Des « esclaves » nord-coréens en plein cœur de l’Europe

La Corée du Nord aurait envoyé des milliers de travailleurs en tant qu’« esclaves d’Etat » dans des pays de l’Union européenne. Le régime contrôlerait ces ouvriers en laissant planer des menaces sur leur familles restées au pays.

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L’esclavage aboli en Europe ? Ce n’est pas ce qu’affirme une ONG de défense des droit de l’homme. Selon elle, plusieurs pays européens se rendraient coupable d’un tel crime en signant des accords avec la Corée du Nord lui permettant d’envoyer des travailleurs qui reverserait la plus grande partie de leur salaire à l’Etat de Kim Jong-Un.

Dans un rapport présenté ce mercredi en partenariat avec le centre LeidenAsia , l’ONG Alliance européenne pour les droits de l’Homme en Corée du Nord (EAHRNK) affirme que la Corée du Nord a envoyé des centaines, voire des milliers, de personnes travailler en tant qu’ « esclaves d’Etat » dans des pays de l’Union européenne, particulièrement en Pologne.

Des conditions proches de l’esclavage

Ces Nord-Coréens travaillent 10 à 12 heures par jour, six jours par semaine, mais ils reversent jusqu’à 90% de leurs salaires à leur Etat, selon l’ONG britannique. Les Nord-Coréens n’ont pas de contrats de travail en bonne et due forme, pas de fiches de salaires, ils doivent remettre leurs passeports et voient leurs déplacements limités, indique l’ONG. Ils sont maintenus sous surveillance et doivent participer à des séances d’éducation idéologique.

Mais selon le syndicat polonais Solidarnosc cité par un reportage d’Arte , qui pointe du doigt cette dérive notamment dans le port de Gdansk, ces travailleurs seraient bien soumis à un contrat. Selon le célèbre syndicat, c’est à l’Etat ainsi qu’aux entreprises qui utilisent cette main d’oeuvre de prendre leurs responsabilités.

Dans quels pays se trouvent ces travailleurs ?

La majeure partie d’entre eux sont employés sur des chantiers navals, sur des chantiers du bâtiment et dans des fermes en Pologne. L’ambassade de Corée du Nord à Varsovie a démenti que ces travailleurs se voient confisquer leur salaire. « Tout ça est absurde », a dit un fonctionnaire de l’ambassade. « Personne ne leur prend (leurs salaires), ils travaillent et gagnent leur argent ». Des Nord-Coréens travaillent également dans des usines textiles à Malte, ou dans d’autres pays comme l’Allemagne, l’Italie, l’Autriche et les Pays-Bas, selon l’ONG.

Dans un rapport rendu public l’an dernier, les Nations unies estimaient à plus de 50.000 le nombre de Nord-Coréens travaillant à l’étranger. La majeure partie d’entre eux travaillent en Russie et en Chine. D’autres sont employés dans des pays d’Afrique et sur des chantiers du bâtiment au Moyen-Orient, notamment au Qatar où près de 1.800 nord-coréens prépareraient les installations pour la Coupe du monde de football 2022.

L’Echos

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