Articles par FDEBRANCHE

Maxime incarcéré pour avoir frappé et insulté les forces de l’ordre

Un Andelysien a été incarcéré sans tarder pour avoir frappé et insulté les forces de l’ordre.

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Dix-huit mois de prison dont six avec sursis, c’est la peine à laquelle a été condamné Maxime Rouen. Cet Andelysien de 25 ans, sans emploi et demeurant chez sa tante, était jugé en comparution immédiate par le tribunal correctionnel d’Évreux mercredi pour avoir insulté les forces de l’ordre et s’être rebellé.

Maxime Rouen, connu de la justice pour divers délits (12 mentions à son casier), est couché sur le sol et visiblement alcoolisé. Les policiers vont tenter le dialogue, l’aider à se relever. Mais soudain, semblant prendre conscience qu’il est dans les mains des forces de l’ordre, l’Andelysien va entrer dans un état de furie, proférant insultes et frappant des poings les agents et leur véhicule dont il endommage le capot.

Paris Normandie

 

Déjà condamné aux assises pour viol, Jacques le beau-père pervers recommence

Déjà condamné à deux reprises aux assises pour viol, le Havrais est reconnu coupable d’agressions sexuelles sur sa très jeune belle-fille. La mère est condamnée pour s’être tue.

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Il y a des dénégations plus difficiles à entendre que d’autres. Jacques R., 56 ans, clame son innocence dans le box du tribunal correctionnel du Havre, mercredi. Il va pourtant être reconnu coupable d’agression sexuelle sur sa très jeune belle-fille. Le casier judiciaire du Havrais pèse inévitablement lourd : deux condamnations par les assises de Seine-Maritime, en 1999 et 2006, pour des viols sur ses enfants et à l’encontre d’une belle-sœur. Déjà il niait. Il avait écopé de douze et quinze ans de réclusion criminelle. Les deux peines ont été confondues.

Pour avoir tu sa perversion, Laëtitia écope de quatre mois de prison avec sursis. Jacques est condamné à cinq ans de prison ferme. Il est maintenu incarcéré et aura à respecter un suivi sociojudiciaire. Il était poursuivi également d’attouchements sur sa fille née en 2011. Trop petite au cours de l’enquête, elle n’avait pas réussi à s’exprimer. Il est relaxé de cette poursuite.

Paris Normandie

Un ex-membre de la communauté Saint-Jean jugé pour agressions sexuelles sur mineurs

L’homme a « reconnu les faits », datant « d’il y a quelques années » et commis « dans le cadre de ses activités religieuses ». Il doit être jugé le 29 avril devant le tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône pour agressions sexuelles sur mineurs.

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Le religieux appartenait à la communauté Saint-Jean, basée à Rimont en Saône-et-Loire. Selon l’association Aide aux victimes de dérives dans les mouvements religieux en Europe et à leurs familles (AVREF), cet homme a été amené par sa congrégation à une « autodénonciation » devant la police « en mars 2015 ». Il aurait alors reconnu « des actes de pédophilie à l’encontre de jeunes garçons ivoiriens alors qu’il était dans un prieuré de la congrégation Saint-Jean à Abidjan autour des années 2007, 2008″, a expliqué l’AVREF.

Le procureur Christophe Rode a pour sa part indiqué que le procès prévu le 29 avril concernait des faits commis « en France », notamment en Saône-et-Loire, deux victimes -qui n’ont pas souhaité déposer plainte- ayant pu être identifiées. En l’absence de « noms et de dénonciations précises », les faits commis en Côte d’Ivoire n’ont quant à eux pas pu faire l’objet de poursuites, selon M. Rode.

Contacté par l’AFP, un porte-parole de la congrégation Saint-Jean a assuré ne pas être « encore informé » de la tenue de ce procès, l’homme n’étant « plus membre de la communauté ». « Nous lui avons en effet demandé de se dénoncer à la police, pour des faits survenus en Afrique », a confirmé le porte-parole à l’AFP.

« Lors de son audition par la police, il a révélé un fait commis sur un mineur en France; ce fait était jusque-là totalement ignoré de la communauté et de ses responsables », a-t-il poursuivi.

Un autre religieux de la communauté de Saint-Jean, Jean-Dominique Lefèvre, 66 ans, avait été condamné en mai 2015 à huit ans d’emprisonnement par les assises de Saône-et-Loire pour des viols et agressions sexuelles commis entre 1991 et 1999 en France et en Roumanie. En novembre, M. Lefèvre avait de nouveau été condamné en Haute-Loire à quatorze mois de prison ferme pour des agressions sexuelles sur une fillette en 1991 à La Chaise-Dieu.

France 3

37 faits à caractère islamophobe en Corse en 2015

Dégradations par un moyen dangereux pour les personnes ou acte xénophobe ?
La question se pose au moment où la justice se trouve obligée de qualifier le tout-venant des infractions. Entre la réalité des cadavres dépecés de sangliers déposés nuitamment à des endroits stratégiques par de courageux anonymes et l’article du code pénal, il y a parfois un espace qui oblige les magistrats à jeter un voile pudique par vocabulaire interposé.
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« Dans les faits, l’acte raciste n’est pas toujours aisé à caractériser », confiait récemment un parquetier ajaccien.
Bon nombre de « faits divers » se retrouvent ainsi privés de la circonstance aggravante qui pourrait leur être accolée. En l’occurrence, le mitraillage de deux commerces appartenants à des Marocains installés à Propriano ne rentre pas dans ce cas de figure, l’enquête en étant à ses prémisses. « Les pistes de la tentative d’extorsion et du différend commercial sont explorées », tempère d’ailleurs le parquet d’Ajaccio.
Pour autant, les statistiques recueillies par les forces de l’ordre et compilées par les autorités préfectorales échappent, elles, à cette dichotomie judiciaire.
Les chiffres donnent ainsi un aperçu des actes à caractère raciste enregistrés sur le territoire insulaire. En 2014, dans toute la Corse, on dénombrait ainsi 19 faits rangés dans la case « à caractère islamophobe », dont 10 inscriptions. En 2015, le décompte relevait 37 faits, dont 22 inscriptions.
 

À Propriano, la gendarmerie a constaté l’an dernier trois vagues de faits l’an dernier. En début d’année, la communauté musulmane avait dénoncé l’agression de trois femmes à qui l’on avait arraché leurs voiles. Les victimes n’ont jamais déposé plainte. En avril, les murs d’une salle de prière avaient été souillés d’inscriptions « Arabi Fora, Droga Fora ». Rebelote au mois de novembre, avec des slogans similaires. Pour autant, la Corse n’a pas la palme de la recrudescence des actes à caractère islamophobe. En janvier, le ministre de l’Intérieur rappelait que les actes antimusulmans avaient triplé au niveau national entre 2014 et 2015.

Corse Matin

David condamné à 10 ans de prison pour le viol d’une étudiante en pleine rue

Un homme a été condamné à 10 ans de prison pour le viol d’une étudiante en pleine rue à Nancy (Meurthe-et-Moselle). La jeune femme avait été suivie dans la nuit au centre-ville, menacée d’un couteau et violée avant d’être relâchée à un arrêt de tram. 

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Une jeune femme avait été violée le 11 janvier 2014 près de la cathédrale de Nancy au centre-ville à quelques pas de la Place Stanislas dans la nuit, vers 6H alors qu’elle revenait d’une soirée dans un bar et se dirigeait vers son domicile. Dans la rue Saint-Georges, un homme l’a suivi et l’a menacé avec un couteau en lui imposant une fellation. Les faits se sont déroulés à l’abri des regards dans un petit jardin d’une maison près de la Rue Saint-Georges. Malgré les cris de la victime, les rues sont désertes à cette heure.

 Le violeur présumé a ensuite pris la fuite à l’aube en laissant sa victime à un arrêt de tram du centre-ville. Choquée, elle s’est livrée à son colocataire qui a immédiatement prévenu la police. L’ADN de l’agresseur a été retrouvé sur la victime grâce aux traces de sperme présentes sur la jeune étudiante. La police a rapidement interpellé le suspect en l’identifiant grâce au fichier national automatisé des empreintes génétiques. Fiché, il avait déjà été condamné pour des faits de vols et de trafic de stupéfiants.

Devant les jurés, l’accusé n’a pas hésité à ironiser sur le sort de sa victime. «Elle s’est  remise assez vite du choc extrême qu’elle est censée avoir subi (…)» a lâché le trentenaire aux Assises en présence de sa victime provoquant la stupéfaction de la présidente du tribunal et de la défense.

Mercredi, la veille du verdict, la victime en présence de sa famille a livré un témoignage poignant. «J’ai cru que j’allais mourir» a lâché l’étudiante violée par David D.

Les réquisitions de l’avocat général étaient plus sévères : 15 ans de réclusion criminelle. La Cour d’assises s’est finalement accordée sur 10 ans de prison.

Loractu

Alain Oger, ex-candidat aux municipales condamné pour viols sur mineur

Un homme, ex-candidat aux municipales de 2008 à Toul (Meurthe-et-Moselle) a été condamné pour viols sur mineur. Alain Oger avait été également condamné pour diffamation, chantage ou harcèlement de Nadine Morano qui était ministre à l’époque. 

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La personnalité d’Alain Oger, 49 ans est complexe. Cet ancien candidat à la mairie de Toul en 2008 est «allergique» à Nadine Morano.

L’homme a été condamné la semaine dernière en appel par la cour d’assises de  Moselle  à 10  années de réclusion pour des viols sur mineur commis en 1995 et 1997.

La condamnation est plus forte que celle de première instance où M. Oger avait écopé de 8 ans de prison ferme. Le candidat malheureux à la mairie de Toul était accusé d’avoir violé à trois reprises entre 1995 et 1997 un garçon âgé de moins de 13 ans.

Des accusations gardées sous silence jusqu’en 2007 alors qu’il se confie enfin à son médecin de famille. Une autre plainte – classée sans suite – avait été déposée par un jeune homme de 17 ans pour «viols».

Loractu

Son fils de 4 ans avait ingéré de la cocaïne, Sébastian repart libre du tribunal

Devant le tribunal correctionnel de Nîmes, le père a été condamné à six mois de prison. Il n’a pas été convaincant lorsqu’il a expliqué comment son fils s’était retrouvé en présence de la drogue. 

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A Uchaud, ce petit garçon âgé de 4 ans a été pris de convulsions dans la nuit du 27 au 28 janvier. La maman, paniquée, a alerté les pompiers. L’enfant a été transporté au CHU de Nîmes. Son père l’a accompagné puis a fait demi-tour. Les analyses des urines de l’enfant ont révélé la présence de cocaïne dans ses urines.

Ce jeudi, Sébastian, le père, quinze condamnations à son casier judiciaire et consommateur de cocaïne, a comparu devant le tribunal correctionnel de Nîmes. Le quadragénaire n’est pas un inconnu pour les gendarmes et les agents de la police intercommunale. Le 9 septembre, alors qu’il était au volant de sa voiture, ce conducteur a foncé sur les policiers qui tentaient de l’interpeller.

De la coke dans le parc ou sur une table

Lors de sa garde à vue, Sébastian n’a pas su expliquer comment son fils aurait pu trouver de la cocaïne. À l’entendre, le petit garçon serait tombé, par accident, sur de la coke dans le parc voisin ou à son domicile, près de la table basse où des amis de passage préparaient un rail. « Quel père digne de ce nom peut avancer de telles excuses », a protesté le vice-procureur Alexandre Rossi. « On le fait passer pour un père indigne, proteste Me Camille Alliez. Mais il s’inquiète de l’état de santé de l’enfant. »

Le père de famille a été condamné à six mois de prison sans mandat de dépôt et à une amende de 150 €. Il est reparti libre.

Midi Libre

Marie-Dolores force des ados à voler et à se prostituer

Les déclarations de trois adolescentes font froid dans le dos. Une femme incarcérée, qu les aurait instrumentalisées, conteste ces graves accusations.

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À Carcassonne, cette mère « Thénardier » est surnommée Sonia. Capable, selon sa fille de 15 ans et ses deux amies du même âge, de les faire voler dans les magasins, sur un cadavre, ou encore de les inciter à se prostituer pour mieux faire chanter les clients.

Marie-Dolorès C., ( de son vrai nom)  42 ans, vient de demander sa remise en liberté devant la cour d’appel de Montpellier. Elle nie tout en bloc depuis son arrestation le 13 janvier. « Je n’ai rien à dire, je veux juste récupérer mes enfants », lance-t-elle.

Les déclarations des trois adolescentes font pourtant froid dans le dos. Elles ont raconté comment, l’été dernier, Sonia les aurait instrumentalisées. Il y a d’abord les vols simples dans des magasins à Carcassonne et à Narbonne .

Un portable entre les seins pour filmer le client

Il y a ensuite ce corps dépouillé. Celui d’un marginal, Mario G., retrouvé en état de putréfaction, et, a priori, décédé de mort naturelle à Carcassonne. Marie-Dolorès C. aurait mandaté les trois adolescentes pour récupérer le portable du défunt.

Marie-Dolorès C. aurait aussi poussé ses recrues à se prostituer. « Elles ont été amenées à offrir leur corps à des personnes âgées ou handicapées, ce sont des faits particulièrement choquants », dénonce l’avocat général, Manon Brignol. Elle camouflait un portable entre les seins des jeunes filles pour filmer le rapport et ensuite faire chanter les clients en leur révélant qu’elles n’étaient pas majeures.

Déjà condamnée neuf fois. « Il faut prendre ces accusations avec prudence, on ne sait pas si c’est la vérité, il n’y a pas de preuve », répond Me Bidois pour demander, lui, sa remise en liberté. Décision ce vendredi 5 février.

Midi Libre

 

FN: Seuls 22% des Français jugent que Marine Le Pen ferait une bonne présidente

Selon un sondage TNS Sofres, 56% des personnes interrogées considèrent que le FN représente un danger pour la démocratie. 62% n’ont jamais déposé un bulletin frontiste dans l’urne et n’ont pas l’intention de le faire à l’avenir.

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La progression du Front national bloquée par un plafond de verre? Selon un baromètre annuel sur l’image du FN établit par TNS Sofres pour France InfoLe Monde et Canal +, le parti de Marine Le Pen reste marginalisé. Malgré les quelque 7 millions de voix aux régionales, 56% des personnes interrogées considèrent toujours que le FN représente un danger pour la démocratie. Retour à la case départ pour la présidente du FN? 56 % des sondés partageaient en effet déjà cette opinion quand elle a succédé à son père en 2011.

63 % des personnes interrogées se disent toujours en désaccord avec les idées du parti frontiste. Pour 54%, le FN a pour seule vocation de rassembler les votes d’opposition. D’ailleurs seuls 22% pensent que Marine Le Pen ferait une bonne présidente de la République. Sa capacité à rassembler au-delà de son camp recule de 7 points, tandis que la part de Français qui souhaitent lui voir jouer un rôle important à l’avenir est en baisse de six points.

« Difficultés à franchir le second tour »

Par ailleurs, 62 % des sondés assurent ne jamais avoir voté pour le Front national et ne pas avoir l’intention de le faire à l’avenir. « Il y a un plafond de verre à plusieurs niveaux: la part de ceux qui partagent les idées du FN stagne et la part de ceux qui le considèrent comme étant en capacité de gouverner stagne aussi. Cela dit bien ses difficultés à franchir le second tour », note dans Le Monde Emmanuel Rivière, directeur du département stratégies d’opinions de TNS Sofres.

De quoi occuper une partie des discussions du parti d’extrême droite qui organise jusqu’à dimanche un séminaire en interne pour débattre de sa stratégie en vue de la présidentielle de 2017.

L’Express

Agressions sexuelles sur mineurs : Ludovic l’ancien professeur et directeur d’école condamné à 2 ans de prison ferme

Le tribunal correctionnel de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) a condamné ce jeudi l’ancien instituteur et directeur d’école Ludovic D. 32 ans à cinq ans de prison dont trois ans avec sursis Ce dernier, suspendu en 2013, était accusé par onze garçons d’agressions sexuelles commises entre 2008 et 2013 sur les communes de Saint Broladre, Meillac, Combourg et Saint Méloir-des-Ondes.

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Par « peur » ou par « honte », tenus au « secret » par leur instituteur… Pendant des années, les petits garçons ont gardé le silence. Il aura fallu attendre le témoignage de Thomas* en février 2013 pour que l’affaire éclate au grand jour. Trois ans après ces dénonciations, Ludovic D., ancien professeur et directeur des écoles, était jugé ce jeudi par le tribunal correctionnel de Saint-Malo pour agressions sexuelles commises entre 2008 et 2013 sur onze enfants de sexe masculin alors âgés de 6 à 8 ans.

Après une heure de délibéré, le prévenu, qui encourait pour ces faits jusqu’à dix ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende, a été condamné à cinq ans de prison dont trois ans avec sursis.

Ludovic D. sera également inscrit au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles. Le délibéré civil sera rendu le 3 mars 2016.

Sur les onze accusations, Ludovic D. a reconnu trois faits commis sur Thomas, Thibault et Elliott. Le prévenu, suspendu de ses fonctions en 2013, n’a pas pu expliquer véritablement ses actes. « Homosexuel mais pas pédophile » selon ses déclarations à la barre, Ludovic D. confesse avoir eu des « gestes déplacés » en référence à ses mains sur et dans les pantalons des petits garçons et au fait qu’il prenait les enfants « sur ses genoux ».

Metro News

Surpris, Murphy Mathieu, le cambrioleur boxe l’occupante de la maison

Elle avait oublié quelque chose chez elle. Elle est revenue et est tombée nez-à-nez avec un cambrioleur.

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Mercredi dernier, une Rémoise de 60 ans qui vient de partir au travail constate qu’elle a oublié ses lunettes. Elle fait demi-tour et retourne chez elle, passage de l’Italie au quartier Tunisie. Elle laisse la porte ouverte, grimpe à l’étage pour chercher la monture.

Au moment de redescendre l’escalier, stupeur ! Elle tombe nez à nez avec un cambrioleur. Celui-ci lui réclame de l’argent. Elle refuse, ce qui lui vaut de se prendre plusieurs coups de poing au visage. La victime chute dans les escaliers puis se relève et court se réfugier chez des voisins.

Le voleur a le temps d’effectuer une fouille sommaire, mais ne trouve aucun butin à emporter.

Grâce au témoignage de la plaignante, les enquêteurs de la sûreté départementale de Reims identifient un suspect arrêté dès le lendemain rue du Chalet. Des vêtements identiques à ceux portés par l’auteur sont saisis chez lui, la victime assure le reconnaître derrière la glace sans tain mais Murphy Mathieu, 21 ans, proteste du contraire.

Poursuivi pour la détention des stupéfiants et la « tentative de vol avec violence », le jeune homme s’en expliquera le 8 mars, date du renvoi de son procès en comparution immédiate. Le tribunal a décidé de le placer en détention.

L’Union

Privé de son livre de Zemmour, Martial « Militant FN » fait la guerre à une bibliothèque

Martial voulait son livre absolument, il n’a pas hésité à déclencher un scandale pour obtenir le bouquin.

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Martial est du genre droit dans ses bottes : le service public, à ses yeux, c’est sacré. Alors, quand cet habitué de la médiathèque de la petite commune d’Anglure n’arrive pas à obtenir les livres qu’il souhaite de la bibliothécaire (à savoir « Le suicide français », d’Éric Zemmour notamment), il en réfère au responsable du personnel.

Et même au maire, au président de la communauté de communes et à sa conseillère départementale ! À la médiathèque, ce procédurier un peu pénible commence à être connu, et pas que pour ses opinions politiques très à droite comme en atteste sa chemise cartonnée où la mention « Militant FN » a été biffée au profit de « Problèmes médiathèque ».

Ce 16 décembre 2015, Martial est encore sur un des ordinateurs, il écoute un disque d’Amy Winehouse. Quand la bibliothécaire diffuse des chants de Noël pour les enfants présents. Il déplace une première fois l’enceinte. Elle est remise en place, il éructe : «  Elle commence vraiment à me faire chier celle-là !  » Martial bondit sur le bureau, attrape les ciseaux, et crève le haut-parleur avant de s’en aller.

«  Je ne trouve pas normal qu’on me casse les pieds comme ça ! Il n’y a pas besoin de me mettre de la musique des années 1990 quand j’écoute de la soul !  » L’histoire de Martial ne s’arrête pas là. Le lendemain des faits, il fait un petit tour et, comme à son habitude, jette un œil à travers les fenêtres du siège de la communauté de communes, où il repère ses « ennemis ». Il frappe à la vitre, forme un pistolet avec ses doigts et vise les employés. Plus tard, il dira à certains son intention de porter plainte et de s’offrir «  trois fusils  » avec les dommages et intérêts, afin de pouvoir régler ses comptes.

Condamné pour assassinat 

L’histoire pourrait faire sourire si Martial n’avait pas été condamné par la cour d’assises pour assassinat, il y a trente ans de cela. «  Paranoïaque et névrotique  », selon les experts, Martial concède qu’il pourrait récidiver. «  Enfin, là, on en est vraiment loin  », sourit-il à la barre. La gêne est totale.

Le tribunal a condamné Martial à quatre mois de prison avec sursis mise à l’épreuve (le parquet avait requis huit mois, dont la moitié ferme). Il aura en outre l’interdiction de fréquenter la médiathèque, les locaux de la communauté de communes et l’obligation de se soigner.

L’Union

Jimmy Henard cogne sa compagne qui est allée voir son ex

Sur sa page Facebook, il ne manque jamais une occasion pour poster des images humoristiques ou quelques bons mots liés à l’alcool. Alcool qui l’envoie finalement en prison.

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Mardi 2 février, la compagne de Jimmy Henard quitte le domicile, situé rue d’Alsace à Châlons-en-Champagne, pour faire quelques courses. Trouvant le temps long, l’homme de 34 ans, originaire de Vitry-le-François, appelle son amie à plusieurs reprises. Pas de réponse.

Attrapée par le cou et plaquée au mur

Il ingurgite alors 5 litres de vin. Au retour de Madame à 19 h 50, Jimmy Henard impose un interrogatoire à la jeune femme. Cette dernière étant passée chez son ex-petit ami durant sa sortie, le ton monte immédiatement. Elle reçoit une première gifle avant que son compagnon ne la saisisse par cou la plaque contre un mur.

Il est condamné à 6 mois de prison, donc trois avec sursis, pour violences volontaires en récidive sans incapacité totale de travail (ITT), une mise à l’épreuve de deux ans, une obligation de soin et de trouver un emploi, ainsi qu’une interdiction d’approcher le domicile familial.

L’Union

Benoît Quentin un trafiquant de drogue qui récidive

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Mardi à Saint-Quentin, Benoît Quentin a quitté le tribunal comme il y était arrivé, menottes aux poignets. Purgeant une peine de 8 mois pour une affaire de stups, il la rallonge de 16 mois, dont 4 de révocation d’un précédent sursis, pour acquisition, détention, usage et cession de cannabis et d’héroïne.

En octobre, dans le cadre de réquisitions par le procureur de la République, des surveillances sont réalisées par les forces de sécurité. Notamment devant le domicile du prévenu, connu pour s’adonner à quelques trafics.

Sur l’homme, un « képa » (une enveloppe) d’héroïne. De nombreuses allées et venues sont remarquées. Des gens qui entrent chez le natif de Saint-Quentin, où il est domicilié, qui en sortent 15, 20 minutes plus tard. Lorsque l’appartement du prévenu de 25 ans est finalement perquisitionné, son activité ne fait plus de doute.

Benoît Quentin dit n’acheter « jamais plus de 10 g une fois tous les deux jours ». « C’est 600 g en 5 mois », relève la présidente après un rapide calcul.

« C’est désespérant, note pour sa part la substitut du procureur, la pédagogie ne sert à rien avec Monsieur. » À défaut, donc, la prison.

Aisne Nouvelle

Thierry voulait « éclater les dents avec une kalach » et « buter » des agents d’une gare

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Avec les quinze mentions au casier judiciaire de Thierry prononcées en cinq ans par la juridiction, le tribunal correctionnel du Havre ne connaît que trop bien le garçon de 22 ans. « Il reproduit toujours le même schéma de défense, souffle le procureur à l’audience.  Aujourd’hui, le récidiviste est accusé de trois délits. Il les nie tous, sans exception. C’est d’autant plus difficile de convaincre.

« Lui éclater les dents avec une kalach »

Thierry est un habitué de la gare, même s’il ne prend pas de train. Il y erre et se mêle des affaires des autres. Le 15 décembre dernier, un homme est inquiété par les agents de surveillance parce qu’il fume dans l’enceinte. Le prévenu approche. Il dit à plusieurs reprises vouloir « buter » un collègue des agents qui est absent de la scène« J’ai juste dit Il est où ? Il ne travaille pas ? » préfère le garçon dans le box. Il est aisément reconnu durant ses mots. Trois jours auparavant, l’agent menacé était bien présent lorsque Thierry l’avait déjà invectivé. Face à lui, il avait promis de lui « éclater les dents avec une kalach ». Habitué de la gare, le récidiviste l’est également du centre de détention de Saint-Aubin-Routot. Thierry est sorti de prison le 27 juillet 2015. Le 25 août, il en reprend le chemin après un vol.

« Viens te battre ! »

Il ressort de prison le 21 novembre. Et quand il croise un surveillant pénitentiaire dans la rue le 17 décembre, il identifie celui-ci… et le menace verbalement. « Viens te battre ! » Le même soir, il cogne dans une voiture qui circulait là. « Cela a occasionné des dégradations. De manière totalement gratuite, j’insiste », martèle le président. Thierry voulait que le conducteur l’escorte… jusqu’à la gare.

À l’issue de l’audience, le Havrais est de nouveau escorté, par les gendarmes, jusqu’à la prison. Il est condamné à six nouveaux mois ferme.

Paris Normandie

Olivier, Maxime et Dylan condamnés pour un début de lynchage

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«Ah, alors c’est vous qui vomissiez », gronde le tribunal correctionnel de Rouen à l’adresse de Maxime H., la vingtaine, qui en, compagnie de ses amis Dylan P. et Olivier R. avaient eu une bizarre et violente soirée dans la nuit du 5 au 6 décembre derniers.

Les trois compères avaient bu force alcool, étaient complètement saouls et se sont retrouvés à Buchy, sans aucun moyen de transport pour rentrer à leurs domiciles de Neufchâtel-en-Bray. Pourquoi Buchy ? Ils y avaient une amie, qu’ils voulaient entraîner dans une soirée. La mère de la jeune femme âgée de 17 ans s’y opposa fermement et vira les trois jeunes sans ménagement. Ces derniers en conçurent une certaine colère, allant jusqu’à donner des coups de pied dans la porte et à menacer de mort la maman qui appela les gendarmes.

L’affaire aurait pu en rester là, elle dégénéra.

Vers 3 h 30 du matin, ils croisent Johnny L., boulanger-pâtissier, qui se rend à son fournil. Ils sont à proximité d’une voiture garée sur un parking. « J’ai vite vu que ça allait mal se passer », témoigne le pâtissier. Les jeunes se défendent d’avoir eu l’intention de voler un véhicule mais l’un d’entre eux crie «c’est un indic ! » et les coups pleuvent. Trois jours d’ITT. La victime parvient à s’enfuir.

Ivres, ils s’en prennent à un passant

Quelques instants plus tard, les trois se retrouvent dans la propriété d’une femme dont la clôture a été défoncée. Ils exigent les clés d’un véhicule avant de reprendre la fuite. Les gendarmes les retrouvent, à pied, sur la route de Neufchâtel.

 

Au final le tribunal condamne Maxime H., au casier déjà chargé de huit condamnations, à 6 mois ferme. Dylan P. à quatre mois de prison assortis d’un sursis avec 105 heures de travail d’intérêt général. Olivier R., apprenti boucher et seul salarié de la brochette, écope de quatre mois de prison avec sursis.

Paris Normandie