Articles par FDEBRANCHE

Pour le secrétaire général du FN, certains élus frontistes étaient « inadaptés à leurs fonctions »

Le Front national n’a jamais eu autant d’élus locaux. Mais, même s’il enregistre quelques ralliements souvent issus de Les Républicains, le parti de Marine Le Pen fait face à des défections en série, comme le relate Le Parisien (article payant) de ce lundi 4 avril. 

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Selon les détracteurs du parti d’extrême droite, « 15% » des 1.600 élus frontistes ont déserté. Soit 240 personnes. Un chiffre que le FN conteste, ses propres pointages signalant « une petite centaine » de désertions. « C’est la vie normale d’un parti », justifie Nicolas Bay auprès du quotidien.

Et selon le secrétaire général du FN, ces départs ont de multiples causes. « Nous avons aussi dû exclure certaines personnes qui ne faisaient pas l’affaire », ajoute ce cadre du FN en référence aux candidats FN « à problèmes ». Et d’ajouter, en forme d’aveu, car le parti a dû trouver de nombreux candidats pour être présents partout aux élections municipales, départementales et régionales :

Sur 1.600 élus, c’est inévitable, certains se révèlent malheureusement inadaptés à leurs fonctions.

Il aurait mieux valu s’en rendre compte avant de les présenter aux électeurs. C’est pourquoi le parti de Marine Le Pen a décidé de mettre ses candidats aux futures législatives de 2017 en « période d’essai » pour éviter qu’un tel scénario ne se reproduise.

Le Lab

Un élu FN condamné à 2 ans de sursis pour fuite et violence envers les policiers

Un conseiller municipal du Front national de Saint-Chamond dans la Loire, jugé coupable d’avoir tenté d’échapper à un contrôle de policiers en civil pris pour des agresseurs, en mars 2014, a été condamné lundi à deux ans de prison avec sursis par la cour d’appel de Lyon.

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Le 11 mars 2014, Franck Descours, tête de liste du Front national à l’élection municipale de Saint-Chamond, collait des affiches sur ses panneaux électoraux, en compagnie de trois autres personnes, lorsque des policiers en civil de la brigade anti-criminalité (Bac) à la recherche de braqueurs d’une station service, se sont dirigés vers eux. Comme ils étaient en civil, Franck Descours et ses camarades ont pensé qu’il s’agissait d’agresseurs. Ils ont alors pris la fuite en voiture et une course-poursuite s’est engagée.

Les policiers ont mis en oeuvre leurs gyrophares, signifiant alors clairement qu’il s’agissait de la police. Mais Franck Descours, dont le jet d’une lampe torche d’un policier avait fait éclater la vitre du conducteur, a cédé à la panique, mettant du temps à stopper son véhicule. Entre-temps, une passagère avait joint avec son portable le commissariat central de Saint-Etienne qui, après s’être renseigné, lui avait répondu que leurs poursuivants étaient de « véritables policiers ».

Lors de l’audience, le 11 mars, le représentant du parquet avait requis deux ans de prison, dont huit à dix mois ferme à l’encontre du jeune homme de 24 ans. Son avocat, Me François Heyraud, avait pour sa part plaidé la relaxe de son client « victime d’une méprise ».  Comme en première instance, en mai 2014, devant le tribunal correctionnel de Saint-Etienne, Franck Descours a été reconnu coupable de « violence volontaire avec arme par destination (sa voiture) sur personnes dépositaires de la force publique et de refus d’obtempérer ». Il a par contre été relaxé des faits de « rébellion ». La cour d’appel l’a également condamné à verser plus de 9000 euros aux onze policiers, tous partie civile.

« Ma relaxe de l’accusation de rébellion montre bien qu’on a voulu noircir le tableau (…). Ce qui m’importe c’est le jugement des habitants de Saint-Chamond et des alentours que je remercie pour leurs témoignages de soutien, ainsi que Marine (ndlr : Marine Le Pen, présidente du FN) et la secrétaire départementale de mon parti qui n’ont jamais douté de moi », a réagi Franck Descours.

Le Figaro

Michel Onfray : « Manuel Valls frôle parfois l’extrême droite »

Le philosophe et essayiste français Michel Onfray vient de publier « Le miroir aux alouettes », et « Penser l’islam », respectivement aux éditions Plon et Grasset. Accusé par Manuel Valls de virer vers l’extrême droite, réplique : « On est dans la cour de récréation de « C’est celui qui le dit qui y est », et Manuel Valls est quelqu’un qui n’a rien d’un homme de gauche ».

Les millionnaires français quittent leur pays… pour Israël, en grande partie

Selon un rapport de la société de conseil New Wealth World, la France est en 2015 le pays du monde d’où émigrent le plus demillionaires, devant la Chine et l’Italie. Israël est une des destinations privilégiées de ces riches français.

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L’enquête intitulée «La migration des millionaires en 2015» a été réalisée par New Wealth World, un organisme qui recueille des informations sur les grandes fortunes.

L’année dernière, ce sont 10 000 millionnaires qui ont quitté la France, soit 3% des 290 000 millionaires que comptait le pays. Ils sont 7 000 à avoir quitté la capitale parisienne. Selon les auteurs de ce rapport, près de 4 000 de ces millionnaires se sont installés en Israël en 2015. Pour au moins 2 000 d’entre eux, ils se sont installés à Tel-Aviv, dans le Nord du pays, tandis que les autres ont préféré Netanya, Herzlia ou Jérusalem. New Wealth World prédit une augmentation de ce flux dans les années à venir.

RT

Une femme politique estonienne veut faire interdire le Coran dans les lieux publics

Selon elle, le bannissement du livre sacré musulman serait une bonne chose pour la sécurité de l’Estonie en raison du «côté négatif et criminel» de la religion islamique et de la crise migratoire qui touche l’Europe.

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Kristiina Ojuland, ancienne ministre des Affaires étrangères du pays entre 2002 et 2005, a proposé de rendre le Coran illégal, ont rapporté les médias estoniens.

«Aujourd’hui, le côté négatif et criminel de l’islam est tellement fort que nous croyons que cette mesure est nécessaire pour assurer la sécurité de notre pays et de notre nation, particulièrement [celle de] nos femmes et nos enfants», a déclaré Ojuland, qui dirige le Parti de l’unité nationale, à l’agence de presse locale BNS.

En février, les Soldats d’Odin, un groupe international anti-immigrants a tenu un meeting en Estonie. Ses membres ont annoncé qu’ils comptaient régulièrement patrouiller dans les rues afin de garder un œil sur les réfugiés.

En ouvrant un bureau à Tallinn, les Soldats d’Odin ont annoncé les conditions de recrutement de leurs membres : avoir plus de 18 ans et n’être ni musulman, ni un «guerrier de canapé».

D’après le journal Eesti Paevaleht, plusieurs d’entre eux sont des militaires hauts-gradés et des membres de la Kaitseliit, l’unité de volontaires paramilitaires d’Estonie, qui fait partie intégrante de l’armée nationale.

En mars, sept demandeurs d’asile originaires d’Irak, du Yémen et de Syrie sont arrivés en Estonie dans le cadre du plan européen de répartition, où ils ont obtenu des permis de résidence d’un an. Au total, le pays devrait accueillir 523 réfugiés en 2016.

RT

L’élu qui a accusé Valls de «parti pris» envers la communauté juive, quitte ses fonctions

Chargé de la communication interne et externe, des relations publiques, du numérique et de l’informatique, l’élu a dû quitter ses fonctions. Le maire Jean-François Dardenne parle d’un cas «d’antisémitisme avéré».

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Jallal Chouaoui, adjoint au maire UDI de Nogent-sur-Oise, conseiller de la communauté de l’agglomération creilloise et président de Nogent Citoyen, a défrayé la chronique avec un post Facebook, accusant Manuel Valls de «parti pris» envers la communauté juive, lui demandant de «simplement s’occuper de la France et des Français».

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L’affaire, qui a embrasé les médias communautaires juifs ainsi que la presse israélienne, est remontée au conseil municipal – informé par un courrier de la LICRA – qui a encouragé l’élu UDI à quitter ses fonctions. «Mes propos étaient maladroits et excessifs mais pas antisémites […] je ne voulais pas que cette histoire retombe sur la ville de Nogent», a déclaré Jallal Chouaoui pour justifier sa décision.

D’autres sanctions pourraient être prises dans les semaines qui viennent, comme la déchéance de son titre d’adjoint au maire.

RT

Mode islamique : François Bayrou critique les propos d’Elisabeth Badinter

« On peut depuis chez nous, faire la loi pour d’autres sociétés que les nôtres ? » a-t-il questionné sur BFMTV.

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Elisabeth Badinter a fait carton plein à droite et à l’extrême-droite avec ses propos sur la « mode islamique », tentation de certaines grandes enseignes de prêt-à-porter. Selon elle, il s’agit d’une « régression du droit des femmes. » Si les Républicains ont applaudi la sortie, il reste François Bayrou pour prendre le courant inverse. Sur BFMTV, le président du MoDem s’est ainsi démarqué : « Il y a des moments où j’ai l’impression qu’en Occident, nous ne regardons que nous-mêmes » avance-t-il. « Il y a des centaines de millions de femmes dans le monde qui vivent selon les coutumes qu’on appelle l’islam, ou islamique – je ne sais pas si les deux mots on le même sens.

Elles vivent comme ça dans leurs sociétés à elles. Eh bien, que la mode s’y intéresse, comment voulez-vous que ça ne soit pas le cas ? »

Et de poursuivre :  » Du fait que la mode s’y intéresse, peut-être y a-t-il une ouverture, une autre manière de voir les choses ? Quelque chose qui n’est plus seulement dans l’enfermement ? Moi, c’est une polémique que je ne comprends pas bien. On peut depuis chez nous, faire la loi pour d’autres sociétés que les nôtres ? »

Le maire de Pau est aussi revenu sur une autre phrase de la philosophe : « être traité d’islamophobe est un opprobre, une arme que les islamo-gauchistes ont offerte aux extrémistes » expliquait-elle. François Bayrou a vertement répondu : « Je ne sais pas si on se rend compte ce que ce genre de phrase a comme signification pour des croyants sincères. (…) Cela débouche sur quoi, ‘je suis islamophobe’ ? Cela débouche sur les guerres de religion, c’est ce que veulent les extrémistes ! »

Atlantico

Vidéo : une femme voilée victime d’une agression islamophobe

Ahlam Saed, une Britannique de 25 ans, a été violemment prise à partie dans une épicerie londonienne par un homme qui lui reprochait de porter le niqab. La scène filmée, par la jeune femme, crée l’émoi outre-Manche.

 

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C’est un véritable flot d’insultes racistes et islamophobes que reçoit Ahlam Saed. Venue dans une épicerie de l’est londonien pour s’acheter des bonbons, l’altercation a éclaté lorsque la jeune femme a été qualifiée de «Batman» par un homme qui se trouvait également à l’intérieur de l’établissement accompagné de ses deux enfants.

Tout au long de la dispute, filmée par la jeune femme elle-même et mise en ligne sur les réseaux sociaux, ce dernier lui crie dessus et lui demande «pourquoi» elle porte un niqab, le voile intégral couvrant le visage à l’exception des yeux et porté principalement au Moyen-Orient. Ahlam Saed, qui est d’origine somalienne précise le Daily Mail sur son site, a décidé de filmer la scène tant celle-ci devenait ingérable. Sur les images, on peut clairement entendre l’homme lui demander avec insistance si elle est un homme ou une femme.

De toute évidence bouleversée, elle dit à son agresseur qu’il devrait être un meilleur exemple pour ses enfants. «Vous êtes un ignare», lui dit-elle. «Vous avez besoin de grandir et ne pas enseigner à vos enfants ce genre d’insultes». Loin de se calmer, l’homme continue de plus belle, au point que l’une de ses filles se met à pleurer.

«Drapeau de Daesh»

À un moment, l’homme, hors sujet, en vient à dire «Je connais une fille blanche qui a épousé un musulman et maintenant elle possède un drapeau de Daesh». Le propriétaire du magasin et un client musulman se décident finalement à intervenir mais l’agresseur continue d’insulter Ahlam Saed. Cette dernière finit par quitter l’épicerie signant la fin de la vidéo. Contactée par les médias britanniques, la jeune femme a indiqué n’avoir jamais rencontré son agresseur auparavant. «Il est assez préoccupant de constater que des gens comme moi, qui ne font de mal à personne, doivent subir ce genre de situation». Elle a ajouté n’avoir pas informé la police de son agression mais n’exclut pas de le faire.

Direct Matin

William Vainqueur, le milieu français de la Roma victime d’injures racistes

William Vainqueur, le milieu français de la Roma, a été la cible de moqueries racistes de la part des fans de la Lazio, ce dimanche lors du derby.

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La Roma s’est baladée dimanche à l’occasion du derby contre la Lazio (4-1). Mais, tous les joueurs de la Louve n’ont pas vécu un bel après-midi.

Radja Nainggolan est, par exemple, sorti sur blessure, tandis que son compère de milieu de terrain William Vainqueur a été victime d’injures à caractère raciste de la part de pseudo-fans des Biancocelesti.

Le Français a réagi à ses insultes avec humour à travers un message posté sur son compte Twitter : « avant aujourd’hui, je ne savais pas comment on disait signe en italien. Merci aux fans de la Lazio pour leur aide« .

Goal

Une exposition pour « ouvrir des portes » sur Israël à Paris

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Tenues islamiques : une militante anti-racisme appelle au boycott d’Elisabeth Badinter

La philosophe s’est élevé samedi contre la « tenue islamique ». Pour une militante, « on ne peut pas se baser sur les fantasmes d’une femme clairement islamophobe ».

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Polémique autour des tenues dites « islamiques ». Après la ministre du Droit des femmes, Laurence Rossignol, c’est au tour d’Elisabeth Badinter d’estimer « qu’on ne peut pas défendre le port du voile et se dire féministe ». La philosophe appelle au boycott des enseignes qui en font un commerce comme H&M, Uniqlo ou encore Dolce & Gabbana. Au micro d’Europe 1, dimanche matin, Siham Assbague, militante anti-racisme, appelle, elle aussi au boycott mais d’Elisabeth Badinter.Elle « assume son islamophobie »« J »invite les médias à boycotter Elisabeth Badinter« , glisse la militante anti-racisme, créant une sorte d’effet miroir. La jeune femme s’insurge : « Elisabeth Badinter distribue des bons points en matière de féminisme. Il y a les mauvaises et les bonnes, ça devient ridicule. Qu’est-ce qu’elle y connaît ? On ne peut pas se baser sur les fantasmes d’une femme qui est clairement islamophobe et qui assume en plus son islamophobie« , lâche la militante.

« Il n’y a pas une seule manière d’être féministe ». La jeune femme regrette que la notion de féminisme soit aujourd’hui « dévoyée ». « Comment ça les féministes musulmanes restent à la maison ? Il y a des femmes aujourd’hui en France qui ont décidé, musulmanes ou non, d’être au foyer. C’est leur choix. Il y a des femmes qui travaillent, qui sont étudiantes, qui font d’autres choix. Il n’y a pas une seule manière d’être féministe, d’être libre contrairement à ce que l’on veut nous imposer. » La jeune femme ne comprend pas non plus « l’obsession française sur les marques ou les vêtements des musulmanes. » 

Europe 1

Financement du FN : la justice s’intéresse aux sites internet des candidats frontistes

Les juges soupçonnent le parti d’avoir conçu un système verrouillé avec des sites internet et des kits de campagne facturés au prix fort et remboursés par l’État.

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Depuis 2011, le coût des sites internet de campagnes électorales du Front national fait tiquer la Commission des comptes de campagne, d’anciens candidats ou encore les enquêteurs dans le dossier du financement du Front national. 800 euros par exemple en 2011 pour la « conception, personnalisation et mise à jour » du site internet d’un candidat aux cantonales, jusqu’à 2.200 euros en 2014 pour celui d’un aspirant frontiste à la mairie d’une grande ville.

Dix mises en exaùmen dans l’enquête sur le financement du FN

Les investigations sur le financement du parti et les législatives de 2012 ont soulevé des questions sur « l’utilité réelle pour le candidat et le prix » de ces sites, explique à l’AFP une source proche de l’enquête.

En trois ans, dix mises en examen ont été prononcées, dont le FN, son trésorier Wallerand de Saint Just et un vice-président, Jean-François Jalkh. Les juges soupçonnent le parti d’avoir conçu un système global, au-delà des sites internet, verrouillé avec des kits obligatoires et forfaitaires, facturés au prix fort par un prestataire de service, Riwal, dirigé par un proche de Marine Le Pen, à Jeanne, le micro-parti de la patronne du FN. Tout le monde y gagne sauf l’État, qui rembourse les frais au-dessus de 5% des voix.

Pour les législatives, 525 candidats ont souscrit au « kit » avec un site internet « personnalisé » à 1.800 euros, soit 945.000 euros de coût global. « 1.800 euros pièce, je ne tombe pas de la chaise. Pour tout le boulot qui est derrière… », balaie Axel Loustau, trésorier de Jeanne.  Le sénateur-maire du Var, David Rachline, proche du patron de Riwal, Frédéric Chatillon, et référent de l’internet frontiste en 2012, répond aussi : « Nos sites coûtent beaucoup moins cher que ceux faits par les boîtes de com’ de nos concurrents. Au rendement prix-efficacité, on est en tête : cette question du coût est subjective ».

RTL