Articles par FDEBRANCHE

Un rabbin kidnappe et torture des hommes pour obtenir des divorces religieux

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Un rabbin juif orthodoxe a été condamné mardi à  10 ans de prison après avoir reconnu à un juge contraindre des hommes récalcitrants à divorcer religieusement.

Le rabbi Mendel Epstein, 70 ans,  a été condamné en Avril pour avoir planifié des enlèvements, selon les procureurs, il a utilisé des méthodes brutales, y compris des menottes et des aiguillons électriques de bovins, pour torturer des hommes afin qu’ils acceptent le divorce. 

Le rabbin Epstein a dit qu’il aidait les femmes sur un sentiment de compassion parce qu’elles ne pouvaient pas se remarier sans obtenir le divorce religieux.

« Il l’a fait régulièrement. Il a fait cela pour de l’argent », a déclaré le procureur adjoint  Joseph Gribko.

L’équipe d’enlèvement possédait des lames chirurgicales, des tournevis et des cordes. Le rabbin Epstein avait des agents infiltrés qui enregistraient les conversations qui ont servi à organiser des enlèvements chaque année.

L’avocat de Epstein, Robert Stahl, envisage de faire appel de la condamnation.

Un deuxième rabbin, Binyamin Stimler, a été condamné à 3 ans de prison pour son rôle.  Il a également été reconnu coupable de complot pour commettre un enlèvement.

Fox News

4 millions de Français se disent victimes d’inceste

Six pour cent des Français auraient été victimes d’inceste selon les résultats d’un sondage Harris interactive. 27% des personnes interrogées déclarent connaître au moins une victime dans leur entourage.

Quatre millions de Français seraient concernés. Selon les résultats d’un sondage Harris interactive pour l’Association internationale des victimes d’inceste (AIVI) rendu public mercredi, c’est le nombre de personnes qui auraient été victimes d’inceste en France, soit six pour cent de la population.

3 personnes sur 10 connaissent au moins une victime

Près de trois personnes interrogées sur dix (27%) déclarent connaître dans leur entourage au moins une personne victime d’inceste (agression sexuelle, viol, acte d’exhibitionnisme, ayant reçu des confidences répétées à caractère sexuel ou ayant été obligé de poser pour des photographies érotiques ou pornographiques).

Sur ces 27%, 22% disent avoir été eux-mêmes victimes, ce qui représente 6% de l’ensemble de l’échantillon (929 personnes interrogées sur internet avec la méthode des quotas, les 28 et 29 octobre), une proportion qui monte à 9% chez les femmes. Soit quatre millions de personnes si l’on extrapole ces résultats à l’ensemble de la population française, a expliqué Isabelle Panhard, directrice d’études chez Harris Interactive, lors d’une conférence de presse.

Un précédent sondage, réalisé par téléphone en 2009 par Ipsos pour l’AIVI, avait chiffré à 2 millions le nombre de victimes. « Cela ne veut pas dire que le nombre de victimes d’inceste a doublé en 6 ans », a souligné Isabelle Panhard, expliquant la hausse par « le changement de méthode ». « Il est plus facile de reconnaître sur internet que par téléphone que l’on a été victime d’inceste ».

L’Express

Johnny Durmort condamné à 15 ans de prison pour meurtre

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L’avocate générale avait requis 20 ans, le meurtrier de Jean-Dominique Valet est condamné ce jeudi à 15 années de réclusion criminelle.

L’avocate générale avait requis 20 ans de prison. La cour d’assises de Charleville-Mézières condamne Johnny Durmort à 15 ans de réclusion criminelle. L’altération de son discernement a été retenue. Un suivi sociojudiciaire sans limite de durée avec obligation de soin est également décidé par le tribunal.

En septembre 2013, Johnny Durmort avait tué Jean-Dominique Valet dans sa chambre de l’hôtel Le Marcassin, à Charleville-Mézières.

L’Union

Dany a attaqué un handicapé à la serpette

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Armé d’un couteau-serpette, ce Rémois de 30 ans avait agressé un handicapé pour lui voler son portable. Résultat : deux ans de prison et une 18 e condamnation.

Mardi, au tribunal correctionnel. Danny Steg arrive à la barre avec son escorte de la maison d’arrêt. Présentations d’usage : 30 ans, aucun revenu, en concubinage, père de trois enfants « et le quatrième qui arrive », précise-t-il dans un sourire à la présidente. Dix-sept condamnations, aussi.

La mésaventure jugée cette semaine remontait au 8 novembre, rue Sadi-Lecointe. Danny s’était ce jour-là retrouvé chez sa sœur pour passer la soirée et a fini par voler le portable d’un jeune homme déclaré handicapé à 80 %. Pour parvenir à ses fins, Danny n’a pas hésité à sortir un couteau-serpette et à s’en servir. Trois jours d’ITT pour la victime, touché à la tête « d’une plaie de 2,5 cm », selon le témoignage des policiers arrivés sur place.

Danny, rattrapé par trois personnes, a été quelque peu malmené (deux jours d’ITT…) puis interpellé dans les caves où il s’était réfugié.

L’Union

30 mois ferme pour Domingo Coussantien qui a foncé sur la police

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De retour d’une agression à Épernay, les deux occupants d’une voiture avaient foncé sur la police à Reims : coup de feu, course-poursuite, prison.

Nuit du 18 au 19 novembre 2015, 3 heures. De passage boulevard d’Alsace-Lorraine à Cormontreuil, une patrouille voit un Citroën Berlingo qui coupe à travers le terre-plein central d’un rond-point pour rejoindre plus vite un camp de nomades. Sommé de s’arrêter, Domingo Coussantien, 27 ans, obtempère.

Les trois policiers descendent. Par la vitre ouverte, ils le voient sourire. Soudain, marche arrière, puis marche avant : le Berlingo fonce sur eux. Deux des agents sont obligés de se jeter au sol pour ne pas être percutés tandis que le troisième dégaine et tire un coup de feu en visant la roue avant droite.

Le chauffard parvient à passer. Pris en chasse, il traverse Cormontreuil, arrive à Reims, déboule rue de Courlancy où il évite de peu une voiture arrêtée au feu. Il en grille plusieurs, emprunte à contresens le pont du Général-de-Gaulle puis la rue Hincmar, avant d’être bloqué dans une impasse esplanade des Capucins.

L’Union

Eric, passager d’un TER arrêté après avoir menacé de poignarder un contrôleur

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Sans domicile fixe, Éric Slovinsky n’a que l’alcool pour compagne. Ce natif de Nancy âgé de 48 ans reconnaît boire « 15 à 17 litres » par jour. Mardi, il a déjà vidé « une dizaine de bières » et « trois bouteilles de muscadet » quand il monte dans un TER en gare de Saint-Dizier, direction Reims.

L’homme écluse une nouvelle bouteille quand le contrôleur arrive. Il lui demande d’arrêter de boire, puis décide de le verbaliser pour défaut de billet. Il n’en a pas le temps : le SDF le menace de mort en exhibant un couteau à cran d’arrêt, sans toutefois le diriger vers lui. « Fais attention ! Ne me tourne pas le dos ! Je pourrais te tuer  ! Je vais voir à Reims des copains qui sont plus dangereux que moi. J’en connais un qui pourrait te planter en moins de deux minutes ! », etc.

Le casier de son client est aussi lourd qu’un fut de bière : 21 condamnations, « au total 94 mois d’emprisonnement », calcule la substitut. « Oui, mais jamais de violences avec arme ! », réplique M e  Sellamna.

L’Union

Éric, ancien entraîneur de gymnastique filmait les filles à leur insu dans les vestiaires

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Des traces de vidéos pédopornographiques sur le disque dur de son ordinateur, des photos explicites sur deux clés USB retrouvées dans sa voiture, des fichiers effacés avant l’intervention de la gendarmerie.

Ce professeur de gymnastique d’un club de Guise, renvoyé par le comité départemental de la discipline, depuis octobre 2014, n’a pas vraiment justifié l’intérêt qu’il porte pour les images pédopornographiques, ni depuis quand le problème perdure. «  Je sais que j’ai un problème  », a-t-il balbutié, mardi, à la barre du tribunal correctionnel de Saint-Quentin.

Le pot aux roses a été découvert par deux jeunes gymnastes. Le 5 mars, elles ont été intriguées par un petit objet, sortant de la poche d’une chemise, le tout accroché dans leur vestiaire. Le professeur de gymnastique avait pris soin de dissimuler son œuvre à travers une caméra stylo. Pour être sûr que les dirigeants du club de gymnastique et que leurs parents ne les accusent pas d’affabuler, elles ont filmé le dispositif.

Sanctionné de deux ans de prison dont un avec sursis, Éric Harrison ne peut plus approcher de mineurs, lui qui avait déjà été condamné par la cour d’appel d’Aix-en-Provence, en février 2008, pour détention d’images pédopornographiques.

L’Union

Aéroport d’Orly : licenciés parce que « trop barbus »

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«Votre barbe est trop longue (…) Si vous voulez, pour votre anniversaire, je vous offre une tondeuse.»

Ces mots, prononcés par l’un de ses supérieurs, Bachir, 28 ans, agent de sécurité à Orly-Ouest, affirme les avoir entendus le 20 novembre dernier, une semaine après les attentats du 13. Ce jour-là, ce salarié de l’entreprise Securitas et cinq de ses collègues ont été convoqués par leur hiérarchie et priés de raccourcir leurs barbes. Quatre jours plus tard, relate Bachir, qui travaille dans la sécurité aéroportuaire depuis 2007 avec les multiples agréements requis, son chef d’équipe refuse qu’il prenne son poste aux contrôles des passagers aux portiques.

 

Puis une lettre de licenciement pour «faute grave» lui parvient. Motif, au côté de divers «bavardages» et autres «absences» : sa barbe, qui ne serait pas conforme au «référentiel vestimentaire» du règlement intérieur. Ce dernier stipule que «boucs, moustaches et barbes soient courts, taillés, soignés, entretenus» – là où un précedent référentiel les exigeaient uniquement «taillés et soignés».

Bachir souligne : «Ma barbe était dégradée, avec une petite longueur de 2/3 cm au niveau du menton. Je n’ai jamais vu un musulman avec un dégradé pareil ! Moi, c’était pour la mode, façon hipster, pas pour la confession !» Choqué, ce père d’une petite fille a porté plainte pour discrimination dans la foulée et saisit les prud’hommes.

L’histoire de son ex-collègue Béchir, 34 ans, ex-chef d’équipe, lui aussi ex-employé de Securitas à Orly-Ouest, illustre «les pressions croissantes» dont ces salariés disent avoir été la cible ces dernières années à cause de leurs ornements pileux, forcément supposés religieux et signe d’une radicalisation. Béchir, père de trois enfants, qui souffre d’une hernie discale, a été licencié en juin dernier pour «inaptitude physique».

Mais explique avoir fini par céder à des réflexions constantes, «toujours en aparté», sur sa barbe. «On m’a dit : « Si vous la taillez, ça ne fera pas de vous un mauvais musulman »», cite-t-il par exemple. «Forcément, vous vous sentez agressé, ajoute-t-il. Comme chef d’équipe, on me demandait aussi de surveiller mes collègues de confession musulmane pour voir s’ils ne faisaient pas leur prière pendant les pauses.» Il vient lui aussi de saisir les prud’hommes.

Interrogée par «Le Parisien», l’entreprise Securitas n’a pas répondu sur les cas de ces deux ex-agents.

Le Parisien

Vincent Thomas condamné pour avoir roué de coups une jeune fille

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Rouée de coups et abandonnée dans la forêt de Nayemont-les-Fosses en juillet 2013, une jeune fille de 21 ans avait été retrouvée au petit matin par un forestier. Son agresseur a été condamné à 18 mois de prison ferme.

«Vous l’avez frappée ? » , interroge la présidente Francine Girod. « Oui » , répond timidement le prévenu. « Et vous êtes parti ? » « Oui » , rétorque Vincent Thomas, d’une voix tout juste audible.

Des faits qui ont rappelé l’horreur à la victime, âgée de 21 ans à l’époque. Des faits que l’auteur assume, mais ne parvient pas à expliquer. Les photos du visage tuméfié, déformé de la jeune femme que la présidente lui a une nouvelle fois montrées, ne semblent pas laisser planer beaucoup de doutes sur la violence des coups assénés.

En partie civile, Me  Sylvie Leuvrey évoqua « un prévenu pitoyable, lâche, qui accumule les mensonges, les incohérences et qui se pose en victime à la barre. » Le vice-procureur Jérôme Pauzat parla d’une frustration professionnelle, après un échec au concours pour devenir pompier professionnel, et d’une frustration sentimentale. « Vous l’avez massacrée à coups de poings, vous aviez la rage, comme vous l’avez déclaré.

Finalement, le tribunal a condamné Vincent Thomas à 48 mois de prison dont 30 avec sursis et mise à l’épreuve pendant trois ans. Avec obligation de soins et interdiction de rencontrer la victime.

Vosges Matin

Patrick condamné pour violence avec arme

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On ne sait pas si Patrick Kost est un fan de Mike Tyson. En tout cas, le célèbre boxeur américain semble l’inspirer. Pour s’en convaincre, il suffit d’analyser les faits qui lui étaient reprochés, cette fin de semaine, devant le tribunal d’Epinal.

Le 3 janvier 2014, cet homme de 49 ans s’est violemment battu avec un homme qui est loin d’être un inconnu à ses yeux. Il s’agit de son cousin. A priori, il ne l’a pas loupé puisque la victime souffre d’une importante plaie à l’oreille. D’après le prévenu, les deux hommes se seraient copieusement insultés avant d’en venir aux mains. Lors de l’altercation, le quadragénaire aurait alors mordu jusqu’au sang son adversaire.

Le cousin, lui, tient une version beaucoup plus à charge contre Patrick Kost. La victime affirme aux gendarmes qu’elle a été littéralement passée à tabac et qu’elle n’aurait pas répliqué une seule fois. « La victime dit qu’elle a été rouée de coups de poings et de coups de boule. Le prévenu voulait aussi lui arracher l’œil » affirme le président Haquet tout en lisant le compte rendu de la gendarmerie.

L’homme tente bien de faire amende honorable, mais il souffre d’un casier judiciaire chargé avec treize mentions à son actif (essentiellement des conduites sous l’emprise de l’alcool). Résultat : le quadragénaire a été condamné à neuf mois de prison ferme.

Vosges Matin

Refoulé de boîte de nuit, Stéphane tire sur le videur

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La victime est handicapée depuis cette fin août 2012.

C’est vrai, j’aurais dû tirer en l’air », lance Stéphane Contrera devant la cour d’assises. « Non ! Vous n’auriez pas dû tirer du tout », le reprend aussitôt le président Cayrol. Cette soirée du 31 août 2012 avait pourtant bien commencé pour le Mézois, jugé depuis vendredi pour une tentative de meurtre sur un videur de discothèque, miraculé, mais qui se déplace aujourd’hui en fauteuil roulant.

 Le maçon, 30 ans, avait rejoint sa sœur et son beau-frère, Julien, à Sète, pour « fêter les bons résultats » de leur entreprise. Une bouteille de champagne au resto, puis une seconde, suivie de mojitos et après le digestif, ils ont voulu terminer la nuit au Loft. Las : trop ivres, ils sont refoulés par les portiers de la boîte de nuit.

La suite est confuse. « Mon beau-frère a donné un coup de pied au chien des videurs. Ça ne leur a pas plu, c’est normal, ils l’ont gazé. De là, pourquoi les choses se sont envenimées ? Je ne peux pas vous dire », lance l’accusé. Il aurait alors reçu deux coups de poing et s’est énervé sur un bac à fleur.

Avant de partir, de rouler jusqu’à Mèze, où ce passionné de tir – il faisait partie du club olympique sétois – a pris l’une de ses trois armes, un fusil avec lunette de visée, avant de revenir au Loft. Depuis sa voiture, il tire deux fois : la première balle touche la porte d’entrée, la seconde la fesse de la partie civile, le projectile ressortant par l’abdomen.

Midi Libre

 

Pierre-Toussaint, agriculteur, poursuivi pour une escroquerie évaluée à un million d’euros

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C’est un audit qui a permis de planter les premières graines de l’enquête préliminaire qui a conduit Pierre-Toussaint Gaffory devant les magistrats.

Hier, l’agriculteur de 36 ans, originaire de Sagone, placé en garde à vue mardi matin à la caserne d’Aspretto, à Ajaccio (notre édition d’hier), a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire par les magistrats du pôle économique et financier de Bastia qui lui reprochent une escroquerie évaluée à près d’un million d’euros, entre 2010 et 2015.

L’ancien président du comité régional d’équitation est poursuivi pour « abus de confiance, escroquerie, blanchiment de fraude fiscale, fraudes aux prestations sociales et travail dissimulé ».

Les faits, que Pierre-Toussaint Gaffory a partiellement reconnus selon le parquet, remontent à 2010 : après sa démission du comité régional d’équitation en mai 2012, un audit est réalisé par la nouvelle présidente de l’institution, et met au jour des irrégularités.

Selon le parquet, l’ancien président a utilisé le comité pour « s’octroyer des milliers d’euros de primes exceptionnelles totalement indues pour son ranch, sans le vote de l’assemblée générale, ainsi que des milliers d’euros de formations inexistantes qui ont atterri sur ses comptes bancaires ».

Pierre-Toussaint Gaffory aurait également accumulé des frais de transports maritimes« injustifiés », en bénéficiant d’aides de l’office de développement agricole et rural de la Corse.

C’est à partir de ces éléments que le pôle économique et financier a ouvert une enquête en février dernier.

Corse Matin

Les domestiques asiatiques moins bien traitées en Scandinavie que dans le Golfe ?

De nombreux rapports ont dénoncé, à juste titre, le traitement des travailleurs émigrés en Arabie saoudite ou au Qatar. Mais la situation des domestiques asiatiques en Norvège et en Suède amène à poser une question sacrilège : sont-elles mieux traitées que dans le Golfe ?

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Ces trois dernières années, de surprenants débats publics au Danemark et en Norvège ont quelque peu écorné l’image du progressisme scandinave.

Selon plusieurs organisations de défense des travailleurs, les employées domestiques asiatiques, venues essentiellement des Philippines, y seraient traitées comme des esclaves modernes. Pourtant, dans la presse internationale, ce sont plus souvent les pétromonarchies du Golfe — Arabie saoudite et Qatar en têtequi font l’objet de ces accusations, pour le sort peu enviable de leurs travailleurs domestiques étrangers1. En cause, de faibles rémunérations, des salaires versés en retard et parfois jamais, des cas de violence et de viols et une absence de liberté de circulation du fait de la confiscation des passeports. Qu’est-ce que le vécu des employées domestiques étrangères dans les pays scandinaves peut-il donc bien avoir en commun avec celui des pays du Golfe  ?

Ce sont les conditions de travail et de rémunération de milliers de nourrices asiatiques (appelées «  nannies  ») qui nourrissent le feu de la critique au Danemark et en Norvège : 30 à 35 heures hebdomadaires généralement payées entre 300 et 550 euros par mois, dans des pays où l’équivalent d’un salaire minimum est environ quatre à six fois supérieur2

Légalement, il n’y a pas de salaire minimum dans les pays scandinaves. Des négociations entre syndicats et patronat permettent généralement d’aboutir à des accords de branche ou d’entreprise. Dans le cas de travailleurs étrangers, fraîchement arrivés et ne parlant aucune langue nordique, ces accords de branche assurant la dignité du travail sont aisément contournés en toute légalité

Dans les pays du Golfe, il n’y a pas non plus de salaire minimum, mais la loi de l’offre et de la demande régit le marché de l’emploi. Les familles émiraties, qataries, saoudiennes ou koweïtiennes paient généralement l’agence qui leur fournit la ou les travailleuses étrangères. Les salaires des pays du golfes sont globalement équivalents, parfois même plus élevés qu’en Norvège.

Orient XXI

 

Syrie: au moins 34 civils tués dans des raids aériens présumés russes contre deux marchés (ONG)

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Au moins 34 civils ont péri mardi lors de raids menés par des avions, présumés russes, contre des marchés dans deux localités du nord de la Syrie, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

L’un des raids a tué au moins 16 civils sur un marché où était vendu du fioul à Maarat al-Naassan, une localité rebelle de la province d’Idleb (nord-ouest).

L’autre raid a eu lieu dans le village de Maskana, tenu par le groupe Etat islamique (EI) dans la province d’Alep (nord) et il a causé la mort d’au moins 18 civils.

Selon cette organisation, qui se base sur le type d’avions et de munitions utilisées pour déterminer la nationalité présumée des appareils, le bilan pourrait s’alourdir car certaines personnes sont dans un état critique.

La Russie a commencé à intervenir militairement en Syrie le 30 septembre en frappant des groupes armés anti-régime, depuis les modérés jusqu’aux groupes jihadistes.

Depuis le début du conflit en Syrie en 2011, plus de 250.000 personnes ont trouvé la mort et plusieurs millions ont fui leur foyer.

L’Orient Le Jour

La juge américaine Carolyn Walker-Diallo prête serment sur le Coran

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De confession musulmane, Carolyn Walker-Diallo a prêté serment sur le Coran pour sa nomination en tant que juge d’un district municipal de Brooklyn.

C’est sur fond de polémique sur les musulmans aux Etats-Unis que Carolyn Walker-Diallo, noire, musulmane et voilée, a prêté serment le 10 décembre dernier.

Nommée juge du 7e district municipal de Brooklyn à New York, elle a prêté serment sur le Saint Coran de respecter la Constitution américaine.

Titulaire d’un doctorat en droit à l’université de New York, Carolyn Walker-Diallo particulièrement active dans son domaine, est également une médiatrice formée travaillant pour la New York Peace Institute.

«Je suis touchée par le soutien de mon pays qui m’a confié l’immense responsabilité d’assurer que chacun ait droit à une égalité des chances dans l’accès à la justice» a écrit Walker sur son site internet.

« Déporter » les soutiens de Carolyn Walker

Postée sur Facebook, la vidéo de son serment a suscité beaucoup de réactions aussi bien positives que négatives.

Certains supporters anti-musulmans de Donald Trump proposent même que les personnes ayant «liké» la vidéo soit «déporté» quand Trump prendra ses fonctions. Celui-ci avait récemment fait des propositions polémiques pour interdire aux musulmans d’entrer aux États-Unis.

Zaman France

Un prêtre condamné à un an de prison ferme pour pédophilie

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Un prêtre lillois condamné pour des actes pédophiles à trois ans de prison dont deux avec sursis

La victime avait douze ans quand ça a commencé. Il aura mis près de vingt ans avant de trouver le courage pour dénoncer les attouchements, les masturbations, les fellations et deux sodomies. La justice a retenu des faits entre 1992 à 1994, les autres étant prescrits. Mais le père Benoît Huet le reconnaît à la barre, cela s’est reproduit pendant quatre ans.

Cette proximité verrouillera la parole de l’enfant jusqu’à ses 35 ans en 2014.

Le père Huet lui a proposé de dormir dans son lit

À Armentières, le père Huet organise des séjours de vacances avec les jeunes. « C’est la veille d’un voyage que ça a commencé » écrira la victime au procureur. Le père Huet lui a proposé de dormir chez lui, dans son lit… « dans un sac de couchage » se défend le prêtre devant le tribunal qui précise avoir été lui-même un enfant abusé.

La présidente Audrey Bailleul ne l’épargne pas : « Mais vous avez baissé la fermeture éclair, passé le bras, ôté ses vêtements… » Le père Huet répond d’une voix mécanique : « Je reconnais avoir commis une grave erreur ». Audrey Bailleul ne désarme pas : « La culpabilité, on ne la sent pas chez vous. Vous étiez amoureux de lui ? » Il n’y aura pas de réponse juste un long silence. Car cela s’est reproduit pendant quatre ans.

Dans le presbytère à Lille, rue de Solférino quand le prêtre change de paroisse, avec dans ses fonctions l’aumônerie de l’Institut Catholique. Le tribunal cherche à savoir s’il y a eu d’autres victimes. Le prêtre a reconnu une tentative qui s’est soldée par un échec.

« Il n’était qu’un enfant et vous un prêtre de l’église catholique »

À l’audience, Me Carlos Da Costa brosse le portrait de la victime qui, au dernier moment a renoncé à venir : « Un jeune homme déstructuré, détruit sur le plan moral, torturé par la douleur mais aussi par la honte de ne pas avoir su dire non. » Comme l’a fait la présidente, l’avocat tonne : « Il n’était qu’un enfant et vous un prêtre de l’église catholique. »

Benoît Huet a été condamné à trois ans de prison dont deux avec sursis et mise à l’épreuve. Il a pour obligation de suivre des soins psychologiques, d’indemniser la victime et a interdiction d’entrer en contact avec elle. Le père Huet est inscrit sur le fichier des délinquants sexuels.

La Voix Du Nord