Maxime et Eddy condamnés pour outrages et violences en réunion sur des gendarmes

En juillet, alcoolisés, deux Andelysiens s’en étaient pris aux gendarmes qui effectuaient une ronde de nuit.

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C’est dans ce contexte que les gendarmes, effectuant une ronde de nuit, se sont fait agresser et insulter. Au milieu de la route, lors du passage de la patrouille, deux individus, alcoolisés, ne daignent pas se déplacer. Les gendarmes les invitent à rejoindre le trottoir mais cette demande est prise comme une provocation. Les insultes pleuvent, en des termes peu choisis : « fils de p… », etc. Les deux compères, qui semblent particulièrement énervés, vont jusqu’à secouer le véhicule des forces de l’ordre, tandis qu’une vingtaine de jeunes du quartier s’approchent de la scène.

Voulant faire tomber la pression, les gendarmes décident de retourner à la caserne et de faire appel à leurs collègues. Vers 2 h, à l’arrivée des renforts, 10 gendarmes interviennent dans le quartier du Bourgoult, pour ramener le calme.

Pour assainir la situation, il va leur falloir procéder à l’arrestation des deux meneurs. L’opération va se faire de façon musclée, les deux larrons opposant une farouche résistance.

C’est ce qui a valu à ces deux agitateurs, Eddy Raban et Maxime Rouen, de comparaître vendredi 15 janvier devant le tribunal correctionnel d’Évreux pour les chefs d’accusation d’outrages et violences en réunion sur personne dépositaire de l’autorité.

Au final, Eddy Raban est condamné à six mois de prison ferme. Pour son comparse, six mois de prison dont trois avec sursis.

Paris Normandie

Mathieu, ex gendarme, condamné pour avoir tué de 41 coups de couteau une octogénaire

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Le gendarme de Barbezieux, Mathieu Buelens, qui fête ses trente ans ce samedi 21 novembre, comparaissait devant les Assises d’Angoulême. Il était accusé du meurtre de Claude Tarvernier, 82 ans, en juin 2012 à Barbezieux. Un assassinat violent, puisqu’il l’avait poignardée à 41 reprises.

Hier vendredi 20 novembre, il a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle dont 20 ans de sûreté, assortis d’une obligation de suivi sociojudiciaire pendant 10 ans sous peine de 7 années de prison supplémentaires.

L’enjeu du procès : déterminer s’il avait prémédité son geste. Les jurés ont estimé que oui, et qu’aucun trouble psychologique n’avait altéré son discernement. Ils n’ont pas cru au coup de folie, comme l’invoquait son avocat.

Après cinq jours de procès et quatre heures de délibération vendredi 20 novembre, il est demeuré toujours amnésique, expliquant « ne pas se souvenir de son geste ». L’avocat général avait requis la perpétuité assortis de 22 ans de sûreté.

France 3

Tout juste sorti de prison Jérôme menace des gendarmes et retourne derrière les barreaux

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Cette fois, Jérôme Dejoye devra attendre un peu plus d’un an avant de faire la fête. Le 8 février 2015, l’homme de 29 ans, père de deux enfants, souhaitait arroser l’aménagement de peine dont il venait de bénéficier.

Après tout, son nouveau bracelet électronique ne lui empêchait pas d’inviter ses amis chez lui, à Prémont, pour boire un verre… ou plusieurs. Tous étaient si heureux que la soirée a pris de l’ampleur, et que les gendarmes ont été obligés d’intervenir pour tapage nocturne.« Deux agents se sont rendus chez vous à trois reprises, relate la présidente Brunot. À chaque fois, ils ont été accueillis de plus en plus violemment. »

La première fois, Jérôme Dejoye les ignore simplement. La deuxième, il exhibe son chien, un croisé de Berger Allemand et de Boxer. La troisième fois, il menace : « Fais gaffe, j’ai déjà cassé le doigt d’un de tes collègues », les aurait-il mis en garde.

Au rendu du jugement, le casier judiciaire du prévenu, déjà fourni de 10 mentions de vols, vols avec violence ou encore dégradation de biens, est complété d’une peine de trois mois d’emprisonnement pour menace de délit à l’encontre d’un dépositaire de l’autorité publique. Jérôme Dejoye devait sortir de prison en octobre 2016. Il ne sera finalement libre qu’en janvier 2017.

Aisne Nouvelle

Gérard, ex gendarme écroué pour détention d’images pédopornographiques

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Gérard Lubin, 61 ans, habitant de Sapois, ne comparaissait pas, ce mardi devant le tribunal correctionnel d’Epinal, pour un simple petit délit routier.

Les faits qui lui étaient reprochés étaient lourds : la consultation habituelle d’un service de communication au public en ligne mettant à disposition l’image ou la représentation pornographique de mineur et la détention de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique. Le tout en récidive.

A la lecture du rapport psychiatrique dont il ressortait une forme de « perversion » chez Gérard Lubin, ainsi qu’une certaine « altération de la moralité qui n’empêche pas l’accessibilité de l’individu à des sanctions pénales ».

Amélie Louis, substitut du procureur, s’appuyait en partie sur les conclusions de ce rapport pour requérir la révocation des dix mois de prison avec sursis auxquels Gérard Lubin avait été condamné en janvier ainsi que 18 mois d’emprisonnement avec mandat de dépôt.

Outre la révocation du sursis, le tribunal condamnait finalement Gérard Lubin à une peine d’un an ferme avec mandat de dépôt.

Est Républicain

Màj: Alexandre condamné à 30 ans de prison pour le meurtre du gendarme Daniel Briere

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« Un lâche« , un homme « au cœur sec«  qui a procédé à une« exécution réfléchie » du major Daniel Briere. L’avocat général n’a pas mâché ses mots ce vendredi lors de son réquisitoire à l’encontre d’Alexandre Baudry, l’homme accusé d’avoir mortellement renversé le gendarme en octobre 2012. Le ministère public avait demandé la réclusion criminelle à perpétuité, l’une des peines les plus lourdes du droit pénal français. Le prévenu a été condamné par la cour d’assises des Alpes-Maritimes à 30 ans de réclusion criminelle dont une peine de sûreté des deux tiers.

Le 17 octobre 2012, Alexandre Baudry, 21 ans à l’époque, sorti de prison depuis seulement cinq jours, est au volant d’une voiture volée. Daniel Briere, en civile mais porteur d’un brassard de gendarmerie a pour mission de l’interpeller. Il se met en travers de la route et sort son arme. Percuté par la voiture, il succombe à ses blessures quelques heures plus tard.

Les jurés ont considéré qu’Alexandre Baudry avait volontairement renversé le gendarme, ce qui fait de son crime un homicide volontaire. Selon l’avocat général, devant l’arme du gendarme, Alexandre Baudry« a donc riposté avec la sienne qui était la voiture ».

France Soir

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Le décès du gendarme Daniel Briere, fauché en 2012 par un jeune voleur de voiture, avait suscité un émoi national. Le procès d’Alexandre Baudry s’ouvre lundi à Nice.

Le meurtrier présumé du gendarme est un jeune homme de 23 ans, au profil de petit délinquant local, déscolarisé depuis la 3e, désœuvré dans son village de Peille (Alpes-Maritimes) dans l’arrière-pays niçois.

En janvier, le tribunal correctionnel de Nice l’a condamné à quatre ans de prison pour une série de onze cambriolages, mais aussi pour le vol de la voiture qui a servi d’arme de mort contre le capitaine Daniel Briere.

« Ce refus d’obtempérer, cette violence, ce meurtre, doivent être punis avec toute la sévérité que prévoit la loi. Les forces de l’ordre sont l’expression de cette loi. Ceux qui refusent de s’y soumettre lancent un défi à notre société », avait lancé Manuel Valls, dans l’ambiance très chargée en émotion de l’ancienne caserne du gendarme.

Daniel Briere était marié et père de deux enfants, dont un fils gendarme. Sa mort s’était en outre inscrite à l’époque dans une série noire pour les forces de l’ordre du département : un policier national était mort à Cannes, trois policiers municipaux avaient été blessés à Nice, par la faute de chauffards ivres.

Alexandre Baudry est sous le coup de nombreuses circonstances aggravantes. Il avait bénéficié cinq jours avant le drame d’une mise en liberté sous contrôle judiciaire. Il venait de purger 8 mois de prison préventive pour sa série de cambriolages. Il circulait aussi sans permis.

Ouest France