de la musculation et fréquente des gonzesses… Pour moi, il a pété les plombs » raconte ce voisin de l’auteur présumé de l’attentat de Nice.

Ils ont décrit aussi « un homme seul et en rupture avec ses proches, notamment fâché avec sa famille en Tunisie où il n’était pas retourné depuis des années ». Les personnes rencontrées par France Info ont aussi indiqué qu’il était « récemment divorcé ou en instance de divorce » et « avait pris un appartement distinct de celui de sa compagne et de ses trois enfants« .

France Tv Info

Attentat de Nice : « une dizaine de familles musulmanes en deuil »

Après avoir perdu sa femme, un tunisien apprend la mort de son enfant de 4 ans

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L’espoir s’éteint pour le petit Killian. Il était recherché par son père depuis l’attentat

Le petit Killian, 4 ans, figure parmi les victimes du camion fou du 14-Juillet.

Pressentie par les témoins présents à la sortie de l’hôpital Pasteur 2 ce samedi, l’effroyable nouvelle nous a été confirmée par les proches de la famille.

Dévoré par l’angoisse après 36 heures de recherches infructueuses, Tahar, 39 ans, déjà éprouvé par la mort de sa femme Olfa sur la Prom’, a parcouru les hôpitaux depuis la tragédie. Sans succès.

Alors, ce samedi matin, Tahar a tenté de forcer les grilles de l’hôpital dans l’espoir de retrouver son fils. « Trois psychologues nous ont reçus », témoigne Hamadi, ami intime de Tahar. « A nos questions, elles n’ont rien répondu. Mais elles nous ont fait comprendre, par des signes de tête, que c’était fini. »

Fou de douleur, Tahar a laissé exploser sa colère à la sortie de l’hôpital, à 11h30, devant les nombreux journalistes présents.

« Il ne veut voir personne. Il est anéanti. Avec Killian, ils avaient un rapport fusionnel », témoignent Hamadi et ses filles. Selon ces proches, les démarches sont en cours afin de rapatrier les corps d’Olfa et Killian en Tunisie, leur pays d’origine.

Nice Matin


Mohamed, Olfa, Bilel : 3 victimes tunisiennes dans la tuerie de Nice

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Le nombre de victimes tunisiennes de l’attentat de Nice, qui a eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi faisant 84 victimes et une centaine de blessés, a augmenté pour atteindre le nombre de trois.

Contacté par le HuffPost Tunisie, l’ambassadeur de Tunisie en France, Mohamed Ali Chihi a déclaré que l’attentat de Nice aurait fait trois victimes tunisiennes à savoir Mohammed Ben Abdelkader Toukabri, Bilel Labbaoui et Olfa Khalfallah

Interrogé sur l’origine tunisienne de l’auteur de l’attentat, l’ambassadeur a refusé de donner plus d’ informations expliquant qu’il n’y avait ‘rien d’officiel pour l’instant’.

Huffington Post


Un père tunisien ayant perdu sa femme durant les attentats recherche activement son fils


Le conducteur du poids-lourd n’a fait aucun tri lorsqu’il a foncé dans la foule rassemblée par milliers sur la Promenade des Anglais pour assister aux feux d’artifice du 14-Juillet. Ce moment festif s’est achevé sur un carnage qui a fait au moins 84 morts de tous âges, de toutes origines et de toutes confessions. 

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Au moins « une dizaine de familles musulmanes sont endeuillées » par la mort d’un proche, rapporte auprès de Saphirnews Boubekeur Bekri, vice-président du Conseil régional du culte musulman (CRCM) Provence-Alpes Côte d’Azur. Celui qui est aussi recteur de la mosquée Al Forqane à Nice a même authentifié au moins « cinq décès »au sein de la communauté musulmane locale. Dans ce triste bilan, confie-t-il la voix fébrile, une femme a perdu son mari, sa sœur et son enfant, fauchés par le camion fou… La première victime de l’attaque serait par ailleurs musulmane : une mère de sept enfants qui « portait le voile, pratiquait un islam du juste milieu. Un vrai islam », a témoigné auprès de L’Express son fils.

Au lendemain de l’attaque, Boubekeur Bekri s’attend à prendre connaissance de davantage de familles musulmanes touchées par le drame à l’heure du grand rassemblement hebdomadaire de la prière du vendredi. « Dès qu’on a appris la nouvelle vers minuit, une délégation d’imams s’est rendue au Centre universitaire méditerranéen (CUM, où sont installés le QG de crise et une cellule psychologique, ndlr) pour réconforter les familles qui ont frappées par cette tragédie. Nous nous sommes rendus disponibles aux autorités », nous fait-il part.

Des prières de l’absent organisées

Avec le Rassemblement des imams des Alpes-Martimes (RIAM)* constitué à la fin du mois du Ramadan et qui compte la plupart des responsables cultuels de Nice, il a d’ores et déjà été décidé que « les prêches du vendredi soient dédiés à cette catastrophe, suivies de la prière de l’absent » en faveur des victimes.

« Nous avons aussi décidé de lancer pendant la prière du vendredi un appel à se rassembler demain matin (samedi) devant l’Etablissement français du sang (EFS) pour faire le don du sang », déclare le recteur, qui prévoit « un contrôle de sécurité plus important » aux abords des mosquées de la région.

A l’heure où fleurissent, comme à chaque attentat, des messages de haine à l’encontre des musulmans sur la Toile, « il faut faire preuve de solidarité nationale parce que nous en avons tous besoin, musulmans ou pas, dans ces moments tragiques qui peuvent être malencontreusement exploités », lance-t-il.

*Le RIAM, qui rassemble le CRCM PACA et l’Union des Alpes-Maritimes (UMAM), a été constitué dans l’objectif de coordonner les activités des imams de la région et de construire un discours unifié sur les grands défis qui traversent la société et les musulmans.

Bayonne : un prêtre soupçonné de pédophilie mis en examen

L’abbé Jean-François Sarramagnan, 53 ans, est soupçonné de pédophilie sur son neveu, mineur au moment des faits présumés.

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Un prêtre du diocèse de Bayonne, soupçonné de faits de pédophilie, a été mis en examen le 7 juin a indiqué jeudi le procureur de la République de Bayonne.

Le neveu du prêtre. « Il a été mis en examen pour des faits de pédophilie sur un mineur », a déclaré Samuel Vuelta Simon, confirmant une information parue dans la presse régionale. « Le juge d’instruction a été également saisi supplétivement d’une autre affaire concernant deux mineures qui avait été classée en 2008.

Le juge poursuivra son enquête sur l’ensemble de ces faits », a-t-il ajouté. Les faits pour lesquels l’abbé Jean-François Sarramagnan a été mis en examen début juin concernent le neveu du prêtre, aujourd’hui âgé de 38 ans, qui réside en Belgique et avait 12 ans au moment des faits. C’est la mère de la victime, ex belle-sœur du prêtre, qui avait déposé plainte en avril dernier.

Sa hiérarchie au courant. Les faits de pédophilie de l’abbé Sarramagnan étaient connus de la hiérarchie ecclésiastique depuis au moins 2008. Suspendu une première fois de ses fonctions en 2008 et placé dans une abbaye dans les Hautes-Pyrénées, à Tournay, il avait été réintégré dans le circuit ecclésiastique en 2010 par l’évêque de Bayonne, Mgr Marc Aillet, auquel le prêtre avait avoué les faits. En 2016, l’abbé Sarramagnan, 53 ans, était encore en contact avec des mineurs comme prêtre à la paroisse de Saint-Pierre-d’Irube, dans les Pyrénées-Atlantiques, et adjoint au directeur diocésain, en charge de l’enseignement catholique.

Europe

Boris Johnson le nouveau ministre des affaires étrangères britannique, soutient Israël et condamne BDS

Boris Johnson, l’homme qui a presque succédé à David Cameron et a été nommé mercredi ministre des Affaires étrangères de la Grande-Bretagne par la nouvelle Première ministre Theresa May, s’est forgé une réputation comme homme politique résolument pro-israélien – si bien qu’il a même réussi à prendre ses distances avec ses déclarations passées sur les Palestiniens.

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May aussi est considérée comme une bonne amie de la communauté juive d’Israël et de la Grande-Bretagne, et a appelé l’Etat juif « l’accomplissement de nombreuses générations de lutte ».

La dernière visite de Johnson en Israël remonte en novembre, pour renforcer les liens technologiques entre les nations, au cours de laquelle il a déclaré que Londres était « un partenaire naturel pour les entreprises israéliennes qui cherchent à se développer ».

Lors de sa visite, Johnson avait rencontré les dirigeants israéliens et visité le musée Yad Vashem.

Johnson a déclaré dans un discours qu’il admire Israël pour « l’audace, le courage, la volonté de prendre des risques avec des exploits scandaleusement braves ».

Mais sa visite s’est avérée particulièrement mémorable pour des déclarations dans lesquelles il a rejeté ceux qui sont derrière le boycott, désinvestissement et sanctions anti-israélien, connu sous le nom de BDS, les qualifiant de « gauchistes universitaires en chemise de velours côtelé » – commentaires qui ont provoqué la colère côté palestinien.

« Je ne peux pas penser à quelque chose de plus idiot » que de boycotter « un pays qui lorsque tout est dit et fait est la seule démocratie dans la région, le seul endroit qui, à mon avis, est une société ouverte et pluraliste », a déclaré Johnson.

The Time Of Israel

Plus de 80% de porno sur les ordinateurs de Daesh, selon le chef du renseignement américain

La grande majorité des fichiers retrouvés par les enquêteurs américains sur les ordinateurs portables capturés chez des membres de Daesh contenaient de la pornographie, a révélé l’ancien dirigeant de l’Agence du renseignement de la défense (DIA).

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A la tête de la branche espionnage du Pentagone jusqu’en 2014, le lieutenant général Michael Flynn s’est confié au journal allemand Bild, qui publie une enquête sur sa longue expérience de la guerre contre le terrorisme.

«A un moment, nous avons en fait déterminé que le contenu des ordinateurs était à plus de 80% de la pornographie. Ces ennemis malades, psychopathes n’étaient pas seulement incroyablement hideux, mais aussi traîtres et tordus», continue Flynn.

Alors que Daesh punit officiellement le visionnage d’images ou de films pornographiques par des coups de fouet, le lieutenant général américain explique que cette découverte l’a aidé à «mieux comprendre l’adversaire».

Ces nouvelles révélations s’ajoutent à de précédentes découvertes sur les habitudes peu orthodoxes des martyrs de l’organisation terroriste. On avait par exemple appris qu’une «quantité considérable» de pornographie avait été retrouvée dans la cachette pakistanaise de l’ancien dirigeant du groupe djihadiste al-Qaïda, Oussama Ben Laden.

RT

Fêtes de Pampelune en Espagne: 15 personnes arrêtées pour agressions sexuelles

Quinze personnes soupçonnées de viols ou d’agressions sexuelles ont été interpellées depuis le début des fêtes de la San Fermin à Pampelune, en Espagne, a annoncé la mairie. Quinze plaintes au total ont été enregistrées depuis le 6 juillet.

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Deux des personnes appréhendées ont cependant été relâchées sans poursuites et une des plaintes a été classée.

L’agression sexuelle est définie par le code pénal espagnol comme une atteinte « à la liberté sexuelle d’autrui en utilisant la violence ou l’intimidation », alors que l’abus sexuel, incluant les attouchements, est défini comme une atteinte au consentement d’autrui sans violence ni intimidation.

Samedi, une Française de 22 ans a porté plainte pour viol. Selon la presse, elle a été violée dans les toilettes d’un parking samedi soir. En début de matinée, cinq hommes avaient été écroués pour un autre viol, collectif, qu’ils avaient filmé.

Six agressions sexuelles

Les autorités ne précisent pas si les deux autres plaintes pour agression sexuelle concernent aussi des viols.

Le maire de Pampelune, Joseba Asiron, a déclaré lundi ressentir « beaucoup de rage » face à ces événements. Mais, a-t-il ajouté, il y a peut-être « un deuxième facteur. Désormais les femmes dénoncent » ces faits.

Le soir même, des milliers de personnes se sont rassemblées dans les rues de Pampelune, arborant des mains en papier rouges où l’on pouvait lire « non c’est non », pour protester contre ces « agressions sexistes », avec le soutien de la mairie.

Des centaines de milliers de visiteurs affluent à Pampelune pour ces festivités traditionnelles en l’honneur de Saint Firmin, patron de la région de Navarre, qui remontent au Moyen Âge. Elles mêlent processions religieuses, concerts, bals, feux d’artifice, corridas et nuits de « fiesta » jusqu’au 14 juillet.

Swiss Info