Articles par FDEBRANCHE

Caen : pour une cigarette, un homme tabassé par 2 russes devant chez lui

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C’est un homme torse nu et effrayé que les gendarmes, appelés rue Basse à Caen (Calvados), découvrent dans la rue, dans la soirée du mardi 7 juin 2016. Celui-ci, à peine après avoir été déposé devant chez lui par un ami, est abordé par deux individus. L’un d’eux lui demande une cigarette et finit par lui proposer un joint. Sur ce, il reçoit un coup de poing en plein visage, avec pour toute parole : « Je t’enc… ! »L’autre l’empoigne par le col de son pull, tandis que son comparse continue à frapper. En arrachant son pull, la victime parvient à s’enfuir en courant, mais ses agresseurs le poursuivent.

Alexandre Michel, âgé de 23 ans et son comparse, âgé de 20 ans, d’origine Russe, ont été jugé en comparution immédiate par le Tribunal de grande instance de Caen le jeudi 9 juin 2016, pour violence en réunion. Son casier judiciaire est déjà bien chargé : Violence avec arme, violence conjugale, port d’arme, outrage, rébellion, consommation de stupéfiants.

Il écope de 12 mois de prison avec sursis et de 140h de travaux d’intérêt général. Il lui est interdit de fréquenter les bars et d’approcher la victime.

Alexandre Michel, quant à lui, s’en tire moins bien : 12 mois de prison, dont 3 mois ferme, assortis de 24 mois de mise à l’épreuve. S’y ajoute la révocation de son sursis de 6 mois. Il est de plus placé en mandat de dépôt.

Tendance Ouest

Un chevalier de la légion d’honneur jugé pour viols

Il était professeur, chercheur au CNRS, chevalier de la Légion d’honneur… Ce grand-père est aussi accusé d’avoir violé ou agressé sexuellement ses petits-enfants, des crimes qu’il a reconnus et dont il répondra à partir d’aujourd’hui devant la cour d’assises du Val-de-Marne.

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Cet homme de 89 ans encourt jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle, pour avoir violé une de ses petites-filles mineures, entre l’âge de sept et 14 ans, et agressé sexuellement deux autres de ses petits-enfants.

L’enquête a révélé que le grand-père avait agressé sexuellement entre 1992 et 2005 plusieurs de ses petits-enfants mineurs, garçons et filles, les prenait en photo nus et détenait des images pédopornographiques, zoophiles et sado-masochistes.

Verdict attendu jeudi

L’homme, professeur à l’université de Lille et médaille de bronze du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), a reconnu ses actes. Son expertise psychiatrique a révélé «des troubles du contrôle pulsionnel et une paraphilie pédophile».

Également colonel de réserve dans l’armée et chevalier de la Légion d’honneur, il aurait des années auparavant fait subir des attouchements à sa fille – des faits aujourd’hui prescrits.Le procès de trois jours doit se dérouler à huis clos, à la demande des victimes, avec un verdict attendu jeudi.

Vosges Matin

Arnaud jugé aux assises pour avoir donné 8 coups de couteau à sa compagne

En juin 2011, Arnaud Carenzini, étudiant nancéien de 23 ans, a mis huit coups de couteau à sa compagne qui venait de lui signifier la fin de leur relation. Jugé depuis hier aux assises, il nie l’intention d’homicide.

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Il  comparaît libre car placé sous contrôle judiciaire, a pris place dans le box, poursuivi pour « tentative de meurtre ». Il encourt jusqu’à 30 années de réclusion criminelle. Elle est assise aux côtés de son avocate.

Le 25 juin 2011, aux alentours de 2 h du matin, Arnaud Carenzini, 23 ans, a donné huit coups de couteau à sa compagne chez laquelle il avait débarqué en pleine nuit. Domiciliée rue de Saurupt, à Nancy, Aline, jeune femme de 21 ans, avait ouvert sa porte quand bien même elle avait signifié à son compagnon quelques jours auparavant la fin de leur relation.

« Elle m’a dit que je puais l’alcool, j’ai vu rouge… » Alice, qui le repousse, est frappée à coups de poing, tombe au sol et lui demande de quitter les lieux. La folie peut alors commencer. Dans la cuisine, Arnaud s’empare d’un couteau et frappe. A huit reprises. Il tente également de l’étrangler.

Arnaud Carenzini, qui n’a fait que 4 petits mois de détention provisoire, joue son avenir dans les heures qui viennent. Son futur est évidemment suspendu au verdict de ce mercredi.

Vosges Matin

Audrey Chabot rejugée en appel pour avoir noyé puis congelé ses deux bébés

Le procès en appel d’Audrey Chabot devant la cour d’assises du Rhône a commencé ce lundi matin. Cette femme de 36 ans est accusée d’avoir noyé dans un bac à douche puis congelé ses deux bébés, nés en octobre 2011 et novembre 2012 à Ambérieu-en-Bugey, dans l’Ain.

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Elle l’avait baptisé Colin

Audrey Chabot n’avait pas immédiatement donné la mort au premier des deux bébés. Elle l’avait même baptisé Colin, l’avait emmailloté dans un pull et l’avait nourri, dans son lit. Elle avait même expliqué à son fils de treize ans qui venait lui rendre visite qu’il s’agissait du bébé « d’une amie » qu’elle gardait.

Puis elle s’était résolue à lui donner la mort car elle « ne se sentait pas digne d’être une mère », pour avoir déjà été condamné en 2005 pour infanticide d’un nouveau-né. Mais elle avait décidé de conserver le corps, tout comme pour le deuxième. Et elle leur parlait parfois en ouvrant la porte du congélateur.

L’audition d’Audrey Chabot, notamment sur sa personnalité, devait avoir lieu dans l’après-midi.

Vosges Matin

Christophe condamné pour une violente agression sur un jeune de 18 ans

Le casier judiciaire du prévenu, Christophe Gosselin, ne plaide pas en sa faveur. Dix-huit mentions, dont sept pour des affaires de violences. À 24 ans, ce jeune homme originaire de Verton, qui réside chez ses parents, est très connu de la justice. Sa dernière condamnation remonte au mois d’avril 2014 et il est sorti de détention au début de l’année 2016.

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Le 4 juin, vers 2 h du matin, il se trouvait dans une discothèque du Touquet et se montrait menaçant envers tous les clients de l’établissement. Alcoolisé, il cherchait la bagarre avec tout le monde.

Verre éclaté dans la figure

Lorsqu’il est parti, il a attaqué un Touquettois de 18 ans au niveau de la rue de Paris alors que celui-ci sortait de la boîte de nuit avec une amie. L’agression, par-derrière, a été particulièrement violente. Le suspect a éclaté un verre dans la figure de sa victime. Conséquences, une plaie de dix centimètres en forme de « L », vingt-deux points de suture, plusieurs nerfs touchés, quinze jours d’ITT et une perte de sensibilité de la partie droite du visage. Le Touquettois a dû subir deux opérations.

Le tribunal a condamné Christophe Gosselin à cinq ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis et à l’interdiction d’entrer en contact avec sa victime. Une somme de 2 500 euros a été provisionnée dans l’attente d’une expertise concernant les dommages et intérêts pour la victime.

La Voix Du Nord

La police recherche cette femme qui a agressé une musulmane voilée avec son bébé

Une femme musulmane de London a été agressée à coups de poing et s’est fait cracher dessus dans une épicerie de London lundi soir. Elle faisait des courses au supermarché Superking sur la rue Wonderland Sud en compagnie de son bébé, lorsqu’une autre femme s’est approchée d’elle et a commencé à crier.

 

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La police de London a indiqué que l’agresseuse avait frappé la victime à plusieurs reprises et avait tenté de lui retirer son hidjab.

La victime souffre de blessures légères.

La police est toujours à la recherche de la suspecte qui a quitté le magasin immédiatement après l’incident.

« Nous souhaiterions comprendre par nous-mêmes les motivations de cette agression. Et après nous continuerons notre enquête. Pour l’instant, nous devons localiser cette suspecte et déterminer ce qui s’est exactement passé », a indiqué l’agente Sandasha Bough.

La suspecte serait dans la quarantaine, a de longs cheveux noirs et mesure environ 1 m 65. Elle portait lors de l’agression un chandail rouge arborant une feuille d’érable et le mot « Canada », un pantalon noir et un sac à main vert.

C’est la quatrième agression publiquement rapportée contre des minorités visibles à London depuis les huit derniers mois. Les précédentes ont impliqué des agressions physiques et des insultes raciales, notamment des commentaires haineux sur des panneaux de campagne au cours de l’élection fédérale l’an dernier.

Radio Canada

Armée australienne : de jeunes recrues forcées pendant des années à subir des viols

De nombreux viols et humiliations auraient eu lieu dans plusieurs centres de formation de la marine des années 1960 aux années 1980.

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Attouchements, fellations, pénétrations anales contraintes… De jeunes recrues de l’armée australienne ont été forcées pendant des années de subir ou de commettre des viols, souvent dans le cadre de violentes pratiques de bizutage, selon une commission d’enquête. La commission d’enquête royale australienne sur les réponses institutionnelles aux abus sexuels commis sur des enfants entamait mardi des auditions publiques sur le cas des Forces de défense australiennes (ADF), après avoir travaillé sur les abus commis au sein d’organisations religieuses, d’écoles ou des services sociaux.

La commission va se pencher en particulier sur deux centres de formation en service dans les années 1960 jusqu’aux années 1980, le HMAS Leeuwin en Australie-Occidentale, où étaient formées les recrues de la marine, et une école militaire à Balcombe, dans l’État de Victoria.

Des « rites de passage » qui duraient plusieurs mois

D’après l’avocat Angus Stewart, la commission a été contactée par 111 personnes au sujet d’abus commis sur des mineurs au sein des ADF, dont environ la moitié à Leeuwin ou Balcombe. « La Commission royale va entendre que la plupart des abus étaient commis par des recrues plus âgées (…) sur des recrues plus jeunes, dans le cadre de pratiques rituelles de bizutage destinées à soumettre et humilier les nouveaux arrivants », a-t-il dit.

Parmi ces abus, il cite le fait de recouvrir les parties génitales des nouveaux arrivants de cirage ou de dentifrice, de leur saisir les parties génitales dans la douche ou de les contraindre à plonger la tête dans la cuvette sale des W.C. avant de tirer la chasse.

« Les survivants raconteront qu’ils étaient soumis à des formes graves d’abus sexuels, y compris des attouchements, des fellations, des pénétrations anales par un pénis ou d’autres objets », a dit l’avocat.

Un témoin, présenté sous les initiales CJA, « racontera qu’il était régulièrement contraint de recevoir ou de pratiquer des fellations ou contraint à des relations anales actives ou passives durant les six premiers mois de son séjour à Leeuwin ».

Ces cinq dernières années, l’armée australienne a fait l’objet de deux enquêtes pour abus, à la suite de plaintes datant parfois des années 1940. Les ADF ont, depuis, engagé une série de réformes.

Le Point

#EURO2016 : interpellations pour violences avant Ukraine-Pologne à Marseille

Canon à eau et gaz lacrymogène, avant le match classé à risques Ukraine-Pologne. Des incidents ont éclaté mardi après-midi à proximité du stade Vélodrome à Marseille. La police a fait usage d’un canon à eau et de gaz lacrymogène et a procédé à plusieurs interpellations.

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Les incidents ont entraîné des mouvements de foule et ont eu lieu à environ une heure et demie du début du match, à 18 heures. Quelques bouteilles ont été lancées et une poubelle incendiée. Les forces de l’ordre ont utilisé plusieurs bombes et sprays lacrymogènes et brièvement employé le canon à eau. Le calme est revenu après un quart d’heure. Selon la source policière, un policier a été blessé à l’épaule lors de ces affrontements.

Quatre personnes ont été interpellées près du stade Vélodrome dans le cadre de ces violences, a indiqué la préfecture de police. Huit autres avaient été arrêtées plus tôt dans l’après-midi après de brefs incidents sur le Vieux-Port, a-t-on appris auprès de la même source. «Il y a eu une toute petite rixe, les forces de l’ordre sont tout de suite intervenues», a-t-il été précisé.

Un nouveau match à risques à Marseille

En début d’après-midi, des milliers de supporters polonais ont convergé depuis le quartier du Vieux-Port vers le stade Vélodrome. Certains ont notamment défilé derrière une banderole «Defenders of European Culture» («Défenseurs de la culture européenne»).

 

Le Parisien

Birmanie : les musulmans Rohingyas, possibles victimes de «crimes contre l’humanité»

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Le Haut Commissariat des droits de l’homme de l’ONU a rendu un rapport ce lundi 20 juin sur le traitement des minorités ethniques et religieuses en Birmanie. Il dénonce « une série de violations grossières des droits de l’homme contre les Rohingyas […] qui laisse supposer une attaque de grande ampleur ou systématique […] qui pourrait déboucher sur une possible accusation de crimes contre l’humanité devant un tribunal ».

Les Rohingyas constituent une minorité de plus d’un million de personnes vivant en Birmanie. Il s’agit d’une des minorités les plus persécutées au monde. Certains d’entre eux sont installés dans le pays depuis des générations, mais ils restent considérés comme des immigrés illégaux du Bangladesh voisin.

Dans l’Etat d’Arakan, situé dans l’ouest de la Birmanie, plus de 100 000 Rohingyas s’entassent toujours dans des camps de déplacés. En 2012, des violences intercommunautaires entre bouddhistes et musulmans ont fait plus de 200 victimes, notamment musulmanes.

Des « atteintes aux droits de l’homme » contre d’autres minorités

Le rapport de l’ONU souligne que les Rohingyas, apatrides, sont exclus du marché du travail, du système éducatif et de santé et soumis à des menaces pour leur vie et leur sécurité, au travail forcé, à la violence sexuelle. Les enfants rohingya ne reçoivent pas de certificat de naissance depuis les années 1990.

Même le mot « rohingya » est tabou en Birmanie

Le rapport du Haut Commissariat réclame une enquête globale sur la situation des minorités dans l’Etat d’Arakan et dans les autres zones de Birmanie, et « des enquêtes indépendantes sur les violations présumées du droit international des droits de l’homme et du droit humanitaire, y compris celles commises par des responsables de l’application des lois ».

Début mars, l’ONU avait lancé un signal d’alarme concernant la minorité des Rohingyas, toujours contrainte de vivre dans des « conditions terribles » avec notamment des enfants mourant faute d’accès aux soins. 

RFI

Syrie : une ONG porte plainte contre Lafarge pour financement de Daesh

Cinq mois après les révélations du Monde sur Lafarge, l’ONG Sherpa a déposé plainte à Paris contre le cimentier français notamment pour financement du terrorisme. Le quotidien avait publié en juin une enquête sur «les troubles arrangements» de Lafarge avec l’organisation Etat islamique. 

La plainte avec constitution de partie civile a été déposée mardi auprès du doyen des juges d’instruction, au nom de Sherpa, association spécialisée dans la «défense de victimes de crimes économiques», du Centre européen pour les droits constitutionnels et les droits de l’Homme (ECCHR) et de onze anciens employés du groupe en Syrie, pour obtenir l’ouverture d’une information judiciaire.

Elle vise des faits de financement du terrorisme, complicité de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, mise en danger, exploitation abusive du travail et négligence.

Le Parisien


Comment le cimentier Lafarge a travaillé avec Daesh en Syrie

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La cimenterie du groupe français Lafarge à Jalabiya, dans le nord de la Syrie, a payé des taxes à l’organisation Etat islamique entre 2013 et 2014, afin de continuer à fonctionner pendant la guerre. Inaugurée en 2010, la cimenterie de Jalabiya, dans le nord-est de la Syrie, était le fleuron du cimentier français au Proche-Orient. Mais l’année suivante, la guerre civile a éclaté. La direction de l’usine a cherché à la faire fonctionner le plus longtemps possible dans un environnement dangereux et instable.

  • Financement indirect de l’organisation djihadiste

A partir de 2013, la présence de l’organisation Etat islamique (EI) dans la région a contraint la cimenterie à négocier des droits de passage aux checkpoints tenus par les djihadistes pour ses camions. Il a aussi fallu se fournir auprès des négociants en pétrole, dont les champs étaient tenus par l’EI. Pendant un peu plus d’un an, Lafarge a ainsi indirectement financé l’organisation djihadiste. Jusqu’à ce que l’EI s’empare du site le 19 septembre 2014 et que Lafarge cesse ses activités.

  • L’usine abrite désormais les forces spéciales occidentales 

En février 2015, le site est pris par la milice kurde des YPG, soutenue par la coalition internationale contre l’EI. Désormais, la cimenterie désaffectée sert de base aux forces spéciales occidentales, françaises, américaines et britanniques, qui soutiennent discrètement les forces kurdo-arabes dans leur offensive en cours contre les djihadistes à Manbij et Rakka.

Le Monde

Canada : une tête de porc déposée devant une mosquée québecoise

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« Bonne appétit. » C’est le message à l’orthographe approximatif qui a accompagné le colis déposé au pied du Centre culturel islamique du Québec (CCIQ). Une tête de porc emballée tel un œuf de Pâques en chocolat a été retrouvée dans la matinée du dimanche 19 juin, au grand dam des fidèles. « La communauté reçoit ce geste avec un grand « pourquoi« . Ici, nous sommes de bons citoyens. De bons Québécois, de bons Canadiens. La seule différence est que nous sommes musulmans », déclare le président du CCIQ Mohamed Yangui.
Le Service de police du Québec doit analyser, lundi 20 juin, les images de vidéosurveillance afin d’identifier le coupable. Selon les responsables de la mosquée, la tâche ne devrait pas être difficile car « la caméra de sécurité le montre bien ». Les actes islamophobes de ce genre sont monnaie courante d’après Mohamed Yangui, qui en dénombre « environ un par année. Et c’est surtout durant le Ramadan, comme cette fois-ci ».

Certains interprètent ce geste comme une conséquence de la tuerie d’Orlando

Saphir News

Etats-Unis : un musulman se rendant à la mosquée tabassé par 3 hommes

Ils se tenaient en embuscade à proximité d’une mosquée du Bronx, trois hommes, tapis dans l’ombre et déterminés à nuire lors du recueillement nocturne propre au mois béni de Ramadan, ont brusquement surgi de la pénombre pour rouer de coups le premier musulman qui passait, en la personne du malheureux Mohammed Atique Achraf.

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Facilement repérable à son bonnet de prière blanc qui lui coiffait la tête et en faisait une proie de prédilection, ce fidèle n’imaginait pas qu’un terrible traquenard l’attendait jeudi dernier, au bout du chemin qui lui était si familier, l’empêchant d’atteindre son lieu de culte vers lequel il se pressait, comme chaque soir, pour accomplir la prière de Tarawih.

« Ils m’ont frappé et frappé encore, avant de m’abandonner sur le sol », a témoigné Mohammed Atique Achraf, visiblement sous le choc de cette agression, lâche et sauvage, qui lui a éclaté la lèvre et causé de nombreuses contusions et éraflures sur l’ensemble du corps, le laissant profondément meurtri dans sa chair et son âme.

« Ils ont proféré des injures racistes en m’attaquant par surprise, ce qui m’a littéralement paniqué », a-t-il souligné, en regrettant d’être incapable d’identifier ses assaillants qui déguerpirent très vite, une fois leur victime à terre, gisant sur le trottoir.

« Nous avons besoin de plus de présence policière dans la nuit autour de 22h30. Il faut que la prière de Tarawih soit sécurisée », insiste Mohammed Mujumder, membre du Comité de direction de la mosquée du Bronx.

Oumma

Mantes-la-Jolie : 4 751 € récoltés à la mosquée pour les policiers assassinés

La mobilisation de la communauté musulmane de la région de Mantes-la-Jolie se poursuit pour les policiers assassinés lundi dernier à Magnanville.

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La quête organisée par les mosquées du Mantois a permis de récolter 4 751 €. « Nous recevons encore quelques dons », précise Mehdi Berka, recteur de la mosquée de Mantes-la-Jolie.

Depuis le meurtre du commandant Jean-Baptiste Salvaing et de sa compagne lundi soir, la communauté musulmane montre des signes de mobilisation, aux Mureaux ou à Mantes-la-Jolie. Dimanche, près de 4 000 personnes ont défilé pour témoigner leur soutien à la famille du policier assassiné et à la police en général.

Le Parisien

Pourquoi Donald Trump attire tant de fans violemment antisémites

Sur Twitter, les juifs qui critiquent Trump sont harcelés par des trolls antisémites et le candidat républicain reste silencieux.

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En mars, la journaliste conservatrice Bethany Mandel a écrit un article intitulé «Depuis que je tweete sur Trump, j’ai tellement d’ennemis antisémites que j’ai dû acheter un revolver». Dans le journal The Forward, elle raconte que, depuis qu’elle a critiqué les fans de Trump sur Twitter après la primaire républicaine de Caroline du Sud, des fans néonazis du milliardaire lui ont dit, entre autres, qu’elle «méritait le four». Elle a reçu des menaces de mort sur Facebook et porté plainte.

En février, elle avait tweeté: «Je n’ai jamais autant reçu de tweets antisémites que depuis l’ascension de Trump.»

Ben Shapiro, un autre journaliste juif anti-Trump, a également été obligé de porter plainte. Il expliquait à Bethany Mandel «[avoir] reçu plusieurs menaces de mort et [dormir] avec un fusil près du lit». Après avoir quitté le site conservateur Breitbart, qu’il jugeait trop pro-Trump, Shapiro avait été visé par un torrent de haine antisémite. Sur Twitter, des trolls lui ont souhaité de finir dans une chambre à gaz avec sa femme et ses enfants.

Cibler les juifs sur Twitter

Plus récemment, Julia Ioffe, qui a écrit un article dans GQ sur Melania Trump, a déposé plainte, après un déluge de posts violents censés venger Trump. Pour l’occasion, les fans du candidat républicain ont ressorti les pires caricatures antisémites des années 1930 et ont même utilisé Photoshop pour poster des images de la journaliste avec une tenue de prisonnier de camp de concentration.

 

Le dernier cas en date est celui de Jonathan Weisman, un journaliste du New York Times, qui se fait insulter par des néonazis depuis qu’il a retweeté un article sur Trump intitulé «Voici comment le fascisme arrive en Amérique». Dans un éditorial, il a expliqué qu’il préférait retweeter les insultes pour conserver cette «base de données de la haine». Le seul message qu’il a envoyé à Twitter pour se plaindre est une image de lui décapité.

Dynamiser les jeunes d’extrême droite

Si Donald Trump, dont la fille Ivanka s’est convertie au judaïsme, n’a pas lui-même fait de déclarations antisémites, son discours xénophobe (particulièrement sur les Mexicains et les musulmans), nationaliste («L’Amérique d’abord» est son slogan de politique étrangère) et parfois complotiste plaît beaucoup à certains groupes suprémacistes blancs:

Le complotisme de Trump était particulièrement virulent en 2011 et 2012, lorsque le milliardaire a passé des mois à dire que Barack Obama était un musulman né au Kenya. Il a aussi insinué que le père de Ted Cruz était peut-être complice dans l’assassinat de John F. Kennedy, que les vaccins pouvaient causer l’autisme et que des milliers de musulmans du New Jersey avaient célébré les attentats du 11-Sseptembre.

Un des comptes Twitter du mouvement a pour photo de bio un portrait de Marion Maréchal-Le Pen. On peut y lire quotidiennement des messages racistes et antisémites, comme celui-ci, censé décrire l’Amérique idéale en cinq mots: «Donald Trump expulse toutes les personnes à la peau foncée.»

Suprémacistes blancs de l’ère internet

Le journaliste Yair Rosenberg, qui tweete beaucoup sur l’antisémitisme, explique qu’avant la campagne de Trump les insultes antisémites à son égard venaient surtout de personnes violemment anti-Israël, mais que, ces derniers mois, les trolls néonazis et suprémacistes blancs étaient devenus plus actifs sur Twitter.

C’est aussi l’impression de Josh Marshall, le rédacteur en chef du site Talking Points Memo, qui a récemment tweeté:

«L’ascension de Trump a radicalement fait augmenter les commentaires antisémites contre les juifs sur Twitter, et pas seulement les critiques hyper agressives d’Israël et du sionisme. Plutôt le style “sale youpin, retourne à Auschwitz”.»

 

Pendant sa campagne, Trump a même retweeté un post venant de @whitegenocide, un compte Twitter obsédé par l’idée d’un «génocide blanc» dans une Amérique multiculturelle.

Slate

 

Etats-Unis : un migrant britannique a tenté d’assassiner Trump lors d’un meeting

Un Britannique de 19 ans a tenté de voler l’arme d’un policier afin de tuer Donald Trump lors d’un rassemblement en faveur du candidat républicain samedi à Las Vegas (Nevada). Il a été inculpé, lundi, ont annoncé les autorités américaines.

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D’après une plainte déposée lundi, Michael Sandford a essayé de désarmer un policier lors d’un rassemblement le 18 juin au casino Treasure Island de Las Vegas, avant d’être maîtrisé par les forces de l’ordre. «Michael Sandford a révélé qu’il avait fait des plans pour venir à Las Vegas afin de tuer Trump», précise la plainte.

Il est actuellement détenu sans possibilité de libération sous caution car, selon Natalie Collins, la porte-parole du bureau du procureur, il est considéré comme dangereux et présentant un risque d’évasion. Il risque plus de dix ans de prison et 250 000 dollars d’amende.

L’assassinat planifié depuis un an

Michael Sandford aurait indiqué aux enquêteurs américains qu’il avait planifié un assassinat depuis un an et qu’il s’était procuré un billet d’entrée pour ce rassemblement en faveur de Donald Trump, Il a également confié être aller s’entraîner sur un champ de tir de Vegas vendredi, à l’aide d’un pistolet 9 mm qu’il s’était acheté, avant le rassemblement des Républicains. Ce qu’a confirmé aux enquêteurs un salarié du magasin lui ayant fourni l’arme.

L’accusé a reconnu qu’il n’aurait probablement pas pu tirer plus d’une ou deux balles et s’est dit convaincu qu’il aurait été tué par les forces de l’ordre pendant sa tentative, précise la plainte. Il a également confié aux enquêteurs qu’il avait acheté un billet pour un autre rassemblement à Phoenix, en Arizona (sud-ouest), avec l’intention «d’essayer à nouveau de tuer (Donald) Trump» si son plan échouait à Las Vegas.

Le Parisien