Nouveau record d’impopularité pour Manuel Valls, moins 14 points depuis décembre

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Manuel Valls atteint un nouveau record d’impopularité en avril à 22% d’opinions favorables, tandis que la cote de confiance de François Hollande reste au plus bas malgré une progression d’un point (18%), selon un sondage Elabe publié jeudi.

Deux ans après sa nomination à Matignon, la cote du Premier ministre est en recul d’un point par rapport à mars et s’érode au total de 14 points depuis décembre, selon l’observatoire politique Elabe pour Les Echos et Radio classique.

A 18% (+1), la cote de François Hollande reste proche de son record d’impopularité du mois dernier.

Capital

En échec sur le social et l’emploi, le pouvoir a fait le choix de l’obsession identitaire

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Manuel Valls juge « essentielle » la bataille « culturelle et identitaire », davantage que « l’économie et le chômage ». Une façon d’incarner une vision « républicaine » se concentrant sur une islamophobie assumée sous couvert de laïcisme, un sentiment majoritaire dans la classe politique de gauche actuelle. Mais la jeunesse qui se mobilise est à mille lieues de cette obsession néfaste.

« Bien sûr, il y a l’économie et le chômage, mais l’essentiel, c’est la bataille culturelle et identitaire. » En une phrase d’un discours tout entier consacré au péril salafiste lundi 4 avril au soir, Manuel Valls a résumé et assumé comme jamais son obsession principale. Et celle-ci n’a plus à s’encombrer de prolégomènes sur la compétitivité, le réformisme, l’amour de l’entreprise ou de l’ordre républicain, elle peut se résumer en une grande confusion entre salafisme, djihadisme et port du foulard, le tout amalgamé en un seul et même ennemi implicite. L’islam.

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Virage identitaire : Pour Valls la bataille essentielle n’est pas le chômage mais l’identité

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« Mme Rossignol montre la réalité du racisme anti-noir dans toute sa splendeur », dit le Cran

LGT

Ils n’ont pas digéré les propos de Laurence Rossignol. Louis-Georges Tin, président du Cran (Conseil Représentatif des Associations Noires de France) et Franco Lollia, de la Brigade anti-négrophobie, sont venus ce lundi chez Jean-Jacques Bourdin pour dénoncer les propos de la ministre des Droits des femmes mercredi dernier. Interrogé à propos de la mode islamique, la ministre avait déclaré : « Il y a des femmes qui choisissent bien sûr, il y avait des nègres américains qui étaient pour l’esclavage… » (voir la vidéo en bas d’article).

Des propos « qui montre la réalité du racisme anti-noir dans toute sa splendeur », estime Louis-Georges Tin. « Le mot nègre en soi est aujourd’hui un mot raciste, tout le monde le sait. Mais il faut rappeler la deuxième partie du propos, qui est révisionniste », accuse le président du Cran.

« Tout le monde connaît l’histoire de l’esclavage, et dire aujourd’hui que les nègres américains étaient pour, c’est trop. Ses propos tombent sous le coup de la loi et pourtant elle les a maintenus, c’est cela qui nous choque ». Il anticipe : « L’exemple vient d’en haut et demain matin nous allons avoir des gens qui vont dire : la ministre le dit sur RMC, alors moi aussi je dis ‘nègre’. C’est ce qu’on appelle la libération de la parole raciste ».

« C’est une mécanique de pensée qui est raciste, et c’est ce caractère structurel du racisme qu’on vient dénoncer ici », explique Franco Lollia, de la Brigade anti-négrophobie. « La France est un bon élève en matière d’esclavage et on voit là toute une hypocrisie. C’est comme quand on parle de ‘black’ dans les médias,  qui rendent tabou la question noire en France. Elle n’avait pas besoin d’aller aussi loin pour amener cette référence ».

Pour Louis-Georges Tin, « le racisme anti-noir souvent n’est pas identifié. Il faudrait rappeler les bananes envoyées à Mme Taubira, les propos de monsieur Sagnol (entraîneur de Bordeaux), de monsieur Blanc (entraîneur du PSG, discussions portant sur d’éventuels quotas de joueurs noirs dans les centres de formation, ndlr), parlons encore des violences policières et de ce jeune homme frappé par un policier… Il y a un rapport de l’Acat (Action Chrétien Abolition Torture, ONG de lutte contre la torture), qui montre que sur les 26 personnes mortes de manière suspecte dans les commissariats de police ces 10 dernières années, 22 sont noires ou arabes ».

Le FN soutien la milliardaire Elisabeth Badinter dans sa croisade contre les femmes musulmanes

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Bergé-Rossignol-Badinter, misogynie et racisme décomplexés de la bourgeoisie de gauche

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La haine des femmes musulmanes et la négrophobie ont encore frappé fort ce week-end, en provenance d’une ministre inculte, Laurence Rossignol, rapidement relayée par la milliardaire misogyne Elisabeth Badinter.

Sous prétexte de « débat sur la mode islamique » Laurence Rossignol, ministre des « Droits des Femmes » entend décider à la place des femmes musulmanes comment celles-ci doivent s’habiller.

Comme l’écrivent les initiateurs d’une pétition demandant des sanctions contre la ministre, Mme Rossignol réduit les femmes musulmanes « à des poupées de porcelaine nécessitant une aide extérieure pour savoir ce qui est bon et moins bon ».

« Que les goûts vestimentaires de Laurence Rossignol et consorts les amènent loin de la mode islamique est une chose, qu’ils érigent leurs préférences en norme absolue et indépassable en est une autre. Qui sont-ils pour dicter aux femmes leurs codes textiles ? », poursuivent les auteurs de la pétition (pour signer celle-ci : https://www.change.org/p/tousuniscontrelahaine-du-gouvernement-que-laurence-rossignol-soit-sanctionnée-pour-ses-propos-racistes)

Non contente d’étaler son islamophobie, Laurence Rossignol, qui était interviewée à la radio RMC, y a ajouté une pincée de négrophobie. Quand l’animateur de l’émission Jean-Jacques Bourdin lui fait observer que l’achat de vêtements « islamiques » résulte généralement d’une démarche volontaire de la part de cette clientèle, elle répond en effet : « Mais bien sûr il y a des femmes qui choisissent, il y a des nègres afro… des nègres américains qui étaient pour l’esclavage ». Propos décousus et aberrants, mais qui ne cachent pas le racisme de leur auteure.

Devant le tollé provoqué par la ministre, l’establishment politico-médiatique a été rapidement mobilisé pour la protéger.

Citons, parmi les soutiens à Rossignol, le « millionnaire de gauche » Pierre Bergé, dont la misogynie n’est plus à démontrer. « Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? » déclarait déjà ce pathétique individu lors de la campagne pour le mariage homosexuel.

Le micro a bien sûr été complaisamment tendu à la « féministe » Elisabeth Badinter, une femme qui revendique ouvertement son islamophobie. Rappelons que Mme Badinter est l’héritière de Marcel Bleustein-Blanchet, un des créateurs du marché de la publicité en France, autrement dit une industrie où l’instrumentalisation, quand ce n’est pas l’avilissement du corps féminin, a toujours sévi.

Après avoir exprimé son accord « sur le fond » avec la ministre, Elisabeth Badinter, « plus militante que moi tu meurs », préconise carrément le boycott des enseignes qui ont des vêtements islamiques à leur catalogue. « Je pense que les femmes doivent appeler au boycott de ces enseignes », déclare-t-elle au journal Le Monde.

Le gouvernement va-t-il pour autant la poursuivre pour discrimination à raison de la religion ? On peut en douter.

CAPJPO

Le PS face à la lente hémorragie de ses militants

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Des sondages en berne, des défaites électorales, des fractures au sein de la majorité… En plus de toutes ces difficultés, le Parti socialiste est confronté à une lente hémorragie de ses militants. La baisse est sensible : on enregistre une diminution de 10 à 20 % des effectifs depuis 2012 dans plusieurs fédérations du Parti socialiste.

C’est le cas à Paris, où la fédération du PS revendique 7 800 adhérents, un recul de 10 % depuis 2012, en Haute-Garonne (baisse de 4 384 à 3 760 en début d’année), ou encore en Isère (2 400 à 2 000) et en Loire-Atlantique (3 311 à 2 895).

Cela s’aggrave dans les régions où le PS s’est retiré pour faire barrage au Front national aux régionales. « Dans le Pas-de-Calais, on est dans l’ordre de 5 000 à 6 000 militants contre 8 000 », dit un élu socialiste, sans préciser toutefois la période de référence. Mais, ajoute-t-il, « dans le département du Nord, ils sont exsangues, ils ont tout perdu, la région, etc. » La fédération PS du Nord, longtemps l’orgueil du PS, revendiquait 5 500 adhérents à jour de cotisation en février, loin de la moyenne de 10 000 de ces dix dernières années.

Dans les Bouches-du-Rhône, le secrétaire fédéral Jean-David Ciot attribue la baisse des effectifs « aux batailles internes au PS marseillais » aux municipales et aussi au départ de l’ex-premier secrétaire, Jean-Noël Guérini.

« Les départs se font peu à peu. Il y en a qui sont partis sans rien dire », constate une militante parisienne. Il s’agit d’un processus de « mort lente », évoluant « à bas bruit ». « Une érosion », abondent d’autres. « Vient un moment où les gens qui ne sont plus du tout d’accord s’en vont. On ne peut plus être à l’intérieur du parti en pensant à l’extérieur. Ce n’est plus possible », ajoute-t-elle.

Le Point

« Nègres » Europe Écologie les Verts exige des excuses de la part de Laurence Rossignol

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Laurence Rossignol, en employant le mot Nègre a franchi les limites de l’acceptable. Ce n’est pas là une question de politiquement correct ou de littérature mais d’un mot qui ne fait plus partie du vocabulaire français courant parce qu’il est raciste.

Qu’il ait été employé par Montesquieu ne justifie en rien son emploi aujourd’hui. D’autres auteurs ont employé d’autres mots qui du fait de notre histoire et de nos valeurs ne peuvent plus être utilisés aujourd’hui.

Alors Madame la Ministre, au nom de l’universalisme dont vous êtes militante, des excuses s’imposent, des excuses simples et sincères à celles et ceux qui se sont sentis humiliés par vos propos mais au delà pour toutes celles et ceux qui défendent les valeurs de notre république : Liberté, Egalité, Fraternité

Julien Bayou, Sandrine Rousseau, porte-parole nationaux

Europe Écologie les Verts

2 membres du Printemps Républicain exclues, elles dénoncent un mouvement noyauté par le PS

Printemps republicain extreme laicité islamophobie laurent bouvet voile intolerence

COMMUNIQUE DE CELINE PINA ET FATIHA BOUDJAHLAT

Nous avons été informées ce jour par Denis Maillard de notre congédiement du Printemps Républicain. Nous le regrettons. Cette séparation se fait sur une base politique et organisationnelle.(…)

Au niveau organisationnel, nous regrettons un fonctionnement des instances dirigeantes trop marqué par la présence de personnalités liées au PS parisien et un refus de clarifier la gouvernance : qui décide, dans quelles instances, comment se passe la prise de décision… Nous ne venons pas tous des mêmes organisations, n’avons pas la même culture politique et nous sommes persuadés que seule la transparence et la clarté permettront de créer un véritable collectif.

CélinePina

Michel Richard – Rossignol vs Morano : deux poids, deux mesures

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Voilà un sujet à n”aborder qu”avec d”infinies précautions, la main tremblante, l”esprit vigilant, pesant et repesant les mots à employer. Parce que, c”est ainsi, le poids des mots varie en fonction de qui les prononce. Ainsi vaut-il mieux s”appeler Laurence Rossignol que Nadine Morano quand on s”aventure sur des terrains glissants. Grâce à elles, c”est une expérience chimiquement pure qu”on a pu vivre dans le domaine de ce que l”on peut dire ou pas, de ce qui disqualifie ou pas, de ce qui tue ou pas.

Un jour, donc, Nadine Morano, la femme politique de droite que l”on adore mépriser pour ses airs de madame Sans-Gêne, affirme que notre pays est judéo-chrétien et de « race blanche ». Carton rouge, scandale, excommunication : aucune explication de la dame n”est simplement audible. Et la vague qui l”emporte est telle que ses propres amis, son propre parti des Républicains lui retirent son investiture pour les élections régionales.

Chiens de garde

Une secrétaire d”État, aujourd”hui, condamne les femmes qui portent le voile comme ces « nègres américains qui étaient pour l”esclavage ». Oups ! « Nègres, vous avez dit nègres » ? La ministre s”en excuse, plaide la maladresse. L”affaire fait quelques remous sur les réseaux sociaux. Rien de plus. Pas de carton rouge, pas de scandale, pas d”excommunication.

En fait, la ministre est censée n”avoir rien dit. Une femme de gauche ne peut pas avoir dit ce qu”elle a dit. Et si, admettons-le, elle l”a vraiment dit, elle ne l”a pas pensé, elle n”a pas pu le penser, il serait inconcevable de lui faire un quelconque procès en racisme, fût-il refoulé. Donc, on ne parle pas de ce qu”elle n”a pas pu dire parce qu”elle n”a pas pu le penser.

Pourquoi cette indulgence pour l”une, ce déchaînement pour l”autre ? Où l”on voit à l”oeuvre la seule vraie ligne de démarcation qui sépare désormais la gauche de la droite : la gauche reste le camp du coeur, celui du bon côté ; la droite, celui de l”égoïsme et du profit. Ce petit cas d”école Rossignol versus Morano illustre la vitalité des gardiens de ce temple-là, de ses chiens de garde et des professionnels hémiplégiques de l”aboiement.

Le Point

« Nègres » « voile » l’humoriste Kevin Razy réagit « Les nègres commencent à fatiguer »

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Hypersexualisation, attentats, racisme… Kevin Razy fait de l’actualité le coeur de ses sketchs, mais aussi de ses coups de gueule. Aujourd’hui, l’humoriste a dévoilé une nouvelle vidéo sur sa page Facebook dans laquelle il exprime sa colère, mais aussi sa lassitude.

« Ça commence à fatiguer là un peu le manque de respect qu’on a pour la communauté noire en France.

C’est incroyable quand même, en France, on est dans un pays où on peut traiter une ministre qui vient d’Outre mer de singe et lui lancer des bananes sans que personne ne monte au créneau, où on peut utiliser le mot nègre dans le plus grand des calmes à la télévision, sans que la personne derrière ne soit inquiétée. ».

Vous l’aurez compris, l’humoriste fait ici référence au dérapage de Laurence Rossignol sur les « nègres », qui a également suscité la colère de Jhon Rachid.

Pour rappel, la ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes a fait le rapprochement entre le port du voile par les musulmanes et l’esclavage, suscitant ainsi la polémique. « On n’est pas à l’abri que le mot bamboula revienne à la mode », s’exprime-t-il, revenant ensuite sur l’excuse que la ministre a donné et qu’il considère comme « une excuse de merde » :

« Le mot nègre est un mot péjoratif qui ne s’emploie plus que pour évoquer l’esclavage en référence à l’ouvrage abolitionniste de Montesquieu. », se justifiait-elle. « On dirait Nadine Morano qui se justifie en parlant de De Gaulle. (…) Excusez-moi madame la ministre, mais là c’est première à droite, porte à gauche, ça dégage. », lui balance-t-il sans détour.

« Mais respectez-là un peu ! », lance-t-il en parlant de la communauté noire en France. « ça suffit les sorties, les dérapages à outrance. Là je préfère vous le dire, les nègres commencent à fatiguer ».

Melty

Mode islamique : Aïda Touihri dénonce l’approche colonialiste du sujet

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 Une partie de l’émission Le Grand 8 du jeudi 31 mars a été consacrée par un débat autour de la « mode islamique » après les propos de Laurence Rossignol. Les chroniqueuses se sont livrées à une passe d’armes pendant près de dix minutes. Deux camps se distinguaient très rapidement : Hapsatou Sy et Aïda Touihri d’un côté, et Roselyne Bachelot et Elisabeth Bost de l’autre.

Hapsatou Sy a défendu l’aspect universaliste de la mode sensée répondre aux envies des femmes au Sénégal, en Inde ou ailleurs. Elisabeth Bost lui a répondu expliquant que la mode devait « libérer les femmes ». Roselyne Bachelot a, quant à elle, mis en garde contre la banalisation d’une démarche « qui n’est pas marquée par la liberté ».

En face, Aïda Touihri estime qu’on ne laisse pas les femmes voilées s’exprimer sur le sujet. « Il y a une approche colonialiste du problème. (…) j’invite nos téléspectateurs et téléspectatrices à lire les témoignages de ces femmes parce qu’autour de cette table, il n’y en a pas qui parle ».

La journaliste ajoute qu’« aujourd’hui, en France, porter un voile, ce n’est pas facile quand vous vous faites insulter, agresser », avant de regretter que les féministes ne prennent pas plus la défense de ces femmes. Un débat que la présentatrice Laurence Ferrari a préféré clore en montrant aux téléspectateurs, sans commentaires, le dessin de Plantu caricaturant les femmes voilées en terroristes.

SaphirNews

« Nègres » « franco-musulmans » le parti communiste dénonce les propos de Laurence Rossignol

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L’épisode de la déchéance de la nationalité  à peine refermé,  le mauvais feuilleton aux relents racistes continue : Ce mercredi 30 mars,  interrogée sur des maisons de mode qui commercialisent des voiles ou des foulards sur BFMTV, Laurence Rossignol, ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes a comparé les femmes qui choisissent de porter le voile aux « nègres américains qui étaient pour l’esclavage » en inventant, au passage, une nouvelle bi-nationalité : les franco-musulmans comme s’il existait des franco-juifs ou des franco-protestants.

Quelle ironie d’entendre  de telles paroles d’une des fondatrices de SOS Racisme et alors que le gouvernement vient de lancer la campagne « Tous Unis Contre la Haine ?

Est-ce digne et juste venant d’une Ministre de la République qui se dit soucieuse de la condition des femmes musulmanes ?

Affirmer que la traite négrière, cet asservissement reconnu comme crime contre l’humanité ait pu se faire avec le consentement des victimes relève du négationnisme. Quelle terrible insulte  pour des millions d’hommes, de femmes, d’enfants déportés, tués en masse et soumis aux travaux forcés ?

Quelle terrible comparaison pour ces femmes traitées une fois de plus en objets et non en sujets. La stigmatisation, la diabolisation des musulmans encore et encore !

Il est urgent que cela cesse !

Parti Communiste Français

 

Le CRAN dénonce les propos racistes, islamophobes et sexistes de Laurence Rossignol

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Le CRAN a été interpellé ce jour par une avalanche de messages d’internautes concernant Laurence Rossignol. En effet, interrogée sur RMC, la ministre de la famille, de l’enfance et des droits des femmes a estimé que les musulmanes qui choisissent de porter le voile étaient comparables aux « nègres afri… américains qui étaient pour l’esclavage ».

La ministre a commis selon le CRAN une quadruple faute. Premièrement, l’usage du mot nègre, personne ne l’ignore, est tout à fait injurieux aujourd’hui, sauf dans certains contextes très particuliers, militants et revendicatifs, lorsque Aimé Césaire, par exemple, affirme : « Nègre je suis, nègre je resterai ». En dehors de ces contextes, le mot « nègre » est évidemment une insulte raciste, tout le monde le sait.

Deuxièmement, en évoquant les « nègres afri… américains qui étaient pour l’esclavage »,  Laurence Rossignol s’est comportée comme les antisémites qui passent leur temps à affirmer que certains Juifs ont collaboré avec les Nazis, voire étaient dans la Wermach. On ne connaît que trop ces stratégies rhétoriques abjectes qui visent à rendre les victimes d’un crime contre l’humanité responsables de leur propre malheur.

Troisièmement, en faisant l’amalgame entre les femmes qui sont forcées de porter le voile intégral et celles qui choisissent librement de porter le foulard islamique, la ministre a fait comme si La-Femme-Musulmane était en soi un être incapable d’intelligence et de libre arbitre, révélant ainsi le caractère sexiste de sa réflexion, ce qui est fâcheux pour une ministre des droits des femmes. En outre, le propos apparaît évidemment comme une affirmation islamophobe, quatrième grief reproché à Laurence Rossignol, ce qui fait tout de même beaucoup, il faut le reconnaître.

Louis-Georges Tin, président du CRAN, a réagi à ces propos en ces termes : « Si la ministre est un jour invitée à rencontrer Barack Obama, ce qui heureusement pour nous a peu de chances d’arriver, dira-t-elle :  »Hello, Negro » ? Le gouvernement vient justement de lancer une campagne dont le slogan est  »le racisme, ça commence par des mots ». Cela est fort bien dit, et c’est pourquoi nous demandons la démission immédiate de Laurence Rossignol ».

En outre, la ministre a affirmé que « nous avons le devoir de garantir à tous ceux qui vivent en France, et aux Franco-musulmans, qu’ils y vivent bien ». Le CRAN s’interroge sur ces « Franco-musulmans ». « Je connaissais les Franco-Algériens, les Franco-Marocains, les Franco-Sénégalais, mais je n’avais jamais rencontré de Franco-musulmans, a commenté Louis-Georges Tin. Peut-être s’agit-il de Français originaires de  »musulmanie » ? Nicolas Sarkozy nous avait appris le concept de « musulmans d’apparence », maintenant nous découvrons les « Français d’origine musulmane ». Décidément, sur les musulmans, grâce à nos dirigeants, on en apprend tous les jours » a ajouté le président du CRAN.

Quoi qu’il en soit, le CRAN a saisi le CSA sur ce dossier, dans la mesure où Jean-Jacques Bourdin, comme Elice Lucet dans l’affaire Guerlain en 2010, n’a pas du tout réagi à ce dérapage. Or l’exigence de maîtrise de l’antenne, telle qu’elle figure dans le contrat signé par RMC avec le CSA, implique que le présentateur réagisse en pareil cas.

En outre, le CRAN a saisi le Procureur de la République sur la base de la loi de 1881 et de la loi Taubira, pour dénoncer cette atteinte à la mémoire et à la dignité des personnes d’ascendance africaine.

Enfin, le CRAN, qui représente officiellement Jesse Jackson en France, a commencé à discuter de cette affaire avec les associations africaines-américaines, qui ont apprécié le propos, et qui sont d’ores et déjà curieuses de savoir quelle sera la réaction du président de la République française concernant les propos de sa ministre sur les « nègres américains qui étaient pour l’esclavage ».

Conseil Représentatif des Instituons Noires

 

« Laurence Rossignol réécrit l’histoire de manière odieuse et l’utilise contre des femmes ! »

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Les propos tenus par la ministre des Droits des femmes, comparant les femmes qui portent le voile aux « nègres américains qui étaient pour l’esclavage » suscitent l’indignation sur les réseaux sociaux, où a émergé le hashtag #RossignolDemission.

Sur Twitter, les internautes ont vivement réagi et ce, à plusieurs titres. Tout d’abord, l’emploi du mot « nègre », hérité du colonialisme et appartenant au champ lexical raciste, dans la bouche d’une des fondatrices de SOS Racisme, alors que le gouvernement a récemment lancé la campagne « Tous Unis Contre la Haine ».

La ministre Laurence Rossignol s’est ensuite défendue auprès de Buzzfeed d’avoir employé ce terme en référence à Montesquieu… relançant d’autant plus les critiques.

De l’indignation à la démission ?

Autre motif d’indignation, la comparaison entre les femmes voilées et une forme d’esclavage volontaire, qui relativise de ce fait la liberté de se vêtir comme chacun souhaite. Pour dénoncer ce jugement, certains Twittos se sont notamment appuyés sur des exemples de femmes voilées très respectées, comme Latifa Ibn Ziaten, mère d’Imad, militaire et première victime de Mohamed Merah en 2012, récompensée par John Kerry mardi à Washington pour son action contre la radicalisation des jeunes. Ou encore Mariam al-Mansouri, pilote de chasse des Émirats arabes unis qui se bat contre l’État islamique.

Certains ont rapidement demandé la démission de la ministre via le hashtag #RossignolDemission. Sihame Assbague, porte-parole du collectif « Stop le contrôle au faciés » a fait savoir qu’une pétition allait être créée pour réclamer le départ de la ministre nommée en février 2016 à la tête du ministère des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, dont l’appelation avait elle aussi créé la polémique.

D’autres invitent également à interpeller le CSA ou encore harceler le standard du ministère.