Articles par FDEBRANCHE

Virginie poignarde mortellement Larbi, son invité, car elle était « fatiguée »

La soirée du 9 juin 2013 fut trop arrosée dans un appartement de Cannes La Bocca. Virginie Bah, 38 ans, fatiguée par le bruit, les médicaments et l’alcool a demandé à Larbi Ben Aziza, 40 ans, l’un de ses convives, de baisser la musique.

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Le ton est monté. Elle a frappé avec le couteau. Un seul coup en plein coeur. A l’issue de trois jours de débats, la cour d’assises a condamné l’accusée à douze ans de réclusion criminelle,une peine conforme aux réquisitions.

Comme l’avait plaidé son avocat Me Christian Scolari, la cour et les jurés n’ont pas retenu l’intention homicide. Virginie Bah a été reconnue coupable de « violences volontaires avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner ».

Son mari et deux autres convives ont été condamnés à des peines allant de 18 mois à 2 ans de prison pour non assistance à personne en danger, destruction de preuve ou modification de scène de crime. Après le drame, ils sont soupçonnés d’avoir descendu le corps agonisant de leur ami sur le trottoir  pour faire croire à une agression sur la voie publique.

Nice Matin

Cannes : un vacancier portugais défonce une voiture… à coups de pied

Sous l’emprise d’un déchaînement de colère couplé à un état alcoolique, un vacancier portugais de 25 ans s’est acharné sur un véhicule en stationnement

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Acharné, le mot est faible. Le véhicule, stationné à Cannes (secteur Gallieni) dans la nuit de samedi à dimanche, a été totalement détruit.

L’homme a sauté sur le toit et le capot à pieds joints aux alentours de 5 heures du matin, défonçant la tôle et brisant aussi toutes les vitres. Interpellé, l’homme a reconnu les faits.

Son mobile: il venait de perdre 500 euros et pensait que les propriétaires de la voiture les lui avaient subtilisés.

Il est poursuivi par la justice.

Nice Matin

Sébastien a commis un viol et deux agressions sexuelles en un mois

Sébastien M., un cuisinier niçois de 24 ans, a été reconnu coupable ce mardi soir à Nice d’un viol et de deux agressions sexuelles (d’abord qualifiées de tentatives de viol). La cour d’assises des Alpes-Maritimes l’a condamné à dix ans de réclusion criminelle à l’issue de trois jours de débats à huis clos.

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À sa sortie de prison, le jeune homme sera soumis à cinq ans de suivi sociojudiciaire. Il est inscrit au fichier des auteurs de crimes sexuels.

L’avocat général Clotilde Galy avait requis quatorze ans de prison contre un accusé qu’elle a qualifié de «prédateur particulièrement dangereux et inquiétant».

En février 2014, alors qu’il n’avait jamais fait parler de lui, le jeune homme a agressé trois étudiantes lors de trois week-ends successifs, dans le secteur de la rue de France à Nice. Il avait été arrêté par la brigade criminelle de la Sûreté départementale.

Les trois jeunes filles, parties civiles, ont été particulièrement traumatisées par l’agression qu’elles ont subie, ont souligné leurs avocats Mes Bernard Sivan, Hode Khadraoui et Bernard Ginez.

L’accusé, obsédé par les films pornographiques particulièrement violents qu’il visionnait de manière compulsive, n’a pu expliquer ses soudains passages à l’acte.

Nice Matin

Prison avec sursis pour le cambrioleur Ukrainien

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Le prévenu ne cesse de rire. Comme s’il n’avait pas bien saisi où il se trouvait. Ce mardi, Nicolaï, 45 ans, de nationalité roumaine et ukrainienne, a été condamné par le tribunal correctionnel de Bobigny à trois mois de prison avec sursis pour tentative de cambriolage.

Le 17 janvier, il a été interpellé par les policiers alors qu’il venait d’arracher la planche qui fermait une des fenêtres du garage d’un pavillon, situé rue Jeanne-d’Arc, à Gournay-sur-Marne.

L’alarme s’est déclenchée. Paniqué et ivre mort, Nicolaï s’est enfui et s’est caché derrière les buissons du jardin, où les policiers n’ont pas tardé à le trouver.

Il vient régulièrement en France pour travailler et, dès qu’il peut, il rentre chez lui, en Ukraine, où vivent sa femme et ses enfants.

Le Parisien

Attentat à Ouagadougou : la France critiquée après la mort de Leila Alaoui

La mort de la photographe franco-marocaine Leila Alaoui met les autorités françaises dans l’embarras. La jeune femme de 33 ans est décédée d’un arrêt cardiaque lundi soir dans la clinique de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, où elle avait été transportée après avoir été blessée lors de l’attaque djihadiste menée vendredi soir contre un hôtel et un café, qui a fait 30 morts. Elle se trouvait, avec son chauffeur, Mahamadi Ouédraogo, qui a été tué, à bord d’une voiture prise pour cible par les assaillants.

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Amnesty International, pour laquelle Leïla Alaoui était en reportage à Ouagadougou, a expliqué que l’aggravation de son état de santé n’avait pas permis son évacuation. Des critiques ont toutefois été émises par des proches de la photographe sur la manière dont la France avait réagi après l’attentat.

«Les autorités françaises ne se sont manifestées que le lundi vers 14 heures ou 15 heures pour la voir à l’hôpital» alors que «j’avais appelé personnellement le consul dimanche matin», a déclaré son frère Soulaymane, interrogé depuis Ouagadougou par l’AFP. Il a souligné avoir été accueilli à l’aéroport burkinabé par des représentants de l’ambassade du Maroc, qui «étaient les seuls à être là». Egalement contactée, la mère de la photographe, qui s’était émue de l’attitude des autorités françaises alors que sa fille était hospitalisée, n’a pas souhaité faire de commentaire.

La dépouille de cette photographe de 33 ans reconnue dans son milieu professionnel sera rapatriée au Maroc aux frais du royaume, a indiqué le ministère des Affaires étrangères à Rabat. Leïla Alaoui sera ensuite enterrée à Marrakech (sud), probablement mercredi, selon ses proches.

Le Parisien

 

Allemagne : trois ex-terroristes de la Fraction Armée rouge reconvertis en braqueurs

Ils sont  recherchés depuis une vingtaine d’années. Trois membres présumés de la défunte organisation allemande d’extrême gauche Fraction Armée rouge (RAF) sont soupçonnés d’avoir attaqué deux fourgons blindés l’an dernier dans la banlieue de Brême, a révélé ce mardi la justice.

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Les suspects semblent être en quête de fonds après un premier braquagequi leur avait rapporté plus d’un million de Deutsche Mark (500 000 euros) en 1999.

Le parquet a indiqué qu’ils n’étaient repartis avec aucun butin à l’issue de ces deux tentatives de braquages et qu’aucun mobile «terroriste» n’était apparent. Les trois fugitifs sont notamment soupçonnés d’un attentat à la bombe commis le 27 mars 1993 contre le centre de détention en construction de Weiterstadt, qui n’avait pas fait de victimes mais occasionné 123 millions de marks de dégâts (62 millions d’euros), selon le parquet fédéral, compétent en matière de terrorisme.

Daniela Klette, 57 ans, Ernst-Volker Wilhem Staub, 61 ans, et Burkhard Garweg, 47 ans, n’avaient plus fait parler d’eux après cette attaque commise à Duisbourg (ouest) dans la foulée de l’autodissolution de la RAF, en 1998, raconte le parquet fédéral de Karlsruhe dans un communiqué. Mais leur trace a resurgi l’an dernier, lorsque les enquêteurs ont relevé leurs empreintes ADN sur les lieux d’une attaque commise le 6 juin 2015 dans la banlieue de Brême (nord), explique le parquet voisin situé à Verden.

Trois personnes armées de fusils automatiques et d’un lance-grenades s’en étaient prises à un fourgon blindé, avant de s’enfuir bredouilles pendant que les convoyeurs s’enfermaient à l’intérieur du véhicule, poursuit le parquet, pour qui «il n’existe pas d’indices d’une motivation terroriste». «Il s’agissait sans doute plus probablement de trouver des moyens financiers pour vivre dans la clandestinité», ajoutent les magistrats, qui ont ouvert une enquête pour «tentative de meurtre aggravé« et «tentative de vol aggravé».

Auteurs d’une attaque contre l’ambassade américaine

Les enquêteurs de Verden soupçonnent aussi un lien avec un braquage ultérieur survenu le 28 décembre dernier à Wolfsburg (ouest), également infructueux et commis selon le même mode opératoire, précise le parquet fédéral. Le parquet de Brunswick, chargé des investigations sur le braquage de Wolfsburg, a confirmé les «parallèles» avec l’attaque de Brême mais ne s’est pas montré plus affirmatif, les analyses ADN étant encore en cours.

Ernst-Volker Staub, Burkhard Garweg et Daniela Klette sont recherchés depuis les années 1990 pour leur participation supposée à la RAF, groupe d’extrême gauche prônant la lutte armée qui a tué une trentaine de personnes entre 1971 et 1991Daniela Klette est également recherchée pour un attentat à la bombe manqué contre un bâtiment de la Deutsche Bank à Eschborn (ouest), le 25 février 1990, ainsi qu’une attaque à l’arme automatique contre l’ambassade américaine le 13 février 1991 à Bonn (ouest).

Le Parisien

« j’ai déjà un candidat arabe de la diversité sur ma liste » Marie-Arlette Carlotti (PS) relaxée

L’avocat et militant socialiste marseillais Hacen Boukhelifa avait déposé plainte contre elle le 5 mars 2014 pour injure publique à caractère racial. Le tribunal correctionnel de Marseille (Bouches-du-Rhône) vient de relaxer, ce mardi, la députée (PS) de la 5e circonscription des Bouches-du-Rhône Marie-Arlette Carlotti.

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Les propos reprochés à l’ancienne candidate à la primaire PS pour les municipales à Marseille (pourtant favorite des sondages, elle s’était finalement fait battre par Patrick Mennucci) avaient été tenus lors de l’inauguration de ses locaux de campagne, le 25 janvier 2014. Pour justifier son refus d’offrir une place éligible à Hacen Boukhelifa sur la liste qu’elle conduisait dans son secteur, elle aurait lancé : il «ne sera jamais sur ma liste, de toute façon, j’ai déjà un candidat arabe de la diversité sur ma liste et il n’a qu’à aller voir Samia Ghali pour qu’elle le prenne sur sa liste du 15/16 (arrondissements) dans les quartiers Nord» de Marseille.

«Représentant de la diversité»

A l’audience du 1er décembre 2015, Hacen Boukhelifa avait fait part de sa «blessure profonde»  d’être «renvoyé à sa condition d’indigène arabe». En dépit de 39 attestations de témoins remises par Marie-Arlette Carlotti pour établir l’inexactitude de ces propos, le tribunal a jugé qu’ils avaient bien été tenus, non pas publiquement mais devant «un public d’élus, de candidats, de collaborateurs politiques, de militants, de sympathisants, tous unis par une communauté d’intérêts». Il a également jugé que ces paroles ne pouvaient être qualifiées que d’injure non publique à caractère racial, ce qui ne représente qu’une une simple contravention.

Cependant, suivant les réquisitions du parquet de Marseille, le tribunal a estimé que les propos n’étaient «ni outrageants, ni injurieux» : «Dire d’une personne qu’elle est arabe ou la qualifier comme tel n’équivaut pas à lui prêter un défaut ou à lui adresser une invective.» Hacen Boukhelifa avait lui-même adressé un SMS à Marie-Arlette Carlotti se qualifiant de «représentant de la diversité». La référence aux «quartiers Nord» n’est pas non plus de nature injurieuse, ont estimé les magistrats.

Le Parisien

Royaume-Uni : un enfant musulman interrogé par la police après une faute d’anglais

En anglais, «maison mitoyenne» se dit «terraced house». Un petit Britannique de 10 ans, musulman, scolarisé dans une école du Lancashire (nord-ouest de l’Angleterre) a fait une faute en classe et écrit qu’il vivait dans une «terrorist house» (maison terroriste). Dès le lendemain, la police est venu l’interroger chez lui et examiner l’ordinateur familial.

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L’incident s’est produit le 7 décembre. Depuis, la famille du petit garçon affirme qu’il est traumatisé et qu’il n’ose plus écrire. «J’ai d’abord cru à une blague», a déclaré à la BBC sa cousine, dont l’identité n’a pas été divulguée pour protéger l’enfant. «Si l’enseignant avait une inquiétude à se faire, c’est au sujet de son orthographe», a-t-elle ajouté.

Depuis le mois de juillet, les enseignants britanniques sont tenus de déclarer toute attitude extrémiste dans le cadre de la législation antiterroriste. Miqdaad Versi, secrétaire général adjoint du Conseil des musulmans du Royaume-Uni (MCB), a affirmé que plusieurs dizaines de cas similaires lui ont été rapportés et s’est dit «très inquiet» des dérives de la loi.

En septembre, après avoir employé le terme «éco-terroristes» en classe, un adolescent de 14 ans avait été longuement interrogé par les services de protection de l’enfance sur ses liens éventuels avec le groupe État islamique (EI). Le garçon avait utilisé ce terme, en français, lors d’un cours de français où il était question d’écologie et de l’usage de la violence pour défendre la cause verte, dans son école du centre de Londres.

Le Parisien

Du sursis pour Andy qui a frappé deux policiers

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La vodka n’est pas bonne conseillère. Andy P., 30 ans, en a fait l’expérience le 4 janvier dernier au Petit-Quevilly, quand il fut arrêté.
«Je tiens vraiment à m’excuser. Ces faits, ça ne me ressemble pas, je ne suis pas quelqu’un comme ça. Je suis prêt à effectuer toutes les démarches que vous m’imposerez, je suis prêt à tout, mais, s’il vous plaît, pas la prison », plaide devant le tribunal Andy P., 30 ans, prévenu d’avoir au Petit-Quevilly résisté à son interpellation.

 

L’affaire commence en fin d’après-midi quand un groupe « fait le poireau » sur un parking, s’asseyant sur des capots de voiture.

La police arrive, constate que le groupe est bien alcoolisé, et demande que les jeunes gens ne se penchent plus sur les véhicules. C’est un témoin qui avait appelé la patrouille : le bruit était trop important.

« Vous avez refusé votre interpellation », résume le tribunal à l’adresse du prévenu. « On ne sait pas trop pourquoi vous avez été arrêté, les procès-verbaux ne l’explicitent pas, mais vous ne vouliez pas monter dans la voiture. Vous avez résisté, avez tenté de vous échapper, avez donné un coup de pied à un policier qui était protégé par son gilet pare-balles. » Des insultes fusent aussi.

Quelques minutes plus tard, le prévenu est conduit dans une pièce du commissariat. Il est dans une grande agitation et quand une femme policière se rapproche de lui pour lui intimer l’ordre de s’asseoir, il lui donne un coup de pied au thorax. Bien que protégée par son gilet pare-balles, la policière est blessée et souffre de trois jours d’interruption totale de travail.

En choisissant de le condamner à trois mois de prison assortis d’un sursis pour effectuer 105 heures de travail d’intérêt général, le tribunal a accordé une autre chance au prévenu.

Paris Normandie

Alexis condamné à 2 mois ferme pour avoir «fracassé la tête» de son père

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Une bombe à retardement. Dans la nuit du 12 au 13 octobre dernier, dans une petite commune de Haute-Savoie, Alexis a, comme il le dit lui-même, «explosé». Les différents problèmes rencontrés durant son enfance — il évoque avec difficulté un climat de «violences physiques et sexuelles» imposées par son père — sont brutalement remontés.

«J’avais pris des cachets parce que je n’étais pas bien. Cela m’avait mis en somnolence et quand je me suis réveillé, j’étais en panique. Je suis rentré dans la chambre de mes parents, j’ai pris la planche qui était là et l’émotion m’a dépassé. J’ai frappé mais j’y suis allé sans préméditation», raconte ce trentenaire à la barre du tribunal correctionnel de Foix où il a été jugé hier après-midi en comparution immédiate.

«Vous lui avez fracassé la tête», lance la présidente de la juridiction en voulant savoir pourquoi, à 35 ans, Alexis vit toujours chez ses parents, surtout au vu des problèmes rencontrés avec son père.

Mais jeudi dernier, à Foix, il a été rattrapé par son passé. Il a été interpellé par les policiers alors qu’il était en état d’ivresse et, surtout, en possession d’un couteau opinel et d’une bombe lacrymogène. Depuis, il était en détention.

Le tribunal retient l’altération du discernement pour les violences et condamne Alexis à douze mois de prison, dont dix assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve sur deux ans.

La Depeche

Jonathan, le militaire qui a jeté son chien par la fenêtre écope d’un sursis

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Petite écharpe en tissu autour du cou, chaussures blanches immaculées et un tee-shirt, Jonathan V., 31 ans, un militaire montalbanais comparaissait, hier devant le tribunal correctionnel, dans une affaire qui avait suscité l’émoi de nombreux lecteurs, le «para» ayant jeté, le 12 octobre dernier, dans la suite de violences conjugales l’un de ses chiens par la fenêtre du troisième étage. L’animal s’écrasait au sol et était grièvement blessé.

En début de soirée, le verdict tombait : 4 mois avec sursis et 500 € d’amende pour chacune des associations. Une sentence qui ne satisfaisait guère les partisans de la défense des animaux. «C’est un jugement décevant, clamait Daniel Raposo de la fondation B. Bardot. qui espérait au moins un mois de prison ferme.

La Depeche

Sylvie force sa belle fille à avoir des ébats sexuels et diffuse la vidéo sur Facebook

On ne peut pas vraiment parler de co-location. Peut-être d’hébergement familial. Reste que le climat familial a très vite tourné à l’enfer pour une jeune femme rapidement isolée dans cette étrange tribu.

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En ce foyer, la maman, née en 1967, comptent quatorze enfants de trois unions différentes. Sylvie H., pour tout le monde, est la « cheffe de maison ». Elle accueille donc la compagne de l’un de ses fils. D’autant plus que la demoiselle s’avérera rapidement enceinte. Manque de chance, des poux débarquent également. Avec leur lot de contagion au sein de cette immense collectivité. La nouvelle venue hérite rapidement du statut de souffre-douleur. Les sévices iront crescendo, de juin à décembre 2010.

Il y a d’abord les petits tracas. La vaisselle non lavée et systématiquement attribuée à la pestiférée. Puis, toujours pour éviter la propagation de la vermine, les bains, non pas sous la douche familiale, mais dans un bac à poissons installé dans le jardin.

Tout cela invite à l’escalade. La tête de Turc se retrouve un jour cernée et forcée d’utiliser une carotte en guise de sextoy. Avec exercices plus ou moins simulés. Souvent moins que plus. D’ailleurs, à une époque chacun aurait pu être juge. La vidéo de ces ébats forcée est postée sur Facebook. La malheureuse finira par fuir la maison, avec son compagnon et son bébé.

Cinq ans plus tard, une famille presque entière (cinq personnes) occupe les bancs des prévenus, face au président Mikaël Simoëns. Et parvenant encore à susciter la colère de la procureure Emmanuelle Laudic-Baron, ulcérée par l’absence d’empathie des mis en cause.

À Armentières, cette affaire a causé un immense émoi. D’où un qu’en dira-t-on visiblement actif. Réaction de la cheffe de famille : « J’ai envie de quitter Armentières. Après ce qu’on m’a fait. » Pendant cinq ans, elle est restée, comme les autres prévenus, sous contrôle judiciaire. Sanction : de 18 mois de prison (sans mandat de dépôt) pour Sylvie H. à quatre mois avec sursis.

La Voix Du Nord

Le nombre d’actes antimusulmans a triplé en 2015

Les actes antimusulmans « ont triplé » en 2015 et les actes antisémites sont restés « à un niveau élevé », a annoncé le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve, dans une interview au quotidien La Croix, parue mercredi 20 janvier.

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M. Cazeneuve fait état d’une « diminution de 5 % des actes antisémites, qui restent cependant à un niveau élevé, avec 806 actes constatés ». Le nombre d’actes antimusulmans, lui, s’établit à « environ 400 ». Un chiffre record depuis 2011, date de création de l’Observatoire national contre l’islamophobie, instance du Conseil français du culte musulman (CFCM), selon son président, Abdallah Zekri. L’année 2014 s’était soldée par 133 actes antimusulmans, selon le décompte dressé sur la base des plaintes et des mains courantes.

Depuis 2005, les violences et menaces antisémites n’ont dépassé qu’à deux reprises le seuil des 800 actes, en 2009 et 2014, à chaque fois en écho à un durcissement du conflit israélo-palestinien. En 2015, plus de la moitié des actes antimusulmans ont été enregistrés au premier trimestre, dans le sillage des attentats du mois de janvier 2015 contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher.

Les lieux de culte et cimetières chrétiens, qui sont en France les plus nombreux et se comptent par dizaines de milliers, « ne sont pas épargnés avec 810 atteintes, en hausse de 20 % », selon le ministre. « En tant que ministre des cultes, je ne peux accepter de tels actes. Ils doivent être sévèrement punis », ajoute M. Cazeneuve. Depuis le début de 2015, affirme encore le ministre, « 40 mesures d’expulsion à l’égard de prêcheurs de haine ou de pseudo-imams autoproclamés » ont été décidées. Le détail des chiffres doit être communiqué mercredi par le délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcra), Gilles Clavreul.

Le Monde

Raphaël Liogier « L’islamophobie est soutenue par l’Etat »

Après les critiques de Manuel Valls lundi contre l’Observatoire de la laïcité, Raphaël Liogier, sociologue et spécialiste du fait religieux, a sévèrement critiqué le Premier ministre mardi sur France Info. 

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Après les critiques de Manuel Valls lundi contre l’Observatoire de la laïcité, Raphaël Liogier, sociologue et spécialiste du fait religieux, a sévèrement critiqué le Premier ministre mardi sur France Info. Pour lui, le message que Manuel Valls est en train d’envoyer c’est « on n’a pas le droit de dire qu’on est antisémite par contre, on peut légitimement dire qu’on est islamophobe.« 

 Manuel Valls a rappelé, lundi, à l’Observatoire de la laïcité qu’il ne pouvait pas « dénaturer la réalité de cette laïcité ».  La critique visait Jean-Louis Bianco son président, mais aussi son bras-droit Nicolas Cadène, rapporteur général de l’observatoire, qui avait regretté dans un tweet la déclaration d’Elisabeth Badinter le 6 janvier sur France Inter, « Il ne faut pas avoir peur de se faire traiter d’islamophobe« .

 

Raphaël Liogier a ajouté que lorsque le Premier ministre s’exprime, « cela veut  dire que l’islamophobie est soutenue par l’Etat, soutenue par l’appareil de l’Etat : vous vous rendez compte de la gravité de la chose pour les gens qui sont musulmans et qui ont aussi peur du terrorisme ? (…) Je trouve que c’est irresponsable !  »

France Info

Gironde : des armes et 200 kg de munitions saisies lors de perquisitions dans les milieux de l’ultra-droite violente

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Des perquisitions administratives «dans les milieux de l’ultra-droite violente» en Gironde, toujours en cours ce mercredi matin, ont abouti à l’interpellation d’une personne et permis la saisie d’armes et de munitions, selon une source policière.

«Deux perquisitions administratives ont lieu depuis ce matin dans les milieux de l’ultra-droite violente en Gironde», a indiqué cette source. Au moins une personne a été arrêtée et placée en garde à vue, et une trentaine d’armes et plus de 200 kg de «munitions de tous types» saisies, a-t-elle ajouté.

Le Parisien

Gwanaël Fremeaux condamné pour vols et détention de cannabis

Le tribunal correctionnel n’a eu besoin que de dix minutes pour juger cette affaire, le prévenu étant absent. Arrêté lors d’un contrôle routier effectué le 4 décembre dernier, Gwanaël Fremeaux a été condamné à six mois de prison ferme pour vol et détention de cannabis.

NICE MATIN-NICE/ILLUSTRATION VOL A L'ARRACHE

Ce Saint-Quentinois de 28 ans était en possession de plusieurs objets volés (deux autoradios, des clés, des chargeurs électroniques…) ainsi que de 0,36 gramme de cannabis lors de son interpellation.

Le prévenu, au casier judiciaire bien chargé (dix mentions notamment pour vols) était sous le coup d’une peine avec sursis ce qui lui a valu les six mois d’emprisonnement.

Aisne Nouvelle